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Mr-Orange
33 abonnés
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5,0
Publiée le 4 décembre 2011
Sidney Lumet signe un très grand film,avec des acteurs au top (John Cazale,Al Pacino). On découvre tout au long du film les intentions pas forcément mauvaises du grand Al Pacino. Un très bon huit-clos !
Un casse de banque qui tourneà la prise d'otages, une vie personnelle expose au grand jour, c'est l'apres midi de chien d'Al Pacino qui est encore tres bon. Va t'il reussir à s'en sortir.
Au bout du compte, que reste-t-il ? Un film bavard, peu stimulant, avec de sérieuses longueurs, et une interprétation en demi-teinte. Seul le début et la fin parviennent à éveiller l'intérêt du spectateur. Mais on a le plaisir de voir Al Pacino dans ses débuts cinématographiques, et ça, ça vaut largement le coup d'oeil.
Un film pas très connu ou l'on voit Al Pacino dans ces début , un gangster manqué qui a les faveurs du peuple et qui se la joue Robin des bois , un bon scénario , un bon film , même si au début on trouve le film viellot du à l'ambiance des années 80 , bien vite on oublie et on se laisse prendre par ce film
Un braquage dense et sous tension qui prend des allures médiatiques signé par le cinéaste inspiré Sidney Lumet en 1973 !! Une attaque de banque maladroite relèvant il faut le dire de l'amateurisme de deux braqueurs va se transformer en un phénomène médiatique ou la police arrive vite sur les lieux et les curieux du public encerclent les lieux. Leurs noms, Sonny et Sal, le premier sortira souvent de la banque sans arme pour négocier, parler avec les négociateurs et agitera souvent la foule qui l'acclame alors qu'à l'intérieur, les employés s'entraident sans pression (la police ne sachant pas grand chose) et les preneurs d'otages sont plutot cools mais dépassés par les événements extérieurs sous tensions. Un long métrage ménagé de suspenses riche en rebondissements qui possède aussi d'une bonne dose d'humour sur des faits qui se sont avérés vrais. Sidney Lumet a souvent fait dans sa carrière des films dans le milieu des médias comme ici ou l'antihéros et son collègue sont traités comme des stars par la foule extérieure (avec une rumeur qu'ils sont homosexuels), ils sont interprétés par Al Pacino tout en sueurs remarquable,le regretté John Cazale disparu à la fin des années 70 et le reste du casting excellent. Un sommet du genre a voir et revoir.
Histoire d’un braquage de banque commis par deux amateurs qui tournent mal. Basé sur un fait réel, le film de Sydney Lumet s’avère passionnant dès les premières images, captant toute la tension qui réside chez les braqueurs ou les otages, servi par une excellente distribution, notamment un grand Al Pacino.
Mais kesako un après-midi de chien, en anglais « dog day afternoon » ? C’est une expression pour désigner un jour d’été caniculaire. Sidney Lumet débute son film avec une succession de plans de rues dans les différents quartiers de New-York avec des gens composant avec une chaleur écrasante que l’on ressent jusque derrière l’écran. Et puis sa caméra s’arrête sur une voiture dont les trois occupants s’apprêtent à commettre un braquage. Hop en 10’ le tour doit être joué. Mais comme dans tous braquages montés par des branques, tout fouare et bing (encore une onomatopée) et c’est la prise d’otage du personnel de la banque. Ce film est aussi l’adaptation d’un fait divers de 1971. Voici pour le contexte. L’histoire de braquage est assez classique, de ce côté rien de bien neuf ; mis à part que Lumet met bien tout en œuvre afin que l’ordinaire soit bien de mise ; les personnages secondaires (personnel de la banque en tête) n’ont aucune aspérité, le commun des mortels. Mais alors où va se loger l’intérêt du film ? Tout d’abord derrière la performance habitée des deux têtes d’affiche, Al Pacino et John Cazale, qui pour l’anecdote sont des copains d’enfance… incroyable. D’un côté le jeu hallucinant entre rage et émotion pure de Pacino, de l’autre un John Cazale (décédé bien trop jeune) discret et tout en vulnérabilité. Ensuite, il y a le rythme donné au film par la mise en scène et le montage sec de Lumet ; son huis clos hyper serré quasi en temps réel (la prise d’otage dura 4 heures, le film 2) affiche un traitement documentaire (extérieur, absence de lumières artificielles,…). On ne s’ennuie pas, et on ne s’ennuie pas car Lumet ajoute aux traditionnels braqueurs, flics et otages ; les medias et le public. Et c’est bien sur ce dernier point que Lumet appuie là où çà fait mal avec un regard aiguisé et visionnaire. Difficile de ne pas voir, dans le cirque médiatique qui se met en place autour de la banque, un parallèle avec quelques réalités actuelles et le travail très peu journalistique des chaines en continu. Et Pacino lorsque sa prise d’otage prend des accents médiatiques rêve à son tour d’avoir son quart d’heure de gloire ; rêve aujourd’hui accessible à tous au travers d’émission à l’encéphalogramme plat. Mais hier comme aujourd’hui à côtoyer la bête de trop près elle vous dévore. Et Pacino de martyr de la société du spectacle, il en deviendra pour les homos son fer de lance pour finir broyé. Sidney Lumet livre là une charge sans faille contre la manipulation effectuée par les medias populaires à la recherche d’audience plus que de sujet de fonds. Un chouette film qui ne laisse qu’une trace : le jeu du duo d’acteur. tout-un-cinema.blogspot.com
Voilà un film qui semble daté quand on le voit mais qui pourtant ne vieillit pas. Sydney Lumet au top de sa forme et Al Pacino au début de sa gloire. Une prestation hallucinante qui lui a valu une nomination aux Oscars. Un classique.
Dog Day Afternoon réussit le petit exploit de reconstituer de façon quasi documentaire un fait divers au moyen de différentes techniques de réalisation – importance des scènes de rues, dépouillement de la mise en scène que seule intéresse la restitution du mouvement des corps dans un décor qui devient peu à peu familier – de façon, paradoxalement, à conférer à ses antagonistes une puissance mélodramatique. Sidney Lumet n’a cessé de représenter des personnages marginaux aux prises avec un environnement qui ne les comprend pas et où la violence constitue l’unique dialogue possible : cet écart, visible d’entrée de jeu par l’amateurisme du spoiler: braquage au début duquel les trois hommes armés finissent à deux suite à la démission du plus jeune, est à l’origine d’une tonalité tragicomique que le long métrage maintient en équilibre sans tomber ni dans la farce burlesque ni dans le pathos larmoyant. En cela, l’idée de réécrire la scène spoiler: du baiser entre les deux amants sous la forme d’un échange téléphonique entre deux espaces fermés séparés par la rue concentre les enjeux sensibles sans effusions et fait reposer l’émotion sur l’interprétation formidable des comédiens, sur la diction de leur texte. Issus du théâtre, Sidney Lumet comme Al Pacino laissent la part belle à la parole et aux tropismes qui la définissent, révélateurs d’un rapport au monde particulier (« Je suis moi, et je suis différent » proclame Sonny). La motivation du hold-up, parce que reléguée au second plan par souci de ne pas choir dans la défense d’une thèse communautariste, devient le tremplin vers l’humanité de ses instigateurs alors même qu’elle est utilisée par les médias, les forces de police et le grand public comme facteur explicatif de leur dérèglement. L’héroïsme de ces malfrats tient ainsi à leur banalité : figures ordinaires que l’on ne prend au sérieux que parce qu’ils incarnent une menace pour l’ordre social, ils revendiquent une authenticité voire un anticonformisme à l’origine de leur intrigante vérité. Comme l’indique le panneau textuel placé en ouverture, tout est vrai ou doit le paraître : pari réussi pour Sidney Lumet !
« Attica ! Attica ! Attica ! ». Le 22 août 1972, John Wojtowicz et Salvatore Naturale braquent un établissement bancaire dans une rue de Brooklyn. De ce simple fait divers, Sidney Lumet tire un film génial, à la mise en scène solide et immersive. Tragédie sociale dans un premier lieu, « Un Après-midi de Chien » est un peu plus que ça. Déjà, le ton employé est, malgré la tension constante, régulièrement propice à l’humour et nous entraîne rapidement à éprouver, à l’instar même des otages, une réelle sympathie pour ces pathétiques apprentis gangsters. Ceci est d’autant plus tangible lorsqu’on découvre la vraie motivation de Sonny à commette ce délit. Pour ce rôle - l’un des plus grands de sa carrière -, Al Pacino déroule un max et s’accapare à lui seul l’écran, relayant ses partenaires au second plan à commencer par un inquiétant John Cazale qui, loin de démériter, ne peut guère rivaliser.
Inspiré d’une incroyable histoire vraie, ce quasi huis-clos prend pour cadre une petite agence bancaire de Brooklyn par une journée d’été caniculaire typique de New-York. Le projet d’Al Pacino – l’acteur est génial du début à la fin – et de son complice John Cazale ? Braquer cette banque. Mais leur impréparation et leur amateurisme vont rapidement rendre l’entreprise ridicule : leur troisième partenaire les lâche au bout de deux minutes, les coffres sont vides, et surtout, la police va rapidement encercler le bâtiment, du fait de l’excès de zèle d’un flic qui va rendre dangereuse une situation a priori plutôt sous contrôle. Dépassant le burlesque pur de sa première demi-heure, Un après-midi de chien va se muer en un portrait implacable d’une Amérique rongée par ses excès, nous offrant la critique acerbe du sensationnalisme des chaînes de télé intéressées par le potentiel de divertissement de cette prise d’otage, et aidées par l’envie de tout à chacun de connaître son fameux quart d’heure de gloire. Développant un discours plus politique encore, Sidney Lumet évoque aussi au cours de séquences mythiques la situation des minorités noires et homosexuelles aux États-Unis. Puis, ce long-métrage au scénario plein de surprises bifurque sur un drame plus intime et absolument bouleversant, donnant des indices sur la motivation profonde des principaux protagonistes, qui à aucun moment ne sont jugés. Une mise en scène remarquable d’inventivité pour un film étonnant, détonnant et jamais manichéen.
Un classique de 1975 que je n'avais encore jamais vu : c'est maintenant chose faite. On entre directement dans l'action dès le début du film, qui est inspiré d'une histoire vraie. C'est très bien interprété (on s'en doutait), mais j'ai quand même trouvé que c'était un peu long, et soporifique sur la fin, peut-être à cause de l'absence de musique. Bon film tout de même, avec quelques scènes mémorables.
Un film de braquage hors du commun car il montre des braqueurs tristement communs. C'est l'histoire d'un braquage qui ne peut que mal tourner car mal préparé et exécuté par deux bras cassés (le troisième laissant tomber dès les dix premières minutes du film dans un retournement surprenant) le film ne manque pas de moment drôles tant le ridicule de certaines situations prête à rire, mais en même temps dramatique tellement les personnages très commun du film sont rapidement plongés dans une situation qui les dépasse totalement. Le film repose en grande partie sur un Al Pacino désarmant et John Cazale qui complète parfaitement le duo de braqueurs amateurs plus guidés par la peur que la détermination. Bien loin de l'héroïsme du film de gangster un après midi de chien est un film multipliant les sentiments qui le rend très vivant.