Quand Guy le looseur (alias l'excellent Michel Blanc) débarque dans la vie de Daniel (alias le non moins excellent Bernard Giraudeau) ça crée forcément des étincelles. Voila le postulat de départ de cette bonne comédie, aux dialogues bien senties et l'ambiance plus qu'agréable.
Dans le rôle de Guy, un glandeur fauché et sans filtre, Michel Blanc excelle. Il enchaîne les situations gênantes avec un naturel confondant, jouant sur son physique, sa voix traînante et son sens du timing imparable. Ses répliques font mouche:
"Je suis pas difficile hein… j’mange de tout… sauf quand c’est pas bon. "
"Ce soir je voudrais préparer un lapin à la moutarde, le problème c'est que j'ai que les sous pour acheter la moutarde."
"J’suis pas envahissant, hein ? Juste... présent."
Comédie phare des 80's, ce film représente l'esprit de l'époque. M. Blanc est hautement savoureux dans ce rôle sur-mesure de morpion envahissant, dragueur et sans-gêne qui entraîne son pote (B. Giraudeau, magnifique) dans des aventures rocambolesques et savonneuses. C'est drôle assez régulièrement, les répliques fusent, les acteurs sont sympas et le scénario, bien que sans surprise ni génie, reste toutefois bien construit et agréable. P. Leconte de son côté signe une mise en scène très classique, dans la lignée de "Les bronzés" (en toutefois un peu plus maîtrisée mais sans atteindre des sommets). Un film sympa, à voir 1 fois et à revoir éventuellement un après-midi pluvieux. D'autres critiques sur
Michel Blanc, Anémone et giraudeau jouent bien mais où est le scénario? Encore, dans Marche à l'ombre, cette absence est compensée, mais là, c'est vraiment fatiguant de voir autant de bêtises mises en scène inutilement et pauvrement. Si c'est juste pour les jeux de mots, alors là on rit beaucoup moins. L'humour est souvent pitoyable, l'époque des bronzes est finie michou, remballe tes skis et mets-toi un chapeau.
Une belle comédie de Patrice Leconte avec Michel Blanc qui est une fois de plus très bon dans son rôle de "looser". Beaucoup de scènes très drôles, entre autres les plans foireux que que propose Guy (Michel Blanc) a son ami Daniel (Bernard Giraudeau) qui accepte gentiment de l'héberger chez lui. C'est un bon film des années 80 qui est en partie toujours d'actualité aujourd'hui (chômage) mais qui reflète aussi malgré tout une époque différente vu que les choses et la mentalité des gens ont tout même assez évolué. Tout ceux qui aiment bien Michel Blanc dans des rôles comiques comme dans les précédents films de Patrice Leconte (Les Bronzés en 1976 et 1978) seront normalement satisfaits. Même si ce n'est pas non plus un film d'une autre galaxie, c'est une belle comédie qu'on prend beaucoup de plaisir à regarder.
Michel Blanc vient de s'en aller et il me fallait me replonger dans ses meilleurs films. "Viens chez moi j'habite chez une copine" caractérise bien la carrière de l'acteur dans les années 80. Il a changé de registre par la suite. Là il surfe sur la vague de Jean-Claude Dusse avec son image de looser attachant mais collant. Dans ce film, il colle Bernard Giraudeau sous la direction de Patrice Leconte (Les bronzés bien sur). Le rythme est bon et le scénario bien ancré dans son époque. Il sort en 1981 juste avant l'élection de François Mitterand et du passage à gauche du pays. La crise est présente et la débrouille est le maitre mot. Et le titre culte de Renaud qui résonne dans les têtes est un must .
Un binôme peu enjoué loin des références de l'époque, un contexte frustrant et totalement réducteur, des situations maladroites. Pour le plaisir de redécouvrir le Paris de notre enfance sur la Bande son de Renaud et d'y retrouver bien évidemment des acteurs... aujourd'hui disparus.
"Viens chez moi,j'habite chez une copine"(1980),c'est d'abord la chanson éponyme de Renaud,poilante et symbole d'une époque sans prise de tête.Ensuite,cette comédie adaptée d'une pièce de théâtre,marquait les retrouvailles de Patrice Leconte et de Michel Blanc,à peine un an après "les Bronzés font du ski",dont ils ont co-écrit le scénario d'adaptation.Enfin,le film se démarque par son ton très caustique,qui fait toutes les énormités,avec une simplicité d'humour étonnante.Michel Blanc peaufinait son personnage de squatteur encombrant,fainéant,et gaffeur;qui rend impossible la vie du couple qui l'accueille gentiment.Il faut le voir à l'oeuvre,quant il tente de monter un plan à 4 ou de tenter de rénover un entrepôt!Bernard Giraudeau lui renvoie joliment la balle,et joue sur le contraste physique avec Blanc(lui à la nana,l'appart et le boulot,mais c'est aussi un looser!).Du côté des filles,le numéro habituel de fofolle excentrique d'Anémone et la beauté sage de Thérèse Liotard.Ou comment surmonter toutes les galères avec comme arme,le rire et la bonne humeur,faisant fi de toute psychologie...