Un Singe en hiver
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235 critiques spectateurs

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Cédric Gheeraert
Cédric Gheeraert

162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juin 2026
Un singe en hiver est un classique du cinéma français qui vaut autant pour son histoire que pour l’affrontement amical entre deux monstres sacrés : Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo.
Le film raconte la rencontre entre deux hommes que l’alcool aide à fuir leurs regrets et leurs rêves inachevés. Derrière les dialogues souvent drôles et les situations parfois légères se cache en réalité une certaine mélancolie.
Les points forts :
 des dialogues savoureux
 un duo d’acteurs exceptionnel
 un équilibre réussi entre humour et émotion
Le rythme peut sembler un peu lent pour un spectateur moderne, mais le charme du film repose justement sur ses personnages et leurs échanges.
Réalisé par Henri Verneuil, le film bénéficie également des dialogues de Michel Audiard, dont plusieurs répliques sont devenues célèbres.
Au final, un film touchant et plein d’humanité, porté par deux acteurs au sommet de leur art.
CrystalEagle
CrystalEagle

4 abonnés 89 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2026
Voilà pourquoi j'aime le cinéma. En surface, deux hommes boivent dans un port normand. En dessous, il y a un vertige existentiel qu'aucune bouteille ne saura jamais étancher. Gabin le dit mieux que personne : ce n'est pas le vin qui manque, c'est l'ivresse, celle des rêves restés en jachère, des ailleurs qu'on ne fendra plus jamais. La Chine de Quentin, l'Espagne de Fouquet : des voyages qui ne survivent plus que dans les mots, une braise lointaine qui ravive l'éclat des beaux jours. C'est peut-être le plus beau film jamais réalisé sur la fraternité et l'éloge de l'imaginaire. L'ivresse comme laissez-passer vers des contrées intérieures, contre la cendre d'un quotidien qui consume les rêves à petit feu. Michel Audiard est ici à son paroxysme : ses dialogues portent le récit, chaque tirade sur le Yang-Tsé-Kiang ou l'Espagne est une traversée à part entière, chaque réplique tient à la fois de la gouaille des trottoirs et de la poésie la plus pure. On est avec eux, on vit par procuration une époque qu'on n'a jamais foulée. Et puis il y a ce duo, tout simplement l'un des plus beaux du cinéma français. Jean Gabin, massif et pourtant sensible comme jamais. Son regard puissant et voilé de mélancolie se perd vers le large : il y voit la Chine évanouie et le serment d'en finir avec l'alcool pour préserver son couple, mais ensevelir ses souvenirs. Jean-Paul Belmondo (pas encore Bébel), funambule fragile, un bravache à fleur de peau qui joue le matador face aux voitures pour ne pas se fissurer. À la fois hilarant et déchirant, solaire du premier au dernier plan. Entre eux, quelque chose de rare : l'un reconnaît dans l'autre le jeune homme qu'il a été, l'autre pressent l'homme qu'il deviendra. Henri Verneuil est souvent le grand oublié, mais il orchestre tout ça avec une maîtrise vertigineuse. Les extérieurs normands sous l'averse, le feu d'artifice qui embrase la plage, l'ouverture fracassante des bombardements, une avalanche de scènes cultes. On glisse du rire franc à la gorge nouée sans prévenir, porté par la musique de Magne qui se faufile entre joie et désespoir. Et quand arrive cette fin dans le train, le titre prend enfin toute sa profondeur. Ces singes égarés qu'on ramène chez eux, c'est eux, c'est nous, c'est tous ceux qui se sont un jour perdus en chemin.
Steeve mazzucotelli
Steeve mazzucotelli

47 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2026
Le jeune Belmondo, dans son rôle de papa célibataire désillusionné qui boit pour oublié, et le vieux Gabin, dans son rôle de militaire retraité frustré, qui aimerait bien reboire ne serait-ce qu'une soirée pour égayer ses vieux jours, sont excellents. La magie opère entre ces deux stars du cinéma français. Quelques répliques sont sympas, quelques scènes sont drôles, quelques plans sont jolis, cependant, le scénario est médiocre, et surtout il y a quelque chose qui me dérange dans ce film. En fait, on pourrait y voir l'apologie de l'alcoolisme, de l'état d'ivresse sur la voie publique, de trouble à l'ordre public et de l'atteinte aux bonnes moeurs. Bref, il y a un côté cynique et immoral que je n'aime pas trop et qui m'empêche d'adorer ce film. Avec un zeste en plus de modération et de finesse par-ci par-là, c'eût été excellent.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 avril 2026
Mélancolique, poétique, porté par 2 grands acteurs et des dialogues de bon niveau. Un peu lent cependant donc parfois ennuyeux. A voir.
Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 avril 2026
« Un singe en hiver », film culte et chef d'oeuvre du cinéma français, adaptation du roman d'Antoine Blondin, est une comédie dramatique réalisé par Henri Verneuil en 1962 avec Jean Gabin (Albert Quentin) et Jean-Paul Belmondo (Gabriel Fouquet) dans les rôles principaux ainsi que Suzanne Flon, Paul Frankeur et Noël Roquevert pour les seconds rôles. Et les dialogues sont signés Michel Audiard. Le film traite de l'ivresse non pas comme un vice sordide, mais comme un moyen d'évasion, un voyage immobile pour échapper à la grisaille du quotidien et à la vieillesse. Ce film est aussi profondément mélancolique. Il parle de la solitude, du temps qui passe et des rêves que l'on enterre pour devenir "raisonnable". « Un singe en hiver » est un film d'une immense tendresse, avec des scènes d'anthologie et certaines séquences gravées dans l'histoire. Pendant le tournage, l'alchimie entre Gabin et Belmondo est immédiate. Gabin a désigné officiellement Belmondo comme son successeur au titre de "monstre sacré". Je recommande fortement.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2026
Patrimoine du cinéma français.
Gabin et Belmondo sont excellents et bien entourés.
Un scénario simple, une ode à l'ivresse, à la nostalgie, au temps qui passe, aux rencontres.
Très bon film français, pimenté par les dialogues d'Audiard et rythmé par une superbe musique.
Wagner immo 55
Wagner immo 55

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2026
Un chef d’œuvre. L’ivresse du cinéma filmée entre 2 seigneurs . Une aventure magnifique et un cadre qui me convainc à continuer de croire que je suis né 50 ans trop tard .
jarvi
jarvi

50 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 décembre 2025
Film vu il y a un certain temps, sur lequel je m'autorise à émettre un jugement assez négatif, pour répondre à certaines critiques quasi délirantes, en particulier celui de soniadidierkmurgia, auteur de 4295 (!) critiques. On pourrait ajouter malicieusement : plus de 4000 critiques ...et aucune de bonne. Celui-ci s'autorise à écrire une diatribe contre la Nouvelle Vague, imitant, semble-t-il, l'exemple que donne J. Lourcelles dans un dictionnaire utile, mais, sans aucun doute plus que contestable. Ainsi, soniadidier condamne (pour les siècles des siècles, du haut de sa chaire branlante) Godard, Rivette et Rohmer qu'il renvoie au néant. Chabrol et Truffaut sont, en partie, "récupérés" par soniadidier...un mauvais point pour ces deux bons cinéastes. soniadidier...se situe dans "une certaine tradition du cinéma français", et replace au pinacle Delannoy, Autant-Lara et quelques autres comme Verneuil. Bref, soniadidier justifie le jugement de Serge Daney qui déclara que les cinéastes venus des Cahiers du cinéma, qui ont démarré leur travail au tournant des années 50 et soixante, "avaient contre eux tous les c...s".
Un mien ami, homme de goût et grand admirateur du roman d'A. Blondin, écrivit justement que le livre et le film ne sont pas comparables, le film trahissant en partie, en particulier dans les dernières séquences, ce que dit le livre qui se situe à un niveau de réussite bien supérieur. Que Blondin se soit déclaré satisfait de l' adaptation ne prouve strictement rien. On aimerait que sonia...cite ses sources pour dire cela.
Pour en venir enfin au film, je trouve que, dans son genre, il n'est pas mauvais. Mais son genre est routinier et assez bas et Belmondo comme Gabin ont fait heureusement beaucoup mieux et Verneuil aussi, je dirai, dans la partie "muette" de "Mélodie en sous-sol" ou dans "Week-end à Zuydcotte", entre autres.
Jacques Peiny
Jacques Peiny

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2026
Si je devais retenir qu'un film de Gabin ça serait Celui ci
Du très grand cinéma , un film a voir absolument .
Le cinéma des années 60/70 n'a rien à envier aux films d'aujourd'hui
SofaVoyageur
SofaVoyageur

81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2025
Un singe en hiver. Le titre est énigmatique et poétique. Le film est beau et touchant, porté par deux légendes du cinéma français formant un duo détonant (Gabin et Belmondo). Superbes dialogues de Michel Audiard et très belle photographie en noir et blanc. Le film dénote aucune prétention mais il ne manque pas de profondeur et de gravité chez les personnages principaux. L’œil faussement canaille et mélancolique de Belmondo, la posture paternelle et solide de Gabin, et malgré tout l’homme est tiraillé par ses démons. Les émotions, jamais surjouées, sont pourtant bien présentes et débordent des regards et s’expriment dans des élans de liberté. La scène des feux d’artifices improvisés sur la plage en est une magnifique démonstration. L’ivresse est leur échappatoire car faire face à la réalité semble bien difficile… La scène finale sur le quai de gare est juste sublime.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 octobre 2025
L’association Jean Gabin / Jean-Paul Belmondo offre une alchimie parfaite sous la caméra d’Henri Verneuil dans ce long-métrage bénéficiant également de la truculence des dialogues écrits par Michel Audiard. Filmant cette rencontre entre deux âmes solitaires se noyant sous la boisson, le réalisateur sert de cadre pour laisser libre court aux prestations remarquables des deux stars à l’écran pour un moment de cinéma drôle et émouvant.
Arthur Lafont
Arthur Lafont

3 abonnés 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2025
Un classique. Dialogue magnifique, jeu impeccable pour une histoire poétique où comment traiter de l'ivresse par le biais du voyage.
Pernille
Pernille

29 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2025
Un vrai chef-d’œuvre né d'une rencontre de plusieurs grands du cinéma. Film magique et pyrotechnique. Les films français ne brillent pas par les effets spéciaux, mais c'est tout de même un feu d'artifice !
Certains commentateurs donnent froid dans le dos : faire la fine bouche, car "imaginez, ce film est l'adaptation d'un livre d'un alcoolique !" scandale ! Ce n'est pas moral !... Et les autres de compter les années qui nous séparent du film. L'important n'est pas de pinailler sur les consommations des uns des autres. Que dire d'autres consommations que certains de la jeune génération admettent comme normales ! Un chef-d’œuvre, ça ne vieillit pas.
Une amitié est née avec ce film sur l'écran entre deux hommes que la boisson rapprochait, mais pas seulement sans doute une forme de spleen. Alors ils vont tout faire péter.. Je résume, comme un exutoire à leurs détresses. Une amitié est née derrière les caméras entre deux géants du 7ème art, Gabin est vieillissant mais toujours vif, Belmondo commence sa carrière, leur association est magique. On voit qu'ils s'apprécient. L'amour qu'on peut avoir pour ce film, je n'ai pas peur des mots, vient aussi de cette rencontre. Et devant la caméra, il n'y a plus de limites : Gabin et Belmondo en train de danser le tango ! Inoubliable !
Certes c'est une adaptation d'un bon livre, mais avec un dialoguiste comme Audiard, on est assuré de pouvoir pendant des heures se répéter des phrases entre amis. ça fait mouche. On en redemande. ça parle à plusieurs générations. Mais j'ai peur que les plus jeunes ne comprennent pas les subtilités et le second degré.
Et enfin, sans lui, il n'y aurait rien. Un immense réalisateur, un de mes préférés, le remarquable Henri Verneuil. Ce film est une grande réussite pour lui. Il a retrouvé ses deux principaux interprètes plus tard dans des films qui sont aussi de grands films et parfois encore des chefs d'oeuvre. Souvent avec Belmondo, un autre au moins avec Gabin. Mais plus jamais les deux ensemble. C'est aussi pour cela qu'il est magique ce film. Je laisse à tous de retrouver l'histoire, il y a plein de sites qui le racontent très bien. Je préfère le ressenti. Les moments émouvants, comme les confidences de Suzanne Flon, si magnifique actrice, les rires jusqu'à en pleurer. Et à la fin, de la nostalgie, de la tristesse..le vie qui passe.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 juin 2025
Il y a des films qui semblent avoir été tournés pour figer l’instant, d'autres pour le transcender. Un singe en hiver fait bien davantage : il le rêve. Dans ce chef-d’œuvre signé Henri Verneuil, l’écran devient théâtre de la mémoire, sanctuaire d’une amitié improbable entre deux hommes que tout sépare sauf une chose – l’absolue nécessité de l’évasion. Ce n’est pas un film que l’on regarde : c’est un songe lucide, une parenthèse suspendue entre deux silences, où les dialogues ciselés d’Audiard résonnent comme une poésie brute, ivre et magnifique.

Dès les premières images, la photographie en noir et blanc impose un climat crépusculaire, non pas mortifère, mais chargé d’une douce mélancolie, comme si chaque plan portait le poids d’un monde disparu. Tigreville, village figé dans le temps, est un écrin parfait pour l’affrontement discret et poignant entre deux générations d’oubliés : Jean Gabin, colosse fatigué, et Jean-Paul Belmondo, comète nerveuse. Leur rencontre n’est pas un simple moment de cinéma : c’est une alchimie. L’ancien fusilier marin devenu hôtelier et le publicitaire en fuite ne partagent pas tant un goût pour l’alcool qu’une aptitude commune à rêver à voix haute.

Gabin est monumental. Son regard porte la mer, la guerre, la Chine et la promesse faite à sa femme – promesse qu’il honore non par vertu, mais par amour. Il incarne le devoir comme on endosse une armure : avec résignation. À ses côtés, Belmondo, félin en errance, allume les feux d’artifice de la parole et de l’ivresse. Il ne joue pas : il vit Fouquet de l’intérieur, avec cette élégance naturelle qui transforme chaque réplique en confidence.

Il faut entendre leurs échanges, les déguster comme on sirote un cognac lentement vieilli. L’écriture de Michel Audiard atteint ici une forme de perfection – jamais gratuite, toujours nourrie de ce que le cinéma français a de plus précieux : une vérité populaire et littéraire à la fois. Audiard fait parler ses personnages comme on chante le blues, avec gouaille, rage et pudeur.

Et puis il y a les silences. Ceux de Suzanne Flon, toute en retenue, pilier discret de l’auberge et de la promesse. Ceux de la petite Marie, miroir innocent de ce que les adultes ne peuvent plus être. Et surtout, ce silence final, lorsque les deux hommes se séparent. La gare de Lisieux devient un purgatoire de fortune, un passage entre deux mondes, entre l’euphorie de la fuite et le retour au réel.

La mise en scène de Verneuil, souvent sous-estimée, trouve ici une justesse rare. Il filme les visages comme des paysages, les rues comme des souvenirs. Le feu d’artifice sur la plage, surréaliste, devient apothéose visuelle d’un voyage immobile. La musique de Michel Magne, quant à elle, ponctue le film comme un soupir entre deux éclats de rire, entre deux hoquets de désespoir.

Un singe en hiver n'est pas un film sur l'alcool. Il est une déclaration d’amour à l’ivresse – celle de l’imaginaire, de l’amitié, de la parole libérée. Il aurait pu être une comédie, il aurait pu sombrer dans le pathétique ; il choisit une troisième voie, celle de la grâce.

Et si parfois le rythme s’attarde, si certains détours paraissent anachroniques, c’est parce que le film ne court pas vers une fin : il contemple, il respire, il attend. Comme le singe perdu en hiver, il cherche un chemin dans la jungle des âmes.

En définitive, il ne reste qu’une certitude : ce film ne s’oublie pas. Il hante, il console, il élève. Comme un vieil ami qu’on n’aurait vu qu’une fois, mais dont on se souvient toute une vie.
Wolfen72
Wolfen72

19 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 février 2025
Un film culte, un des plus grands films français des années 60. Gabin est merveilleux et compose un personnage nostalgique et tellement attachant. Belmondo est également excellent dans le rôle d'un père de famille qui noie ses soucis conjugaux dans l'alcool. Les scènes de beuveries restent dans les mémoires, nous font rire et nous émeuvent.

Les seconds rôles (Suzanne Flon, Noël Roquevert, Paul Frankeur) apportent par ailleurs beaucoup au film.

Un singe en hiver est un chef-d'œuvre intemporel. J'ai une profonde tendresse pour ce film.
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