Comédie réalisée par Todd Phillips, Date Limite est un film divertissant. L'histoire nous fait suivre la rencontre entre Peter, un architecte réputé, et Ethan, un acteur en quête de reconnaissance, qui vont devoir traverser les États-Unis d'est en ouest en voiture suite à un problème à bord de l'avion que les deux inconnus devaient prendre. C'est alors que débute un véritable chemin de croix pour Peter qui n'a que quelques jours pour rentrer à Los Angeles où sa femme enceinte de leur premier enfant est sur le point d'accoucher. En effet, la cohabitation forcée dans l'habitacle et en dehors ce celui-ci va s'avérer extrêmement compliqué car son chauffeur, aussi maladroit qu'intellectuellement dérangé, va multiplier les bourdes. Ce scénario s'avère plaisant à visionner pendant toute sa durée d'un tout petit peu plus d'une heure et demie. On assiste pendant tout ce temps à une intrigue sous forme de road-movie multipliant les péripéties plus invraisemblables les unes que les autres, le tout sur un rythme soutenu ce qui fait que l'on ne s'ennui jamais. Les situations sont bien trouvées et donnent lieu à des scènes improbables dans le dessein de faire rire. Et même si l'humour ne vole pas haut, il fonctionne en décrochant quelques rires et de nombreux sourires. L'ensemble est porté par un duo fonctionnant bien, interprété par un Robert Downey Junior en homme sérieux et un Zach Galifianakis qui a un pète au casque. Le rôle de ce dernier est clairement un copié-collé de celui qu'il campe dans la précédente réalisation du metteur en scène, à savoir Very Bad Trip. Ils sont entourés par tout un tas d'autres protagonistes croisés en chemin, joués entre autre par Michelle Managhan, Jamie Foxx, Juliette Lewis, RZA, Danny Mc Bride ou encore Matt Walsh, sans oublier Sunny, le bouledogue français, fidèle compagnon de voyage d'Ethan. Tous ces individus entretiennent des rapports compliqués évoluant au fil du temps, procurant de l'amusement. Mais le binôme est également capable d'être par moment plus tendre et touchant, notamment lorsqu'ils parlent de leurs paternels respectifs. Ces échanges sont soutenus par des dialogues rigolos. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère conventionnelle. Sa mise en scène fait le travail et est dynamique, mais on ne ressent aucune patte personnelle. Les environnements traversés permettent eux de changer tout le temps de lieu, même si la majorité de l'action se déroule évidemment sur la route. Ce visuel sans plus-value est accompagné par une . aux titres festifs collants bien avec l'ambiance légère. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Date Limite qui, en conclusion, est un long-métrage méritant le coup d'œil afin passer un bon moment.