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mazou31
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4,0
Publiée le 10 janvier 2013
Après « Welcome », voilà encore un excellent film de Philippe Lioret : plein d’humanité, d’une grande justesse et d’une magnifique sobriété. Une histoire lourde, poignante mais sans mélodrame, à laquelle on peut juste reprocher le versant judiciaire, un peu improbable. Régalons-nous surtout du splendide duo Lindon-Gillain où rien n’est dit mais où tout est éclairé avec délicatesse. Une belle œuvre sur la vie et sa dureté, sur le courage et le goût du combat de beaucoup, sur l’amour et la tendresse désexualisés.
Le cinéaste se limite donc à deux aspects purement factuels du livre : le travail, confinant au sacerdoce, de deux juges, Stéphane et Claire, face à la problématique très contemporaine du surendettement et la maladie incurable de la jeune femme, qui confère à l’engagement professionnel un caractère d’urgence et qui instaure entre le duo de magistrats une relation unique et privilégiée, mélange d’amitié, de complicité et de respect. Les questions relevant des procédures à propos de la législation floue et, par conséquent, propice aux interprétations les plus diverses donnent lieu à des scènes de tribunaux et de rencontres dans le bureau des juges sans grand intérêt, voire à peu près incompréhensibles dans la stratégie mise en place par Stéphane et Claire qu’elles dessinent. Pis encore, le film tend à se resserrer sur l’évolution des rapports entre les deux juges et transforme l’enjeu du combat judiciaire en cause personnelle censée embellir la mort prochaine ou lui donner sens. Du coup, le scénario parfois elliptique minore la présence de la famille de Claire – alors que l’accompagnement de son mari jusqu’à ses derniers instants donnait naissance aux pages les plus marquantes du récit de Carrère. Un autre personnage secondaire pose également problème : Céline, la voisine victime du surendettement, affiche l’acceptation de la fatalité et de la soumission avec un sourire triste et une humeur égale qui sonnent faux car la révolte et la colère en sont étrangement absentes. Au final, c’est l’ensemble de Toutes nos envies qui manque d’indignation et de chair pour l’incarner. Hormis quelques paroles définitives et quelques séquences fortes, le film s’avère particulièrement plat, presque ennuyeux, plombé par le jeu à présent balisé et sans surprise de Vincent Lindon, rehaussé heureusement par la fraicheur soudain ternie de la juvénile et attachante Marie Gillain. Manquant de relief et souffrant de l’absence d’un véritable projet esthétique et scénaristique, Toutes nos envies épouse davantage le format du téléfilm, surfant à la fois sur le sujet de société et sur l’émotion du malheur privé. Une démarche d’association qui réussit néanmoins à tenir à distance l’obscénité du regard.
Autour de moi, c'est toujours les mêmes remontrances. Les films français sont nuls.
C'est pareil que les gens qui critiquent un livre sans avoir lu.
Depuis quelque temps, j'ai pris beaucoup de plaisir à regarder des films français qui traitent des thèmes variés et riches dans leurs contenus (Polisse, Intouchables, Infidèles, Adoptés et Artist).
Toutes nos envies complète cette liste par le traitement d'un mal de la société d'une manière efficace, tout en restant divertissant.
Après l'excellent Welcome, Philippe Loiret fait un autre film qui est aussi engagé que le précèdent. Mention spéciale pour la superbe photographie.
Bourré de tendresse et d'émotions, un film qui raconte une histoire très forte tout en menant une intrigue et en parlant d'un sujet de société. Un tour de force d'autant mieux réussi qu'il est parfaitement filmé et interprété.
Le sujet est lourd et actuel. Quelques imperfections mais la mise en scène intelligente oublie heureusement les grosses ficelles du pathos. Le film est surtout sublimé par un excellent duo d'acteurs qui n'en font jamais des tonnes.
Un drame efficace qui fait verser sa petite larme mais qui manque un peu de crédibilité au niveau des interactions entre les personnages. Un peu plus de simplicité aurait été la bienvenue de ce point de vue. L'intrigue générale concernant l’endettement est plutôt bien vue mais peine elle aussi a convaincre sur la fin (la dernière scène étant parfaitement inutile).
Un film très réussi. Marie Gillain, jeune juge, découvre qu'elle est gravement malade. Elle veut malgré tout continuer son métier et se lie d'amitié avec un autre juge incarné Vincent Lindon. Ensemble, ils essaient de combattre l'injustice et de défendre les plus démunis. Und interprétation très juste de Lindon et de Gillain. A voir.
Ce film donne une nouvelle fois à V. Lindon l'opportunité de jouer le rôle du sauveur au grand coeur. Cette fois-ci il aide non seulement une femme atteinte de cancer mais de plus il mène à ses côtés un combat juridique contre les grosses boites du crédit à la consommation. Encore une fois, il s'attaque à un problème de société actuel. Tous les deux sont juges et voient défiler tous les jours toute la misère du monde, en tout cas celle de la France. Le film ne tombe pas dans le pathos et Lioret nous livre un film bien construit sur des thématiques sociales qui résonnent un peu partout aujourd'hui.
Le réalisateur Philippe Lioret après l’excellent Welcome a voulu s’attaquer à l’abus des sociétés de crédit mais le résultat est moins honorable que son précédent film mais aussi moins bien heureux, il n’arrivera pas à lancer un débat aussi prenant qu’il avait fait avec Welcome et la politique d’immigration. Certes il est vrai que l’on s’attache à cette femme qui livre ici son premier et son dernier combat, on s’attache donc à elle assez rapidement et de façon simple, Marie Gillain étant parfaite dans ce rôle livre ici un jeu excellent, tout comme Lindon, tous d’une vérité saisissante et assez poignante, la seule puissance du film se trouve donc dans la sobriété de la mise en scène. Welcome déployait un stratagème mené avec franchise qui transitait par le récit d’une entraide et une guerre contre les préjugés avec l’absurdité de la répression, une petite histoire qui servait le grands sujets et qui créait ainsi le débat. Sauf que dans ce nouveau film, la description de d’une réalité précaire passe ici par la vulgarisation et les clichés, ceci empêchant le mécanisme de répétition du scénario peinant à rendre compte de la gravité de la situation et on regrette que le récit de Claire vient progressivement phagocyter le récit et installant un malaise en plus d’un suspense assourdissant. On regrette donc de raccourcis scénaristiques, comme par exemple, pourquoi traiter le combat contre la maladie, sujet plusieurs fois traités dernièrement au-devant des questions sociales. Dommage donc que le film zappe les personnes en difficulté financières, Toutes nos envies est donc un film qui a peur de montrer sa révolte, il y a plus à désespérer qu’à débattre, surtout que Lioret se trompe de message au sujet des pauvres : s’ils sont dans la mouise de l’endettement c’est qu’ils cherchent à accéder au bonheur du confort tout en se parfumant de Guerlain.
Deux sujets forts, n'ayant aucun lien l'un avec l'autre (le surendettement et la maladie), traités en parallèle sans que l'on comprenne le pourquoi du comment. Chacun est traité de son côté, jamais les deux ne se rejoignent, et on ne comprend pas pourquoi Philippe Lioret n'a pas fait deux films bien distincts. C'est dommage.
Le cinéma de Philippe Lioret est l'un des plus intéressants que l'on peut trouver en France.Engagé,résistant,pudique,sentimental;Lioret est le seul à trouver l'alchimie adéquate entre le sujet de société révoltant et le mélodrame poignant.Il s'attaque donc ici aux sociétés de crédit à la consommation,accusées d'inciter les pauvres gens au surendettement,à leur profit.Un thème d'actualité,presque gauchiste,qui fait froid dans le dos,quant à la manière dont le système broie les individus.Lioret allège les termes techniques pour proposer la croisade de 2 juges contre une injustice récurrente.Passionnant.Malgré tout,ce que "Toutes nos envies" met au premier plan,c'est l'histoire d'amour platonique entre une jeune juge idéaliste et atteinte d'un mal incurable,et un magistrat chevronné dont la flamme est ravivé par cette affaire.D'un seul coup,Claire,condamnée,se sent prise d'une urgence à vivre ses derniers moments,pleinement,réagissant excessivement,avec le coeur.Marie Gillain est épatante.C'est son plus beau rôle,celui où elle devient enfin une femme.Stéphane,lui,renoue avec des émotions enfouies.Vincent Lindon,irréprochable,nous captive encore par son humanité renversante.Ces 2 êtres s'ouvrent l'un à l'autre avec la ferveur d'une renaissance.La fin du film bifurque vers le mélo,dans sa forme la plus noble,mesuré et bouleversant.
Philippe Lioret dont c'est ici le septième long métrage s’intéresse toujours aux rapports amoureux et familiaux mais aime désormais inscrire ses histoires dans une toile de fond dramatique posant de douloureux cas de conscience. "Toutes nos envies" nous parle du problème de la mort qui va venir frapper une jeune femme qui a encore toute sa vie à construire et qui au-delà de son propre sort doit en qualité de mère penser à l'avenir de ses deux filles. Comment tout concilier alors que la mort a déjà envahi votre jeune corps ? Claire, mère courage qui devant l'inéluctable va faire le choix d'orchestrer la suite pour ses enfants tout en continuant son combat de juge pour les surendettés est inspirée du roman d'Emmanuel Carrère, "D'autres vies que la mienne" dont le titre est beaucoup plus évocateur de la réelle tonalité du film. Ne nous y trompons pas nous sommes dans un mélo dont se sont fait spécialistes les américains depuis les débuts du cinéma. On pense en voyant « Toutes nos envies » à des films comme "Million dollar baby" de Clint Eastwood. Lioret et son scénariste habituel Emmanuel Courcol ont astucieusement aménagé l'histoire pour tirer les larmes du spectateur et ils y parviennent sans problème. A regarder cette jeune femme faire face à son destin en gardant jusqu'au bout un regard bienveillant sur chacun des siens on se sent tout petit face à nos tracas quotidiens. C'est une belle leçon de vie donnée par Claire même si elle peut paraître par moments très loin de notre portée. Certains y verront sans doute la petite faiblesse de ce film dramatique qui par essence aurait dû être plus réaliste pour prétendre au statut de film d'auteur. Il n'empêche qu'on ne peut que saluer la performance de Marie Gillain qui après des débuts très prometteurs n'arrive pas à s'installer durablement dans les premiers rôles. Quant à Vincent Lindon tout en retenue il n'hésite pas à s'effacer devant la présence lumineuse de l'actrice belge. Du beau travail.
LE sujet de pépart, n'était pourtant pas des plus simple à expliter. Et le réal, nous le montre bien. Un film qui a passé légèrement inarpçu en salle, et qui aurait pourtant pu plair ) un certains nombres de gens. Sujet d'actualité oblige. LE réalisateur à tenter d'allié à cela, une petite histoire adjacente ; afin de rendre le film un peu plus complet que a trame de base. Tout en restant un minimum dans la crédibilité. donc, là dessus ; pas de grand problème. Idem pour le jeu d'acteur ou Vincent Lindon est une fois de plus, exceptionnel. Remontant tout de même un peu, le niveau du film (grâce à sa transmission d'émotion, son jeu visuel et émotionnel...). L4histoire ne pourra plaira à tous, cela ne fait pas de doute. MAis pour les initiés, il en reste ; une petite histoire sans prétention; qui avec sa "crédibilité'. S'apprécie simplement. Pas mal d'éléments manquent à la réussite parfaite de cette production, mais avec les moyens disponible ; on en ressort une production simple, à petit budget et plutôt réussit. Apres, je n'ais pas spécialement accroché (m'attendant sans doute à autre chose^^). L4ensemble est donc regardable, même si l'on en gardera pas un souvenir impérissable ou le film que l'on classera de film culte à ne pas louper. On va dire, que le film est dans l'air du temps ; grâce à son sujet et ses évolutions. N'ayant pas vu le roman, duquel il est adapté ; je ne pourrais le comparer. Mais je reconnais, que cela m'a permi de passer un petit moment tranquille ; ou sans m'ennuyer concrètement. Je ne me suis pas non plus régaler à souhait. Sa se laisse visionner, mais rien de plus ; malheureusement (un sujet trop peu utilisé au cinéma, qui pourtant ; laisse plusieurs directions dans son develloppement (qe ce soit au niveau de la comédie, du drame ou encore de l'horreur). A voir, si le coeur vous dit (idem pour la BA). MAis si cela ne vous attire pas plus que ça. Rien ne sert de perdre son temps, et vaut mieux passer à autre chose.
Film gentillet, poisseux de bons sentiments et larmoyant à souhait. Le scénario mêle les aventures de deux zorro judiciaires contre les méchantes banques qu'embêtent les gentils addicts du crédit et fans de grands écrans de télé, les amours contrariées de jeunes trenta-quadragénaires et le vilain cancer qui empêchera la jolie maman de voir ses charmants bambins grandir. Lioret est assez adroit toutefois pour nous faire ressentir de vraies émotions voire pour créer quelques scènes particulièrement réussies et l'on ressort de ce film en ayant l'impression de s'être fait manipuler par un habile marionnettiste mais pas vraiment un cinéaste de grand talent. C'est d'ailleurs un peu l'impression qui ressortait de ses précédents films. Un bon artisan n'est que rarement un grand artiste. Pour le reste, Marie Gillain illumine le film de bout en bout.