4061 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
512 critiques spectateurs
5
63 critiques
4
119 critiques
3
154 critiques
2
73 critiques
1
49 critiques
0
54 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ElBlasio
38 abonnés
324 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 23 novembre 2010
Dupieux entreprend ici un film d'une cohérence rare. La démarche du film se marrie parfaitement avec son propos ainsi que son mode de production. Mais Rubber n'est pas qu'un pamphlet anti-holywoodien, c'est aussi un véritable film de genre qui marche très bien au premier degré. Dommage qu'il transpire une certaine vantardise, un manque de modestie de la par du réal. surtout quand il revient nous asséner sa théorie sur "qu'est-ce qu'un grand film" au générique de fin. C'est un peu couillon !
Un film radical, déjanté au sens propre, roulant sur la dérision, le 14ème degré et la mise en abîme du cinéma. Pas de quartier donc dans l'appréciation : cela passe ou cela casse. Dans le cas de "Rubber", on est plutôt séduit par la maîtrise factuelle de l'ensemble et le talent jubilatoire du réalisateur. A ne point rater pour les cinéphiles endurcis et les amateurs d'humour débridé.
Un film quelque peu "étrange", je pense que c'est le mot qui convient le mieux. Sans prise de tête, une comédie horrifique qui fonctionne sur tous les points puisque effectivement on rigole devant tant de bêtises et d'incompréhension. Et le côté voulu et assumé renforce le tout avec brio. Niveau acteur ça ne vole évidement pas bien haut, mais on appréciera fortement les merveilleuses formes et la beauté incontestable de la merveilleuse Roxane Mesquida. Un film bien sympathique, qui ne demande aucune réflexion et qui répond parfaitement à sa mission côté divertissement.
Avec Rubber nous disséquons le cinéma armés d’un métadiscours qui s’inscrit essentiellement dans l’absurde : un pneu tueur, une mise en abyme initiale où est représenté – et gentiment moqué – le corps spectateur, des personnages stéréotypés qui réinvestissement à merveille les clichés du film d’épouvante-slasher traditionnel. Mais Quentin Dupieux pousse l’expérience plus loin encore en proposant non seulement une réflexion sur le pouvoir des images via l’absurde mais aussi un ébranlement de l’absurde conscient de lui-même. C’est comme deux miroirs qui se reflètent indéfiniment, c’est intrigant au début et puis on finit par se lasser. Rubber provoque ce décrochage : la naissance du tueur contemplé par une communauté de fidèles fascine, sa progression intéresse, sa traque ennuie quelque peu. Dans ce jeu où chacun désamorce l’attente et se montre ainsi plus malin que son voisin, le spectateur voit son espace projectionnel amputé et conclut que ne pas y participer lui évitera d’en être la dupe. À trop vouloir exhiber les artifices qui fondent le cinéma et l’absurdité de l’existence, Rubber devient son propre spectateur – mais ne dit-on pas que toute œuvre dessine son spectateur-type ? – dans un circuit fermé. Non qu’une clef fasse défaut ; encore faudrait-il une porte d’accès.
Après "Steak" qui était déjà complètement décalé, Quentin Dupieux repousse les limites de l'absurde dans cette comédie déjantée à la photographie parfaite – et pourtant filmé à l'aide d'un appareil photo numérique ! Malgré son irrationalité, le scénario tient bien la route, même si quelques longueurs sont présentes, et surtout ne semble jamais vain. Il n'y a pas de personnage principal, si ce n'est le pneu télépathe, et c'est plutôt une bonne chose, puisqu'on peut s'attacher à une multitude de protagonistes divers et variés. Une véritable déclaration d'amour au cinéma !
Rubber est complètement déjanté, on retrouve bien là le goût de l'absurdité de Dupieux, et il c'est dit directement au départ! Basé sur un scénario complètement innovant et génial, un pneu tueur, Rubber est un méli-mélo de situations complètement absurdes et de dialogues savoureux. Dupieux a aussi bien soigné sa réalisation et montre en avant son sens de l'esthétique!
"Rubber" de Quentin Dupieux est un bien curieux objet sortant des sentiers battus: le protagoniste principal n'est pas un être humain, mais un pneu, oui un pneu, vous avez bien entendu! Un pneu qui s'éveille sous un tas de sable et qui se lance dans une chevauchée à travers des paysages déserts. Ce pneu a un don: la télépathie. Un don dont il se sert pour tuer des animaux, des humains et éclater des bouteilles en verre et des boites de conserve. C'est ainsi que le pneu se lance dans une randonnée sanglante sous les yeux de spectateurs, ébahis, stupéfaits, incrédules mais qui semblent réellement fascinés par ce phénomène incroyable. Seulement il y a un énorme problème: l'intrigue totalement loufoque et invraisemblable et une enquête qui vient sérieusement plomber le cours des événements ce qui fait qu'après une trentaines de minutes, le film perd progressivement de son intérêt. L'oeuvre de Quentin Dupieux aurait fait un excellent court métrage. Mais ne faisons pas la fine bouche, "Rubber" reste tout de même un film correct qui surprend par son originalité mais il est clair qu'il y avait beaucoup mieux à faire...
Ce film est un ovni, véritable prouesse de burlesque et de créativité. C'est super simple à comprendre, on ne se prend pas la tête, ça n'a ni queue ni tête, mais que c'est bon. Pas besoin de complexité pour réaliser un petit film qui tient à coeur. Quentin Dupieux nous sort là, une petite pépite. A découvrir.
J’aime un pneu, beaucoup, passionnément. Culte jusqu’à la jante ! C’est rare de voir un tel OFNI : on aime ou on n’aime pas, l’essentiel est d’y trouver quelque part la transcendance qui devrait être notre pain quotidien.
Comme il l'avait déjà fait avec Nonfilm, Quentin Dupieux propose à nouveau, cette fois sous couvert de l'histoire surréaliste d'un pneu animé de vie et d'envies meurtrières, une mise en abyme réflexive qui ausculte le cinéma sous un nombre d'angles impressionnant. Une portée d'écriture insoupçonnée qui lui a souvent valu le rejet, la critique, sinon le mépris, car sous-jacente et indirectement accessible, elle est restée cachée aux yeux de beaucoup. Mais après tout, Dupieux, qui s'amuse d'ailleurs de l'exigence du cinéma d'un David Lynch qui s'occupe plus de lui-même que se s'exposer à son public, a à mes yeux bien raison de privilégier cette forme abstruse qui cache ses idées pour mieux faire ressembler leur extraction, quand elle survient, à celle de pépites d'or. De confirmer ainsi toute la puissance de l'absurde comme vecteur cinématographique, comme Holy Motors - sorti deux ans plus tard mais que j'ai vu il y a quelques mois, d'où l'utilisation du passé dans la fin de phrase qui va suivre, attention c'est maintenant - me l'avait déjà suggéré. Dupieux se préoccupe tout même un poil plus de la relation entre public et producteurs que Leos Carax, un peu moins du processus créatif en lui-même. Le traitement, lui aussi, diffère dans les deux films, bien que chacun d'eux recèle une forme de poésie unique. Celle de Rubber, indéniable, s'appuie sur les propres contradictions du film et sur ce qu'il arrive à faire de son pneu un personnage à part entière, sans doute le plus humain de tous. La faible profondeur de champ des deux appareils photo qui filment l'isolent, en même temps qu'elles créent un rendu étonnant, empêchant souvent la projection à l'intérieur du décor. On semble donc confronté à une oeuvre qui se place sur plusieurs niveaux, rendant la mise en abyme trouble et étonnante. Et comme dans Steak, j'ai vraiment trouvé que la bande-son signée Dupieux lui-même (ou plutôt Mr Oizo, accompagné ici d'un membre des Justice) ne dépareille pas. Bref, une vraie petite claque, burnée, dépaysante et tout sauf dépourvue de sens. Dupieux, c'est le cinéma français comme je l'aime.
Un film pompeux voulant illustrer le "Aucune raison" des faits dans le cinéma en général. C'est assez bien décrit car il n'y a aucune raison d'apprécier ce film........ çela ne sert à rien de critiquer car le "Aucune raison" règne....... d'aucuns trouvent cette chose avant-gardiste de peur de passer pour des béotiens.....
C'est certes gonflé, mais ça tourne très vite en rond!Un exercice de style prétentieux(Aaaaaaah, la belle mise en abyme...) qui ravira sans doute les pseudo intellos.
Rubber c'est l'histoire d'un pneu qui tue par télépathie. C'est nul, long, français, ça dure 1h20 et c'est en V.O anglais sous-titré. Je pense le pire film des films que j'ai vu, sitcom confondu. zéro étoile, 00/20. Va donc, va donc chez speedy...speedy! ------Mars 2013------