L'Amant
Note moyenne
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110 critiques spectateurs

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Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 septembre 2015
Adaptation du célèbre roman de Marguerite Duras (qui se désolidarisa du projet, le trouvant trop loin du scénario qu’elle désirait et qu’elle publiera avec L’Amant de la Chine du Nord), L’Amant est un film très beau visuellement.
Jean-Jacques Annaud exploite parfaitement les magnifiques lumières de Robert Fraisse, les beaux costumes d’Yvonne Sassinot de Nesle et les splendides décors trouvés par Hoang Thanh At. En effet, il faut saluer le travail de toute l’équipe technique car le film est une très belle reconstitution de l’Indochine des années 30.
Annaud arrive ainsi à faire revivre la façon de vivre dans cette colonie française. Ainsi, on découvre les rapports qui existaient entre les communautés à cette époque et les hypocrisies que cela entrainait spoiler: : le personnage de la jeune fille (qui est en vérité Marguerite Duras elle-même) ment à sa famille en prétendant ne pas coucher avec le Chinois et surtout se ment à elle-même en prétendant qu’elle ne le voit que pour l’argent
.
Ces relations subtiles sont splendidement incarnées par le duo principal du film : la débutante Jane March (dont c’est toujours à ce jour le rôle le plus marquant) et l’acteur hongkongais nettement plus expérimenté qu’est Tony Leung Ka-fai. Grâce à une interprétation subtile sous-entendant des sentiments que les personnages refusent d’exprimer clairement, les deux acteurs réussissent parfaitement à rendre crédible cette relation sur laquelle pèse le poids de la société et des traditions. De plus, il faut noter, pour la version française, le choix de Jeanne Moreau comme narratrice qui retranscrit parfaitement la délicatesse et l’émotion du personnage principal.
Enfin, il serait complètement injuste de ne pas évoquer la magnifique musique de Gabriel Yared. En effet, le sentiment de délicatesse et la force du film ne seraient pas aussi grands sans cette très marquante bande originale.
Après La Guerre du feu, Le Nom de la rose et L’Ours, Jean-Jacques Annaud signe encore une fois un très beau film. Dommage que l’auteure du roman (dont les films qu’elle a réalisé sont très éloignés de ce type de cinéma traditionnel) n’ait pas reconnu à sa juste valeur cette réussite.
Alexis D.
Alexis D.

122 abonnés 877 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2018
Dans cette adaptation très soignée du roman de Marguerite Duras, le réalisateur Jean-Jacques Annaud a très bien réussi à capter la sensualité et la sexualité, ainsi que la passion amoureuse, en nous livrant un drame romantique poignant empli d'une sensualité et d'un érotisme qui se fondent à merveille dans la moiteur de Saïgon. L’histoire nous plonge en plein cœur de l’Indochine des années 1920, lorsqu’une adolescente et un Chinois d’une trentaine d’années tombent éperdument amoureux l’un de l’autre. Ce film est leur histoire, une histoire d’amour passionnelle, fusionnelle, charnelle, émouvante et déchirante. Une rencontre qui ne laisse personne indifférent, surtout pour l’époque. Jean-Jacques Annaud réalise ici avec grâce ce drame passionnant, au cœur des sublimes paysages d’Indochine. C'est une fresque sensuelle et envoûtante, remarquablement interprétée par Jane March et Tony Leung Ka Fai. Ils nous transportent littéralement au gré de cette ambiance coloniale si particulière. C'est un film sublime et touchant, appuyant totalement l'ambiance du récit par des images d'une beauté absolue, une photographie et des lumières léchées et travaillées au détail, une reconstitution d'époque éblouissante où décors, costumes et prises de vues nous emportent, nous font voyager dans la chaude moiteur asiatique. Ce film n'est pas seulement le récit d'une romance ou d'un coup de foudre, car il met en scène la passion, le désir, l'éveil sentimental et sexuel d'une jeune fille de 15 ans. Le résumé de l'intrigue est simple : l'héroïne est une jeune fille française de 15 ans qui vit avec sa famille en Indochine, dans les années 1920. Elle rencontre un homme plus âgé qu'elle (il a 36 ans), Chinois, riche, séduisant. Le film nous raconte les méandres de leur histoire passionnée, entre indifférence, mépris, séduction et passion. Le casting du film est idéal pour l'histoire, entre la troublante féminité naissante de Jane March dans le rôle-titre et la séduction raffinée de Tony Leung Ka Fai dans le rôle de son amant mystérieux. Certaines scènes sont vraiment très réussies, comme la scène de la première rencontre entre les deux amants, les scènes dans la voiture de l'amant, les scènes de restaurant (plus posées et plus calmes), les passages avec la famille de l’héroïne, assez dérangeants, ou encore les scènes de sexe en général. La musique du film a été primée lors de la cérémonie des Césars puisqu'elle a reçu le César de la meilleure musique écrite pour un film en 1993 ainsi que les Victoires de la Musique du meilleur album de musique originale de cinéma également en 1993. Le film a aussi reçu l'Oscar de la meilleure photographie en 1993. Si l'histoire est bien tournée et agréable à regarder, on peut déplorer cependant des longueurs dans ce film, bien qu'il soit d'une durée raisonnable. C'est un peu dommage car les scènes d'amour sont pourtant bien filmées, mais il semble que Jean-Jacques Annaud n'a pas su conserver le rythme et le dynamisme de son histoire tout au long du film. On peut également noter que Marguerite Duras qui a écrit le roman inspirant l'action du film n'a pas du tout apprécié le parti pris de réalisation de Jean Jacques Annaud et a cessé toute collaboration avec lui sur ce projet. Jean-Jacques Annaud a cependant restitué en effet parfaitement la moiteur torride de Saïgon, la beauté des paysages, l'embouchure du Mékong, avec une atmosphère unique fidèle au roman; la voix-off de Jeanne Moreau y étant sans doute pour beaucoup. L'érotisme diffus côtoie le trivial et on passe sans peine de l'un à l'autre, Tony Leung Ka Fai est d'une beauté à couper le souffle, sans cesse dans une émotion contenue mais bien réelle, et Jane March dégage une fragilité et une maturité impressionnante. Bref, "L'amant" est un beau film qui évoque la naissance troublante du désir et de la sensualité chez une jeune fille de 15 ans, avec une musique formidable, mais des longueurs qui font que ce film n'est pas non plus excellent, mais il reste un très bon film ainsi qu'un très bon drame romantique et érotique, ainsi qu'une bonne adaptation du roman éponyme "L'amant" de Marguerite Duras, un de mes classiques de la littérature française préférés, et enfin l'un des meilleurs films dramatiques français de ces 30 dernières années
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 avril 2015
Le roman puise dans un érotisme romantique, mais malheureusement le film privilégie trop le sexe comme objet central.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 mars 2015
J'aime beaucoup Jean-Jacques Annaud, que je considère comme l'un des plus importants réalisateurs français actuellement. Hélas, je crains qu'ici la cause soit indéfendable. C'est (très) long, illustratif, chichiteux, creux et inintéressant au possible, l'aspect « sulfureux » du roman n'étant pas ressenti une seule seconde ici (les scènes de sexe : non mais quelle blague!). Je n'ai pas d'opinion tranchée sur l'œuvre de Marguerite Duras, mais en tout cas ce n'est certainement pas cet « Amant » qui va me donner un a priori positif, même si l'on se demande surtout ce que le réalisateur du « Nom de la rose » et de « L'Ours » est venu faire dans cette incroyable galère. Pour la belle histoire d'amour « torride » et impossible, on repassera... L'amantable (désolé, je n'ai pas pu résister).
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2015
D’après le récit autobiographique de l'adolescence de Marguerite Duras, Jean-Jacques Annaud retrace au début des années 90 l’histoire de l’Indochine à travers les amours interdites entre une jeune fille française et un chinois appelé à se marier avec une femme de son rang. Un récit où la passion l’emporte toujours sur la raison (qu’elle soit historique, familiale, sociale…) dans des scènes sensuelles, érotiques, évocatrices aussi d’un temps refoulé par les excès du colonialisme. Jean-Jacques Annaud mêle très bien les deux versants d’une histoire portée à l’époque par la jeune Jane March. Elle a 18 ans, mais l’argument du roman lui en donne trois de moins et pour son premier rôle, elle assume pleinement.

Avis bonus Ils sont riches d’informations, notamment les coulisses, avec des rencontres inédites (Duras-Annaud), un vrai plaisir
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Ted17eme
Ted17eme

1 abonné 107 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2022
10 ans que je n'avais pas revu ce film que j'ai trouvé merveilleux. La voix de Jeanne Moreau donne encore plus de beauté au film, et je dois dire que son anglais est plutôt bon. ; )
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 mars 2015
Voix de Jeanne Moreau : une femme, maintenant âgée, raconte sa jeunesse en Indochine. Elle évoque sa mère, ses frères et, surtout, sa rencontre, lors de la traversée du fleuve Mékong, avec un beau et riche Chinois. A l'âge de quinze ans, elle vivra avec lui une passion torride et romantique, un amour impossible dont le souvenir illuminera toute sa vie.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 avril 2014
Pour voir ce film et le savourer il faut oublier leroman, ne pas chercher à le comparer car il s'agit d'une autre interprétation de celle de Duras. En effet , le message que souhaitait peut être laisser transparaître Duras dans cette oeuvre est que grâce à sa liaison avec le Chinois ,elle a su comprendre qu'elle pourrait vivre au delà de l'Indochine loin du poids étouffant de cette famille détruite et instable . Vivre d'elle aime libre et passionné sans honte aucune. Il s'agit plus d'une émancipation que d'un histoire d'amour. Dans le film D'Anaud le message est plus romanesque on traite ici de la liaison brûlante entre une jeune adolescente blanche ,sensuelle , en quête d'elle même et un riche chinois d'une élégance et d'une beauté intimidante. Leurs ébats révèlent à nous spectateur le désir et l'immensité de la passion qui jalonne l'être sans pouvoir l'expliquer. Ainsi avec une photographie d'une beauté saisissante où la chaleur étouffante de la Chine et des corps se fait sentir le film se révèle d'une dureté écrasante et déchirante. L'amant au cinema est sous estimé, il n'est pas pris à sa juste valeur c'est à dire un premier amour ,une première passion qui nous marque malgré le temps qui passe car c'était la première fois qu'on ressentait ça. C'est un autre point de vu mais tout aussi vrai et qui peut nous parler.
Le cinéphile

791 abonnés 2 796 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 novembre 2014
L'histoire et le style on de quoi séduire! Personnellement je me suis plus ennuyé qu'autre chose devant ce classique de Jean Jacques Anneau malgré la qualité indéniable de son film! L'ambiance, la calme envoûtant, la narration simple et rassurante, la fin déchirante! Il y avait tout pour me plaire et je ne suis pourtant entonnement pas entré dedans! Franchement dommage...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 6 avril 2014
Bonjour,

nul, mal joué, plat, un navet horripilant et d'une longueur insupportable...

On s'ennuie encore plus que les acteurs, c'est dire le niveau...
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 avril 2014
Une belle histoire d'amour ( du premier ) tout en sensualité et en désir. Jean-Jaques Annaud est un excellent réalisateur et le prouve à nouveau de part la beauté de ses images mais pas seulement car il maîtrise aussi très bien son sujet. Je n'est pas lu le bouquin, apparemment il y a eu polémique avec Marguerite Duras mais je vais me le procuré avant de jugé de quoi que se soit ! Jane March ou l'un des plus jolie minois que j'est vu même si parfois ( au début ) elle en fait un peu trop mais globalement j'ai apprécié son interprétation. Tony Leung Ka-fai est aussi bon, Melvil Poupaud très jeune fait lui aussi une entrée remarqué.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2017
L’initiation érotique de Marguerite Duras quand elle débarque en Indochine à 15 ans, bercée par la voix de Jeanne Moreau. Un film sulfureux (que reniera Duras à sa sortie) bercé par la voix de Jeanne Moreau. Avec la sublime Jane March.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 novembre 2013
Une mise en scène soporifique , et pompeuse , basée sur un roman d'athmosphère pas facile à adapter. Cela devient donc un scénario fin comme du papier à cigarette . Il aurait fallut un autre souffle pour en faire un film prenant , probablement se décaler du livre , qui lui même est assez lent. Mais ce n'est pas réussi et on s'ennuie beaucoup.
Antonin T.
Antonin T.

38 abonnés 48 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 novembre 2013
L'amant est peut être le plus grand massacre que le cinema ai fait d'une œuvre littéraire.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juillet 2013
Avec "Sur la route de Madison", l'une des plus belles histoires d'amour du cinéma. Fort, émouvant, érotique, déchirant, simple avec des personnages tellement humains. La poésie de Jean-Jacques Annaud colle très bien au film. Des scènes exceptionnelles tant dans la mise en scène que dans la photographie ou l'interprétation, Jane March superbement touchante. Paysages ou décors extérieurs magnifiques. Une œuvre dont je suis sorti retourné, complètement envoûté.
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