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jerome s.
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4,0
Publiée le 29 juillet 2020
Un très beau film français même si j'ai un peu eut du mal à comprendre mais au moins c'est un film qui ne te prend pas pour un enfant attardé à qui ont ressent le besoin de toute expliquer. Sa beauté réside dans les secrets que nous cache ses personnages dans une France opprimé contrôlé par les nazies ce qui explique leurs discrétions. Tous ces personnages ont l'air de jouer un rôle qui les représentent dans leurs vies.spoiler: Entre Bernard qui se trompe de prétendante , Marion qui cache son époux, ... Je le conseillerai à ce qui sont intéressé par le drame et la romance, avec des acteurs qui jouent comme si ils étaient sur une pièce de théâtre dans un film qui parle de théâtre.
Le derniers métro. Un film de truffaut et ça se sent. Les dialogues rappellent le son des dialogues de Vivement dimanche. Pas de doute il s'agit d'un cinéma qui m'est familier. Et il se trouve que j'en apprécie le goût. Malgré tout, la direction d'acteur m'a fait douté sur la justesse de leur jeu. Et passé les vingt premières minutes tout passe tout glisse. Autant dire qu'il s'agit d'un bon film. J'ajouterai que mes passages préféré étant l'intro et l'épilogue narrait au rythme des images. Il est sûre que ces passages en on fait douté plus d'un mais il n'empêche que je les ai trouvé hautement bien construit et cinématographique. A ce titre je conseil de voir ce film d'acteur, de scénariste et bien évidemment d'auteur. Car il n'y a que ça des auteurs dans ce film. Et l'on ne s'en plaindra pas.
Il y a tout de même des moment où je n'y crois plus trop. Principalement pour les passages avec l'enfant et les acteurs étrangers qui marqué par l'accent rappel que nous sommes face à des acteurs alors que ce n'est pas leur volonté de le rappelé.
La vie pendant l'Occupation, vue d'un théâtre parisien. La directrice et actrice cache son mari juif dans la cave, et un jeune acteur prometteur débarque, la mettant dans tous ses états. Triomphe critique à sa sortie, "Le Dernier Métro" se veut presque comme un huis-clos, quasi-exclusivement centré sur la scène et l'envers du théâtre. Il laisse ainsi de côté certaines sous-intrigues (le volet sur la Résistance notamment), ce qui est un peu dommage et nuit au rythme du film. En résultent quelques longueurs, néanmoins "La Dernier Métro" propose un beau triangle amoureux, subtilement développé. En grande partie grâce à ses acteurs, surtout Catherine Deneuve en directrice belle mais froide avec les autres, et inquiète pour son mari. L'interprétation de Depardieu est quant à elle parfois trop théâtrale, mais l'acteur domine l'écran sans mal. Enfin, signalons une reconstitution détaillée de cette période trouble, entre les problèmes quotidiens (pénuries de nourriture, chauffage, vêtements...) et le pouvoir accordé au médias fascistes et antisémites. Un beau film.
François Truffaut signe "Le dernier métro" en 1980. On peut y voir une troupe de théâtre sous l'Occupation allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale. C'est un film magnifique porté par le duo Deneuve/Depardieu au sommet de leur art. Déclaration d'amour au théâtre et dénonciation de l'antisémitisme par le réalisateur, cette œuvre majeure de son répertoire peut s'appuyer également sur des second rôles de qualité comme Jean Poiret ou Maurice Risch. A voir ou revoir.
C'est un bon film. L'idée d'un théâtre parisien éclairé par l'occupation est très réussie. Les acteurs assurent grave et rendent les personnages attachants. L'histoire fonctionne et m'a surpris à plusieurs reprises. Cependant je n'ai pas compris le volet "romantique" du récit et aurait voulu en savoir plus sur certains personnages. Malgré le cadre de l'occupation, j'ai trouvé ce film agréable.
Le virage années 80 pour Truffaut ne signifie pas pour autant un virage dans le style. Le film reflète d'ailleurs assez bien son époque. Un cinéma plutôt années 70, pas assez transgressif pour faire bouger les lignes du conventionnel. Le duo Depardieu-Deneuve, disons le plus beau du cinéma français, n'explose pas assez à l'écran. C'est un film de critique fait pour les critiques, qui n'imprime pas assez la mémoire pour en faire un film référence dans sa filmographie. Je reste sur ma fidélité avec Antoine Doinel, et sa sublime conclusion sur "l'amour en fuite". Somme toute, à l'image du cinéaste, qui n'est qu'a son meilleur lorsqu'il film l'intime.
Catherine Deneuve extraordinaire, bellissime, maitrise de l'art, maitrise de la féminité totale. Elle restera la Femme Française dans toute sa splendeur. Dans l'Antiquité, Catherine Deneuve aurait été déifiée comme une déesse, c'est certain. Si elle lit ces lignes, je l'embrasse.
Depardieu jeune lui aussi joue très bien il a malheureusement mal vieilli, quel dommage.
c'est bien fait, bien joué, mais un peu théâtral. La limite est que l'émotion ne passe pas vraiment la rampe et que donc le souvenir du dernier métro s'évapore assez vite . Dans la filmographie de Truffaut, ce film est moins novateur que Jules et Jim, dans le genrespoiler: deux hommes et une femme . DVD2 - novembre 19
Un scénario habile de chassés-croisés entre le théâtre et la vraie vie. Depardieu et Deneuve sont jeunes et beaux, et bien entourés. Tant pis pour le juif de mari. DVD1 -aout 2012
Pas vraiment ma tasse de thé : un film historique très classique, sans vraie personnalité, mais de bonne facture, réalisé avec les moyens suffisants pour obtenir un résultat crédible. Ça gagne un peu en tension et en qualité d’écriture à la fin, mais le reste vaut surtout pour l’étude de moeurs sous l’occupation allemande, et bien sûr pour le couple vedette.
Truffaut arrive à retranscrire l'atmosphère de l'époque. On sent la tension de la guerre tout au long du film. Catherine Deneuve et Gérard Depardieu interprètent leurs rôles avec une justesse incroyable.
C’est pas mal. Un très bon casting. Il y’a de bons dialogues, de bons éléments dans le scénario et de bonnes interprétations. Je ne comprends pas le choix du titre, néanmoins le film lui, est simple à comprendre. Je le déconseille aux moins de 7 ans. 2/5
S’il est le film le plus acclamé du cinéma français aux Césars (il est le seul film à avoir remporté à la fois dix Césars et les cinq principaux, c’est-à dire meilleur film, meilleur scénario ou adaptation, meilleur réalisateur, meilleure acteur principal et meilleure actrice principale : seul les Césars des seconds rôles masculins et féminins lui ont échappé cette année-là) et un des plus grands succès commercial du cinéaste (plus de 3,3 millions d’entrées), Le Dernier Métro est aussi le film qui a le plus été reproché à François Truffaut par ses détracteurs. En effet, ce film est celui qui se rapproche le plus de la Qualité française que Truffaut avait tant décrié à l’époque où il était journaliste : les dialogues sont très écrits, tout est tourné en décors… Cependant, ce long-métrage est tout de même assez personnel. Truffaut a utilisé ses souvenirs d’enfants et sa connaissance de l’histoire cinématographique pour illustrer son récit. On y retrouve ainsi les musiques de l’époque (en particulier Mon Amant de Saint-Jean) et des références à l’histoire du milieu cinématographique sous l’Occupationspoiler: (le personnage de Jean-Loup Cottins qui accepte de dîner avec Daxiat, même s’il est contre le nazisme, pour sauver son théâtre peut faire penser aux attitudes ambiguës de Sacha Guitry pendant l’Occupation qui utilisa ses relations avec l’Occupant pour protéger des auteurs juifs ; le fait que ce même Cottins soit visiblement homosexuel peut évoquer Jean Cocteau qui malgré son homosexualité fut plutôt un partisan de la Collaboration ; le fait que Bernard Grangier frappe Daxiat est une référence claire à une situation analogue qui opposa Jean Marais et le critique de Je suis partout, Alain Laubreaux, qui avait insinué qu’il ne devait son statut qu’à ses rapports avec ce même Cocteau ; l’arrestation de Cottins puis sa libération fait référence aux situations identiques qui toucha de nombreuses personnalités des milieux culturels, dont les Guitry et Cocteau suscités, suite à la victoires des Alliés…) . L’amour de Truffaut pour le milieu du spectacle (le film devait être le second volet, après La Nuit américaine, d’une trilogie sur celui-ci qui restera inachevée suite à la mort du cinéaste) et les individus qui le font transparaît à chaque instant. Truffaut a vécu toute son existence en mélangeant le cinéma et la vie et symbolise cela dans la dernière scène en faisant débuter la séquence en utilisant un décor naturel avec des véritables acteurs apparaissant à travers les fenêtres pour le transformer discrètement après des gros plans par un décor de théâtre où les figurants visibles à l’extérieur sont devenus des peintures. En outre, on peut considérer que le film est une œuvre qui tenait véritablement à cœur au réalisateur puisqu’il réutilise la célèbre phrase de La Sirène du Mississipi disant dans les deux cas qu’aimer le personnage interprété par Catherine Deneuve était "une joie et une souffrance". Truffaut a ainsi mis tout son cœur dans son film et livre une histoire passionnante servie par un casting brillant (Gérard Depardieu, Catherine Deneuve, Jean Poiret, Andréa Ferréol, Paulette Dubost, Maurice Risch, Sabine Haudepin, Richard Bohringer encore inconnu dans un petit rôle…). Ainsi, même si le film peut être considéré comme étant en contradiction avec ce que prônait le critique Truffaut, Le Dernier Métro est une œuvre sublime décrivant parfaitement la vie théâtrale pendant l’Occupation qu’il est toujours aussi plaisant de revoir encore et encore.
C'est peut-être Le Dernier Métro, mais ce n'est pas le dernier des films français ; c'est même le plus oscarisé avec Cyrano de Bergerac (Jean-Paul Rappeneau, 1990), et il ne se cache pas derrière les brumes qui entourent parfois ces récompenses. On comprend clairement le choc qu'il a produit.
Ce qui frappe d'abord, c'est la colorisation du film, qu'on peut prendre pour un caprice et une exagération d'icelui, car ces tons jaunes n'étaient pas une mode et donnent une impression initiale plutôt étrange. Mais ils ont tôt fait de se fondre dans des décors parfaitement colmatés, dont on a l'impression que les bords, à l'instar du théâtre, sont tout près, et pourtant invisibles – quoique ce sentiment se vérifie quand on découvre un membre de l'équipe de tournage qui se cache vainement dans le noir du coin d'un plan trop serré.
Une fois cette petite boîte ambiancée créée, Truffaut a pu agiter quelques acteurs plus que compétents qui ont constitué une oligarchie de la performance, à qui il a donné des lignes de bonne facture hélas marquées du sceau de sa molesse. La spontanéité l'emporte, sauf chez Deneuve qui est curieusement incompatible avec cette formule, perdant sa concentration quand les dialogues s'emmêlent pourtant de fort belle façon ; elle devient une actrice de présence, plus de réplique.
Le Dernier Métro est suffisamment bon pour ne pas souffrir de la comparaison avec un aussi bon film que Le Journal d'Anne Frank (George Stevens, 1959) avec lequel il partage des apparences, dans la qualité de son immersion dans un monde plein de guerre notamment, et pour sa maîtrise d'un environnement clos. Pour faire un contraste, les deux œuvres sont des survivals d'avant les survivals, des films tirant leur matière de la survie, du temps où elle était réelle et non encore un simple objet du divertissement. Pourtant c'est bien de la joie qu'on ressent quand de belliqueux préjudices s'abattent sur les Parisiens, sourdant à l'intérieur de la boîte sans que le réalisateur y soit – apparemment – pour quoi que ce soit (et si j'ai tort sur ce dernier point, c'est qu'il allie ingéniosité et discrétion).
Avec ses airs de Fantôme de l'opéra où le fantôme est un être arborant la Croix Gammée avec qui l'on cohabite ou l'on collabore, Le Dernier Métro nous donne à revivre le Paris du début des années 1940, mais aussi son cinéma, et pas seulement parce qu'on y mentionne le Jean Gabin de La Bête humaine (Jean Renoir, 1938). Vous l'aurez compris si vous ne le saviez déjà, Le Dernier Métro est un opus multiinfluencé qui tire ses forces de ses sources théâtrales, de son casting, et des racines qu'il enfonce avec passion et justesse dans les temps passés.