J'en gardais un souvenir mitigé (sans doute vu trop jeune), le revoir m'a conquis. C'est simple : presque tout ici est question de mise en scène. Le scénario est bien troussé, globalement cohérent et franchement efficace dans sa description du milieu policier gangrené par la corruption tout comme celui des trafiquants, mais clairement, ce qui aurait été un film juste correct avec un bon artisan devient un classique avec William Friedkin derrière la caméra. Technique, montage, rythme, musique (quelle bande-originale!!)... La maîtrise du gars est juste hallucinante, que ce soit pour dérouler son récit que lors des scènes d'action, parfois sèches, sans fioriture, parfois franchement impressionnantes, à l'image bien sûr de cette hallucinante spoiler: course-poursuite que l'on aurait aimé voir durer encore plusieurs minutes. « Police fédérale, Los Angeles » (lui préférer largement son titre anglais, « To Live and Die in L.A. ») est une œuvre sans illusion (ou alors seulement celle de l'image), désenchantée sans être d'un cynisme déplacé, juste lucide, puissante également à travers ses personnages et les relations qui les unissent, l'impeccable casting étant toutefois dominé par un Willem Dafoe dans ce qui est certainement l'un des tout meilleurs rôles de sa riche carrière. Bref, une vraie claque faisant honneur aux polars américains, et un incontournable des 70's : alors quand en plus on a la chance de le (re)découvrir au cinéma...
Chef d'oeuvre. Tout, et je dis bien absolument tout dans ce film, est parfait. La mise en scène, le montage, le découpage, le scénario, le rythme, les acteurs, la photo, la BO... Tout. On a même droit à une poursuite aussi réussie que celle de French Connection! Tout le film transpire la maîtrise de bout en bout. Franchement je vois pas un seul défaut. Par contre, vaut mieux ne pas être réfractaire à l'ambiance eighties, mais alors bien eighties qui, au contraire de French Connection, peut avoir vieillie. Grand film de Monsieur Friedkin.
Très bon film avec une bonne musique "so 80's"; il a de l’énergie, du rythme, une superbe course poursuite! Un bon jeu d'acteurs, un très bon polar, assez étudié et travaillé...c'est ce qui fait le charme de William Friedkin je trouve: j'arrive à me plonger littéralement dans ses films et à me mettre à la place des personnages sans trop de difficulté. Ce n'est pas donné à tous les réalisateurs. Le réalisme chez Friedkin me plait! Une très belle photographie tout au long du film aussi...A voir et revoir...
Finalement le scénario assez cynique n'est pas si mal malheureusement la réalisation brouillonne et les acteurs pas vraiment inspirés nous laisse sur notre faim. Il y a bien un gros passage avec des cascades mais là encore ce n'est pas très bien filmé.
William Friedkin veut montrer ici qu'il n'est pas un cinéaste conventionnel et que son film n'est pas conventionnel. Pour cela, il fait en sorte de mettre des rebondissements imprévisibles surtout concentrés sur la fin, de mettre un maximum de réalisme dans sa mise en scène, d'essayer de brouiller la frontière entre bons et méchants et truc classique pour cela d'achever le tout sur une touche énigmatique. Une ambition qui mérite d'être soulignée mais il ne parvient pas à cacher que son fond est déjà du vu et revu et que son intrigue est brouillonne. La poursuite en voitures donne en plus l'impression d'être une resucée de celle, absolument formidable, de "French Connection". Le film est plutôt bien interprété et se laisse regarder sans ennui mais il ne parvient jamais à être captivant et marquant.
Avec son final apocalyptique et sa fameuse course de voiture, le film très emblématique d'une époque est une excellente manière de se réconcilier avec les films policiers où la moiteur n'est pas l'ambiance principale du film. Point n'est besoin d'appuyer le trait avec des caves glauques ou des rendez-vous dans les parkings. La lumière de Los Angeles est très présente. L'action est franchement efficace et la musique pop canon!!!! Excellent policier.
Sur une histoire qui aurait pu donner un film policier lambda, William Friedkin pose sa patte et en fait une œuvre ambiguë où les notions de bien et de mal s entremêlent. Dans sa manière de filmer Los Angeles il semble ouvrir la voie au cinéma de Michael Mann. Ceci en réalisant des scènes d action enlevées (une nouvelle course poursuite de très haute volée après celle de French Connection) le tout enrobé d une esthétique léchée. Très marqué années 80 il est aussi un marqueur intéressant de l esthétique visuelle et auditive de l époque. Derrière son enquête ce qui intéresse Friedkin c est de dépeindre un monde où tout est factice, de la fausse monnaie qui est fabriquée jusqu au relations humaines entre les personnages et dans cette univers trouble l ambiguïté et son sens de la nuance fait merveille.
Un policier fort, brut et cruel qui sent les années 80 dans le bon sens du terme, des années où les bandits étaient encore traqués à l'ancienne, les flics infiltrés à leur manière et à la limite de la légalité. Un pur moment de cinéma qui reflète l'ambiance de son époque. Les acteurs sont puissants et la mise en scène d'une efficacité tonitruante. C'est un très grand film que je viens de découvrir presque par hasard. Un vrai plaisir de trouver des pépites comme celle-là.
Sans doute le dernier chef d'oeuvre absolu du grand William Friedkin, et un des meilleurs polars des années 80. Esthétiquement sublime et bien ancré dans son époque (jusqu'à sa bande-son signé du groupe de new-wave Wang Chung, on y entend notamment leur unique tube, "Dance Hall Days"), tellement bien ancré dans son époque que le film mettra des années à être réhabilité, "Police Fédérale Los Angeles" est brillamment interprété, Willem Dafoe y joue un faux-monnayeur charismatique et dangereux, et William Petersen un flic tenace et sombre. Leur face à face n'est pas sans faire penser au futur "Heat" de Mann, fait dix ans plus tard.
Sans temps mort ni dialogue superflu cette traque policière s'appuie sur un canevas classique aux diverses péripéties emblématiques du genre, traitées avec dynamisme grâce à une mise en scène efficace et déjouant parfois nos attentes. Quoi que les acteurs manquent d'envergure - à l'exception d'un Willem Dafoe inquiétant et charismatique - les personnages aux contours rapidement esquissés convainquent. Très ancré dans son contexte et sa décennie de réalisation, le récit s'inscrit dans ces ambiances interlopes où la ville devient un personnage individualisé tandis que policiers et malfrats semblent parfois agir symétriquement. Un polar rondement bien mené!
Grosse surprise ce film avec une musique à la vice city , et une historie hyper prenante et un duo d’acteurs génial et une petite claque des films 80 s . Course poursuite mémorable à la bullitt ou gta
Dans une ambiance urbaine oppressante, un flic prêt à tout, use de méthodes radicales pour coffrer un faussaire. William Friedkin réussit le pari d’un film d’un froid réalisme porté par un rythme qui ne s'essouffle jamais, en intégrant des scènes d’actions mémorables.
c'est William Friedkin qui a pondu ça ? LE William Friedkin qui a réalisé "l'excorciste", "french connection" et "cruising"... pfaow, grandeur et décadence. Ce polar avec William Dafoe, bien qu'il ait obtenu le prix du public à Cognac, empeste les années 80 dans ce qu'elles ont de pire. L'image type téléfilm, l'insupportable musique synthétisée de Wang Chung (groupe new wave qui a eu son quart d'heure de gloire, mais pas plus, à l'époque), ou la trame que j'ai trouvée poussive. Seul point à sauver : la course poursuite en voiture (même si c'est pas "bullit") et les morts par arme à feu sanglantes et réalistes, c'est maigre. 2 / 5
Si sur le fond il n’a rien de très original, ce polar demeure d’une remarquable efficacité et ce en grande partie grâce à la mécanique bien huilée de la mise en scène de William Friedkin et à une intrigue bien ficelée sachant ménager ses rebondissements.