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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 novembre 2011
Jacques Gamblin, soit Arthur Martin, comme les cuisines. Vétérinaire spécialiste dans la nécrologie des oiseaux, jospiniste convaincu, a organisé sa vie en fonction du risque zéro. L’homme colle parfaitement au stéréotype de l’homme coincé, sérieux, banal. Issu d’une famille où les tabous se posent sur tout, il est devenu expert dans l’art de ne parler de rien avec ses parents.
Sarah Forestier, récompensée dans ce film par le césar de la meilleure actrice, joue Bahia Benmahmoud. Elle a le choix entre deux propositions d’avenir : pédophile ou pute, elle choisit la seconde. Mais dans une visée politique, elle calque sur sa vie le slogan « faisons l’amour, pas la guerre », c’est ainsi qu’elle couche avec des fachos (avec sa propre définition du fascisme) afin de les convertier à sa cause : être à gauche.
Et comme dans la plus part des films : leurs vies basculent le jour où ils se rencontrent. Pas du tout calés sur la même longueur d’ondes, ils finissent par s’accommoder l’un de l’autre, avec des scènes désopilantes, plus que charmantes. Scène culte : Sarah Forestier qui se promène entièrement nue dans Paris, le métro, victime de sa précipitation et de sa tête en l’air.
Se rapprochant en quelque sorte des films de Woody Allen, dans ce long métrage, Michel Leclerc nous offre une comédie sur les bases d’une lutte politique hors du commun. Il est le témoignage que notre passé, celui de nos ancêtres, influe sur notre perception des choses et les opinions qui en découlent. Ainsi, scénarisé avec brio, le film nous confronte avec des personnages fictifs faisant partie du passé des protagonistes principaux, la présence de leurs alter ego adolescents, celle des grands parents d’Arthur.
Grâce à des phrases et des tirades chargées d’humour et de bon sens « les bâtards sont l’avenir du monde », un nouveau film s’inscrit à ma liste « à regarder encore et encore ». Ce film, de façon burlesque, milite pour l’ouverture au monde, le devoir de mémoire (mais revisité), le décalage avec nos scènes quotidiennes, mais surtout avec un leitmotiv : Vivre.
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4,0
Publiée le 30 novembre 2011
Une excellente surprise! Le rèalisateur Michel Leclerc èvoque avec une bonne humeur aussi complice que contagieuse les principaux enjeux de cette comèdie magnifiquement divertissante. Une incroyable ambiance de tendresse et d'amour de l'humanitè se dègage de ce film. "Le nom des gens" est d'abord issu de l'histoire d'un couple, celui du metteur en scène et de la co-scènariste Baya Kasmi (ensemble dans la vraie vie), de leur rapport à la politique, à leur identitè personnelle et à leur famille respective! Un film qui tord le cou aux jugements hâtifs, ce qui provoque la rencontre improbable d'une jeune femme de gauche qui couche avec les hommes de droite pour s'assurer de leur conversion politique et d’un homme coincè qui s'habille de façon très conservatrice et qui vote quand même Jospin (ce dernier fera d'ailleurs une apparition courte mais très remarquèe). Sara Forestier est resplendissante de jeunesse mais à travers elle, Leclerc nous montre qu’il n’est pas facile d’avoir 20-25 ans, surtout quand la sociètè pèse lourd sur nos èpaules comme cette obsession de l'identitè! Dans le rôle extravertie de Bahia Benmahmoud, Sara Forestier gagne haut la main le Cèsar de la meilleure actrice en s’imposant dèfinitivement comme l’une des valeurs sûres du cinèma français (son discours aux Cèsars 2011 restera un grand moment), n’hèsitant pas à jouer de sa nuditè dans certaines scènes dont une particulièrement gonflèe dans le mètro! Son duo avec l’excellent Jacques Gambin est frais et attachant, ces « doux-dingues » cherchent aussi l’èvasion dans leurs rêves le temps d’un joli moment au bord de mer avec ces tourteaux qui retrouvent leur libertè! Une franche rèussite où l’humour y règne en maître avec deux comèdiens exceptionnels! Mais derrière le rire, le metteur en scène n'oublie pas la duretè du monde actuel comme cette terrible scène d'une mère qui doit refaire faire ses papiers! Gamblin est gigantesque de talent dans cette sèquence...
Les mecs de droite, moi, je les nique. Pour convertir un mec du FN, ça peut prendre jusqu’à dix jours. Un fan de Bayrou, c’est une demi-journée maximum »
Arthur Martin a une vie ennuyeuse qu’il traverse comme un fantôme, rythmée par des autopsies d’oiseaux et des visites chez ses parents. Lors d’une intervention à la radio, il est vivement pris à partie par Bahia, gauchiste beur un peu timbrée qui va de petits boulots en petits boulots, mais qui a un hobby pour le moins orignal : coucher avec des gens de droite pour les rendre de gauche. Manque de bol, malgré les apparences, Arthur est jospiniste. Le cinéaste Michel Leclerc a choisi pour ce Nom des Gens de mêler les genres : c’est évidemment la comédie avec de gros gags (trop) prévendus par la bande annonce, surtout véhiculés par l’ouragan Bahia (formidable Sara Forestier), mais aussi un film qui a des choses à dire sur les préjugés, la famille, la mémoire, la communication. Réalisé de manière originale avec quelques bonnes idées (les biographies, les personnages discutent avec leurs « doubles » jeunes), le mélange est à la fois curieux et inconstant, mais vraiment rafraichissant et original, surtout parce le film ose tout, sans aucune restriction ni aucune contrôle. On se ballade à poil dans la rue, on passe d’un mec à l’autre sans trop de problèmes, on déconne sur les animaux morts, on insulte les gens dans plusieurs langues, on se tape un responsable local du MEDEF jeunes, etc…
Et le « message » politique n’est pas en sous titrage, ou au second degré, il EST l’essence des personnages, de leurs actions, assené par Sara Forestier en mode bulldozer. On laisse de côté les sages comédies de mœurs parisiennes gentiment bobo pour passer deux heures avec une activiste qui considère que tous les gens de droite sont des fachos et qu’il faut les soigner, qu’ils souhaitent le fin de l’humanité et ne pensent qu’au fric toute la journée. Loin de promouvoir un message de ce type au premier degré, le réalisateur s’en sert surtout comme une source de gags inépuisable, même s’il finira quand même par intégrer un vrai et beau point de vue avec une chouette pirouette finale. Le film se nourrit aussi de la jolie ribambelle de secondes rôles, que sont les quatre parents, tour à tour touchants, drôles, effacés et bien sûr insupportables chacun dans leur genre.
Le film a donc beaucoup de fond, quelques très bons gags et une galerie de personnages à la fois originale. Pour réussir une excellente comédie, il manque au réalisateur du rythme et une constance dans les scènes et les dialogues : le film traverse parfois de gros trous d’air et manque parfois d’équilibre pour faire passer correctement les séquences sérieuses entre les séquences loufoques. Mais au final, on pardonne volontiers à Michel Leclerc ce manque de maitrise, bien compensée par la fraîcheur de son film et la grande sympathie qu’il déclenche instantanément.
J'ai vu le film, prêté par un copain, sans savoir de quoi il parlait. Puis j'ai compris qu'il s'agissait du film pour lequel Sara Forestier a remporté le César 2011. Le film est joyeux, dynamique, le sujet est original, les acteurs sont sympathiques, Sara Forestier est pleine d'énergie et de liberté. Très bon film, sympathique, amusant, original.
Le Nom Des Gens est un scénario originale dans le fond mais pour ce qui est de la forme c'est autre chose, car oui l'histoire commence bien et on veux savoir ce qu'il vas ce passé mais le problème c'est que les clichés en grand nombre (religion, clivage politique, pédophilie) vienne poluer ce scénario qui au final n'est pas assez exploité. Dommage car certaines scènes sont très réussie, malgrés une réalisation innégale. Pour ce qui est des personnages, là aussi c'est innégale, Zinedine Soualem est touchant, Jacques Gamblin joue parfaitement bien mais alors je trouve le presonnage de Sara Forestier beaucoup trop vulgaire et surjoué. Etait-il nécessaire de la foutre à poil pendant les 3/4 du film? Je ne pense pas et je ne vois pas ce que cela ajoute au film, je dirais meme qu'il est gaché, car entre de belles scènes servit par une b.o sublime bien que discrète et par certains dialogues croustillant, on à cette Sara Forestier à poil qui vient détruire tout ça. Sans cela et les nombreux clichés trainés, le film aurait pu etre vraiment très bon, la ça reste juste un bon film.
Comme quoi je ne partage pas toujours "l'avis des gens". J'ai été très déçue par ce film, je me demandais à quel moment il allait commencer... Sous un aspect "nouveau" de gros clichés (ah la sucette dans la bouche de la jeune fille "fofolle" et très très "légère" qui fait craquer le sérieux, mais pas fier, Arthur Martin). Je m'attendais à un moment délicieux de poésie et d'humour grinçant sur les patronymes et autres idées tournant autour. Je n'ai pas ressenti d'émotion (pourtant je suis facile à émouvoir) mais plutôt de l'agacement. J'ai quand même souri mais parfois mon sourire était un peu crispé. Peu de crédibilité dans cette histoire. Un petit clin d'oeil toutefois pour Zinedine qu'on a plaisir à retrouver.
Une comédie pétillante qui parle d'héritage familial et de devoir de mémoire avec beaucoup de sensibilité. C'est drôle et excellemment joué par Sara Forestier et Jacques Gamblin. Voici une comédie comme on aimerait en voir plus souvent, extravagante et délurée, mais non dénuée de sens.
Le nom des gens est "une comédie politique". Quelques moments sont agréables et drôles mais l'ensemble ne séduit pas et énerve même parfois.. Michel Leclerc sort selon moi de son rôle de cinéaste et dissimule un véritable engagement politique derrière de l'humour.. Cela ne m'aurait surement pas dérangé si les idées étaient recevables. Or faire sa pute pour convaincre, ne se défend pas selon moi. Michel Leclerc a pourtant l'air de trouver subtile l'idée de coucher avec ses ennemis, c'est triste... Par ailleurs la nudité presque constante de Sara Forestier est inutile si ce n'est pour se rincer l'oeil... Recevoir un césar pour ce film illustre parfaitement que se foutre à poil pour réussir est une méthode qui marche. Enfin je trouve ridicule l'idée de se révolter pour la défense des "arabes non musulmans" délaissés face aux "arabes musulmans" que l'on défendrait trop apparemment.. C'est comme défendre en priorité le racisme anti blanc, je trouve ça indécent.. Bref un film raté qui aurait pu être réussi si Michel Leclerc avait juste un peu tempéré ses idées ou réfléchi davantage sur la façon de les transmettre..
Comédie française particulièrement réussie, le nom des gens l'est d'abord parce que le scénario est très bien écrit et les acteurs épatants. On rit souvent mais on réfléchit en plus tant le film aborde de sujets graves. L'abattage de Sara Forestieret la finesse du jeu de Jacques Gambin sont tout simplement époustouflants. Le film est très fouillé voire trop foisonnant, un peu comme son héroîne. Ce coté fouilli ne doit pas masquer toutes les autres qualités de cette oeuvre, non formatée et souvent jubilatoire.
Voilà la recette pour me faire apprécier un film engagé : y ajouter une énorme d'ose d'humour et de fraîcheur! Un film qui met les pieds dans le plat, et pour la bonne cause.
Décu. Sarah Forestier en fait trop, c'est un peu équilibré par un Jacques Gamblin beaucoup plus crédible, mais c'est pas dorle, c'est pas émouvant, ca sert a rien.
C'est drôle et enlevé et mine de rien, le film nous fait réfléchir. On a envie de dire : Pourquoi tant de haine? Alors forcément c'est cliché hein mais c'est vrai non???