Premier film de Rebecca Zlotowski vu en avant première ce lundi en présence de la réalisatrice et des acteurs. Second film de la semaine sur les tourments adolescents après Des filles en noir. Cette fois ci c'est réussi. Voilà un très joli film sur le deuil et la solitude de certains ados, fait avec beaucoup de tact et de sensibilité. J'ai bien apprécié l'ambiance générale discrètement datée années 70. Ainsi que le scénario et la mise en scène déjà mature de Zlotowski au plus près de ses personnages et de ses acteurs. Contrairement à l'ami qui m'accompagnait et qui a passé son temps à regarder sa montre. Léa Seydoux est de tout les plans et c'est une bonne chose, elle crève l'écran. Une subtile interprétation qui en appelle d'autres et lui ouvre les bras d'une belle carrière. A ces côtés de jeunes acteurs plus ou moins connus. Anaîs Demoustier en cousine trop sérieuse, Agathe Schlencker en copine délurée, détonateur de l'histoire, Guillaume Gouix (le jeune SDF de Copacaba) excellent, Nicolas Maury très drôle, le toujours agréable Johan Libereau (Les témoins) et dans une seule mais magnifique scène le grand Carlo Brandt. Une très belle chronique sur les ravages du deuil au sein d'une famille ordinaire. A la fois très réaliste, intime et émouvante. Une belle réussite, un très beau premier film, une réalisatrice à suivre...
Prudence vit seule dans l'appartement familial. Sa sœur ne fait que passer, son père est à l'étranger. Sans vrais repères, elle devient amie avec Marilyne qui fréquente les motards du circuit de Rungis. Un chronique de l'adolescence qui se termine dans la douleur. Prudence n'a pas finit cette vie que la suivante commence déjà, et pas de la meilleure façon. Ses nouveaux 'amis' sont sa façon à elle de faire un bras d'honneur à ce qui à déchirer sa vie; à sa famille juive déconnectée de sa réalité. Si le sujet est mené avec une certaine pertinence, le film flotte quand même un peu trop. Beaucoup de mystères, de non-dits. "Virgin Suicide" parlait lui aussi de cette façon de l'adolescence, avec plus de ressentis que d'explication. "Belle épine" ne réussit pas à développer ses arguments. Léa Seydoux incarne pourtant très bien cette héroïne brisée.
Un flop en vue. C'est bien le cas. Aucun fond , des plans loupés , des musiques à plat ... Comment résumez ce film français qui se voulait "indépendant" et calme? C'est calme oui , mais qu'est ce qu'on s'ennuie pendant 1 heure 20. On a beau se dire que ça va se lancer , y a rien. Léa Seydoux prouve toujours pas les espoirs qu'ont les réalisateurs sur elle , car encore une fois , elle doit se contenter de jouer des rôles assez nuls. Un film qui se voulait choquant , mais qui a fait un bide dans l'opinion aux vues d'un score au box-office décevant. Faut relever tout ça parce que ça n'avance pas.
bien pour un premier long métrage bien que le film soit assez court...suffisant en temps cependant car il ne s'y passe pas grand chose.c'est une bonne vision de la névrose d'une jeune fille des années 80 qui trompe sa solitude en goutant à ce qu'elle croit liberté.léa seydoux est parfaite.
Belle épine est un film simple qui s'ouvre sur une histoire déjà commencé et qui ne finit pas. HEADRien a comprendre, presque rien à voir et la réalisatrice nous dit là qu'elle n'a rien à prouver.HEADLea Seydoux, par contre, nous envoie son jeu en pleine face ; une interprétation remarquable et réfléchie. HEADMais dans l'ensemble, en tout cas, pour ce qui concerne le scénario, c'est un film qui manque d'intérêt et qui serait plutôt a éviter.
C’est dans un portrait de femme qui se veut tendu en tension mélodramatique que nous convie Rebecca Zlotowski pour son premier film, filmant avec beaucoup de grâce les tourments que peut vivre une jeune adolescente parfaitement interprétée par la belle Léa Seydoux. Hormis son personnage principal, le scénario a tendance à rendre ses protagonistes assez creux, rendant ainsi leurs relations bien moins chargées en émotions. Même si l’on peut voir, dans le réalisme qu’essaye de donner la réalisatrice à cette communauté de motards, une chronique sociale que la mise en scène très contemplative prive de finalité et de morale et que son rythme languissant rend monotone. S'il semble évident que la carrière de Léa Seydoux est à suivre de très près, celle de Zlotwski semble à priori moins prometteuse.
Très compliquer à noter, ce film qui se veut d'auteur par intimisme mais expose une thème général maintes fois traité. Heureusement que L. Seydoux tient à bras le corps le scénario avec très très peu de dialogues pour sa part mais ses attitudes et les non-dits suffisent à éviter le naufrage. Beaucoup de choses mêlées : rapports humain conflictuels et/ou charnels, émancipation et besoin d'attention, sensualité et respect, autonomie et la peur de la liberté ... beaucoup (trop ?) de choses parfois survolées , passant d'une histoire, d'une relation à une autre sans repère de temps. Ceux qui parlent d'abus de nudité, c'est la vie, c'est comme cela et rien ne doit être dérangeant tant que cela ne devient pas subversif. 3/5 seulement car j'aurais aimé quelque chose de moins brouillon et de plus affiné. A voir tout de même !!!
Le centre nerveux de Belle Épine est à chercher dans l’urgence que revendiquent, à chaque plan, les personnages : nous retrouvons la symbolique de la moto, incarnation de la vitesse dans laquelle vibre une liberté pour un temps dérobée à la banalité sordide du quotidien ; moto source de vie mais aussi de mort. Le film déambule ainsi dans une jeunesse aux corps tristes et hantés par la mort d’un proche : quand viennent à manquer une mère ou une sœur, c’est l’entièreté d’une foi en l’existence qui s’envole, ne laissant derrière elle que des éclats. Nous sautons d’un lieu à un autre de la même manière que notre focalisation, portée par Prudence Friedman, se perd dans des amies au visage interchangeable. Voici la course immobile d’une petite fille effrayée qui aimerait devenir grande et qui, par souci de s’intégrer aux groupes de référence dont elle espère obtenir un affranchissement, joue avec le feu. Comparaison de poitrines, partage d’expériences, accumulation des non-dits, sexe. Rebecca Zlotowski construit son métrage comme une longue et assourdissante sirène que la composition musicale de Rob perpétue à la perfection : l’adolescente doit faire face aux métamorphoses de son corps et de ses émotions dans une solitude profonde, subit en elle un état d’urgence permanent. La durée relativement brève de Belle Épine participe à cette urgence qui n’est, en fin de compte, que le cri désespéré qu’un enfant perdu dans la nuit lance à ses parents.
Waouuu !! on vous raconte partout que c'est un film sur le passage de l'adolescence à l'âge adulte, un deuil, mais ces poncifs colportés paresseusement sont contournés allègrement, laissés derrière bien loin dans une accélération fulgurante, magique, sans être pour autant abandonnés, évités comme on évite de justesse un animal sauvage égaré sur la route, la nuit, en forêt, contournés comme on amorce un tournant - ouvrant sur des dimensions kabbalistiques - la Radio du Circuit, l'histoire de David et Abigail ; des dimensions noires - "jusqu’au merveilleusement théâtral Nicolas Maury (dans le rôle du cousin) en passant par la transfiguration baroque d’une scène de réparation de moto en tableau d’anatomie à la Rembrandt, tout respire le goût bienvenu du légendaire et de l’artifice" - dimensions hallucinatoires - "Maman, mais t'étais où ?!!" - dimensions fantastiques "Ces blousons noirs traversant la nuit sur une musique spectrale et électronique évoquent irrésistiblement l’œuvre de Carpenter. Ils font basculer Prudence et le spectateur de Passe ton bac d’abord de Pialat à New York 1997" - une gourmette cachée dans la culotte - pouffer avec du cacao Van-Houtten dans la bouche - et la séquence de la cabine d'essayage, à observer à la dérobée Johan Libéreau essayer un costume. Impossible d'avoir un jugement objectif, c'est le genre de film qui nous emmène très loin, le genre de film pour lequel on va au cinéma, comme cette manière de s'attarder sur un escarpin rouge en pleine équipée mécanique...
Porté par l’interprétation magnétique de Léa Seydoux, un récit d’émancipation sensible et sensuel d’une ado en manque de repères, desservi par un scénario peu captivant.
Il y a des choses intéressantes dans ce film. L'ambiance qui fait qu'on ne sait pas vraiment à quelle époque on est, les acteurs filmés sans fioriture et qui pourtant sans sortent bien, Seydoux en tête, certaines situations sont très justes. Le problème est qu'on a vite fait le tour et que ça tourne en rond. Et pour un film de même pas 1h30, c'est la loose.