Mise à part quelques beaux plans dans la brume (surtout au début du film) ce Dracula est un bien pâle film d'épouvante quant à Bela Lugosi sans être mauvais dans la peau du célèbre Vampire donne l'impression de participer à un bal costumé ; Dracula manque cruellement de rythme. Plutôt décevant de la part de Browning qui est le réalisateur des extraordinaires Freaks et L'Inconnu.
Alors oui, le coup de la chauve-souris en plastique ça ne passe plus de nos jours, mais sinon quel film! Bela Lugosi livre une excellente prestation du plus célèbre suceur de sang. Les décors sont vraiment magnifiques et le travail sur la lumière m'a ébloui.
Le légendaire Dracula. Me voila bien heureux d'avoir vu la premeiere version du vampire le plus célèbre. Autant dire que je fut surpris de constater que le film n'a pas tant vieilli et pour cause, si quelques artifices sont présent, le film repose presque entièrement sur l'interprétation remarquable de chaque acteur, Bella Lugosi en tête. Bref une perle des début du cinéma d'horreur à voir sans apréhension.
Le film est trés bien seulement il n'y a pas de musique.Il faut que l'on me'xplique quelque chose,pourquoi décrit on (a part nosferatu de F.WMurnau-1922)Dracula avec une grande classe alors que justement dans le livre il n'en a aucune(je l'ai lu,je sais de quoi je parle)
On avait le droit d'en attendre un peu plus du réalisateur de Freaks pour cette première adaptation anglo-saxonne de Dracula. Parce que le film a beau durer 1H10, on a quand même le temps de s'ennuyer un peu. L'introduction est majestueuse : Tod Browning a de très beaux décors et sait les mettre en valeur. Le voyage inquiétant en calèche, le château qui apparait à demi-caché dans la brume, l'arrivée de Renfield qui est écrasé par l'immensité des lieux, tout est magnifique. A cela s'ajoute des violons, qui sont tantôt stridents, tantôt doux, tantôt haletant. Ils accompagnent parfaitement l'action tout le long du film. L'intrigue se poursuit par le départ du comte pour l'Angleterre, et c'est à partir de là que long-métrage commence à multiplier les erreurs. A la manière de Karl Freund dans La Momie, le réalisateur multiplie les plans sur le visage sérieux de Bela Lugosi. Si au départ l'idée fonctionne, au bout d'un moment l'effet "tro mystik tavu" finit par devenir lourd. Il en va de même pour le coup de la chauve-souris, qui fait trop souvent du sur-place et qui n'est donc pas crédible. Le rythme de l'intrigue prend également un coup. On ne se concentre plus sur Dracula mais sur une jeune femme, Mina, et son entourage. Face à la menace du vampire, le professeur Van Helsing tente de les convaincre du danger qu'ils courent. Et on a le droit à du blabla pour savoir si oui ou non le compte veut s'en prendre à Mina. Ça aurait pu être intéressant si on avait pas établit au départ que Dracula est bel et bien un vampire, mais là ça ne fonctionne pas. Globalement je trouve que le film est trop bavard pour ce qu'il essaye de raconter, il aurait dû faire la part belle au silence et laisser l'ambiance faire le travail. C'est assez maladroit au final, et ça aurait pu être beaucoup plus, c'est dommage. Privilégiez la version de Coppola.
En 1931, Tod Browning donne vie au célèbre vampire "Dracula", posant les bases du cinéma gothique américain. Pourtant, si l’interprétation iconique de Bela Lugosi marque durablement les esprits, l’adaptation du roman de Bram Stoker s’éloigne considérablement de son matériau d’origine, simplifiant l’intrigue et gommant une partie de sa complexité thématique. La photographie est sans conteste le point fort du film. Les jeux d’ombres et de lumière confèrent une atmosphère à la fois élégante et oppressante, rendant chaque plan visuellement mémorable. Malgré ses défauts, "Dracula" reste une œuvre pionnière, mais qui ne parvient pas à exploiter tout le potentiel de son histoire.
Presque une décennie après le "Nosferatu" de Murnau, Tod Browning signe sa version du roman de Bram Stoker. Une version avec l'emblématique Béla Lugosi dans le rôle éponyme. L'acteur et sa prestance naturelle porte une bonne partie du long métrage et contribue fortement à son succès. Pas de surprise au niveau du scénario qui suit globalement l'intrigue du roman en monde rapide. Browning réussit à poser l'ambiance adéquate bien que le film accuse quelques longueurs, des défauts de rythme et des effets spéciaux pas toujours au top.
"Dracula" accuse évidemment les années mais conserve un certain charme. Oeuvre phare aujourd'hui, il mérite le coup d'oeil ne serait-ce que pour sa culture cinématographique ou pour le terrifiant regard de Lugosi.
Comment ai-je pu passer à côté de ce film toutes ces années ? Dracula par Tod Browning est un petit bijou. Une délicieuse ambiance fantastique, mystique, de beaux décors gothiques, un noir et blanc impeccable, une musique magnifique (Le Lac des Cygnes Tchaïkovski) et un casting formidable (le charismatique Béla Lugosi en tête). Un gros classique du Cinéma, une oeuvre d'une grande qualité.
Tod Browning est notre James Wan de l'époque des années 30, avec son film très dérangeant et aujourd'hui culte FREAKS, il a su laissé son nom dans l'industrie du cinéma. Mais ici, il se confronte à la légende Dracula, lui aussi devenu culte, le personnage, pas le film, bien que l'image que l'on retient est très certainement Bela Lugosi, qui se drape d'une cape, et dont les yeux sont le seul moyen d'expression pour intimer le mal, et nous faire frissonner; bon n'exagérons rien, il n'y a pas le moindre frisson. Le film est une curiosité de cinéphiles, qui retrouveront déjà l'atmosphère des Carpathes, le vieux château, les chandeliers et autres toiles d'araignées, on suit la trame du roman de Bram Stoker, Coppola reprendra les mêmes codes, avec les impératifs narratifs de son époque pour son Dracula sorti 60 ans plus tard.
Avec "Nosferatu" (1922) de Murnau cette adaptation reste un film culte. D'abord grâce au casting qui offre de vraies gueules et des interprétations aussi juste qu'impressionnante (notamment Dwight Frye). Les décors sont particulièrement réussis qui relient parfaitement nos peurs à nos fantasmes. Chef d 'oeuvre à surtout voir en VO.
C'était terriblement naïf à l'époque. De nombreux gros plans statiques sur le visage de Dracula. Un final assez brutal et très… simple ! Le film est assez surprenant. J'ai pensé à sa parodie "Dracula, mort et heureux de l'être" qui est clairement repris de cette version de 1931. Je n'ai pas vraiment aimé la version avec Bela Lugosi dans le rôle titre. Mais l'acteur jouant "Renfield" est bien. Autrement, je n'ai pas su apprécier cette version d'un autre âge.
10 après le "Nosferatu" de Murnau, Tod Browning réalise la première adaptation officielle du roman de Stoker. On y retrouve donc le comte Dracula, redoutable vampire transylvanien, qui débarque à Londres pour s'attaquer à des jeunes femmes. Le souci du film est qu'il manque de personnalité. D'une part l'intrigue, parfois maladroite, a été reprise des dizaines de fois par la suite, vu d'aujourd'hui elle apparait un peu superficielle. D'autre part, la mise en scène demeure conventionnelle. Mise à part quelques maquillages, et les décors de l'introduction, qui sont de petites touches expressionnistes sympathiques, l'ensemble est bien mené mais pas visuellement marquant. Quant aux acteurs, leur interprétation très théâtrale a pas mal vieilli. Heureusement, Bela Lugosi se révèle imposant, avec une présence magnétique qui influencera de nombreuses versions du personnage. Au final, "Dracula" est certes un classique, mais pas un chef-d’œuvre.
T. Browning qui adapte Dracula, on signe tout de suite. Hélas, son choix de faire son film dénué de musique en fait un spectacle un peu mou, long à regarder en dépit d'une image sublime. Reste que B. Lugosi campe évidemment un Dracula culte, lui donnant son look et une incarnation qui fera date. Toutefois, la direction d'acteurs est fluctuante, entre un perso complètement habité et un autre dont on a l'impression qu'il joue dans une screwball comedy. Le film se laisse regarder tout de même, conserve son aura culte grâce à quelques acteurs et un réalisateur prestigieux mais c'et mou, parfois plan-plan, le final est bien raté et un brin trop confus. Une déception. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Il est difficile de passer derrière le « Nosferatu » qui marque encore des générations pour sa poésie et ses émotions qui savent malmener les spectateurs. Mais le cinéma connaît une révolution en inaugurant les premières œuvres parlantes. Bien que ce ne soit pas à la hauteur du film précédemment cité, ce nouvel essai marque un point intéressant dans sa démarche qui vise à porter une saga en devenir. Le réalisateur Tod Browning a proposé de bons divertissements, dont « L’Inconnu », « Le Talion » et « Iron Man » qui méritent le détour pour leur écriture. Il adapte ensuite le roman de Bram Stoker, où il perce par la qualité de l’image et de l’interprète du personnage principal.
Le Comte Dracula est campé par un Béla Lugosi très charismatique et très convaincant. Il inspire la peur grâce à son jeu de regard légendaire et parvient essentiellement à rendre crédibles les scènes les plus sombres, s’apprêtant au thème de l’épouvante. Il s’agit d’un cauchemar visuel que le chef opérateur Karl Freund nous propose et il nous convie à cette longue soirée, arrosée d’une énergie vitale à l’attachement sentimental. Au-delà de la frayeur qu’induit le vampire, l’état d’esprit se prête davantage au romantisme et le récit le souligne par un conflit singulier pour une femme. Mina Seward (Helen Chandler) illustre le parti que les hommes de la haute bourgeoisie chercher à conquérir à leur manière. Son fiancé, qui lui est fatalement destiné, n’est pourtant pas à l’abri de l’envoûtement qu’à Dracula sur sa bien-aimée. De l’autre côté de la barrière, Abraham Van Helsing (Edward Van Sloan) cherche à l’arracher de son emprise. Mina constitue un désir interdit qui en fait un tabou dans une époque qui préférera s’attarder sur ce détail plutôt que ses défauts premiers.
Ce qui pêche, c’est notamment la mise en scène, trop rigide et trop théâtrale. On se concentre sur des effets qui frôlent les fresques les plus kitchs mais qui auront leur lot d’émotions derrière. Il faudra aller déterrer la poésie qu’il y a derrière cette fausse brume, qui s’avère plus artificielle que complémentaire à une esthétique gothique. Il n’y a pas besoin de sang pour affirmer un personnage qui dégage une aura démoniaque, mais ce ressenti nous effleurera à peine. La célèbre partition de Tchaikovski nous place d’entrée dans un ballet, rempli de symbolismes et d’ambitions. Le réalisateur a peut-être failli dans son rôle et dans la justesse de ses choix techniques, mais il ne reste pas moins conscient de l’hommage qu’il rend au monstre.
Ce sera dans l’ambiguïté que l’on redécouvre le mythe du vampire, en la personne de « Dracula ». L’absence ou l’oubli du contexte pourra en perturber plus d’un, car le public a fini par évoluer avec des œuvres se servant de ce que Browning a posé comme base. Cependant, le rythme épuisant et passif de l’intrigue, alors que le comte est sujet à un thème romantique, dont on discute en permanence. Loin dans le temps, mais si proche dans les mémoires, l’œuvre réussit malgré tout son coup en iconisant l’image populaire d’une créature qui possède des sentiments derrière ses dents pointues et sa soif de conquête.