Des moments touchants et drôles, mais un ensemble un peu décousu. Il manque un liant entre l'exploitation des thèmes d'actualité et la romance des deux héros. On a souvent l'impression d'être face à un "film prétexte", qui n'arrive ni à être une bonne comédie sentimentale ni un bon film politique.
Films ô combien casse-gueule, le nom des gens réussi tout ce qu'il entreprend. Et pourtant, les pièges étaient nombreux : la représentation du traumatisme d'un génocide, la représentation des communautés (sociales, étrangères, générationnelles...) risque de cabotinage des acteurs dans des rôles pas évidents, ton moralisateur, et j'en passe. Et pourtant, Michel Leclerc évite tous ces écueils et réalise la meilleures comédie française depuis longtemps. Et ça ne se contente pas d'être drôle, intelligent et frais, c'est en plus très cinématographique. En effet, Leclerc utilise avec délice le mélange des chronologies, les différents grains pour mélanger les époques. Un vrai délice je vous dit.
Les tribulations du couple improbable formé par une jeune délurée qui pratique la conversion politique par son corps et d'un scientifique obsédé par le principe de précaution. Le feu et l'eau finissent par trouver un équilibre comme c'est souvent le cas quand deux êtres sont complémentaires.
La bonne surprise de cette période de fin d'année, peut-être même de l'année ce film a tout pour devenir culte. Drôle, optimiste, pertinent dans son impertinence, pourfendeur de quelques fausses réalités imposées par la propagande actuelle, politiquement incorrecte.... totalement à l'opposé de la sinistrose imposée et des pseudo-moralisations de notre époque.
Savoureux, drôle et culotté, Le Nom des Gens est avant tout un film profondément humain et plus raffiné qu’il n’y parait. Moi qui était loin d'être fan de Sara Forestier, pour le coup je l’ai trouvée éblouissante et le couple qu’elle forme à l’écran avec Jacques Gamblin est l’un des plus jolis duos amoureux du cinéma français qu’il m’ait été donné de voir ces dernières années. Bien que le film n’échappe pas à un certain caractère démagogique de part son fort parti-pris politique, ce film est à ma grande surprise l’un de mes rares véritables coups de cœur de cette année 2010.
Très touchant, et très émouvant, admirablement bien joué, c’est un excellent film sur notre époque et ses contradictions, sur le racisme, traité de façon humoristique, à ne pas manquer
c'est un super film avec beaucoup d'humour mais qui traite aussi des sujets sérieux et graves de notre société. Je pense qu'on peut le considerer comme 'un film culte', qui en plus offre un très bon divertissement (attention les plus jeunes ne comprendrais pas tout).
Il est toujours amusant de confronter deux personnages assez dissemblables : la jeune fille spontanée-directe, exubérante, ayant des origines en partie maghrébines et l'homme sensiblement plus âgé, de tempérament sobre/réservé, aux origines franco-européennes...Et il est par ailleurs intéressant de faire allusion à des événements politiques et débats sociétaux de ce début de 21ème en France. Le plus regrettable est que certaines scènes soient surjouées, avec des dialogues manquant parfois de subtilité/finesse...On peine finalement à bien cerner les parents respectifs. Globalement, ce film relève néanmoins le niveau de la comédie française des années 2000 !
La comédie la plus réjouissante que j'ai vue depuis longtemps ; hors Judd Apatow, mais on n'est pas dans le même registre. Les sujets sont graves mais traités avec légèreté. C'est drôle et jouissif. Le parti-pris de naïveté des personnages est assumé. Dommage que la forme ne soit pas à la hauteur du scénario.
On sort enthousiaste de ce film tant il est débordant de vie et nous emporte avec son regard humaniste sur notre diversité française au moment où les nuages s'accumulent pour la remettre en cause. L'idée de base est simple : d'où vient notre nom, que signifie-t-il ? Il est vrai que chacun porte durablement son nom comme un programme politique...Pour tordre le coup au déterminisme du nom de famille, Michel Leclerc ( comme l'épicier,) invente une belle histoire sympathique. Tolérance, respect des autres, tendresse sont évidemment des moteurs stimulants qui font pardonner à ce film (apparemment autobiographique) son côté gentiment brouillon, souvent improbable... Peu importe les mouvements de caméra aussi approximatifs que la direction d'acteurs, car le film est tenu par la spontanéité des dialogues, la vitalité de Sara Forestier et la tendresse du regard sur les histoires personnelles où chacun pourra plaquer les bribes de son propre récit. Certes, dans cinq ans, ce film risque de ne pas tenir la distance, mais il apportera un regard frais et optimiste sur les tensions de notre époque.
Une histoire complètement décalée avec et surtout grâce à un personnage féminin complètement barrée. Sa logique de persuasion est vraiment déstabilisatrice. La narration est quant à elle innovante et sympathique à suivre. A la fin, on se demande quand même si ce film sert à quelque chose.
Même si je ne partage pas l'enthousiasme de certains vis-à-vis de ce film réalisé sans génie (bien que l'ami Michel Leclerc s'offre quelques partis pris audacieux de ce point de vue) et assez linéaire, il faut lui reconnaître de vraies qualités. D'abord celui d'avoir quelque chose à dire, et de le dire plutôt bien. Mais surtout de nous offrir de vrais personnages de cinéma : dynamiques, vivants, drôles... Ces héros interprétés avec talent par Sara Forestier et Jacques Gamblin s'avèrent une vraie réussite, et sont à mon sens pour beaucoup dans le succès du film. Mais soyons honnêtes : c'est aussi parce que l'oeuvre n'a pas peur d'annoncer la couleur qu'on l'apprécie (du moins en ce qui me concerne) : qu'il est en effet plaisant de voir ce « Nom des gens » donner ouvertement ses opinions politiques, tout en montrant par ailleurs les excès et les contraintes que peut amener un engagement politique « trop » important dans sa vie quotidienne. Si bien que l'on oublie du coup assez facilement les limites techniques du film pour apprécier son scénario malin comme tout et son propos plus qu'honorable. A défaut d'être un grand film donc, le nouveau long-métrage de Michel Leclerc s'avère un bon moment à passer, frais et même assez touchant : à découvrir.
Même si le titre et le pitch de ce film me laissaient à penser qu'il s'agissait encore d'une énième jérémiade mondaine sans art ni talent, ce "Nom des gens" s'est finalement révélé une très bonne bouffée de fraîcheur. Ah ça ! Merci Michel Leclerc de se risquer ENFIN à prendre le taureau par les cornes et de s'oser à raconter une histoire personnelle et engagée, au risque de ne pas plaire à tous. Oui c'est ouvertement gaucho ; oui on frôle souvent la caricature démonstrative ; et alors ?! Un film qui s'assume, moi j'adore. Michel Leclerc ne nous prend pas de haut, avec la froideur bourgeoise propre au septième art français, au contraire ! Il est très soucieux de nous séduire, de ne jamais nous laisser sur un temps mort ou sur une idée facile. Ainsi a-t-il saupoudré son film de vie, de personnages pétillants comme jamais et de péripéties à raconter... Il va même juste qu'à se permettre de nombreuses audaces narratives ! Bref, c'est parce qu'il a bossé son propos comme un pro que ce film coule tout seul, qu'il a la force des œuvre entières et spontanées des projets à la fois portés à bout de bras par leur réalisateur et à la fois appuyés avec entrain par leur interprètes. Audacieux et authentique, ce "Nom des gens" est de loin la plus belle surprise issue de notre beau pays cette année, et il nous prouve ce que nous perdons tous à ne pas voir notre cinéma hexagonal prendre l'ampleur qu'il devrait avoir.
Vu en avant première après avoir été aguiché par une bande annonce plutôt drôle. Alors le film vaut surtout une chose : le corps magnifique de Sarah Forestier, si vous êtes un homme, le film doit être vu pour ça. ça donne presque envie d'être de droite. Mais le film est drôle, même s'il véhicule une image un peu naïve voir bêbête de la gauche, un peu utopiste au travers du personnage de Forestier. Le film s'il parle tout le temps politique l'explore que très peu en profondeur on a quelques réflexion peu poussée mais néanmoins intéressante sur le nom que portent les gens, l'identité, et surtout chose rare dans une comédie, la phase "émotion" est pas trop mal réussie. Oui le film est parfois maladroit, mais il y a toujours un gag bien pensé qui va rattraper le tout. à noter que la bande annonce spoile pas mal le film.