Le film m'a un peu déçu si l'humour est présent il est pourtant moins délirant que ce à quoi je m'attendais. Mais l'histoire dégage une joie de vivre et une insouciance qui rend A Hard day's night très agréable à voir mais aussi et surtout à entendre car les indémodables Beatles sont toujours aussi bon à écouter. J'ai bien aimé la scène où Ringo Starr part en vadrouille et le grand-père de Paulie est très amusant.
C'est dynamique (on ne s'ennuie pas), c'est rythmé (au son des tubes des Beatles), c'est classe (ces quatre garçons étaient tellement les rois du cool), c'est gentillet (pas de trop grosses blagues, juste des petits gags bon enfant). Paul, John, Ringo et George au coeur de la beatlemania et du Swinging London de l'époque ; pas une oeuvre incontournable mais ça vaut bien un petit coup d'œil surtout pour les curieux et les fans du groupe !
Le fan service n'est assurément pas une invention moderne! Porté par des chansons inédites dont le fameux titre éponyme ce simulacre de scénario repose sur la complicité, l'aisance, la malice du quatuor - dont les talents d'acteurs restent à prouver... Pour ce niveau d'originalité, d'agrément et de cohérence narrative, pourquoi ne pas avoir opté pour le documentaire? Il aurait été pertinent d'évoquer frontalement le harcèlement, la pression, la starification des Beatles tout en les suivant dans leur quotidien. Au vu des personnalités en scène, l'humour n'aurait pas été absent, d'autant qu'il est ici assez lourd, notamment avec le personnage du grand-père, tandis que les insolences du groupe demeurent bien sages ou puériles. Quant à la réalisation, elle emprunte justement aux effets du genre, captant l'esprit du temps avec une portée testimoniale sympathique. A réserver aux fans de ces Quatre garçons dans le vent, non aux simples cinéphiles...
L'humour est bas de gamme, souvent ringard. C'est certainement dû à l'époque et aux nombreuses questions idiotes que posaient les fans aux Beatles. Les Beatles formaient un excellent groupe de musique. Mais pour le jeu d'acteurs, il faut repasser le casting ! Le film n'a qu'un but commercial et rend les 4 jeunes hommes sympathiques tout en présentant quelques uns de leurs nombreux tubes. Il n'est bon que pour les grands fans de Beatles qui voient leurs héros dans leur vie de tous les jours entre deux concerts. Ce n'est pas terrible, autrement. Une succession de clips avec une fausse histoire et de mauvais personnages secondaires.
Quel groupe de rock n’a pas rêvé en ces années 60 de ressembler à ces quatre icônes aux systèmes pileux identiques.
L’époque est joyeuse et désinvolte, les trente glorieuses ont encore le vent en poupe, les Beatles et leurs agréables mélopées de début de carrière en sont la preuve, on se sent bien dans ce temps de plein emploi ou la musique est gentillette.
Les coiffures ne sont plus « bananées » mais tombent légèrement devant les oreilles, pas de quoi en faire un drame et pourtant les bons pensants trépignent devant cette légère dérive capillaire.
Ce film concept est l’apologie du mouvement novateur qu’il soit physique ou moral, le groupe par moment semble faire son jogging dans ces courses poursuites plus ou moins réglementés par un scénario volontairement inconsistant, les propos ne sont plus structurés chacun délire dans des questions réponses qui n’ont qu’un seul but, désappointer par le rire.
Le Monty Python est embusqué derrière ces répliques plus ou moins acerbes, le verbe se déconnecte de toutes procédures contraignantes, c’est la liberté du ton à deux doigts de l’ironie et de l’irrespect dans cette époque ou marcher dans des règles de comportements poussiéreuses est une obligation
Les titres s’enchaînent, les notes de « A hard day's night" virevolte joyeusement, Ringo batteur à tempo unique semble mal à l’aise sur sa chaise.
En observant bien le visage de John Lennon on s’aperçoit que la dépression est aux portes. Tout en jouant la démesure par la liberté de s’ébrouer et de s’exprimer dans une nature élargie le groupe semble à la torture. La pression est trop forte, par moments on pense à « Vie Privée » de Louis Malle, par contre ici le sourire reste de mise jusqu’au bout. Interdiction de s’effondrer.
Les prémisses sont annonciatrices d’une conclusion néfaste liée au groupe et au système de dépendance qui en dépend. La manipulation de cette véritable bombe que représente ce succès devient soudain ingérable pour ces quatre garçons visiblement dépassé devenant uniquement des machines à jouer.
Tout ceci ressemble à une pantomime libératrice tentant de s'extraire d'un réalisme anglo saxon aussi raide que durable.
L'idée de ce film, quoique simple, est une trouvaille : faire jouer aux Beatles leurs propres rôles, un peu caricaturés. Les musiciens étaient sufisamment je-m’en-foutistes dans la réalité pour jouer aux acteurs proprement. Car ils s'amusent. Ils donnent – très logiquement – toute sa personnalité à la compilation signée Richard Lester de moments typiques vécus par les quatre légendes. En parlant de légende, celle du groupe est assez secouée par les conflits simplistes mais éclairants qui sont mis en scène pour donner un peu de vie aux personnages.
Peut-être doit-on reprocher au script d'être découpé comme le découperait un monteur ; avec le cynisme de la technique, et l'absence de poésie qui tient aux non-considérations pour le « liant » nécessaire entre les scènes. On veut bien croire que c'est une journée typique des Beatles, mais on dirait plutôt une journée stéréotypique que les multiples couches d'humour anglais hilarants faillissent à modeler correctement. De toute façon, l'humour est souvent réduit à des intermèdes, même quand il est transmis par le brazilien Wilfrid Brambell.
Au final, c'est une comédie plaisante et une création qui ne décevra pas les fans, qu'ils soient des inconditionnels ou des sympathisants, mais il ne faudra pas y chercher la valeur documentaire ou musicale ; des douze chansons qu'on y trouve, trois sont prégnantes, et basta. Mention spéciale pour le jeu d'acteurs toutefois.
Amusant & sympathique, ce petit docu fiction!! Quelques scènes très savoureuses et très drôles! A ne pas manquer pour les fans de Beatles!! (pour les autres, l'aspect 'cinématographique' du film n'a rien d'exceptionnel et le film risque peut être ennuyeux...)
Ce film est une bonne surprise, on a pas de vrai intrigue mais on suit les beatles et on s'amuse beaucoup notamment avec des moments de franche rigolade, un film trés agréable. A voir.
Ce film est culte car ce groupe est culte. On ne s'amuse malheureusement que si on est fan du groupe. Ce n'est pas mon cas, je n'ai jamais été fan des Beatles, leurs chansons guillerettes (surtout leurs premières) me laissent froid. Le film n'a rien d'innovant cinématographiquement parlant. Totalement décousu et sacrément bordélique, il consiste à filmer ces quatres garçons faire les cons et jouer de leurs instruments. Les gags sont quelques fois sympas mais ne sont jamais réellement marrants.Je vois ce film comme une idée purement commerciale qui n'existait que dans le but de surfer sur le succès des Beatles, que dans l'intérêt de filmer ce succès. Un film pour les amateurs de ce groupe, pas un film de cinéma.
Plus un document d'époque qu'une véritable fiction, "A Hard Day's Night" est un film qui retranscrit très bien l'atmosphère dans laquelle était plongée les Beatles en pleine Beatlemania. Si le scénario est finalement très anecdotique et l'humour parfois daté ou difficile à comprendre, cela reste un film attachant, intéressant techniquement et dotée d'une bande originale évidemment splendide !
Premier film des p'tits gars de Liverpool (en même temps y en a pas des masses), un croisement entre le docu-fiction et la comédie burlesque, joyeusement bordélique, accusant de nombreuses longueurs (soyons francs, y a pas la queue d'un scénar dans tout ça) mais indispensable à tous fans du groupe.
à ne voir qu'en VO, car c'est vraiment incongru d'entendre les Beatles parler français. Un humour difficile à comprendre pour un français de l'an 2000, c'était une autre époque, insouciante, et un phrasé typiquement liverpudlien, même les londoniens avaient du mal. Mais au final, la musique réconcilie tout le monde
Ce film est avant tout un documentaire sur la "Beatle mania". C'est une chance inespérée de pouvoir revivre cette époque à travers ce film, tourné au moment de leur apogée en 1964. Influencé à la fois par la Nouvelle Vague française (indrigue réduite au minimum) et par le cinéma anglais (humour en particulier), Lester ne donne pas aux quatre garçons dans le vent d'autre rôle que le leur, autour d'un pseudo suspens sur le retard que risque de prendre un show télévisé. Mais si cela fonctionne aussi bien, grâce soit aussi rendu à l'acteur irlandais Willfried Brambell (dans le rôle du grand père excentrique de l'un des Beatles) qui apporte une dose de nonsense bienvenu.
"A hard day's night" ( 1964 ) de Richard Lester n'est pas tout à fait un film au sens narratif où on l'entend. Il s'agit plus d'un vagabondage sur fond de The Beatles que d'une véritable histoire. Même si le tout est agrémenté d'un humour very so british, nous, public français, avons parfois du mal à suivre. Tout au long du film, les membres du groupe pop anglais s'amusent, vaquent à leurs envies. La caméra de Lester, souvent cachée dans un coin, comme un regard voyeur, volent des instants aux Beatles. Heureusement, la fin : enchaînement majestueux de chansons des Beatles nous dévoilent toute la verité du groupe : il s'agit de quatre amis qui s'amusent à chanter devant des fans en furie ( et "furie" n'est qu'un doux euphémisme ). Bref, "A hard day's night" ( 1964 ) de Richard Lester est surement culte pour les fans des Beatles mais le rapport avec le cinéma arrive vite à son terme devant ce film documentaro-fictionalisé. Merveilleux pour l'utilisation pertinente des chansons mais surement pas un chef d'oeuvre.