Les Cendres du temps
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62 critiques spectateurs

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Mephiless s.
Mephiless s.

72 abonnés 697 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 avril 2016
Wong Kar-Wai réalise un film de sabres très original, du jamais-vu même, c'est d'ailleurs pour cela qu'il a été un échec commercial, chose regrettable... Visuellement le film est irréprochable, décors, photographies et lumières sublimes, réalisation innovante, qui prend même des risques. Le réalisateur montre une autre vision de faire des films de sabres, plus travailler le côté psychologique des personnages, questionner l'Homme sur le temps, ses faiblesses etc... Ce film est vraiment intéressant, je le conseille
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 août 2019
film inachevé, WKW nous présente une version redux. Le scénario n'est pas toujours facile à suivre, mais le résultat est hypnotique. Une bonne surprise d'un grand réalisateur.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 mai 2018
Malheureusement, les cendres du temps est considéré comme le film maudit de Wong Kar-Waì et comme une oeuvre mineure du réalisateur Hongkongais, ce que je considère comme une tragédie, car c'est lorsque l'on prend le temps de s'y attarder que les cendres du temps découvre toute sa splendeur. Le film peut apparaître confus ( comme un rêve) à une première écoute, mais à la deuxième tout s'éclaircit; et alors le spectateur peut enfin se rendre compte de l'étendue du chef d'oeuvre auquel il est confronté. Un scénario bien ficelé, peut=être même trop pour son bien, une bande sonore magistrale composée par yoyoma, une direction photo grandiose, un jeu d'acteur déchirant sans être mélodramatique des acteurs Tony Leung et Maggie Cheng; tous les ingrédients sont là pour une oeuvre d'une profondeur qui transcende les codes de son genre. Les cendres du temps n'est pas seulement un chef d'oeuvre, mais cela pourrait être le plus grand film de Wong Kar-Waî et le film le plus sous-estimé de tous les temps. Tragique.....
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2021
Tout part du principe qu’en oubliant les souvenirs du passé, on a une vie meilleure.
Quelques hommes dans le désert. Une femme. On attend les pêchers en fleur. C’est la femme justement. L’allégorie.
Un film d’art qui montre davantage qu’il ne convainc. En vérité, on n’y comprend rien.
Restent les images et la musique contemplative.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 avril 2025
Un film de wuxia méditatif qui rompt avec les conventions du genre (basées plus sur l’action et l’héroïsme), visuellement envoûtant mais terni par une narration éclatée et confuse moins emballante.
Nicolas S
Nicolas S

54 abonnés 667 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2025
Je ne saurais pas vraiment dire de quoi traite les Cendres du temps, préquel d'un livre que je ne connais pas dans un genre cinématographique qui m'est parfaitement inconnu. Si l'on ajoute à cela le fait que les relations entre les différents personnages sont extrêmement complexes et mouvantes, cela donne un film largement énigmatique qui m'a parfois intrigué et souvent ennuyé. Il y a de très belles scènes de combat et d'autres, contemplatives, qui donnent lieu à quelques intrigantes réflexions sur l'amour, la solitude et le temps qui passe. Néanmoins, cela ne suffit pas pour faire un film en mesure de soutenir l'intérêt du début jusqu'à la fin. Ce n’est pas une anomalie complète dans la filmographie de Wong Kar-wai, puisqu’on y reconnait un fil visuel et thématique, mais cela reste un objet étrange et inabouti.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2025
Le film de sabre vu par Wong Kar-Wai cela donne « Les cendres du temps » épousant parfaitement le style du cinéaste avec ses longs monologues d’états d’âme de ses personnages et ses ellipses constantes. Déroulant une histoire franchement incompréhensible uniquement compensé par la beauté gracieuse de la mise en scène et le sens de la réalisation de son cinéaste. Beau et contemplatif mais ennuyeux au possible.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2012
Je suis loin, très loin d'être un fan de Wong Kar Wai, en fait ses films (pas tous, mais certains) m'emmerdent pas mal je dois dire, c'est trop esthétisé, ça m'énerve, j'ai l'impression de voir une pub pour un parfum, et la narration je ne la trouve pas forcément toujours très fluide, mais dans les films de lui que j'aime. Enfin bon, j'ai regardé ce film surtout parce que c'était un Wu Xia Pian, enfin je le croyais au départ, parce qu'en réalité des combats il y en a très peu.
J'ai apprécié ce film et même beaucoup, et ceci pour plusieurs raisons déjà comme ses autres films l'image a une teinte tout sauf naturelle, mais là, c'est tellement marqué, tellement abusé, et surtout j'ai trouvé ça tellement maitrisé, que j'ai été conquis, cette image est la plus belle photographie couleur que j'ai pu voir depuis un bail, c'est juste sublime, il y a un jeu sur les couleurs, sur les ombres, et on arrive à sentir le vent qui parcourt les vêtements, ah non c'est vraiment du très très beau travail, c'est vraiment sublime, aucune faute de goût, et ça met directement dans l’atmosphère.
Après l'histoire possède de très beaux moments, je pense à la fin pleine de nostalgie, de mélancolie, et puis la mise en scène vient sublimer cette histoire, c'est comme toujours chez le réalisateur très charnel, et il parvient à filmer ces histoires d'amours contrariées.
Après j'avoue avoir été perdu entre le nom des différents personnages, et le lien entre les différentes histoires je ne l'ai pas trouvé forcément clair, j'aurai dû faire un schéma et quelque part ils se ressemblent tous avec leurs cheveux long et leur moustache.
Pour moi c'est un beau film, vraiment sublimé par la mise en scène et la photo qui est de toute beauté, et qui véhicule des thèmes forts. Les rares combats très esthétisés eux aussi, s'insèrent parfaitement dans le film et arrivent à être très dynamique, bien qu'ils soient tout au ralenti, très beau.
Un bon film.
willyzacc
willyzacc

97 abonnés 1 544 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mai 2014
Une esthétique très spéciale pour un film qui sort complètement des sentiers battus. Autant le dire carrément je n'ai rien compris à tout ces flash-back et voix off qui annoncent des faits plutôt obscurs. Quelques séquences sublimes de sabre.. mais j'ai trouvé le film bien trop long et incompréhensible. Spécial, peut-être plus facile après une deuxième vision?
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 18 septembre 2008
Déçu, très déçu...
La trame générale dépeint petit à petit la solitude d'un homme froid et cynique à travers plusieurs tableaux plus ou moins réussis. Les différentes histoires sont trop découpées et sans liens solides. Le spectateur ne peut être que perdu devant cette mosaïque d'histoire dont le montage est semble plutôt approximatif. Mais le film est impressionnant tant par la maitrise de la mise en scène que par les décors époustouflants qui ne sont pas sans rappeler les peintres impressionnistes.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2010
Même pour les initiés à l'univers complexe des longs-métrages de Wong Kar-Waï,il faut avouer que ce film de sabres,dans la pure tradition chinoise,laisse dubitatif."Les cendres du temps",sorte de film-maudit(dépassement de budget,tournage étalé sur 2 ans,ressortie 15 ans après)ne se dévoile vraiment pas facilement,et si l'on ne fait pas l'effort,pour comprendre les phrases sybillines et le récit destructuré,on s'ennuie tout du long.Ce fut presque mon impression,alors que WKW sait rendre hynotique une mégalopole grouillante(Chungking Express)ou une histoire d'amour impossible(In the mood for love).Ici,une sorte d'anti-héros solitaire,engage des spécialistes à l'épée pour exécuter des contrats.Il prend conscience de sa situation peu enviable,et tente tardivement de se racheter et de s'ouvrir au monde extérieur.Le regretté Leslie Cheung transmet tout son désarroi.WKW,lui,s'appuie sur son chef op',Christopher Doyle,pour rendre majestueux ces vastes paysages désertiques,avec des couleurs à la fois très saturées et vives,de telle sorte qu'on se croit dans un songe,ou une de ces légendes asiatiques.Une introspection qui garde la plupart de ses secrets...
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 septembre 2016
Les cendres du temps est sans doutes le film le plus étincelant et le plus pure que j'ai vu en cette année mais à contrario son rythme décousu m'a aussi laissé de coté, en soit tout un paradoxe ! Les images sont élevés et charme de la manière la plus surréaliste possible. On en prend plein les mirettes mais j'ai malheureusement bien peiné à cerner son contenu, le partit prit de tourner ce film d'époque tel une chronique m'a totalement désarçonné en même temps qu'il m'a séduis ... Je me suis rappelé aux - bons ? - souvenirs de Lost Highway du fantasque David Lynch ! On ne ressort pas insensible à cette épreuve, un moment fort et désappointant. C'est aussi ce pourquoi j'aime le cinéma !!
Gonnard
Gonnard

288 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 août 2013
Un film qui ravira les esthètes. L'ambiance musicale et la photographie sont de qualité et plongent le spectateur dans une sorte de Chine atemporelle correspondant exactement à l'image traditionnelle que l'on s'en fait en Occident. Après, il y a aussi une histoire ou plutôt un faisceau d'histoires qui s'enchevêtrent pour finalement converger. La construction scénaristique est plaisante sans être vraiment passionnante. Surtout, j'ai eu du mal avec les personnages. Les admirateurs d'arts martiaux en seront pour leurs frais, Wong Kar-wai use et abuse des ralentis, sacrifiant le ballet martial sur l'autel de l'esthétisme. Pas exceptionnel mais tout de même appréciable, "Ashes of Time" ne marquera donc pas profondément l'histoire du cinéma.
Uncertainregard
Uncertainregard

140 abonnés 1 285 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 mars 2012
Un film de sabre façon Wong Kar Waï, il est certain qu'il ne fallait pas s'attendre à de la baston et des arts martiaux à tout va. J'apprécie beaucoup la poésie de ses films mais dans celui-ci je dois dire que j'aie eu bien du mal à la percevoir. Le scénario est vraiment confus et très(trop) compliqué. Bien qu'on en ait l'habitude, son introduction est excessivement longue et ennuyeuse à souhait. Il m'a fallu attendre 50 min que le découpage saisonnier apporte un peu de rythme et éveille mon intérêt. Le printemps et l'été sont appréciables. La séquence d'entraînement de l'épéiste contre sa propre image dans l'eau est magnifique ainsi que la forme en général du film, merci Christopher Doyle. Mais voilà à peu près tout ce que j'en retiens, il ne me fait aucun doute qu'il n'a pas su atteindre son objectif...Dommage...
Cluny
Cluny

97 abonnés 593 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 octobre 2012
Wong Kar Wai a mis deux ans pour réaliser "Les Cendres du temps", entre 1992 et 1994. Ce premier film de sabre tourné entre Hong Kong et la Chine Populaire a largement dépassé le budget, et s'est avéré d'une complexité folle à produire. Comme il existait plusieurs versions du montage qui circulaient à travers le monde, Wong Kar Wai a décidé de le reprendre afin d'en arrêter une version définitive qui a été présentée à Cannes en 2008. Il a expliqué ainsi les écueils de sa démarche : "Il est difficile d'envisager un rêve qui a plus de quinze ans sous un nouveau jour. Les nouvelles technologies ont été d'une grande efficacité la plupart du temps, mais pas toujours. J'ai essayé d'éviter de revoir le film à travers le prisme des expériences et des évolutions que j'ai traversées depuis cette époque".

N'ayant pas vu la première version des "Cendres du temps", il m'est difficile de ne pas le regarder à la lumière de mon admiration pour ses trois dernières oeuvres, et de jouer à repérer ce qui annonce les errances de M. Chow ou de Lizzie. Il n'est pas étonnant que ce film à gros budget, coproduit avec la Chine continentale, ait été un échec commercial retentissant ; si le public venait pour voir un film de Wu Xia Pian, qui plus est adapté d'un roman de l'auteur populaire Louis Cha, on comprend qu'il ait été désarçonné par cet ovni à des années lumières des classiques du genre, de Tsui Hark, Ching Siu Tung ou Chang Cheh.

Car on est clairement dans l'univers de Wong Kar Wai, aussi bien en ce qui concerne la photographie (de Chris Doyle, of course) que la narration, même si certains effets agacent tant ils sont voyants, alors qu'ils envouteront plus tard dans "In the Mood for Love" ou "2046" par leur discrétion aérienne. Mélangeant du 35 mm, du 16 et même de la vidéo, l'image est souvent saturée, proche parfois de la vision infrarouge, et le recours aux filtres systématique ; si on ne retrouve qu'épisodiquement les compositions savantes de ses films à venir (la maison de Maggie Cheung vue à travers une fenêtre ovale), les choix radicaux de cadrage pullulent : images obliques, reflets dans une marre, très gros plans sur les visages à la longue focale, et le recours au ralenti-accéléré lié à un montage syncopé qui transforme les combats en abstractions chorégraphiées, tout en les rendant difficilement déchiffrables.

Même radicalité sur le plan narratif : si Wong Kar Wai découpe le film en cinq chapitres annoncés par des intertitres (Printemps, Eté, Automne, Hiver et Printemps, dix ans avant Kim Ki Duk !), il s'agit bien là de la seule concession à la fluidité du récit. Ellipses, voix off de différents narrateurs, flashbacks non annoncés, répétitions brouillent en permanence les repères temporels. Pourtant, à la différence des scénarios improvisés en cours de tournage de la plupart de ses films, Wong Kar Wai a du faire face à la contrainte de l'adaptation. Labyrintique et kaleidoscopique, le récit ne prend son sens que dans le dernier tiers du film, et il aura fallu s'accrocher durant la première heure pour essayer de repérer qui est qui.

Mais après tout, les rebondissements factuels ne font que dresser la toile de fond des préoccupations éternelles de l'auteur de "My Blueberry Nights" : dans ce désert des Tartares, les personnages qui défilent chez Ouyang Feng subissent tous une forme de perte : la mémoire, la vue ou la dextérité ; de même, ils traînent tous des regrets et des occasions manquées, résumés par ces répliques : "Il faut parfois quitter un rêve pour comprendre qu'on l'aime" et "La mémoire est le pire ennemi de l'homme". Pour donner vie à sa galerie de personnages hallucinants (mention spéciale à Brigitte Lin qui incarne la schizophrénie), Wong Kar Wai a convoqué toute sa troupe : les deux Tony Leung, Maggie Cheung, Carina Lau, Leslie Cheung.

S'il est un domaine où WKW n'avait pas atteint la fluidité de ses oeuvres ultérieures, c'est bien la musique. Là où les mélodies de Shigeru Umebayashi ou Nat King Cole imprimaient une pulsation ou suscitaient une évocation, celle de Frankie Chan ponctue pesamment l'action avec redondance.

15 ans après, "Les Cendres du temps" reste un film qui se mérite (plusieurs personnes ont quitté la salle à ma séance du MK2 Quai de Loire), un peu comme certains films de Gus Van Sant, notamment "Gerry" auquel il m'a fait plusieurs fois fait penser par l'aspect quasi expérimental. Forcément moins abouti que ses films plus récents, il n'en est pas moins une oeuvre passionnante pour faire la jonction entre "As Tears Go by", "Nos Années sauvages" et "Chungking Express" (réalisé lors d'une suspension du tournage), et les oeuvres de la maturité.
http://www.critiquesclunysiennes.com
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