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Un visiteur
1,0
Publiée le 24 mars 2014
Le dernier tango à Paris fait partie de ces films portant l'étiquette "chef d’œuvre absolu du 7ème art". On se demande bien pourquoi, c'est un vrai mystère. Étant relativement cinéphile, et avec plein d'attentes, je me "devais" de le voir. Grosse déception, quel ennui! Malgré la tension sexo-sensuelle entre les deux personnages et leur relation soi-disante passionnée, c'est très mou et pas très passionnant. Limite, on se fiche de ce qui leur arrive. Bon ok la passion, l'amour-haine ça rend fou, versatile, méchant, cruel mais ici il n'y a aucune cohérence ou crédibilité dans les émotions ou réactions de Paul et Jeanne. Heureusement il y a le jeu et le charisme de Brando pour sauver le film du naufrage, lui donner du peps, bien qu'il soit parfois sur la corde raide, à la limite du cabotinage. Maria Schneider a un côté très agaçant et que dire de Jean-Pierre Léaud. Son rôle de cinéaste français est tellement cliché, ridicule.
l'un des plus beaux films d'amour jamais tourné. et brando, bon sang, lui qui était si perfectioniste et si énervé par certains metteurs en scène imbéciles - ce qui n'est bien sur pas le cas ici - pouvait être fier de sa magistrale prestation.
Le dernier tango à Paris? Des années que j'en entend parler. Il y avait meme une question dans le trivial poursuite au sujet de l'article de cuisine utilisé dans le film, c'est à dire le beurre. Résultat: énorme déception. Un film grotesque, obscene, mal cousu qui s'inscrit dans la liste de ces films des années 70 qui voulaient tuer le Père à n'importe quel prix. Le probleme est qu'à jouer systematiquement le "tout est nul, tout est foutu, tout pue", on ne va nulle part et ceci est peut etre un peu genant pour un film qui se prétend cerebral et maitre de son sujet. La perversité rappelle par moment le completement dérangé "Salo ou les 120 Journées de Sodome" de Pasolini tourné 3 ans après et qui va encore plus loin dans la saleté. Dommage que 2 des chantres de la révolution sexuelle Italienne, Pasolini et Bertolucci, soient incapables de nous montrer la moindre once de sensualité dans le sexe, et preferent au lieu de ça nous balancer viols et schatophylie enrobés de phrases qui n'ont souvent aucun sens. (dommage car quelques échanges dans le film commencaient à être amusants comme la discussion entre l'amant et le marri ou encore le moment où Brando joue de l'harmonica). Peut etre qu'on y aurait gagner quelque chose (ah pauvre Europe empêtrie dans sa lourdeur intime). Mais qu'est ce qui donne un semblant de force au film? Une seule chose: Marlon Brando. Son visage mélancolique, ironique, trainard, tient tout le film et ressemble à une espece de grand "bad end" pour l'un des plus grands acteurs du cinéma.
LE film qui m'a le plus marquée...j'avais 17 ans en '73, le film faisait scandale ...Il m'a transformée par sa beauté... ses images , la musique, les corps, le souffle, le désespoir et l'amour physique, tout cru, tout brut, avec le sublime et le sordide... avec le rêve innocent écrasé, sali, détruit par le désespoir porté par la mort. Je l'ai revu 100 fois, ça reste le film le plus magnifique qu'il m'a été donné de voir
Inutile de revenir sur le scandale déclenché par ce film très subversif et sur le génie de Marlon Brando , indiscutable; il est très dans son époque, regorge de constructions d images splendide avec ses jeux sur les reflets les transparences , les surcadrages…tout ça est somptueux. Mais cette petite histoire banale est finalement sans grand intérêt, ses dialogues et scènes crues n ‘apportent pas grand chose ; on reste à l’extérieur, on s’ennuie …pas assez d’émotions quel dommage
Je ne sais absolument pas comment Bertolucci s'y est pris pour convaincre, les acteurs, et surtout Brando de se livrer de la manière dont il le fait dans le film (monologue sur l'enfance de Paul qui s'avère être celle de l'acteur) ; Il a de ce fait réussit à créer une atmosphère totalement intimiste. La performance de Marlon y est inoubliable, il campe un homme abattu par le suicide inexpliqué de sa femme. Maria Schneider, quand à elle, est sidérante dans le personnage lucide de Jeanne. On remarque que les propos troublants de Paul se révèlent plus impudique que les nudités et c'est en effet ce qui est le plus frappant ( avec bien sûr la mythique scène du "beurre "). En découvrant l'appartement, on entre dans une nouvelle sphère, on a alors la même sensation que Jeanne lorsqu'elle retrouve son petit ami Tom, tout en ayant conscience que tout ne sera plus jamais pareil, car en tant que cinéphile je ne pense vraiment pas pouvoir retrouver un jour une sensation comme celle-là avec un autre film que le Dernier Tango. Le décor de cet appartement de Passy, dans le 16e arrondissement est magnifique, d'une façon morbide, mais cela n'enlève rien de sa magnificence. Cette couleur, ce orange dit " Tango " absorbant et omniprésent représente l'homme à la fin de sa vie. L'ambiguïté des personnages, leur relation, ce parfait mélange entre sexe et violence, ce sentiment de désespoir, ... Le réalisateur peut se féliciter d'avoir atteint la perfection ! J'ai du mal à trouver les mots exactes face à ce film qui est pour moi : indescriptible, inoubliable( encore et toujours), marquant, émouvant, captivant, ..... UN CHEF D'OeUVRE ! et je m'en veut énormément de ne pas (encore) l'avoir vu en salle , faut dire que j'ai une raison plus que valable puisqu' il est sorti en 1972 et je suis né en 88. Qu'est ce que je peux en vouloir à mes parents de ne pas s'être sauté dessus avant ! Que puis je dire de plus sinon que ma vision du cinéma s'est totalement métamorphosée.
Revu il y a peu de temps une nuit sur la 2, ce film excerce sur moi une espèce de fascination. Le naturel de Maria Schneider, le personnage tourmenté de Marlon Brando (Paul), le côté un peu kitsch et ampoulé très 70 caractérisé surtout par les scènes dans l'hôtel, le personnage du fiancé interprêté par JP Léaud, l'érotisme cru des dialogues très 70 également, plus la musique.......... tout pour moi est parfait !!!.........
En tout cas le meilleur rôle de Marlon. Une performance d'acteur qui doit toucher chaque être humain, avec ses forces et ses faiblesses. J'en pleure encore.
Je revois pour la deuxième fois ce film mythique. Je ne vais pas répéter l'émotion que tout le monde ressent , croissante au fil du temps. Un point retient seulement mon attention. La fameuse scène mythique est admirée dans son aspect cinématographique et réaliste, elle ne semble choquer personne... par son déroulement, de l'aveu même de l'excellente actrice dans une émission télévisée: elle a eu lieu sans son accord, prise par surprise, cela ne s'appelle-t-il pas un viol?
Ce film n'a d'érotique que le nom. Il ne parle pas d'amour, même au sens surréaliste du terme, et encore moins de désir. La réalisation et les acteurs sont exemplaires, mais l'histoire elle-même est un navet. La fin du film en est l'ultime preuve. Ce dernier tango n'avait rien pour me plaire.
Parce qu'il s'agit de l’œuvre la plus aboutit et controversé du maître Bertolucci, parce qu'il y a le charisme de Brando allié à la grâce de Maria Schneider. Parce que l'amour ne peut se mêler à la passion, parce qu'il y a tout au long du film une photographie sublime et une atmosphère érotico-violente qui nous retient. Absolument magistral, Vertigineux, Magnifique!!!!