« Albert Nobbs » est LE projet viscéral de Glenn Close. Et elle y excelle. Les mauvaises langues diront que c’est un film à Oscar tout en saluant sa performance d’actrice. Et elle n’est pas la seule, j’ai apprécié celle de Janet Mc Teer. Pour en revenir à Glenn Close, Albert Nobbs nous parle en filigrane de la condition de la femme et de l’homosexualité sous l’ère victorienne. Juste en filigrane et c’est bien dommage. C’est là où le bât blesse, ça manque de profondeur. Comme à l’image du personnage, ça reste discret, timide, à distance. Et après tout, qu’aurait-on appris de plus que nous sachions déjà ? Enfin, je me pose la question quant à la présence de Jonathan Rhys Meyers ; pourquoi avoir fait appel à cet acteur pour jouer un client assez insignifiant ? Dès les premières images, je me suis dit que son rôle va avoir une portée sur le film, une influence sur le personnage. Rien. Il est de passage, sans doute par amitié pour le réalisateur ou pour l’actrice... Assez décevant.
Excellente histoire, excellent film, excellents interprètes. Une fois encore, nous sommes loin de la mièvrerie et de la nullité artistique des films français. Et quelle modernité.
Un bon film duquel on retient la prestation époustoufflante de Glen Close réellement transfigurée durant tout le film et dont le jeu restera certainement comme une référence du genre ! Pour le reste, on se délecte des dialogues écrits au cordeau et de certaines scènes franchement drôles. Même si l'on regrette une fin un peu racoleuse.. A voir !
Le film pêche par l’interprétation glaciale et l’apparence cadavérique et franchement déprimante de l’héroïne. A la base l’histoire est déjà plombante alors voir ces personnages peu expressifs est assez lassant. Une scène de joie ou de libération aurait été bienvenue.
Dans l'Irlande du XIXème, l'étude des classes est bien montrée. Ce que l'on retient de ce film à la facture très classique et assez platonique c'est l'interprétation phénoménale et pleine de nuances de Glenn Close. Des rêves, peu réalistes, plein la tête, le personnage de Nobbs est troublant. En opposition, le charme insolent d'A. Taylor-Johnson.
Drame social assez brillant, clairement porté par Glenn Close, loin de ses performances les plus exubérantes et qui malgré tout se fond dans le moule de son personnage avec une sobriété bienvenue. La retenue et les silences contrebalancent la litanie des préjugés définissant le carcan de la condition féminine de l'époque, avec une galerie de personnages typiques et bien campés. Il y manque sans doute un soupçon de surprise pour faire franchir un palier au film.
De Rodrigo García (2012) . Une histoire singulière dans l'Irlande du XIX ième siècle . A la fois intéressante , troublante même si imparfaite tant on a du mal à cerner la logique et ce que veut vraiment Albert ? Pour autant magnifiquement interprété notamment par Glenn Close qui porte le film . Avec aussi la formidable Mia Wasikowska et Aaron Taylor-Johnson .
Un film merveilleux qui nous a énormément émus mon mari et moi. Je n’ai même pas les mots pour décrire à quel point c’est touchant et profond. Glenn Close est incroyable de justesse, comme toujours.
Albert Nobbs - assez sympa à suivre après un départ lent. L’histoire d’une femme qui se fait passer pour un homme afin de mieux gagner sa vie et réaliser son rêve d’ouvrir son magasin de tabac. Il y a beaucoup de naïvetés mais le personnage reste touchant 3,5/5
Un drame somme toute assez classique qui vaut surtout pour l’incroyable métamorphose de Glenn Close, qui laisse transparaitre peu à peu les émotions de son personnage de femme travesti en homme pour travailler. Cependant le film bien qu’emprunt de délicatesse aurait gagné à avoir un traitement moins conventionnel de l’histoire.
Albert Nobbs (2012) est le fruit d’un travail de longue haleine, une très longue attente pour Glenn Close (son interprète principale) qui ne rêvait que d’une chose, pouvoir porter à l’écran ce personnage qu’elle connaît si bien. Avant toute chose, il est important de rappeler qu’il s’agit ici de l'adaptation de la nouvelle "La vie singulière d'Albert Nobbs" (écrite par l'auteur irlandais George Moore), un roman qui avait déjà connu au début des années 80 une première adaptation au théâtre (écrite et mise en scène par Simone Benmussa), déjà interprété à l’époque par Glenn Close. C’est pourquoi 30 ans plus tard, on la retrouve une fois de plus dans la peau d’Albert Nobbs, pour la première adaptation cinématographique qu’elle a supervisé de près puisqu’elle est productrice et scénariste. Le film nous ramène dans l'Irlande du XIXème siècle, alors en plein marasme où pour se sortir de ce climat social difficile, une femme décide de se faire passer pour un homme afin de pouvoir s’assurer un emploi de majordome dans un hôtel de Dublin très respectueux. Ce qui frappe en premier lieu ici c’est l’impressionnante prestation de Glenn Close, qui intériorise tout ce que son personnage perçoit et ressent. La crispation se lit sur son visage, pourtant figé malgré de rares expressions. Par contre, ce qui est regrettable, c’est que le film ne tient pas ses promesses, il y avait pourtant matière a en tirer une très belle œuvre, mais au lieu de cela, Rodrigo Garcia préfère s’enliser à travers un drame social très conventionnel dans sa mise en forme et son traitement, c’est d’autant plus regrettable qu’il y avait pourtant de très bons acteurs aux côtés de Glenn Close (Mia Wasikowska, Aaron Johnson, Brendan Gleeson & Janet McTeer).
Glenn Close s'est battue corps et âme pour ce film depuis près de 30 ans... Et quelle déception... Une travestie en homme dans l'Irlande très catholique de la fin 19ème voilà qui avait de quoi mettre l'eau à la bouche. Le problème du film réside surtout dans la froideur extrème de l'ensemble ; à la mise en scène académique qui ne sait jamais insuffler un minimum de passion dans son sujet à la reconstitution minutieuse mais dénuée d'intéret. Si Glenn Close reste une actrice majeure son personnage est trop étriqué et "masqué" pour créer une réelle vraisemblance. Le scénario est lui bien écrit, l'évolution et les liens entre les différents protagonistes sont riches et offrent de très beaux moments. La monotonie est dû à un manque de chaleur et de passion... Dommage...