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Un visiteur
1,5
Publiée le 3 juin 2013
Bertrand Blier est sans doute un grand réalisateur, qui s'est entouré de grands acteurs. Je n'ai rien retenu de ce film, sauf du vulgaire, peut être choquant pour les bourgeois de l'époque... mais sans intérêt.
Chef d'œuvre d'une époque révolue où les metteurs en scène les acteurs prenaient des risques !!!Bien évidemment dans un monde "moderne "standardisé pour les "plateformes "formatés par le politiquement correct ,ce film est un ovni.Les dialogues de Blier un trio d'acteurs au sommet et la musique magnifique de Gainsbourg rien de tout cela n'est possible aujourd'hui. Un film pareil aujourd'hui est impensable juste en imaginant la tronche du monde du cinéma réuni aux Césars....Putain de film extraordinaire.
Bertrand Blier, fidèle à lui-même comme s'il n'avait pas la moindre pensée pour ce style ayant voulu sa notoriété. Blier, et toujours son mot ou son geste qui choque. Depardieu, Michel Blanc et Miou-Miou absolument parfaits dans leurs rôles androgynes semblant se faire l'aveu de tabous jamais démystifiés. Une histoire qu'on a dotée de textes fameux, qui seraient riches en répliques cultes si lesdites seyaient à dîner. Une histoire, par contre, qui soulève des questions un peu frustes ; d'habitude, derrière le champ lexical ithyphallique du réalisateur se cachent des interrogations sociales, mais on est bloqué à se questionner sur la sexualité de ses personnages. Et c'est à peu près tout. La morale est une digne revendication égalitaire – qui parle et agit –, mais il nous manque le comique et la satisfaction d'une conclusion dépassant au moins métaphoriquement la stature d'un Depardieu grassouillant.
C'est mal joué. Les dialogues sont débiles. C'est drôle à ses dépens. On fait face à une caricature de bonne and Clyde français ou les personnages dont semblant d être complexes alors qu'il ne s'agit que de coquilles vides et caricaturales. Niveau forçage de drague qui finit par marcher et harcèlement sexuel banalisé on est au top level. Le film se veut comme une ode à la liberté sexuelle mais n'en décrit que le côté sale et insensé sans en comprendre les motifs. Il joue des codes homos pour faire rire ou dénoncer... La femme est littéralement le cliché de la femme délaissée insupportable qu'on violente pour le comique... Visuellement il est très banal. Bref c'est un non pour moi
L'idée de départ est bonne et bien exploité. Le trio est vraiment grisant, les dialogues sont bien recherchés. L'histoire évolue a un rythme soutenu, et chaque pan a son intérêt, on ne s'ennuie jamais.
Drôle de film que ce Tenue de soirée. Avec Blier, on est toujours un peu (beaucoup ?) dans la provocation, mais là on tombe assez rapidemment (après la bagarre dans la soirée) dans la caricature. Le film était il novateur en 1986 lors de sa sortie ? Je ne pourrais y répondre, ne l'ayant découvert que cette année. J'ai largement préferré Les valseuses.
Completement barré ce film et un peu spécial comme tout les films de Blier. Moi j'aime pas trop mais je pense que ce film peut plaire car il est porté par de très bon interprètes. A voir mais je vous previens, il faut aimé, assez spécial.
"Tenue de soirée" est la comédie la plus insolente de Bertrand Blier, un film où la provocation devient un moteur de récit autant qu’un outil de satire sociale. L’histoire démarre comme une farce. Antoine, petit loser timide et malheureux en couple, vit avec Monique dans une banlieue triste. Leur quotidien bascule lorsqu’ils croisent Bob, un cambrioleur charismatique qui les dépouille… avant de décider de s’installer dans leur vie. spoiler: Très vite, un étrange ménage à trois se met en place, oscillant entre manipulation, désir et dépendance affective. Les rapports de force changent sans cesse, les identités vacillent, et Blier s’amuse à dynamiter les conventions du couple et de la masculinité. Le trio d’acteurs est absolument génial. Gérard Depardieu incarne Bob avec une puissance animale et une insolence jubilatoire. Miou-Miou apporte une sensualité et une fragilité qui donnent de l’épaisseur à son personnage. Mais c’est sans doute Michel Blanc qui impressionne le plus. Son Antoine, pathétique, vulnérable, parfois bouleversant, traverse le film comme un homme qui découvre tardivement ce qu’il est vraiment. Blanc parvient à mêler ridicule et tragique avec une justesse remarquable. "Tenue de soirée" est un film provocateur, rempli d’excès, de dialogues crus et d’une liberté de ton qui peut encore surprendre aujourd’hui. Le réalisateur joue avec les tabous, bouscule les normes sexuelles et sociales, et filme ses personnages avec une insolence presque anarchique.
Une peinture insolente de la société des années 80, à travers un improbable ménage à trois qui chamboule les tabous de l’identité sexuelle, servie par des dialogues savoureux et un trio d’acteurs magiques, Depardieu en tête !
Vu et revu, c'est un des meilleurs films français, et il fonctionne encore aujourd'hui. Du Blier, donc forcément, et par définition, on aime ou pas ! En ce qui me concerne, j'adhère complètement au jeu théâtral des acteurs (en tête d'affiche Gérard Depardieu, Michel Blanc et Miou-Miou, impeccables) et aux répliques à la limite de l'insolence et du vulgaire, qui font tout le charme de cette atmosphère à la fois décalée et très... réaliste.
Le Fameux P..... de Film est sans conteste, virtuose, transgressif, il caracole dans son vertige de rendre l'ordinaire sublime, d'en tirer une essence nouvelle, un geste à la Bertrand Blier !
Tenue de Soirée, n'est que le troisième longs-métrages que je découvre de ce fantastique réalisateur, j'en ai un peu honte je l'avoue, mais j'accorde néanmoins qu'en si peu de temps j'assimile toute la démangeaison de poil à gratter qu'il distille ici et là pour parachever le tragique et l'assimiler à un comique fantasque, lunaire et visionnaire. Cette ultime conversation de bistrot, passé son image première, m'a je l'avoue ( encore ! ) vraiment secouer ! Les paroles de Monique, notamment ...
Avant d'en finir, prenons les choses dans l'ordre, non pas qu'il en soi forcément indiqué, le contraire en serrait d'ailleurs peut-être tout aussi intéressant, faisons preuve d'un peu de formalisme, tout le film n'en dépeint qu'une défiance, alors ne froissons personne et équilibrons la balance. Le film commence par une scène inaugurale ou le bal lâche de suite ses mots, déploie son sens de l'image, cette mouvance qui se croise et dénivelle une hauteur dans l'exquise mise en relief d'une rencontre impromptu, improbable, des passages inoubliables ! La suite, une aventure encore plus folle, des casses qui ont une case, un gueuleton lugubre, des nuits et des jours qui chassent toutes routines, une course qui succède à une autre avant que l'histoire ne chavire encore ... Comme c'est bon !
La crise d'Antoine à Bob, dans la cuisine ( mon moment préféré du film ! ) est jubilatoire par l'intention, le regard, mais aussi par le jeu de ses protagonistes dont je n'ai jusqu'ici, pas encore su remarqué l'importance de leurs implications. Miou-Miou, Gérard Depardieu, Michel Blanc et la valse de seconds rôles, s'inscrivent dans le monde farfelu de Blier. Ils en sont le cœur. De ces portraits, pas toujours reluisants, ressurgissent toutes la tendresses de son metteur en scène, magnifiés par des interprètes aux petits oignons ! La tambouille vire à la quintessence.
Cette histoire d'amour, un peu paradoxale, est servit par la musique d'un Gainsbourg qui semble s'être bien éclaté ... Une contagion franchement bienvenue.
" - J'essaye de vivre avant de crever ! " Retenons cela !