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Un visiteur
5,0
Publiée le 11 janvier 2009
D’une incroyable maîtrise en terme de cadrage, d’éclairage et de récit, la révoltante traite des hommes et ses méfaits longtemps passés sous silence, sont enfin portés sur le grand écran. Pourtant rempli de scène d’une cruauté sans nom, on ne flirte jamais avec le mélodrame ; Djimon Hounsou est l'étoile bouillonnante du film, prête à exploser en sanglot ou de colère. Qui d’autre que Spielberg aurait pu faire ça ?
Il n'est peut-être pas politiquement correct de ne pas mettre le max d'étoiles à un film traîtant de l'esclavage pourtant Spielberg m'avait passablement déçut en 1998, avec ce film initialement ambitieux mais dépassionné. Pour un tel sujèt, ce film manque étonnement d'émotion et de "folie", à cause d'une mise en scène beaucoup trop scolaire, lisse, impersonnelle et classique; cadenassant son film dans une sorte de correction vis à vis du spectateur totalement injustifiée et incongrue. Bien au contraire, ce film aurait dû être l'occasion de "brutaliser" le publique comme l'avait fait le mémorable "Racines" en 1979. En cela, nous avons droit à de multiple séquences de tribunales, pour enfermer le récit du côté de "l'homme blanc et de son droit juridique", alors qu'à mon sens la description de la condition de la traîte des noirs dans cette immonde commerce, aurait davantage secouer le spectateur. Car est-il question de la mutinerie de l'Amistad ou du proçèt des "mutins" dans ce film ? La focalisation sur le proçèt fait mentir le titre de ce film. Autre point, le film se situe systématiquement du côté des "civilisés", réduisant au minimum le nombre d'apparition de l'excellent Djimon Hounsou incarnant Cinqué. Pourtant, les scènes les plus fortes tournent autours de Cinqué, comme le final nous montrant Cinqué de dos et à contre-jours, contemplant le lointain avec le sous-titre informant le spectateur qu'une fois retourné en Afrique, celui-ci ne retrouva aucun des siens. Les acteurs sont par ailleurs assez bons, avec une mention "coup de coeur" pour Djimon Hounsou qui insuffle une présence virile, quasi animal à son personnage d'homme fort" lancant la mutinerie de l'Amistad. En somme une force faisant cruellement défaut au film s'avérant trop aseptisé pour enthousiasmer malgré une B.O. composée par John Williams ne laissant pas indifférente.
J'ai trouvé les critiques de l'époque très dure envers ce film. Bien sûr ce n'est pas le meilleur de Spielberg, mais certains moments m'ont profondemment marqué (la description du trajet des esclaves sur le bateau est un grand moment de cinéma). Le film est un grand plaidoyer anti-esclavage généreux. Bon bien sûr comme d'habitude dans ce type de film grand public, le patriotisme se fait ressentir lourdement, porté par une musique plombante, mais dans l'ensemble cela reste un film correct.
Zéro pour le film le plus médiocre de la carrière pourtant prestigieuse de Steven Spielberg."Amistad"relate le procès d'esclaves africains sur le sol américain.Se voulant humaniste,le film sombre dans l'ennui et le convenu.Les 2h28 paraissent interminables et seul un Djimon Hounson enragé apporte un peu d'intéret à ce plaidoyer pour la liberté.Spielberg passe clairement à coté de son sujet en le traitant de façon naive et partiale.Impossible d'adhérer à une vision manichéenne,mème s'il est clair que l'abolition de l'esclavage ne s'est pas faite sans heurt.Grosse déception,et je m'y attendais.Long,prétentieux et vain.Bouh!!
Spielberg ne retrouve ni son rythme ni son énergie ni son aisance dans ce long, très long drame historique et judiciaire. On reconnait la sincérité du geste, sauf que c'est Spielberg aux commandes.
Le maitre nous prouve encore une fois qu'il excel dans tout les thèmes de cinéma. Spielberg film avec tout son talent l'horreur de la traite ds esclaves et de leur combat pour la liberté. Un pure moment de bonneur.
Magnifique narration de Steven Spielberg qui s'attaque ici au problème très sensible et difficile à traiter qu'est l'esclavage. Ce film est d'une forte intensité et nous donne l'impression d'une telle réalité que l'on croit avoir connu cette époque (peut être pas si loingtaine que cela). Chapeau l'artiste.
Il s'agit là manifestement du genre de ces plaidoyers qui nous informent tranquillement - par exemple - que les éthiopiens ne savent pas conduire de "Rolls" : Donc un peu décevant.
Steven Spielberg touche au plus profond de l'âme qui aime la liberté de vivre que tout à chacun à le droit d'avoir. Se référant aux Pères Fondateurs des Etats-Unis, de sa constituion et de la révolution américaine qui a fait avançer le pays sur ces mentalités. Djimon Hounsoun est évidemment grandiose (quand on sait qu'il a été immigré passé par Paris et "chassé" vers l'Angleterre), tout comme Anthony Hopkins, la musique de John Williams est comme d'habitude magnifique. Maintenant, la réalisation de Staven Spielberg est plutôt "pépère", très classique avec une démonstration trop théatrale, faisant souffrir le rythme du film. Au final, plus qu'intérressant notamment pour le message et ces acteurs malgré des défauts diminuant la force du film de parler d'un droit fondamental et inaliénable : la Liberté.
Spielberg a le don de choquer dès qu'il s'aventure hors des sentiers battus du divertissement et du grand spectacle. Pourtant, ses escapades de plus en plus nombreuses ont donné lieu à quelques très beaux films comme La Couleur pourpre ou La Liste de Schindler. Malheureusement, c'est loin d'être le cas avec Amistad qui, non content de survoler son sujet en le regardant par le petit bout de la lorgnette, fait montre également d'une idéologie pro-américaine lassante à la longue. Et même s'il est pavé de bonnes intentions, Amistad reste le plus souvent enchaîné par ces dernières. Chose étonnante et plutôt rare chez un cinéaste de la trempe de Steven Spielberg, la mise en scène d'Amistad s'avère très moyenne. Mais là où le bas blesse le plus, c'est sans conteste ce glissement vers la religion puis vers la guerre civile en préparation au pays de l'oncle Sam. Voir un des esclaves réinventer (sans se tromper une seule fois) la Bible en se basant uniquement sur les images, avec une petite étoile qui brille dans le regard, on est plus à la limite du ridicule mais en plein dedans. Au final, une plaidoirie contre l'intolérance qui fait surtout figure de vaste farce et Spielberg de donneur de leçons. Reste l'interprétation de Djimon Hounsou, véritable révélation du film.
Deux etoiles pour ce film qui pourrais être beau et inteligent, si il n'était pas parallement incohérent, qu'elle avocat se souciait à l'époque de cette noble cause que défend Anthony Hopkins ? Moi je n'y vois qu'un film la pour réconcilié les concié et qui ne bénéficie au final d'aucunt appuie historique. Deux etoile alors pour la trame de fnd qui est malgré tout intéressante, et bien sur pour la distribution, qui demeure très alléchante :D