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Frédéric Le Mouël
24 abonnés
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3,5
Publiée le 9 juillet 2013
Quand une ouvrière au chômage devient la femme de ménage du trader qui a provoqué son licenciement. Une bonne idée de film, très bien traitée pendant plus d'une heure (on rit beaucoup), jusqu'à une fin carrément ratée, bêtement moralisatrice.
Sorti en 2011 alors qu'une énorme vague de chômage s'abat sur la France, "Ma part du gâteau" aborde bien évidemment ces licenciements que l'on dit économiques mais qui sont en réalité causés par la délocalisation des entreprises. Inévitablement, aborder un tel sujet amène à coup sûr à l'évocation de la bourse, des fluctuations du marché, tout cela est un vrai casse-tête et Cédric Klapisch a vu trop gros et a fini par se casser les dents sur ce sujet. Ce film fait l'apologie du monde de la finance, dans lequel tous ces requins sont obsédés par l'appât du gain, quitte à délaisser leur vie personnelle. Il n'y a que l'argent qui compte. Et on ne manque pas de se rendre compte à quel point ces gros bonnets du monde financier méprisent les simples ouvriers qu'ils mettent sur la paille. Cédric Klapisch, qui est pourtant un cinéaste de talent, se loupe ici et passe à côté de son sujet. Confus et mal maîtrisé.
Quand les petits salaires travaillent au domicile des gros . Comédie réussie de la part de Klapisch , dommage que la fin soit bâclée au niveau du scénario et de la réalisation, sinon aurait mérité 5 étoiles.
Les personnages sont un peu taillés à coup de serpe et la fin est un peu surfaite mais les acteurs sont formidables La rondeur oursonne de Gilles LELLOUCHE humanise le salaud et Karine VIARD toujours excellente évoque ses formidables ainées ici plus Bernadette Lafont que Girardot.
Le scénario ne tient pas la route. De Dunkerque à une salle de traders déchainés à New York, le film nous traîne à Paris dans un appartement au luxe impersonnel. Une escale à Venise le temps d’un petit tour en vaporetto . Une halte à Londres, et retour à Dunkerque. Et après ? Rien ! C’est long et ennuyeux, caricatural et improbable. Un Klapisch en manque d’inspiration qui rate sa cible. Je le regrette.
Quelle déception ! j'ai eu du mal a rentrer dans le film. Personnages stéréotypés, quoiqu'en disent certains ! on ne croit pas du tout au personnage de Karin Viard en femme de ménage. Fin nulle.
Samedi 25 février, Lyon tient sa victoire mais le PSG égalise à la toute dernière seconde et au-delà du temps additionnel ! Quelle déception pour les supporters et les lyonnais ! L’issue décevante de ce film est comparable à la déception des supporters lyonnais. Si le match a été de bout en bout un très beau match avec du suspens, des retournements de situation, et des buts, on ne peut pas en dire autant de ce film. Il partait bien, il était agréable, les deux classes sociales en présence s’affrontaient sur un registre assez plaisant et là tout d’un coup, un final digne d’un tacle assassin. Comment interpréter cette fin ? Que doit imaginer le spectateur ? Cédric Klapisch l’abandonne-t-il à des spéculations hasardeuses ? Doit-on louer le pseudo rapt de France ? Certainement, le réalisateur ponctue son film sur le visage radieux de son héroïne. Son rapt semble être justifié. Doit-on louer la rage des syndicalistes poursuivant un trader qui semble se réfugier dans la mer pour échapper à un lynchage éventuel ? Le réalisateur cautionnerait-il un tel acte de barbarie ? Je me moque des lecteurs de ma critique qui me reprocheraient vertement mon manque de discrétion en révélant la fin du film ; je n’ai pas à employer de spolier, je pars du principe que ceux qui lisent les critiques viennent piocher l’inspiration ou tenter de comprendre ou de se rassurer, par conséquent, je ne leur apprends rien sinon la manifestation de mon immense déception. Pouvais-je me douter d’une fin aussi nauséabonde ? J’ai commencé à être déçu par deux facilités de scénario : Le trader couche avec la femme de ménage et le trader est à l’origine de la fermeture de l’usine où travaillait jadis la femme de ménage. Quel hasard, quelle coïncidence !! Et à partir de là tout s’emballe dans du n’importe quoi et d’autant plus n’importe quoi que la coucherie était un pari. On peut comprendre que la pauvre femme de ménage baisée une fois par le démantèlement de son usine et par le trader lui-même craque. Si je n’avais rien à reprocher sur les soi-disant clichés, pour le coup la coucherie, le pari de ladite coucherie, le trader super égoïste sont des clichés bien trempés, bien lourds, bien gras. Oui, cette fin est archi nulle et à elle seule plombe le film. Si j’ai bien compris la part du gâteau ce n’est pas seulement celle que veut le trader, c’est aussi celle des syndicalistes en voulant lyncher une tranche d’un des nombreux traders. Si la morale du trader est abjecte, ce que je partage, je ne partage point la morale des syndicalistes se ruant comme des sauvages, même sur un type peu recommandable soit-il, et encore moins je partage le rapt d’un enfant où à défaut se servir d’un enfant comme appât aux syndicalistes. C’est un autre film et pour le coup, j’aurais compris la révolte. Mais là, cette comédie sociale amère nous endort par la légèreté de son ton pour soudainement nous offrir une violence hors propos et gratuite.
Bien que porté par d'excellents acteurs principaux et un réalisateur qui a déjà fait ses preuves, ce film est un raté total. Les seconds rôles sont très mauvais, les dialogues affligeants, le scénario tourne en rond avant de tomber dans l'idiotie la plus totale à la fin. Ça se veut dénonciateur mais ça finit en eau de boudin à un point qu'on ne peut soupçonner de la part de Cédric Klapisch. Même à 3,50 la séance, passez votre chemin.
La quarantaine, France (Karin Viard) élève seule à Dunkerque ses trois filles adolescentes. Licenciée d'un groupe sidérurgique en faillite, elle décide, après une tentative de suicide, de remonter la pente en allant travailler à Paris. Elle y devient la femme de ménage de Stéphane, un requin de la finance qui brasse des millions entre la City et La Défense et amène en week-end à Venise dans son bimoteur les top models qui défilent dans son lit. France a tôt fait de se rendre indispensable à Stéphane en babysittant Alban, son fils de quatre ans dont il est incapable de s'occuper. Mais la confiance qui s'installe peu à peu entre eux sera brutalement brisée par une consternante révélation.
Quand il écrit et réalise "Ma part du gâteau" en 2011, Cédric Klapisch a cinquante ans et est au sommet de sa célébrité. Si "Paris" en 2008 n'a pas trouvé son public, Klapisch reste auréolé du succès de "L'Auberge espagnole" qui avait attiré près de trois millions de spectateurs en salles en 2002. Il avait remis le couvert en 2005 avec "Les Poupées russes" qui en avait attiré presqu'autant.
Avec "Ma part du gâteau", Klapisch s'attaque à un sujet ambitieux : la fracture sociale traitée à travers les deux personnages archétypiques de France, une Mère courage dunkerquoise, et Steve/Stéphane, un trader hors sol. Coline Serreau avait réalisé le même film en 1989 - quatre ans après l'immense succès de "Trois hommes et un couffin". "Romuald et Juliette" mettait en scène un PDG arrogant et une femme de ménage antillaise. Il se terminait par un "happy end" aussi improbable que transgressif.
On se demande longtemps comment se terminera "Ma part du gâteau" et on redoute qu'il suive la même voie, convenue, que "Romuald et Juliette". Son épilogue, qui intervient après bien des zigzags et des virages en épingles à cheveux, de Londres à Venise, de Paris à Dunkerque, sauve le film du désastre dans lequel il semblait s'être enlisé jusque là.
Car hélas, Klapisch s'égare. Comédie romantique du rapprochement des deux contraires ou drame poignant de la fracture sociale façon Philippe Lioret ("Welcome") ou Stéphane Brizé ("La Loi du marché", "En guerre") ? "Ma part du gâteau" fait du surplace faute de choisir son parti. Certes, les acteurs s'en sortent plutôt bien, même si Karin Viard porte avec trop d'aisance des hauts talons Louboutin pour nous faire croire à son personnage de prolétaire et Gilles Lellouche (qui a repris in extremis un rôle destiné à Vincent Cassel) trop mal l'anglais pour nous faire croire au sien. Marine Vacth gâche son talent et sa beauté dans un rôle humiliant et Zinedine Soualem, toujours juste, fait une apparition trop brève. Mais le scénario de Ma part du gâteau est trop paresseux, ses situations trop caricaturales pour jamais susciter l'intérêt.
Drame social qui appuie joliment sur le contraste et la fracture entre la haute finance et l'industrie, ce film de Klapisch nous offre une opposition de styles très bien campée par Karine Viard et Gilles Lellouche, pour mieux dénoncer la déconnexion du réel et le mépris de classe incarné par ce dernier. Si toutes les idées du film ne sont pas exploitées avec bonheur (la vision du Nord reste assez sommaire et à la limite de la caricature), Klapisch suit son raisonnement avec rigueur, jusque dans un final très symbolique (n'oublions pas que le personnage de Karin Viard se prénomme France...). Un film qui donne à voir et à réfléchir.
une très bonne idée de départ, on s'attache aux personnages,le petit tout est magnifique et touchant,on rit très souvent sur un sujet grave,mais la fin gâche tout le film,j'en sors contrarié.