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carbone144
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3,0
Publiée le 14 septembre 2019
Un sujet qui attirera surtout les amateurs d'échecs mais qui est largement abordable aux autres curieux. Rien de technique ne rebutera les profanes. Tout le monde pourra apprécier de retrouver en image l’ascension fulgurante d'un génie et revivre rapidement l’événement majeur qu'était le match du siècle. Certains pourront regretter qu'il n'y en ait pas plus, ou pas plus de détails. C'est tout le problème de ce genre de films au cinéma. Jusqu'où s'arrêter sans trop perdre de monde en cours de route ? Ici, c'est plutôt un bon compromis. Techniquement, c'est fluide, c'est une reconstitution plutôt fiable avec, évidemment, quelques adaptations pour le grand écran. Les prestations sont justes.
Je mourrais d'envie de voir ce film depuis longtemps. Mais la déception a été brutale. J'ai trouvé là un film aux scènes très longues, ennuyeuses, avec presque des incohérences qui décrédibilisent le personnage de Bobby Fisher. Je n'ai pas aimé non plus la figure du "prêtre défroqué". De plus, l'histoire se déroulait trop rapidement, on n'arrive pas à s'attacher au personnage. Bref, je suis déçue de ce film qui pourtant me donnait vraiment envie. Il reste cependant intéressant au niveau du contexte historique et de cette guerre indirecte entre les deux grandes puissances, les soviétiques et les américains, dans tous les domaines.
Un biopic correct mais trop académique pour être réellement marquant. On retiendra surtout la performance de Tobey Maguire dans la peau de Bobby Fischer, un arrogant grand maître international d'échecs américain parano devenu champion du monde en 1972 dans un contexte de Guerre Froide avec l'URSS contre le russe Boris Spassky.
Biopic particulièrement brillant sur une personnalité fantasque, exercice dans lequel Tobey Maguire fait des étincelles avec une intensité digne de ses meilleures prestations. La reconstitution d'époque est d'une précision méticuleuse, le contexte historique habilement remis en perspective et, bien que ce ne soit pas très éclairant sur la pratique du jeu d'échecs, le film parvient à rester passionnant, bien qu'articulé sur la figure d'un anti-héros agaçant au possible. Vraiment remarquable.
La figure de Bobby Fischer portait une telle démesure intellectuelle qu’en proposer l’adaptation au cinéma devait trouver un moyen de la donner à voir et à vivre au spectateur. Le Prodige effleure par conséquent son sujet, se contente de dérouler la fiche biographique avec images d’archives et chansons d’époque à l’appui ; en se centrant sur le tournoi d’échecs qui oppose Fischer et Spassky, les États-Unis et l’URSS, le film entend peindre l’homme dans son contexte de Guerre Froide, en bon historien et en bon biographe. L’ouverture n’échappe d’ailleurs pas à la phrase indiquant que tout cela est tiré d’une histoire vraie. Gage de véracité, peut-être. De cinéma, pas sûr. Car le problème se tient là, dans la propension à mettre en images la personnalité chaotique d’un génie ; il aurait fallu, pour prétendre l’incarner, une écriture à la hauteur des dilemmes et passions qui animent le cœur et l’esprit du protagoniste, une construction maîtrisée, un coup de maître dramatique seul capable de mettre en scène les coups de maître de Fischer. En lieu et place, un classicisme des plus banals qui peine à éviter l’émiettement de son sujet dans les innombrables et inutiles séquences d’archives ou aux allures d’archives. En sortant du Prodige demeure l’impression d’avoir rencontré un fou misanthrope génie des échecs, pas d’avoir partagé son intimité. Didactique mais superficiel.
Comme beaucoup de génies, la vie avec les autres peut poser un problème du au décalage dont fonctionne leur cerveau (même sans maladie clairement diagnostiquée ici). Il a du être frustrant pour les passionnés d'échecs de le voir arrêter sa carrière si jeune (et sombrer une folie antisémite notamment). Le suspens est là, Tobey Maguire est convaincant. Bon, le sujet n'est pas transcendé mais ça reste intéressant à suivre surtout quand on ne connaît pas le personnage.
De Bobby Fischer, hormis la discipline, le talent et la personnalité pour le moins particulière, je ne savais pas grand-chose, « Le Prodige » apparaissait donc comme un bon moyen de combler en partie ces lacunes. Alors c'est vrai : ce n'est pas le film le plus dansant qui soit, sa dimension assez froide ne permettant pas de réel engouement. Cela écrit, je ne peux pas reprocher aux biopics de tous se ressembler et reprocher à ce dernier de faire différemment. Car cette histoire, elle sait parfois être étonnante, voire franchement déstabilisante. Même si j'imagine que ceux passionnés par le sujet n'apprendront pas grand-chose ici, pour un spectateur « normal », il y a vraiment de quoi être surpris à plusieurs reprises. D'abord, bien sûr, par le caractère déconcertant, voire franchement déplaisant du héros (excellent Tobey Maguire, habité, intense), l'amenant à un comportement, des réactions totalement surréalistes, notamment durant la finale des championnat du monde d'échecs, mais aussi vis-à-vis de sa garde rapprochée, le calme de cette dernière amenant un contre-point rassurant à ses éclats constants. Ensuite parce que la réalisation est signée Edward Zwick : sans génie, donc, mais ultra-professionnelle et ne cherchant ici jamais le spectaculaire, s'attachant, au contraire, aux hommes, au contexte, notamment à travers les enjeux politiques (nous sommes alors en pleine Guerre froide, son affrontement avec le champion russe Boris Spassky ayant ainsi une répercussion internationale), même si cet aspect aurait sans doute gagné à être plus mis en avant. Enfin, elle a beau discrète, la reconstitution, notamment à travers l'ambiance si particulière des 70's, fait illusion, notamment incarnée par la dimension ultra-paranoïaque de Fisher, donnant parfois à l'œuvre un aspect anxiogène approprié. Bref, si Zwick est habituellement plutôt un metteur en scène d'action, il s'est intelligemment adapté au projet pour faire du « Prodige » un titre singulier dans ce registre si formaté qu'est le biopic : peu aimable, mais intrigant.
La déception ! La désillusion ! Que dire d'autre ? J'espérais accrocher à ce biopic du champion d'échecs qu'était Bobby Fisher mais franchement je n'ai pas beaucoup aimé !! C'est bâclé, un brin caricatural et beaucoup de moments intéressants de sa vie sont omis (dont son exil) et honnêtement je suis un peu déçu ! Encore un biopic qui aurait mérité meilleur traitement...
L'ambiance de l'époque est bien retranscrite, on sent bien la tension lors des parties ça compense les quelques lenteurs au milieu. Un très bon film qui mérite d'être découvert ne serait-ce que pour l'histoire vraie qu'il raconte.
Commençons par les acteurs, car ce sera court... Ils sont tout simplement excellent! Rien à redire sur leur jeu. Au top! Le film fait bien ressentir la tension américano-russe, mais pas assez je trouve. Un autre truc que je trouvais gênant est que l'on part du principe que le joueur d'échec américain est fou. Point, c'est comme ça. Alors qu'il aurait été intéressant de montrer qu'il ne l'ai pas forcément (à cette époque franchement). Ensuite durant les parties d'échec le réalisateur me perdait, je comprenais pas vraiment les parties (a t'il bien fait ou pas?). Mais après le réalisateur nous rattrapait avec des enjeux plus politique! Bref, un petit film sympa mais pas aussi bien que l'on attend.
C'est un bon film relatant l'histoire, la personnalité et le parcours du joueur américain d'échecs Bobby Fischer à la conquête du titre mondial spoiler: qu'il finit par gagner au terme du match qui fût surnommé "le match du siècle" face au champion du monde soviétique en titre Boris Spassky en 1972, en pleine Guerre Froide entre Américains et Soviétiques.
Très bon film d'une période clé du monde des échecs au 20ème siècle ! Un duel d'anthologie pour ces passionnés d'échecs. Un combat de grands maîtres américain et russe qui s'affrontent plus par plaisir sportif que par politique. Quelques passages un peu long mais le film reste une réussite. On aimerai en voir plus de cet acabit.
Compliqué de faire un film sur les échecs pour les initiés. Malgré tout, c'est un triomphe. Pas la peine de connaître les échecs ni même l'histoire pour apprécier ce film. Avec son caractère ressemblant à un documentaire, le film réussi malgré tout à nous plonger dans cette histoire, demeurant plus profonde qu'une simple partie d'échec. Ce côté humain, axé sur la folie prodigieuse, est clairement le point fort de ce film. Mais le tout reste gâché par ces lenteurs et l'aspect trop classique et conventionnel du film. Et j'aurais également aimé, quitte à faire la biographie de Fisher, que l'on accentue sur la revanche des années '90 avec tout le côté politique qu'il y a derrière. Donc une fin quelque peu décevante...
Un bon focus sur un Américain qui fut à la fois une génie des échecs et un homme avec une santé mentale pour le moins fragile. C'est sans aucun doute Tobey Maguire qui porte le film à travers une belle prestation, sachant que l'homme qu'il incarne était loin d'être facile à imiter et à cerner ! Un retour sur les écrans qui est (trop) rare depuis "Spiderman". Pour le reste, la réalisation est bien soignée, et le biopic a bien exploité son sujet pourtant fort étroit.