Note moyenne
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Cela deviendra sans doute un film avec le temps qui passe moi j’y ai vu presque un documentaire, l’interprétation de tous les personnages est d’une sobriété sans reproche.
C'est un bon film, techniquement, rien à redire et les actrices et acteurs jouent très bien. Cependant, le casting me déçoit, surtout le rôle du père Flactif qui est à mon avis raté. Le vrai Flactif est gros et symbolise ainsi l'opulence à tous les degrés. Il fait aussi plus menaçant, l'acteur ne faisant peur à aucun moment. Idem pour A. Lamy qui n'a rien du vrai personnage. A part ça, ce film est une vraie réussite et donne à réfléchir.
J’aurais pu mettre 2 étoiles mais à cause des propos racistes ça sera 1 étoile. L’histoire est intéressante (et tragique évidemment) mais l’actrice qui interprète Maryline joue mal ce qui m’a beaucoup derangée.
Mépris de classe, personnages pas incarnés, rien de crédible... D'après des faits réels nous informe-t-on dès l'introduction. Si c'est tout ce qu'il pouvait en faire l'auteur aurait peut-être dû choisir un autre sujet.
S'inspirant directement de l'affaire Flactif — ce terrible fait divers qui a secoué la Haute-Savoie en 2003 —, "Possessions" (2012) d’Éric Guirado s'aventure sur le terrain du drame psychologique et de la lutte des classes. Si le film évite intelligemment l'écueil du simple polar sensationnel pour disséquer les mécanismes de l'envie et de la rancœur sociale, le résultat final oscille entre la fascination clinique et le téléfilm de luxe, offrant un divertissement convenable mais loin d'être un grand moment de cinéma.
Le long-métrage vaut indéniablement le détour pour l'interprétation magistrale de son duo principal, Jérémie Renier et Julie Depardieu. Métamorphosé physiquement, Renier campe avec brio un Bruno lourd, frustre et influençable, tandis que Julie Depardieu se révèle glaçante en épouse manipulatrice et venimeuse. Ensemble, ils portent à bout de bras une analyse psychologique et clinique brillante de la folie ordinaire, montrant comment la frustration et la convoitise matérielle peuvent transformer des gens ordinaires en monstres. L'ensemble baigne dans une atmosphère oppressante très "chabrolienne" réussie, s'immisçant dans la banalité du quotidien provincial pour y distiller une tension sourde et angoissante.
Pourtant, le film ne parvient pas à transformer l'essai en un grand thriller de cinéma. La faute principalement à une mise en scène lisse et très sage qui manque cruellement de punch et d'audace formelle dans ses instants les plus dramatiques. De plus, le scénario souffre d'une écriture parfois trop manichéenne, opposant des locataires populaires grossiers et envieux à des nantis un peu trop caricaturaux. Enfin, le récit se focalise tellement sur la dérive obsessionnelle du couple vedette qu'il délaisse complètement ses personnages secondaires, qui s'avèrent anecdotiques et privés d'épaisseur dramatique (notamment Alexandra Lamy et Lucien Jean-Baptiste, cantonnés à de la figuration passive).
"Possessions" se laisse regarder avec un certain plaisir grâce à son ambiance étouffante et à l'excellence de ses deux acteurs principaux. Mais freiné par sa réalisation trop académique et un manque de nuances global, il reste une œuvre intéressante mais mineure.
Le long-métrage vaut indéniablement le détour pour l'interprétation magistrale de son duo principal, Jérémie Renier et Julie Depardieu. Métamorphosé physiquement, Renier campe avec brio un Bruno lourd, frustre et influençable, tandis que Julie Depardieu se révèle glaçante en épouse manipulatrice et venimeuse. Ensemble, ils portent à bout de bras une analyse psychologique et clinique brillante de la folie ordinaire, montrant comment la frustration et la convoitise matérielle peuvent transformer des gens ordinaires en monstres. L'ensemble baigne dans une atmosphère oppressante très "chabrolienne" réussie, s'immisçant dans la banalité du quotidien provincial pour y distiller une tension sourde et angoissante.
Pourtant, le film ne parvient pas à transformer l'essai en un grand thriller de cinéma. La faute principalement à une mise en scène lisse et très sage qui manque cruellement de punch et d'audace formelle dans ses instants les plus dramatiques. De plus, le scénario souffre d'une écriture parfois trop manichéenne, opposant des locataires populaires grossiers et envieux à des nantis un peu trop caricaturaux. Enfin, le récit se focalise tellement sur la dérive obsessionnelle du couple vedette qu'il délaisse complètement ses personnages secondaires, qui s'avèrent anecdotiques et privés d'épaisseur dramatique (notamment Alexandra Lamy et Lucien Jean-Baptiste, cantonnés à de la figuration passive).
"Possessions" se laisse regarder avec un certain plaisir grâce à son ambiance étouffante et à l'excellence de ses deux acteurs principaux. Mais freiné par sa réalisation trop académique et un manque de nuances global, il reste une œuvre intéressante mais mineure.
Le titre du film n'est pas fameux, on sait que la base du scénario est l'affaire du Grand Bornand. Bien sûr des "aménagements" par rapport aux personnages réels, A. Lamy est assez éloignée de Mme Flactif. Le dit "Flactif" manque de poids. Interprétation admirable d'Y. Régnier et J. Depardieu, belle réalisation qui sait rester discrète. L'absence du procès laisse le spectateur un peu frustré, on pourra se reporter à l'excellent docu de M. Hondelatte.
Comment un brave type a priori peut se transformer en monstre à force d’avaler des couleuvres. Et, il est fier de passer à la télé ! C’est bien fait grâce – entre autres – à un montage dynamique et des acteurs justes (scène de la colère). Fin astucieuse.
Un film très largement inspiré d'une histoire vraie, un fait divers pour être précis. Beaucoup de scènes tournées à Briançon et ses environs. Bien filmé avec de bons acteurs
Film tirés d’une histoire vraie, avec un excellent casting, un scénario qui relate très bien la véritable histoire
La genèse d'un drame, bien mis en scène et superbement interprété. Comment l'envie, la jalousie et l'humiliation peuvent conduire au meurtre.
Attention, à ne pas confondre avec le "Possession" où Isabelle Adjani couche avec des créatures à tentacules... Blague à part, "Possessions" revient sur l'affaire Flactif, une sordide tuerie qui avait défrayé la chronique au début des années 2000. Eric Guirado change les noms et modifie quelques bricoles, mais a cherché à en garder les grandes lignes.
Les Caron, un couple prolétaire, décident de refaire leur vie en Haute Savoie. Ils sont d'abord enchantés par ce nouveau cadre, un emploi facilement trouvé pour eux-deux, et le chalet haut de gamme que leur propriétaire leur propose temporairement, le temps que leur chalet définitif soit terminé. Mais rapidement va arriver une grande frustration. Quand ils comprennent que l'argent qui déborde des riches installés dans le coin n'est pas le leur, et qu'ils ne pourront jamais prétendre à ce train de vie. Quand ils se sentent humiliés par l'emploi de femme de ménage de Mme Caron chez le propriétaire, et par les déménagements provoqués par celui-ci.
Eric Guiardo livre là un film que n'aurait pas renié Claude Chabrol (ne manque que l'humour noir et des scènes de table !). Un vrai portrait social de deux classes opposées qui ne doivent jamais se mélanger. Où les erreurs et maladresses des riches ont des conséquences émotionnelles énormes chez les pauvres. Le film est à ce niveau rempli de détails pertinents sur les rapports entre classes et les inégalités qui provoquent du ressentiment.
Côté acteurs, la distribution se veut solide. Les personnages de propriétaires d'Alexandra Lamy et Lucien Jean-Baptiste restent cependant relativement superficiels. Notamment, le scénario ne cherche pas trop à explorer la part d'ombre du vrai promoteur Flactif (passif houleux, nombreux contentieux financiers...). Mais c'est aussi une manière de les dépeindre à travers la lorgnette des Caron, qui ne voient là qu'une famille très aisée qui jette l'argent par les fenêtres, avec une épouse princesse et des gosses pourris-gâtés.
Julie Depardieu campe bien l'épouse Caron, excédée par sa condition et les humiliations involontaires des propriétaires, et qui va mettre la pression à son mari. Celui-ci est incarné par un Jérémie Renier en forme. J'ai lu de nombreuses critiques négatives à son encontre, comme quoi son personnage serait une caricature de gros beauf. Avec sa bedaine, ses jogging, son goût pour le tuning, sa techno et son phrasé qui laisse transpirer un intellect limité. Certes, certains détails n'étaient peut-être pas nécessaires (lire un magazine auto-moto au lit, ça m'a fait rire !). Mais le portrait n'est pas si éloigné de personnes que j'ai pu rencontrer dans la vraie vie...
En tous cas, j'ai apprécié que "Possessions" ne soit pas une simple reconstitution d'une affaire criminelle. Mais que le film exploite plutôt ce point de départ, pour dresser un portrait social, et la psychologie d'un prolétaire qui dérape.
Les Caron, un couple prolétaire, décident de refaire leur vie en Haute Savoie. Ils sont d'abord enchantés par ce nouveau cadre, un emploi facilement trouvé pour eux-deux, et le chalet haut de gamme que leur propriétaire leur propose temporairement, le temps que leur chalet définitif soit terminé. Mais rapidement va arriver une grande frustration. Quand ils comprennent que l'argent qui déborde des riches installés dans le coin n'est pas le leur, et qu'ils ne pourront jamais prétendre à ce train de vie. Quand ils se sentent humiliés par l'emploi de femme de ménage de Mme Caron chez le propriétaire, et par les déménagements provoqués par celui-ci.
Eric Guiardo livre là un film que n'aurait pas renié Claude Chabrol (ne manque que l'humour noir et des scènes de table !). Un vrai portrait social de deux classes opposées qui ne doivent jamais se mélanger. Où les erreurs et maladresses des riches ont des conséquences émotionnelles énormes chez les pauvres. Le film est à ce niveau rempli de détails pertinents sur les rapports entre classes et les inégalités qui provoquent du ressentiment.
Côté acteurs, la distribution se veut solide. Les personnages de propriétaires d'Alexandra Lamy et Lucien Jean-Baptiste restent cependant relativement superficiels. Notamment, le scénario ne cherche pas trop à explorer la part d'ombre du vrai promoteur Flactif (passif houleux, nombreux contentieux financiers...). Mais c'est aussi une manière de les dépeindre à travers la lorgnette des Caron, qui ne voient là qu'une famille très aisée qui jette l'argent par les fenêtres, avec une épouse princesse et des gosses pourris-gâtés.
Julie Depardieu campe bien l'épouse Caron, excédée par sa condition et les humiliations involontaires des propriétaires, et qui va mettre la pression à son mari. Celui-ci est incarné par un Jérémie Renier en forme. J'ai lu de nombreuses critiques négatives à son encontre, comme quoi son personnage serait une caricature de gros beauf. Avec sa bedaine, ses jogging, son goût pour le tuning, sa techno et son phrasé qui laisse transpirer un intellect limité. Certes, certains détails n'étaient peut-être pas nécessaires (lire un magazine auto-moto au lit, ça m'a fait rire !). Mais le portrait n'est pas si éloigné de personnes que j'ai pu rencontrer dans la vraie vie...
En tous cas, j'ai apprécié que "Possessions" ne soit pas une simple reconstitution d'une affaire criminelle. Mais que le film exploite plutôt ce point de départ, pour dresser un portrait social, et la psychologie d'un prolétaire qui dérape.
Nul, comédiens vraiment mauvais. Énormément de clichés, les pauvres nordistes sont caricaturés en beufs fan de tuning, buveurs et pas futés. Film plein de préjugés et les acteurs surjouent en permanence. Dommage car l'histoire et la psychologie des personnages auraient pu être mieux développées.
C'est quoi un avis : ce que l'on pense à un instant "t", me paraît une définition possible. Mais cela peut varier dans un sens ou un autre. La première fois que j'ai vu ce film, c'était tellement dérangeant que j'ai arrêté, trop tout, violent, lourd pour l'atmosphère, flippant, etc. Et je viens de le revoir sans problème et j'ai aimé, ce que je n'avais pas voulu voir la première fois est passé. Comme quoi, il faut toujours revoir un film pour vraiment l'apprécier. Pourquoi ce blocage ? Tout simplement je faisais trop le lien avec le fait divers dramatique dont le film est inspiré et que je connais très bien, l'ayant suivi dès le départ. Et ensuite, il était difficile de voir certains des acteurs principaux que j'apprécie dans le rôle qu'ils ont ici, alors que je les ai vus dans des films plus légers. En premier lieu, qui est remarquable dans ce film, Jérémie Rénier, bien loin de Potiche ou de Cloclo, il domine le film jusque dans les scènes les plus insoutenables. En plus du fait divers, j'ai apprécié l'analyse quasi sociologique du drame qui est en train de se jouer. Ces différences sociales qui se nichent dans les plus petits détails de la vie quotidienne. L'impossible communication entre des personnes d'origines sociales différentes en fin de compte. Les interprétations souvent erronées qui nourrissent l'incompréhension et de fait de plus en plus la haine. Tout cela est très montré : cela en fait un film remarquable, vraiment.
Ce film tiré d’un dramatique fait divers montre comment un couple de condition sociale moyenne par jalousie envers leurs nouveaux riches propriétaires en est venu à les assassiner. La mise en scène déroule doucement la mécanique d’un acte inéluctable, prenant au fur et à mesure de l’ampleur, le tout emmené par un quatuor d’acteurs tous très convaincants.
Film dramatique sur ce que peut provoquer la jalousie. Les acteurs jouent juste et la réalisation est réussie.
spoiler:
Allez savoir pourquoi la fin a été bâclée !!
3/5
3/5
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