Même la pluie
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ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2011
J'ai hésité à aller voir ce nouveau film de Iciar Bollain. Je n'avais pas du tout aimé son précédent Mataharis. Mais les acteurs, la bande-annonce et une sélection aux Oscars pour l'Espagne ont eu raison de cette hésitation. Malgré quelques défauts le film est une belle réussite. Le scénario de Paul Laverty, complice attitré de Ken Loach, n'est peut être pas aussi fort que pour ses films britanniques mais il a de quoi nous tenir en haleine. Quelques longueurs et lourdeurs émaillent cependant, mais sans pour autant gâcher ce très beau plaisir visuel et une certaine poésie qui se dégagent de l'ensemble. Le message de l'exploitation des indiens, par les conquistadors espagnols puis par les multinationales, est enfoncé parfois à coup de burin. On le comprend donc bien vite et le manque de subtilité est parfois gênant. A côté de cela, la mise en scène fait autant la part belle aux scènes d'action qu'à l'émotion. Les acteurs sont tous formidables. Gael Garcia Bernal est très bien comme toujours, mais c'est un second rôle. Luis Tosar est aussi convaincant (et sexy) que dans Cellule 211. Une très jolie performance. Mais celui qui les éclipse presque tous les deux est Carlos Aduviri dans le rôle de l'indien contestataire. Une présence, un regard, une gueule comme on en voit rarement. Toutes les scènes dans lesquelles il apparait sont les plus puissantes et chargées d'une belle émotion. Au final un film un peu inégal mais qui bénéficie d'une histoire forte portée par des acteurs habités. A voir en ce début d'année.
John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2011
Construit intelligemment le film gâche un peu sa mise en place longuement préparée dans une seconde partie par trop vindicatrice et démonstrative, le cinéma fonctionne rarement à plein tube quand on impose au spectateur une lecture de l'histoire... Ca reste malgré tout un agréable produit !
PIERRE-QUI-ROULE
PIERRE-QUI-ROULE

94 abonnés 184 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 juin 2011
Un film humaniste mais filmé comme un thriller.

Le message porté peut paraître pas important pour nous, mais le problème existe dans la plupart du monde et devient croissant.

Le scénario est très malin. Sur le fond d'histoire de Christophe Colomb se joue un conflit moderne pas loin de ce qui a été vécu à l'époque. Quelques liberté d'histoire prises : Colomb ne cherchait pas l'El Dorado mais El Pimente.

N'empêche le film est tout simplement brillant et excellent.
au-dela-des-nuages
au-dela-des-nuages

54 abonnés 91 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2011
Extraordinaire. Je suis sorti bouleversé et je ne trouve pas de mots pour expliquer cela. Je n'ai lu aucune critique avant de le voir et je n'ai pas envie de le faire, j'imagine mal que l'on puisse critiquer ce film. La douleur, l'injustice humaine sont représentés de la plus grande façon. J'ai pleuré et je pleure encore en y pensant.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2011
Un film honnête dans son histoire et sa mise en scène sans dramaturgie exagérée, juste ce qu'il faut! Même si la tension lentement perçu depuis le début, arrive sur une fin vite faite!
alexdelaforest
alexdelaforest

39 abonnés 206 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 septembre 2014
Bien cette opposition de l'art et des luttes sociales. On ne peut pas créer ou vivre en dehors du monde. Il faut soutenir ceux qui luttent.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2011
Bon, j’avoue, il a mis du temps à me séduire ce film. C’est que – mode de l’époque oblige – il tombe dans tous les tralalas habituels sensés faire « cinéma engagé ». Et voilà donc qu’après cinq minutes qui pouvaient laisser supposer un film riche en émotions et en turpitudes, on tombe rapidement dans le documentaire plaidoyer qui se contente de brosser une situation figée, caricaturale et presque misérabiliste, sans vraiment savoir apporter de la profondeur au sujet qu’il entend traiter. Et pourtant, au bout d’une heure et quart (oui, j’ai vérifié, car j’avoue avoir souvent regarder ma montre lors de la première moitié !) voilà que ce "Même la pluie" se risque enfin à brasser de l’humain, à mettre ses personnages face à des dilemmes, et à les amener du coup à se révéler. Ainsi, Iciar Bollain tire enfin le plein parti de son casting de choix et nous offre un spectacle qui, à mes yeux, tient aussi bien la route d’un point de vue formel que tragique. La dernière demi-heure relève ainsi clairement le film et m’a fait sortir de là satisfait. A mon sens donc, étant donné mon niveau assez élevé d’exigence, je pense ne pas me tromper en vous disant que ce "Même la pluie" mérite au moins son petit détour...
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2010
Il y a 2 ou 3 ans, un film espagnol dirigé par la comédienne/réalisatrice Iciar Bollain était passé presque totalement inaperçu. C'était "Mataharis", un film auquel j'avais trouvé beaucoup de qualités, le seul (petit) bémol résidant dans une mise en scène, certes efficace, mais sans véritable étincelle, avec beaucoup de champs/contrechamps. Il y a 6 ans, c'était le remarquable "ne dis rien" : thème, interprétation, mise en scène, tout était excellent. Iciar Bollain nous revient avec Paul Laverty, le scénariste de Ken Loach, avec Gael Garcia Bernal, avec Luis Tosar, qu'elle avait déjà "utilisé" dans "ne dis rien", avec les populations et les paysages de la Bolivie et une histoire magnifique. Tout cela donne un film que je n'hésite pas à qualifier d'exceptionnel, un film comme on en voit un ou deux par an, et encore, les bonnes années ! Paul Laverty et Iciar Bollain nous racontent le tournage d'un film à Cochabamba, en Bolivie, ainsi que ses à-côtés. Le sujet du film : Christophe Colomb a débarqué en Amérique et l'exploitation des indiens commence. L'équipe du film débarque à Cochabamba au moment où la population commence à se poser des questions sur la gestion de l'eau, octroyée à une société "états-unienne". Très vite va commencer sinon une révolution, du moins une belle et forte révolte, dont le leader n'est autre que le principal figurant autochtone du film. "Même la pluie" présente toutes les qualités qu'on peut attendre d'un grand film : il a toute les qualités du cinéma hollywoodien sans aucun de ses défauts, avec de l'émotion, du suspense mais aussi, mais surtout, beaucoup de finesse dans le scénario. En effet, l'équipe de ce film qui, pleine de bons sentiments, veut faire acte de contrition en montrant comment les indiens ont été (mal)traités par les colonisateurs, s'avère pleine de contradictions. Pour commencer, elle a choisi de tourner en Bolivie, si loin de la mer, si loin des côtes où ont abordé Colomb et son équipage, tout simplement parce que le budget "figuration indienne" y sera beaucoup faible. Et puis, cette révolte, c'est bien gentil cette histoire d'eau, mais nous, on a un film à tourner, un budget à respecter. Dans ce contexte, les comportements ne sont pas toujours franchement reluisants et peuvent donner naissance à des tas de petites lâchetés . Qui est bien fort et beau en parole peut s'avérer ... faible et laid. Et réciproquement. Et nous, comment serions nous, dans la même situation ? Il y a aussi le film dans le film, avec une réalisatrice chargée de faire le making-off du film, mais qui s'intéresse finalement davantage à la révolte contemporaine. Il y a tout, vous dis-je ! Et surtout, le bémol ressenti dans "Mataharis" qui, ici, est totalement absent, bien au contraire : un film qui a du souffle, une mise en scène somptueuse, étincelante. Ouahou !
ferdinand75

723 abonnés 4 463 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2014
Un film très intelligent et très astucieux, qui met en perspective l'histoire contemporaine d'un tournage de film sur Christophe Collomb et la colonisation , et le conflit contemporain d'un groupe d'indien avec la société qui fournit l'eau potable. Ces mêmes indiens sont les figurants du film de l'équipe espagnole.Ils jouent l'esclavage et l'extermination subient par les colons dont certains prêtres absolutistes. Et en même temps ils doivent défendre leur terres. La police viendra même arrêter le leader alors qu'il est en train d'être brulé au bûcher ( en film bien sûr , mais l'arrestation est vraie). Le metteur en scène espagnol qui au départ ne veut pas s'impliquer dans le conflit contemporain finira par prendre cause pour les indiens , ou tout au moins leur apporter secours. Finalement les choses ont peu changés , les européens sont toujours aux commandes et les Indiens dominés. Le film est plus subtil que cela. C'est vraiment très intelligent et très bien réalisé aussi. Les acteurs Indiens et espagnols sont tous excellents .
Hastur64
Hastur64

266 abonnés 2 289 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 septembre 2012
L’envie de voir « Même la pluie » m’est venue de la seule présence au casting de Gael Carcia Bernal, acteur que l’apprécie beaucoup, je ne me suis à vrai dire même pas intéressé au sujet du film. C’est donc vierge de tout a priori que j’ai vu le film. Parfois mon attitude de baser mon intérêt uniquement sur la présence d’un acteur m’a procuré de graves déceptions, telle n’a pas été ici le cas. Le film qui se déroule en Bolivie raconte le tournage chaotique d’un film lors de manifestations monstres à Cochabamba où un projet de privatisation de l’eau provoqua une « guerre de l’eau » qui vit l’annulation du décret. Le film pose en parallèle ces deux évènements qui mettent en abîme les conditions de vie et le rapport des blancs vis-à-vis des indiens dans ce XXème siècle et dans le XIVème siècle à l’arrivée des conquistadors. Chaque péripétie pointe du doigt une situation dans les deux époques qui se font écho et qui soulignent l’attitude de colon qu’ont les blancs face aux habitants indiens (Quechua ou Caraïbes). On observe une évolution de l’équipe de tournage et particulièrement du réalisateur et du producteur face aux évènements qu’ils côtoient. On y voit l’hypocrisie de leurs comportements particulièrement le décalage entre leur volonté de faire du film un acte de repentance par rapport à l’attitude de leurs ancêtres espagnols alors qu’en même temps ils exploitent eux-mêmes ces indiens qu’ils prétendent réhabiliter. Un film profond à l’émotion toujours présente sans pour autant tomber dans le sentimentalisme consensuel ni faire preuve d’un didactisme trop appuyé dans sa dénonciation d’une condition indienne toujours faiblement changée depuis le début de la colonisation du continent sud-américain. Les reconstitutions pour le film agissent comme des flash-backs qui permettent de mesurer l’injustice régnant encore et l’hypocrisie de l’équipe de tournage défenseurs autoproclamés des indiens qui ne sont au final qu’un avatar de leur exploitation. Un film militant, mais pas donneur de leçon, qui avec une réalisation brillante et une interprétation concernée, allie plaisir cinématographique et réflexion sans que cela se soit. À ne pas manquer.
Sergio-Leone
Sergio-Leone

210 abonnés 1 096 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2012
La copie n'est pas parfaite mais reste propre à l'aide de bons comédiens. On ne peut s'empêcher de penser à Werner Herzog et ses "fitzcarraldo" ou"aguirre", mais le travail technique de "même la pluie" ne rivalise pas une seconde avec ces monuments. Au final un film correct mais trop naïf pour se faire une place.
kibruk
kibruk

195 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 novembre 2011
Voilà un bien beau film, fort et original. Il brille surtout par un scénario remarquable et parfaitement structuré. Il imbrique à la perfection trois histoires : celle d'une révolte populaire d'indiens contre le capitalisme sauvage (basée sur des faits réels), le tournage d'un film perturbé par ces événements, et le parallèle avec la conquête de l'Amérique du Sud au travers d'images tournées pour ce film fictif et qui prennent la dimension d'un flash-back de cinq cents ans. Les personnages sont aussi remarquables de complexité, et leurs évolutions psychologiques sont des plus passionnantes. "Même la pluie" est un film à thème d'une intelligence et d'une subtilité rare, émouvant et jamais ennuyeux.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2011
Paul Laverty, scénariste attitré de Ken Loach depuis "Carla's song", a la fâcheuse habitude de confronter ses personnages à des situations d'injustice sociale révoltante mais manichéenne. C'est une fois de plus le cas pour "Même la pluie": l'équipe d'un tournage à gros budget / les habitants les plus pauvres de la capitale bolivienne. La naïveté des idéaux VS la rudesse de la vie des catégories sociales les plus modestes. C'est un peu court et réducteur d'autant qu'il s'agit d'une histoire vraie. Un clivage réduit à un principe aussi simpliste n'encourage pas l'indulgence. Les vingt dernières minutes sont particulièrement caricaturales.
T-Tiff
T-Tiff

131 abonnés 1 242 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 octobre 2015
"Même la pluie", oeuvre du cinéma indépendant espagnol, narre les mésaventures d'une équipe lors du tournage d'un film sur Christophe Colomb en Bolivie. Le film mérite déjà d'être complimenté pour une mise en abîme intéressante et originale qui montre donc les différentes péripéties lors d'un tournage de film lorsque celui-ci dispose d'un petit budget. Gael García Bernal, seul acteur connu du casting, incarne le réalisateur, Sebastian. Il se retrouve donc confronté à une crise qu'il n'avait pas prévu : les acteurs devant incarner les indigènes dans son film se retrouvent au cœur de manifestations afin de protester contre la privatisation de leur eau par une entreprise américaine. Cette protestation prend de plus en plus d'ampleur et de violence, si bien que le tournage du film devient pratiquement impossible. Ces manifestations ont véritablement eu lieu, et ancre le film dans la réalité. Deux autres éléments sont particulièrement intéressants dans le film. D'une part, il présente des séquences où Christophe Colomb devient le personnage central et où la persécution des indigènes lors de l'arrivée des espagnols devient le thème principal. la mise en abîme est alors totale, puisqu'on assiste à un film dans le film, et ceci plus particulièrement lors de la première moitié de l'oeuvre. L'autre point intéressant est de pouvoir justement comparer le traitement des indigènes au XVème siècle, et celui des locaux bolivien aujourd'hui, et le parallèle est assez bien fait. Malheureusement, on arrive également au principal défaut du film qui surgit plus particulièrement la deuxième heure, c'est le manque d'analyse, ou en tout cas l'analyse un peu simpliste, sur la crise bolivienne. On reste un peu en surface du problème et assistons seulement au carnage des manifestants, présentant ainsi un point de vue manichéen un peu trop marqué pour quelque chose de bien plus complexe. Malgré cela, "Même la pluie" est une belle réussite et une belle surprise.
Rotten Tomatoes
Rotten Tomatoes

117 abonnés 695 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 janvier 2014
Si Même la pluie aborde de manière intéressante les problématiques liées à la privatisation de l'eau, au stress hydrique et au droit universel d'accès à l'eau potable en établissant un parallèle avec l'or des Indigènes que notre cher ami Christophe Colomb cherchait à s'approprier, il reste toutefois trop superficiel. La symbolique est forte et l'ennui profond. 2/5
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