L'Exercice de l'Etat
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475 critiques spectateurs

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Ducerceau
Ducerceau

19 abonnés 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 décembre 2020
Cela paraît vraisemblable. Mais alors on se demande pourquoi les hommes politiques se battent avec tant de hargne pour des situations aussi invivables ! Extraordinaire prestation de Michel Blanc à contre-emploi.
PhilippeToile
PhilippeToile

53 abonnés 740 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 novembre 2011
C’est généralement le cinéma américain qui nous raconte les coulisses du pouvoir avec le plus de réalisme. Voici un excellent film français qui se met au diapason et nous décortique avec force et cynisme l’arrivisme politique, les manœuvres en coulisse et les dégâts humains collatéraux. Plein de rebondissements et d’actions, le scénario s’étend sur l’impossible idéal d’un ministre emporté par ses ambitions au point de se couper des réalités et d’accepter les trahisons. L’État semble être une inéluctable machine à broyer les hommes et leurs convictions. Sans manichéisme ni parti pris, Pierre Schoeller a le mérite de nous offrir un regard lucide et perçant et de nous faire comprendre comment tant de commis de l’État peuvent perdre le sens de leur mission en déjouant les pièges de la jungle politique. L’occasion pour Olivier Gourmet et Michel Blanc de livrer des prestations qui marqueront leur carrière, et pour le réalisateur Pierre Schoeller de prendre une nouvelle dimension.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 avril 2012
Depuis quelques temps des films et des séries télévisées s'intéressent au monde politique et à ses contradictions permanentes. A l'heure des médias omniprésents, c'est crée entre eux et la sphère politique des rapports très complexes faits de répulsion et de séduction. Les deux mondes sont à ce point imbriqués qu'il n'est pas rare aujourd'hui de les voir s'unir au-delà des plateaux de télévision ou de radio. Chacune des actions du ministre, joué par un magistral Olivier Gourmet, est pensée en fonction de l'usage qu'il pourra en tirer dans les médias pour manipuler la population. A ce jeu là, l'homme politique a forcément des problèmes de conscience qui l'assaillent davantage qu'à l'époque où les médias n'étaient qu'un élément parmi d'autres, voire annexe de l’homme public. L'entame du film de Schöller par un cauchemar érotique d'Olivier Gourmet montre d'emblée les doutes qui assaillent le ministre des transports. Pierre Schöller à la baguette au scénario utilise un mode de narration à mi-chemin entre le thriller et le fantastique pour mettre à nu le déchirement permanent de cet homme obligé de faire le grand écart entre ses convictions et son ambition qui est grande. La musique grandiloquente, faite de percussions accentue l'aspect incongru des ruptures du parcours chaotique de ce politique qui semble plutôt parer les coups que maîtriser son destin. Face à ces compromissions successives, Schöller a eu l'heureuse idée d'adjoindre en la personne de Michel Blanc haut fonctionnaire de l'ombre, une survivance d'éthique qui au-delà de l'agitation des hommes de l'exécutif en tension permanente, permet à l'Etat de conserver un peu de cohérence dans son action. Qu'en adviendra t-il si cette folie médiatique gagne un jour les rouages essentiels de la machine étatique (cf. les juges d'instruction) ? Une conversation entre Didier Bezace et Michel Blanc au milieu du film illustre parfaitement cette crainte. Schöller montre aussi très bien la dictature de l'emploi du temps imposée par les médias. En ces temps de campagne électorale on se dit que l’homme politique de premier plan a plus du gladiateur dans la fosse aux lions que de l’édile assis derrière son fauteuil pour réfléchir au sens et aux conséquences des actions à entreprendre. La résistance physique va finir par l’emporter sur la justesse des propos, tout n’étant plus que slogans et éléments de langage concoctés par les spin doctors. Pour aller encore un peu plus loin alors que tous ses voyants personnels y compris les plus intimes sont au rouge, Bertrand Saint-Jean n’hésitera pas à commettre la trahison ultime en acceptant sans broncher l’éviction de celui qu’il vient juste de supplier de l’accompagner dans son nouveau ministère alors qu’il s’apprêtait à rejoindre son corps préfectoral d'origine. Encore un peu avant dans le film, le même Bertrand Saint-Jean avait reproché à ce même collaborateur (Michel Blanc) de ne jamais se livrer auprès de lui sur ses opinions personnelles et ses états d'âme . En avait suivi une grande tirade sur le sens de l’amitié et de la fidélité. On voit que devant l’appât d’un marocain dont le premier ministre vient de lui dire qu’il était dénué de toute influence, le grand prêcheur se transforme en petit garçon venant chercher son prix d’excellence. Schöller conclut de manière éloquente son film sur cette séquence où Saint-Jean regarde la silhouette de Gilles se perdre dans les couloirs de Matignon. Que dire de plus ?
marseyopolis
marseyopolis

19 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2011
superbe film, comediens remarquables, jamais dans la caricature, beau moment de cinema…
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 mars 2016
L'exercice du travail bien fait. Il faut que çà trépigne, dans cette fourmilière géante, où l'on débute par la forme, dans une gueule de crocodile. Le thriller politique que Pierre Schoeller construit ici n'a rien d'anodin. Il vit. C'est un feuilleté de coup bas et mauvaise fois, mais toujours proprement. Les hommes respirent le dégoût, mais pourtant on en tire une empathie. Scénaristiquement implacable, singularité absolue de la mise en scène. Le film marque les esprits bien longtemps après. Il y a l'élaboration d'un vrai tour de force, et le film n'est que çà : il est insolent.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 novembre 2011
Des comediens remarquables.Pour le reste , l'histoire est confuse et souvent ennuyeuse ( la scene d'ouverture , le choix du nouveau chauffeur...).Plutot rate.
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 février 2020
Un bon film, trépidant à l'image de la vie d'un ministre exposé. Réaliste, il décrit avec des images crues et directes la dictature de l'info en direct, les coups bas de la politique, la solitude des décideurs. Servi par des acteurs remarquables (brillantissime Michel Blanc en préfet serviteur de l'Etat comme on n'en fait plus!), Schoeller délivre une copie bien ciselée et didactique, proche de la réalité, à qui il manque peut-être une conclusion par le haut pour ne pas sortir désespéré de la politique. Film complémentaire du récent Alice et le maire. Ciné 2 - février 2020
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2011
Ce qui est bien avec ce film c'est qu'il n'est pas forcément facile à ranger sous une étiquette, ce n'est pas vraiment un film politique, ni un film sur la politique (bien que ça soit le principal sujet), ce n'est pas un drame, malgré des éléments dramatiques, ce n'est pas totalement un film expérimental non plus, il touche un peu à tout, et ça lui confère une âme, une identité.
La première chose qui frappe, est forcément ce début limite expérimental, cette musique métallique semblant issue d'une composition contemporain collant parfaitement avec l'atmosphère du film et y participant pleinement.
On a là un bon film, et ceci pour plusieurs raisons, on n'est pas dans la connivence avec le spectateur en lui surlignant : "hey regarde c'est sarko !", on a le quotidien d'un ministre imaginaire, dans un gouvernement imaginaire, et le cinéma naît de là, on a effacé la réalité actuelle pour mieux faire jaillir le réel des situations. On ne se dit pas : oh mon dieu le réalisateur est un sale gauchiste, ou bien un sale fasciste ou je ne sais quoi, on a un ministre qui a un dossier à traiter, et on voit comment il va faire en sorte de le traiter, retourner sa veste etc.
On avait le film social où l'on était du côté du peuple qui souffre, là on est de l'autre côté. Et c'est tout aussi pertinent.
L'autre grande qualité est la prestation des acteurs, Gourmet est incroyable, comme à son habitude (coucou les césars), Blanc (le seul mec du Splendid avec une once de talent) est épatant lui aussi (mais il a déjà moult fois prouvé sa capacité à tenir des bons rôles chez Téchiné par exemple), on peut parler de Breitman, dont je ne suis pas forcément un grand fan, mais qui apporte une touche de féminité bienveillante dans le film, très appréciable.
Il faut ajouter à tout ceci, un scénario très habile, qui parle à la fois du politique, mais brièvement de la vie privée sans faire un pathos à outrance, le tout sous une mise en scène qui participe à la création de cette atmosphère. C'est avant tout un film à atmosphère je dirai, on est là dans l'attente, l'inquiétude, parfois dans l'action etc.
On voit ces politiques coupés du monde, on dit que le peuple raison d'être méfiant puisqu'il n'a pas le pouvoir, sauf que ces politiques là n'ont plus qu'un seul pouvoir, celui de se retirer du pouvoir, de le donner au privé, ainsi se mêlent des scènes où un employé ne reconnaît pas le ministre des transports, ou bien des scènes où il y a connivence entre le privé et l'État.
Ce n'est pas un gouvernement très heureux, très sain, l'ambiance du film est stressante et malsaine. Mais le personnage de Gourmet reste sympathique, et quelque part on le comprend nous ne sommes pas dans la dénonciation aveugle, il a les bras liés.
Certes le film a quelques défauts, mais il est tellement intriguant qu'il mérite le détour, bien plus que le dernier Clooney sorti à la même date qui est d'un académisme navrant tant dans la mise en scène que dans son propos, on a là un film osé, je ne m'attendais pas à voir ça un jour au cinéma, construit, intéressant, intelligent et qui s'adresse à un public intelligent, et non pas sous forme de clin d'oeils lourdingues.
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2011
L'exercice de l'Etat est un drame qui tourne autour du pouvoir politique... pas toujours captivant !
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2025
Avec son second long-métrage sorti en 2011, Pierre Schoeller fait preuve d’une belle maîtrise pour dépeindre les arcanes du milieu politique français. Parfaitement documenté, ce film analyse le fonctionnement d’un cabinet ministériel et les relations de pouvoir qu’entretiennent tous les membres d’un gouvernement. En intégrant quelques scènes chargées en adrénaline, le réalisateur maintient une tension permanente. Face aux décisions à prendre, ces individus doivent tenir compte de leurs ambitions personnelles et du corporatisme d’Etat, sans oublier la solitude et leurs convictions. Ce cocktail explosif conduit inévitablement à l’usure. Olivier Gourmet en ministre, Michel Blanc (César du meilleur acteur dans un second rôle) en directeur de cabinet ou bien Zabou Breitman en chargée de communication semblent tous criants de vérité. Bref, une fiction sans fioriture ni caricature.
Béatrice L
Béatrice L

109 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2013
J'ai regardé ce film en dvd (donc pas dans les meilleurs conditions) et pourtant je n'ai pas pu décrocher d'un bout à l'autre du film tant l'intrigue et la mise en scène sont réussies. Sans parler de l'interprétation magistrale des principaux acteurs Olivier Gourmet que je connaissais assez peu, génial, et Michel Blanc toujours excellent. Une histoire de politique implacable et qui sonne tellement vrai. Des personnages attachants :le chauffeur qui meure dans l'accident parce que le ministre lui a fait emprunter une autoroute en cours de construction, le ministre très entouré et pourtant très seul face aux manipulations de ses collègues du gouvernements etc.
Bref j'ai vu ce film sans apriori et j'ai été séduite. A voir !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 octobre 2011
Ce film est la chronique de la vie quotidienne d'un ministre et de son entourage. Dans une ambiance de cynisme total, on voit s'affronter les uns et les autres et on découvre intrigues et bassesses entre rivaux derrière des amabilités de complaisance. Le scénario est finalement assez mince et il y a quelques longueurs, mais le jeu des acteurs est excellent, en particulier Olivier Gourmet et Michel Blanc, parfaits. Quelques points d'interrogation restent sans réponse, mais c'est sans grande importance. A voir, à mon avis, parce que la réalité n'est sans doute pas très éloignée de ce qui nous est dépeint ici.
Jean-Marie S
Jean-Marie S

36 abonnés 225 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2012
Voici un des très grands films français primés aux Césars de l'année 2011. Un seul homme à la baguette, Pierre Schoeller à la plume virtuose et acérée, aux cadres justes, à la musique brillante. Devant la caméra, Olivier Gourmet & Michel Blanc ne sont pas en reste. Au menu, une immersion totale dans le quotidien de ces hommes politiques que l'on arrive si peu à cerner, ici le ministre des transports. Un thriller politique d'une grande justesse et au ton assez libre.
Alex
Alex

17 abonnés 403 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2012
Le film nous plonge dans les coulisses du pouvoir et dans l'intimité des hommes qui l'exercent... le stress quotidien, les petits arrangements, les coups bas, l'hypocrisie et la mécanique implacable de l'Etat qui broie ses serviteurs.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 novembre 2011
ce film est une "pastorale française" pour ne pas paraphraser Philip Roth. Une ode presque symphonique à la nature humaine, plongée dans l'exercice du pouvoir, l'homme seul face à la grande broyeuse, cette bouche carnassière symbolisé par ce crocodile qui en vient à vous dévorer, même vos propre fantasme. Une partition jouée à merveille par un quintet de comédien dont un Olivier gourmet millésimé. Ce film est un grand cru du cinéma français, sérieux, exigeant, audacieux, presque impétueux. Une vraie Révélation, au sens général.
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