(...)Très vite, je suis emballé par le film et les rires sont fréquents. Si Owen Wilson n'est clairement plus au niveau (les séquelles de sa dépression et son alcoolisme sont encore assez prégnantes à l'écran) mais son duo avec Jason Sudeikis est par contre une franche réussite. Le film est bien rythmé, bourré de scènes vraiment drôles, avec toujours ce petit coté trash, outrancier et irrespectueux typique de leur cinéma de sale gosse. Avec comme toujours une vraie réflexion, un vrai message, des persos bien dessinés et une vraie pertinence sur la vie de couple (les hommes y sont pathétiques, persuadés que leurs femmes n'y voient que de feu alors qu'elles ne sont pas dupes du tout). Ça reste un regard très américain, les frangins étant très fort pour analyser leur société mais ils ont du mal à être plus universel. Je trouve aussi que leur cinéma a vraiment bien évolué avec le temps, devenant plus mature, aussi bien dans le fond que dans la forme, même si leur coté mal élevé ressort toujours. Plus d'infos sur le film sur
Nouvelle comédie des frères Farrelly, réalisateurs à mon sens très surestimés, avec ce "Bon à Tirer (B.A.T.)" dont la qualité n’est pas tout à fait à la hauteur de son pitch, pourtant alléchant. J’attendais sans doute trop de cette histoire de quarantenaires mariés et sérieusement titillés par leur libido, sujet ô combien universel et propice à toutes sortes de débordements très prometteurs. Au final, ce "Bon à Tirer" a pour principal défaut d’être bien trop sage dans sa description du couple. A quoi bon se servir d’un tel sujet si c’est pour priver les 2 héros d’un véritable adultère, surtout pour des motifs "vaseux" d’amour et de fidélité ? Le puritanisme à l’américaine a-t-il encore sa place dans ce genre de productions ? Pas sûr. Autres problèmes : la mise en scène inégale des frères Farrelly et une interprétation souvent paresseuse de la part des acteurs. On a ainsi connu Owen Wilson bien plus inspiré (voire "Serial Noceurs") et on aurait aimé être davantage séduit par Jason Sudeikis dans le rôle du queutard tentateur. Idem pour les 2nds rôles, soit décoratifs (les belles Christina Applegate et Jenna Fisher en épouses fatiguées, la bombe Nicky Whelan en fantasme ambulant…), soit sacrifiés (la bande de potes, et notamment l’amusant Stephen Merchant, est trop rapidement éjectée de l’histoire), soit poussés jusqu’à la caricature (le couple formé par Rob Moran et Lauren Bowles, l’hystérique Derek Waters…). Seul l’inattendu Richard Jenkins réussit à tirer son épingle du jeu avec son rôle de sex addict aux méthodes très "professionnelles". Il faut cependant reconnaître aux frères Farrelly leur capacité à repousser les limites du bon goût sur grand écran en osant montrer l’immontrable. On a donc droit ici à des gros plans de pénis (et de micro-pénis) ainsi qu’aux problèmes de digestion d’une fille ramassée en boite de nuit qui se règlent façon "projection murale" ! Certes, tous les gags ne font pas mouche (certains même sombrent dans le lourdingue ou l’ultra-prévisible) mais dans l’ensemble, il serait injuste de qualifier ce "Bon a Tirer" de film raté. Il s’agit plus d’une comédie gentiment amusante, réservant quelques moments border line assez sympa mais qui aurait pu (aurait dû !) aller plus loin dans la dépravation. N’est pas "Very Bad Trip" qui veut…
Pas fan des Farrelly même quand ils sont en forme, ce film fait preuve d'un manque flagrant d'imagination et d'énergie, choses qui faisaient quand même la force et le succès des deux frangins. Ici c'est assez plat, moralisateur à la fin, tout repose sur des dialogues vulgaires et des gags souvent peu inspirés voire juste scatos. Si un film est bête mais qu'on rigole ça passe, mais là ça coince.
Bon à tirer est le nouveau film des frères Farrely. Partant de ce principe la, on sait qu on va avoir droit à un humour en dessous de la ceinture et à un film qui tourne autour du sexe. On prend donc un grand plaisir coupable à aimer ce film même si ce n est pas un chef d oeuvre, on rigole donc beaucoup et on passe un bon moment ! L une des réussites du film est qu il peut également plaire à la gente féminine qui trouvera également son compte dans ce film à l aide d une morale surprenante.
Comédie un peu grasse qui résussit parfois à faire franchement rire... Pas dénué de sens critique non plus ! La fin est par contre d'un conformisme plat et banal
Il fut un temps ou les frères Farelly nous faisait rire. Ce temps est révolu. Même si ce "Bon à Tirer" nous offres quelques bons moments, ils sont bien trop rare et surtout, les fameux frères nous avait habitué à nettement plus original. La plupart des gags sont lourd et les acteurs ont tendance à surjouer. Pas très fameux ...
Une comédie relativement bien pensante sous ses faux airs de pieds au cul de l'Amérique Catholique. Un petit film plaisant et souriant pour le samedi soir.
La filmographie des frères Farrelly est jalonnée d’excréments, de losers, de sperme et d’amour. Un leitmotiv’ pour ces deux timbrés, plus c’est con, plus c’est bon. Ce coup-ci, deux quadras qui s’ennuient ferme dans leur mariage se voient offrir un « bon à tirer » par leur chère et tendre. En gros, pendant une semaine ils peuvent faire ce qu’ils veulent sans avoir de comptes à rendre. Ça sous-entend que l’épouse est un frein à une vie épanouie de mâle dominant ? Oui. Mais le propos n’est pas là. C’est surtout une caricature grossière de la lâcheté masculine. Il faut les voir ces deux abrutis, persuadés d’être des don Juan, obsédés par le cul de la serveuse. C’est navrant et drôle à la fois, tout dépend du degré avec lequel on accepte de regarder le film. Au final, ce sont bien les femmes qui sortent gagnantes de cette orgie de bêtise. Le bémol de cette histoire est sûrement une fin à la guimauve qui n’assume pas tout à fait le mauvais esprit des 3/4 du film. Mais c’est là aussi que l’on reconnaît le cinéma des frères Farrelly, dans cette propension à vouloir choquer pour de rire tout en se gardant bien de dépasser les bornes de la bienséance américaine. En bref, ça lorgne plus du côté de Mary à Tout Prix et de son humour potache que du côté de l’humour absurde de Fous d’Irène et Dumb & Dumber. Alors oui, on rit mais on les sait capables de mieux.
Affligeant du début à la fin... Rien ne rattrape rien... Cela faisait longtemps que je n'avait pas vu un film aussi rachitique tant au niveau du scénario, de la technique que du jeu des acteurs...
Ca part bien mais ça ne décolle jamais pour de vrai. Il y a quelques gags drôles, mais pas de quoi rire tout le long et en faire une comédie inoubliable.
Beaucoup de blablabla, quelques blagues drôles, et trop de morale sur la fidélité le couple etc ... Encore une comédie américaine faussement incorrecte.
Rick & Fred sont tous deux mariés et ce, depuis de nombreuses années. Lorsque la lassitude se fait ressentir au sein de leurs couples, leurs femmes décident de mettre du piment dans leur vie conjugale en lui octroyant un "bon à tirer" (une carte blanche d’une semaine de liberté totale)...
Réaliser une comédie sur fond de crise de la quarantaine, c’était une bonne idée, mais mettre en scène des vieux potes qui pensent toujours et encore avec leurs bı̣tes, qui plus est père de famille pour l’un d’entre eux, j’ai trouvé ça lourdingue. Il n’est pas obligatoire de faire des vannes ou des gags visuels en dessous de la ceinture pour nécessairement faire rire spoiler: (la scène du jacuzzi avec les deux types à poil dont l’un est monté comme un âne ou la scène du pet foireux qui repeint le mur de la salle de bain) .
Judd Apatow avait su remarquablement le faire avec 40 ans, toujours puceau (2005), mais cette fois-ci, les frères Farrelly peinent à convaincre sur la durée et se reposent uniquement sur une succession de blagues sɔatos et autres répliques graveleuses. Bon à Tirer (.) (2011) se regarde sans sourciller et sans trop sourire spoiler: (j’ai passé l’âge de me bidonner à la vue d’une tǝube ou d’une nana se chı̣er dessus), on pourra néanmoins apprécier la distribution qui s’en sort plutôt bien au milieu de ce gloubiboulga sans la moindre subtilité mais à la morale (bien pensante) saine et sauve, ouf !
Enfin (et pour votre culture générale), on évitera de confondre ce film avec Bonne à tirer (2011) de Fabien Lafait, sortie la même année. spoiler: D’ailleurs si vous aviez un doute, la tigline est là pour clarifier les choses ("Bonne pour une semaine de sodomı̣e brutale", qui rien à voir avec celle des frères Farrelly "Bon pour une semaine sans conséquence") .
C'est sûr que cela reste les frères Farrelly, et qu'en conséquent on aura droit à quelques gags bien lourdauds, voire légèrement scatos. Mais il faut reconnaître que les frangins ont le sens du rythme et des situations, si bien que tout ceci a beau ne pas être du meilleur goût, le résultat n'en est pas moins plaisant et sympathique. D'autant que l'aspect moral reproché par certains s'explique par la construction de l'intrigue, mais surtout par les raisons qui poussent les deux héros à ne pas tromper leur femmes. C'est en définitive beaucoup plus la fatigue et la fainéantise qui ont raison des velléités d'Owen Wilson et de Jason Sudeikis (tous deux plutôt bons), preuve d'un esprit aussi narquois que provocateur. A défaut d'être un grand cru « Farrellyen », « Bon à Tirer » (quel titre ignoble) n'en est donc pas moins une comédie de bon niveau et plus futé qu'elle n'en a l'air sur le démon de midi : voilà qui est suffisamment rare pour être signalé.