Une comédie dramatique très fraiche, très bien menée, sans essoufflements et d'excellentes interprétations. Quelques clichés caricaturaux sans en marquer le trait et cela passe tout seul, intelligemment amenés dans des dialogues assez convaincants. Magimel et Baer bluffant dans leur rôle sur mesure donnant l'impression de naturel et très à l'aise dans le phrasé. Le scénario assez original, très socialement humaniste et de bonne conscience peut en énerver certains mais pour une fois que l'on parle de bonheur ... ! 4/5 à voir sans limite !!! (un regret que se soit si court)
Un film d'une nullité extrême, j'ai tenu 1/2 heure... Mal filmé, mal écrit, mauvais dialogues, mal interprêté, bourré de clichés, c'est le cinéma français dans toute sa médiocrité !!
Edouard Baer m'a jusque là, toujours insuporté en interprétant des roles beaucoup trop originaux à mon goût. Mais là, enfin un un personnage "normal" qui plus est, interprété avec beaucoup de justesse, adossé à une valeur sure qu'est Magimel. Belle histoire, vraie à priori... Que demander de plus?
Marc Esposito, lorsqu'il était rédacteur en chef du magazine de cinéma "Studio", a vécu une belle histoire : en allant faire une conférence dans une prison, il reçut un mot d'un détenu, passionné de cinéma, qui l'implora de l'engager dans son journal. Esposito lui fit confiance... Aujourd'hui, il s'est souvenu de cet épisode de sa vie pour écrire le scénario - romancé - de "Mon pote".
Mais Esposito, à qui l'on doit "Le cœur des hommes" (1 et 2), est un grand démagogue : il veut en permanence plaire à tous les publics potentiels. Rien de rugueux dans son film : une réalisation pataude, des dialogues truffés de mots d'auteur artificiels, des acteurs en vogue (Edouard Baer et Benoît Magimel)... Et à l'arrivée, une comédie dramatique qui flirte avec une morale plus que douteuse. C'est non seulement raté, c'est de surcroît assez nauséabond. Que Marc Esposito retourne à ses magazines de promotion du cinéma, et par pitié, qu'il arrête d'en faire !
une très bonne histoire, un peu tiré par les cheveux quand même mais on passe un bon moment grâce à une bonne distribution d'acteurs. dire que ce film n'a fait que 200 000 entrées, un vrais bide pour l'époque.
Une bonne comédie dramatique dont le cinéma français connait bien les secrets. Un duo d'acteur excellent avec un scénario très plaisant. On reste accroché à son écran du début à la fin. Avec "Mon pote" on passe un bon moment devant cette belle amitié démontrant que, qu'importe le milieu les hommes se ressemblent, il ne suffit que de franchir le pas.
Film sans prétention, tout en simplicité qui relate une amitié naissante avec ses bonheurs et ses difficultés. Mélodrame léger qui se regarde agréablement. Tous les acteurs/actrices sont efficaces, l'alchimie du tandem Baer/Magimel est belle et pertinente.
Marc Esposito aime les amitiés masculines sans tâches,les musiques sirupeuses(ici c'est Amy McDonald qui s'y colle)et les plans qui s'éternisent.Une fois ces variantes prises en considération,certains peuvent aller voir ailleurs et d'autres simplement se laisser aller à un peu de positivisme,voire de naïveté."Mon pote" raconte comme un directeur de magazine automobile embaûche un ex-détenu sur simple intuition,en dépit de la méfiance extérieure.De là,naît une amitié indéfectible,qui perdura par sincérité,en dépit de milieux sociaux-culturels différents.le film n'est pas désagréable.Il passe même plutôt bien tant ses personnages peuvent s'exprimer,tant les acteurs peuvent se dévoiler sous un jour sans artifices.A ce titre,Edouard Baer étonne.Débarassé de tous ses tics de dandy,il est plus vivant que jamais:colrique,fidèle,futé.Une sorte d'alter-ego cinématographique à Marc Esposito,justement.Son alchimie avec un Benoît Magimel à fleur de peau fonctionne parfaitement.Pour le reste,bons sentiments et situations invraisemblables peuvent finir par écoeurer.A voir selon son humeur...
Marc Esposito est-il un bon metteur en scène ? C’est la question qu’on est en droit de se poser après avoir vu ce film où les limites du réalisateur n’ont jamais été aussi criantes. On retrouve une fois encore cette utilisation un brin paresseuse de grands hits déjà éventés dans la bande-annonce ("This is the life" d’Amy Macdonald, "Big Jet Plane" d’Angus et Julia Jones…) qui ne parvient pas à combler la pauvreté de la BO signée par Calogero ainsi qu’une mise en scène pas forcément désagréable mais tout sauf révolutionnaire. Mais là où "Le Cœur des Hommes" brillait par son fantastique casting et ses dialogues incisifs et où "Toute la beauté du monde" sortait son épingle du jeu par ses décors somptueux, "Mon Pote" s’avère beaucoup plus anecdotique voire inintéressant. Pourtant, le pitch était prometteur (et inspirée d’une histoire vraie vécu par Esposito lorsqu’il était rédacteur en chef de Studio Magazine) et aurait pu donner un émouvant conte de Noël. Mais il aurait fallu pour ça que le réalisateur ne néglige pas autant le rythme de son intrigue et les 2nds rôles, tous plus sacrifiés les uns que les autres (du cabotin Atmen Kélif au quasi-absent Riton Liebman en passant par l’insupportable Diane Bonnot). Et ne parlons même pas des facilités scénaristiques frisant parfois le ridicule auquel se livre Esposito telles que l’aisance avec laquelle Victor devient complice du casse final ou encore le subterfuge trouvé par Bruno pour blanchir l’argent volé afin de conclure l’intrigue dans un happy-end moralement douteux. Maintenant, Mon Pote n’est pas non plus une catastrophe, ne serait-ce qu’en raison de son message plein d’optimisme sur la réinsertion des ex-taulards et surtout de l’interprétation des 2 acteurs vedettes avec le grand Edouard Baer en patron râleur mais tellement empathique et Benoit Magimel toujours aussi épatant en voyou reconverti. On retiendra également quelques bons mots mais c’est malheureusement insuffisant pour permettre à "Mon Pote" de prétendre au statut de réussite cinématographique. Le format téléfilm aurait sans doute mieux convenu…
C'etait avec curiosité que j'avais trés envie de découvrir "Mon pote" de Marc Esposito sur une histoire personnel qu'il avait vécu quand il était rédacteur en chef du magazine "Studio" dont je suis un fidèle lecteur depuis de nombreuses années. Son engagement et sa complicité a faire réinsérer un prisonnier fan de son magazine, cette fois camouflé dans le milieu de la course automobile. La première partie est interressante fait comme un conte de fée, essai sur une piste de formule 1, visite de l'imprimerie du journal, travail dans la bonne humeur, bonne entente entre collègue et l'amitié trés forte entre les deux personnages principaux entre chaque permissions de sortie de prison. Mais, par contre, la deuxième partie avec l'histoire du Quinté met le film à plat ou alors Marc Esposito aime bien raconter ses escroqueries aux spectateurs mais, à mon avis, cela a du en etre rajouter à l'histoire vraie pour la pimenter ce qui est une erreur. Edouard Baer est excellent en rédacteur en chef sympathique et généreux au coté de Benoit Magimel de meme en repenti en ligne droite dont la vie sourit. Une histoire humaine qui aurait pu etre mieux.
Pour son nouveau film, Marc Esposito s'inspire de son propre vécu, avant qu'il ne devienne réalisateur, lorsqu'il était le directeur du mensuel de cinéma Studio Magazine (devenu par la suite Studio Cine Live). Il avait engagé Jean-Luc Levesque, un détenu qu'il avait embauché comme maquettiste afin de lui permettre d'anticiper sa libération. Cette fois-ci, l'intrigue ne se situe plus au sein d'un mensuel sur le 7ème Art mais sur l'univers de l'automobile. Exit Studio Magazine, voici Auto Magazine et c'est Edouard Baer qui reprend le rôle de Marc Esposito et Benoît Magimel celui du détenu. Si le scénario s'avère intéressant, tant au niveau de l'intrigue qu'au niveau des personnages, le seul regret lourd de conséquence serait la B.O qui nous est imposée tout au long. La même et agaçante partition de piano sirupeuse et suintant de bons sentiments, avec son côté larmoyant (elle figure aussi au générique de fin), elle en devient très rapidement stressante et énervante. C'est réellement dommage car elle plombe réellement le film, malgré la très bonne interprétation des comédiens, où Edouard Baer & Benoît Magimel excellent tous les deux chacun dans leur univers diamétralement opposé.
Film agréable mais très vite oublié, « Mon pote » est ce genre de films sympatoche que l'on regarde sans ennui grâce notamment à un duo Edouard Baer-Benoît Magimel impeccable, quelques répliques bien senties et un scénario légèrement au-dessus de ce que l'on peut voir habituellement. Rien de transcendant donc, loin de là, mais un petit moment pas déplaisant à passer dans les salles obscures : à voir si vous n'avez rien d'autre à faire...
Comme d'habitude, ce film de Marc Esposito est assez mal reçu par la critique; une fois de plus, il est plutôt bien reçu par le public. Cette fois ci, c'est dans son propre passé qu'il est allé chercher le point de départ de son scénario : alors qu'il était directeur de "Première", il avait engagé Jean-Luc Levesque , un ancien détenu, comme maquettiste, puis comme directeur artistique. Ici, il ne s'agit pas de revue de cinéma, mais de revue d'automobile : Victor, passionné d'automobiles, patron d'un magazine, rencontre Bruno, mis au trou pour trafic de voitures volées, lors d'une intervention dans une prison. La passion de l'automobile les rapproche : Victor fait une très belle action, il embauche Bruno, ce qui lui donne accès à la liberté conditionnelle. Ce point de départ permet à Marc Esposito de dépeindre de façon très crédible un monde qu'il connait bien, le monde de la presse écrite et de s'aventurer dans un monde qu'il connait mal : le banditisme. Plutôt que de se tromper complètement en essayant de s'attacher à respecter une certaine crédibilité, Marc Esposito a fait le choix de la peinture plutôt déjantée, absolument pas crédible mais très drôle et, in fine, réussie ! Toutefois, ces 2 éléments (la presse, le banditisme) servent avant tout comme toile de fond aux rapports d'amitié qui se nouent entre ce patron de presse et cet ancien taulard. Marc Esposito a eu le flair, ou la chance, de tomber sur 2 comédiens absolument parfaits pour interpréter Victor et Bruno : le charme désinvolte et plein de classe d'Edouard Baer, le côté sucré-salé de Benoit Magimel, au sommet de sa forme. Rien à dire sur le reste de la distribution, tout à fait au niveau. Un seul petit reproche pour la réalisation, parfois un peu molle. Globalement, "Mon pote" est donc un film sympa sur le fond et plutôt bien réussi sur la forme. PS : on notera la qualité du générique de fin et on aimerait qu'ils soient tous sur ce modèle : très simplement réalisé, clair, complet, lisible et défilant à la bonne vitesse. C'est suffisamment rare pour être noté !