Dans la trilogie Red Riding,1980 est l'opus qui tient le mieux sa ligne de conduite.Avançer coûte que coûte dans l'enquête de l'Eventreur du Yorshire,sans trop s'embarrasser d'artifices.A ce titre,l'agent de Manchester,Hunter,flic usé,brisé et plutôt obséquieux se retrouve seul contre tous.Ses collègues se méfient de lui,ses supérieurs s'en servent comme d'un piston,et même sa femme est suspecte."Dans le Nord,on fait ce que l'on veut".Cette formule prend tous son sens,quand on voit que l'enquête patine plusieurs années après,que les vrais coupables sont impunis,que la police tente de noyer le poisson.Encore une fois,la mise en scène atone ne rend pas justice à la précision sociale des bouquins de David Peace.Entre une certaine langueur et une interprétation inégale,on a du mal à être captivé.Reste la peinture d'un lieu et d'une époque réaliste,qui insiste sur le marasme économique et social des années Thatcher.
« Red riding – 1980 », deuxième volet de la trilogie, est comme le précédent un polar noir à l’atmosphère sombre et pluvieuse. L’action se déroule toujours dans le Yorkshire, région du nord de l’Angleterre. L’enquête policière sur un tueur en série est reléguée au second plan. Ce qui intéresse le réalisateur est plutôt le degré de corruption généralisée de la Police de cet état du nord de l’Angleterre. La réalisation est assez classique et installe une ambiance pesante sur un rythme assez lent. Malgré une narration parfois confuse, l’histoire est suffisamment accrocheuse pour passer outre les quelques imperfections de mise en scène. Paddy Considine, acteur peu expansif, convient bien à ce rôle d’enquêteur envoyé dans un véritable panier de crabes afin de retrouver « l’éventreur » qui sévit depuis de nombreuses années. Son jeu sans emphase se marie bien à l’atmosphère très glauque du film. Moins bien réussi que le premier volet dans l’ensemble, « Red riding – 1980 » est cependant un film policier atypique, à voir pour sa description sans concession d’une société à la dérive où le vice et la corruption règnent en maîtres.
Un film honnête qui tient en haleine jusqu'au bout grâce a un scénario habilement mené. Pourtant il n'est pas exempt de défauts, trop lent par moment, un peu confus et les acteurs ne sont pas tous convaincant. La mise en scène reste correcte. Un divertissement a voir sans être incontournable.
Un second volet aussi sombre que le précédent, dépeignant une société malade et gangrénée par le vice et la corruption, le tout réalisé avec soin et interprété avec conviction.
Mou, mal construit, et inintéressant dès les premières minutes, vraiment une grosse daube qui m'a plonger dans un comas cérébral profond, bref si ne l'avez pas vu, fuyez vite et loin !
Peter Hunter, inspecteur de police, revient dans le Yorkshire où il a débuté pour enquêter sur une fusillade dans une boîte de nuit. Il finit par faire les liens avec des meurtres de petites filles ayant eu lieu dans la région. Très vite, son enquête dérange. Dès le début, ce deuxième volet de la trilogie Red Riding nous happe car nous savons dès le début que certains des interlocuteurs de Hunter (Paddy Constantine absolument formidble) sont corrompus et ferons tout pour l'empêcher d'accomplir son enquête. De fait, ce deuxième épisode a des allures de tragédie avec son dénouement inéluctable et inattendu. Incroyable de suspense et de cruauté, Red Riding 1980 vous collera à votre siège tout du long.
2eme volet à la hauteur du premier, ce nouvelle episode franchit une etape dans la noirceur ou un flic ( l'excellent Paddy Considine) se verra confronter lui aussi aux meutres en serie et à la corruption. La recette est la même, la qualité d'écriture est toujours aussi époustouflante et l'univers est aussi lourd que fascinant. On ne peut que saluer les qualités de ce deuxième volet en attendant la conclusion.
Second volet de la trilogie qui pour moi ne confirme pas du tout les espoirs du premier. Trop longuet, un protagoniste sans charisme, une intrigue mêlant tueur en série et corruption avec un infime lien entre les deux. Vraiment trop ennuyant pour proposer quelque chose de correct, à voir si le dernier relèvera le niveau.
Mieux vaut avoir vu le 1er volet pour comprendre certains personnages récurents. L'ambiance est toujours aussi froide à souhait , la lenteur inquiète et la réalisation tient largement le coup par rapport au précédent. Du bon polar à suivre....
Après "The Red Riding - 1974", ce deuxième opus encore plus sombre et pessimiste nous montre l'inspecteur Peter Hunter arriver dans le Yorkshire pour enquêter sur les meurtres de l’Éventreur qui sévit depuis six ans. Mais au cours de son enquête, Hunter met également à jour des choses compromettantes pour la police locale et il se heurte rapidement à de nombreuses difficultés. Grâce à un scénario bien ficelé (et bien tordu il faut l'avouer) et à une superbe mise en scène, "The Red Riding - 1980" surpasse son aîné en liant son intrigue à la précédente et en se posant comme encore plus prenante et déprimante. Rien ne semble pouvoir être sauvé dans cet univers froid où la corruption paraît inévitable. Déterrant de vieux cadavres, Paddy Considine nous livre une excellent prestation et va inexorablement vers son destin pour une fin tout à fait prenante.
"The Red Riding trilogy", ce sont en fait 3 longs métrages réalisés pour Channel 4, avec pour origine l'œuvre littéraire de David Peace intitulée "The Red Riding Quartet". Comme son nom l'indique, cette dernière comprenait 4 volets, intitulés "1974", "1977", "1980" et "1983". La télévision étant réticente face à la réalisation de 4 films, on n'a droit au cinéma qu'à 3 volets, "1974", "1980" et "1983". Le scénariste Tony Grisoni a été largement mis à contribution pour que l'omission de l'épisode "1977" ne nuise pas à la compréhension de l'ensemble. Bien que chaque film ait un réalisateur différent, il est en effet évident qu'on est face à une seule et même œuvre, avec une police gangrénée par la corruption et des crimes commis par un ou plusieurs "serial killers". Dans "1974", le premier volet, le moins réussi,réalisé par Julian Jarrold, le personnage le plus important est un jeune journaliste à la fois maladroit et tenace. Dans "1980", le second, peut-être le meilleur, réalisé par James Marsh (remarqué en 2006 avec un très bon film : "The King"), c'est un inspecteur de police loyal et consciencieux qui tient le rôle principal. Quant au 3ème, réalisé par Anand Tucker, il met en vedette un avocat et un autre policier et il présente comme bonus l'explication de tout ce qu'on n'avait pas compris dans les 2 premiers. Tout du long, les ciels du Yorkshire sont presque toujours uniformément gris et l'atmosphère poisseuse. Les 5 heures de l'ensemble se laissent voir sans pour autant être totalement convaincantes.
Premier volet d'une trilogie sortie le 11 novembre est passé complètement inaperçu. Et pourtant elle mérite vraiment d'aller la voir, du moins c'est le cas pour la première partie. ( la seule que j'ai vu, c'est pourquoi j'attends de voir les deux autres avant de faire une critique " constructive" ) Un thriller passionnant, captivant, très bien construit et surtout un Andrew Garfield, qu'on a pas l'habitude de voir dans se genre de rôle, tout simplement époustouflant...