La première adapatation d'un roman de Douglas Kennedy donne un bon thriller dramatique et psychologique sur la quête existentielle d'un homme surmené,tourmenté et qui a besoin de retrouver les bases de ses rêves,de renonçer à son confort matérialiste petit-bourgeois,et à se racheter après un accident terrifiant.Eric Lartigau,spécialiste en comédies franchouillardes,que l'on n'attendait pas à pareille fête,teinte sa mise en scène effacée de fêlures intimes.Il peut dire merci à Romain Duris,encore une fois d'une intensité impressionnante.Tour à tour hautain,bouleversé,impulsif,traqué,serein,il boucle une formidable année 2010.Il fallait bien ça pour interpréter toutes les facettes d'un avocat parisien renommé qui plaque tout pour devenir photographe au Monténégro.Un voyage intérieur qui réserve quelques moments de suspense,et la certitude que tout le monde a droit à une seconde chance."L'homme qui voulait vivre sa vie" a cependant du mal à conserver un fil cohérent tout du long,et la discrétion des seconds rôles(Marina Foïs,Niels Arestrup,Catherine Deneuve)est dommageable,mais on ressort du film dans le même sentiment que Duris:étonnamment apaisé.
Ce film m'a tout de suite fait penser, dès les premières minutes, à "Deux jours à tuer" de Jean Becker avec Albert Dupontel où le personnage principal change de vie, de destin en quelques jours. Si on rentre plus dans les détails, la comparaison n'a plus lieu d'être mais bon je tenais à le dire parce que c'est ma critique donc je dis ce que je veux, na! Bref... Revenons à nos moutons. On ne lâche pas d'une semelle, dans ce drame-thriller, Romain Duris incarnant la figure anti-héroïque du film, totalement tragique. Un homme à la vie des plus banales et des plus heureuses apprend en une même journée la mort prochaine de sa mère (Catherine Deneuve) et que sa femme (Marina Foïs) le fait cocu... Va survenir de ces faits un accident qui va bouleverser sa vie et faire de lui un fantôme, un être qui n'observe le monde des vivants qu'à travers l'objectif de son appareil photo. L'émotion et la tension sont omniprésents au film et on a le droit à un Romain Duris concentré et perturbé. Le film se coupe en deux parties distinctes, un avant et un après, ayant comme seul point commun Duris qui d'une part profite de sa vie de famille et d'autre part solitaire et se place dans le brouillard le plus total, en quête d'un assouvissement, d'un plénitude. Dommage pour nous spectateur, car on se perd dans les méandres de ce personnage ambiguë, et le scénario s'achève de manière brutale, sans fin vraiment adéquate...
Adapté du roman de Douglas Kennedy, "L'homme qui voulait vivre sa vie" bénéficie d'un fond intéressant mais d'une forme trop molle. Les yeux ne sont pas loin de se refermer, ce qui est fortement dommageable pour un sujet si fort et passionnant.
Il est rarement question des affiches. Celle-ci représente bien le propos du film d’ EricLartigau. Un homme qui disparaît pour tenter de continuer sa vie.
La mise en scène est discrète et efficace. L’objectif de Laurent Daillant magnifie les paysages.
La distribution … le must du must. Catherine Deneuve, Marina Foïs et le formidable Niels Arestrup donnent, entre autre, la réplique à Romain Duris. Je ne suis pas un inconditionnel. Mais ici, tour à tour joyeux ou morose, gagnant et perdant à la fois, démoniaque ou angélique, amoureux fou et âme damnée, il est tous ces hommes à la fois. Chapeau ! Quelques invraisemblances ? Peut-être. Mais nous sommes bien d’accord, c’est du cinéma inspiré d’un roman. Alors pourquoi pas ?
Grâce a une très belle interprétation et une mise en scène vive, ce film arrive nous toucher même si dans l'absolu il me semble pas forcément passionnant ou crédible. Reste un film attachant.
Malgré un fort potentiel cette adaptation du roman éponyme de Douglas Kennedy déçoit par son scénario assez maladroit. Le film raconte l'histoire de Paul Exben qui après avoir tué par accident l'amant de sa femme décide de se faire passer pour mort et d'endosser une nouvelle identité laissant derrière lui sa femme et ses enfants. Côté casting il n'y a rien à reprocher, on retrouve l'acteur français du moment à savoir Romain Duris, ainsi que Marina Foïs, Catherine Deneuve, Niels Arestrup et la sexy et pétillante Branka Katic qui se fait trop rare sur les écrans. C'est du côté de l'histoire que ça cloche un peu. Le film se divise clairement en deux parties. La première s'avère très analytique et montre Paul, qui malgré sa vie que certains qualifieraient de "parfaite", souffre d'un mal-être profond, il n'a jamais fait ce dont il avait réellement envie: devenir photographe. Cette première partie s'étale beaucoup trop au détriment de la seconde qui s'avère peu aboutie. Car c'est bien la seconde partie qui est la plus intéressante à savoir la nouvelle vie de Paul, "sa cavale", l'accomplissement de soit même. Malheureusement tout va beaucoup trop vite, les évènements s'enchainent sans prendre le temps de traiter avec soin les seconds rôles et de développer les relations entre Paul et ses nouveaux "amis". De ce fait il aurait été préférable d'introduire le film de façon plus direct pour pouvoir exploiter la partie décisive du film de bien meilleure façon. On arrive pas toujours à y croire, cela manque de crédibilité par moment et la réalisation très (trop) classique de Eric Lartigau n'aide pas vraiment au film à se démarquer malgré une petite tension présente tout le long. Les dernières minutes sont par contre poignantes, je pense notamment au moment très intense sur le bateau avec les clandestins, j'en ai presque eu la chair de poule. Le film se termine sur une fin ouverte que j'ai trouvé un peu rapide mais tout à fait logique. Un long métrage inégal mais réussi à certains égards, on regrettera un scénario bancal et une réalisation sans réelle ambition.
L'homme qui voulait vivre sa vie est un thriller captivant, ce suspense bien ficelé prend au coeur et aux tripes. La mise en scène est judicieuse et les acteurs sont très justes (en particulier Romain Duris). Un scénario original pour passer un agréable moment
Romain Duris est une fois de plus impeccable et les images sont belles mais l'émotion a du mal à percer et l'ensemble perd petit à petit de son intérêt dans sa seconde partie.
si le sujet était prometteur et le scénario intéressant, on ne peut qu'être déçu par cette libre adaption du roman de D.Kennedy. Romain Duris s'en tire à peu près bien, N.Arestrup est convaincant malgré son petit rôle, le reste ?????? On est quand même tenu en haleine sur les 2/3 du film mais la fin gache vraiment l'ensemble. Une vision à la TV m'aurait suffi.
Une réalisation sobre mais tellement belle d'Eric Lartigaud qui exploite avec merveille le côté humaniste de l'oeuvre de Douglas Kennedy. Beaucoup d'intensité dans ce jeu de l'exceptionnel Romain Duris qui nous transporte dans des contrées magnifiques au fil d'une perte d'identité intense et touchante. L'art de rendre la complexité assez simple pour un rendu qui frôle la perfection.
Une mise en scène soignée. Romain Duris est plutôt bon dans son rôle, par contre le scénario est nul. Je ne comprends pas pourquoi adapté le livre de Douglas Kennedy. Il existe des tas de bien meilleurs livres.
Un très bonne adaptation du roman de Douglas Kennedy. Les acteurs sont exceptionnels, La réalisation de Lartigau inspirée, la photographie sublime et le scénario cohérent. Le seul défaut est une fin trop vite expédiée. Un film captivant doté de paysages somptueux qui mérite le détour.
Eric Lartigau met en images l'efficace livre de Douglas Kennedy . Le film est particulièrement bien réalisé. L'image est belle et certains plans sortent de l'ordinaire. L'interprétation est excellente jusqu'à celle des enfants dont les scènes sont particulièrement réalistes et touchantes. Marina Foïs prouve une fois encore qu'elle a la carrure d'une comédienne de tous les registres, Eric Ruff, méconnaissable pour qui l'a vu chez Tchekhov, est parfaitement antipathique, Niels Arestrup est excellent comme d'hab', Catherine Deneuve formidable, merveilleuse, la Grande Deneuve quoi. Enfin Romain Duris qui porte le film et le rôle principal nous emporte envers, contre tout, et malgré tout car bien que les qualités ne manquent pas, le film scindé en deux parties est assez inégal. La première partie située en France est particulièrement réussie. Rythmée, riche en événements et en jeu d'acteurs, elle donne envie de voir la suite. Cependant, à la seconde partie, correspondant au changement de "vie" de Romain Duris, on décroche peu à peu. Alors que le héros doit fuir, que la tension monte, la réalisation s'essoufle et ralentit. Ca manque de rythme, de nerf et de frisson. Les longueurs sont nombreuses et on ne tremble pas pour le héros. Sa reconversion et les risques (invraisemblables certes) qu'il prend n'émeuvent pas plus. C'est dommage car dans sa forme visuelle (à l'image de la très belle affiche) et dans l'interprétation le film tient ses promesses. Une fois de plus, c'est dans l'écriture et l'arbitrage de ce qui est important ou non dans le récit que le bât blesse. Un film imparfait mais pas tout à fait raté non plus.
si la première partie s'avère interessante, la deuxième est incohérente, bourrée d'invraissemblances, et surtout terriblement ennuyeuse. quant à la fin, elle est tout bonnement incompréhensible, manquait-il une bobine ? soporifique.