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tlescure
10 abonnés
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5,0
Publiée le 12 août 2026
Un superbe film à la fois grave et léger, emprunt de sensibilité, avec une succession de scènes inattendues et qui font tellement vraies. Un talent pour diriger et filmer les acteurs qui est ici exemplaire!
J’ai eu du mal à rentrer dans le film et à définir quel en était le sujet. Ne parlons pas du titre, incompréhensible. C’est très bavard et çà raconte un chassé-croisé amoureux de 2 couples. Malheureusement, tout le monde n’est pas MARIVAUX ou MUSSET. Ça ressemble plus à une sit-com passant sur une grande chaîne de télévision privée...
HA HA HA est bien évidemment un film dans le plus pur style de Hong Sang-soo, très inspiré du cinéma Français de la nouvelle vague, plus précisément de Rohmer . C'est un conte de vie, baignant dans l'amour, la tristesse, le rire et l'alcool .
Entre la douce mélancolie Coréenne que dégage la simpliste réalisation usant d'une image naturel et les fameux zooms du réalisateur on est transporté entre le rire et des personnages touchants .
Hong Sang-soo fait de la poésie avec les sentiments des personnages, il joue avec la simplicité des relations qui deviennent souvent compliqués, car l'amour n'est jamais simple et dans tout ceci il offre une pointe de légèreté entre de l'émotion et du rire .
Les fameux zooms peuvent une fois de plus être critiqué de "cheap" mais saluons tout de même l'excellent zoom du restaurant qui avance jusqu'à un sdf dans la rue .
On regrettera un poil de longueur, généralement ses films de 1h30 passent bien, là on sent passer les presque deux heures c'est dommage .
C'est un beau film doux et ivre d'amour, c'est du Hong Sang-soo donc il faut clairement aimer un peu le réalisateur pour apprécier le tout mais je ne le recommanderais pas pour aborder le cinéaste une première fois car la durée risque de rebuter les débutants .
Deux amis mangent une dernière fois ensemble avant que l'un d'entre eux parte à l'étranger. Le repas est montré à l'aide de photographies en noir et blanc. Chacun raconte alternativement (en voix off) ce qui s'est passé dans les dernières heures de sa vie. Ces tranches de vie font l'objet de flashbacks.
On découvre progressivement que chacun des deux amis, sans jamais se rencontrer, ont fréquenté les mêmes personnes, en étant parfois séparés uniquement par une fine cloison. Cette mécanique donne lieu à toute une série de situations légèrement burlesques, subrepticement décalées, dans lesquelles la comédie humaine déploie toute sa gamme de sentiments : humour, désespoir, dérision, amour, désillusion, violence, indifférence, cruauté.
Si les films de Hong Sangsoo se ressemblent un peu tous, celui ci est particulièrement réussi. Le développement de l'histoire est très amusant à suivre, même si le réalisateur peut se révéler particulièrement cruel. Certaines scènes dégagent en effet une férocité très policée : une mère débite des atrocités sur le père devant son fils, un groupe "d'amis" éclate de rire autour d'en dépressif qui déclare sa maladie, et plus globalement, tout le monde critique tout le monde (et comme tout le monde s'essaye lourdement à la poésie ou au piano, les occasions ne manquent pas).
Le scénario est évidemment du grand ouvrage, qu'on dirait tissé main, chaque filament d'histoire étant subtilement relié aux autres. On relèvera les quelques objets qui se promènent d'un personnage à l'autre (la casquette rouge en particulier, ou l'appartement de la mère), les reliant plus sûrement entre eux que leur sentiments...
On retrouve avec beaucoup de plaisir les tics du réalisateur (un peu comme chez Woody Allen avec qui Hong Sangsoo partage beaucoup de points communs) : un personnage de réalisateur raté, de l'alcool à profusion (tous les personnages semblent passer leur temps à en absorber), et un rôle prépondérant des femmes, beaucoup plus volontaires et positives que les hommes.
Le genre de film dont vous sortez avec la sensation d'être plus intelligent. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/
J’ai vu HA HA HA , rien à voir avec le fameux groupe norvégien des années 80, Aha (, à réévaluer , réécouter take on me ). Je suis arrivé à la séance avec 5 minutes de retard , le film commençait à 21h15, le projectionniste a débuté la projection du film juste à l’heure , donc j’ai eu du mal à rentrer dans le film , mais peu à peu j’ai réussi à suivre l’intrigue, film très sympathique , marivaudage romerhien , narrant les amours multiples de jeunes coréens , l’actrice est très charmante aux cheveux courts et aux belles jambes , elle ne peut choisir entre ces divers amants . beaucoup de moments de grâce .
Hong Sangsoo aborde toujours les mêmes thématiques (le couple, l'amour, les coïncidences...) qu'il organise et observe de façon différente selon les personnages. Dans ce film-ci, des amis qui ne s'étaient pas vus depuis longtemps évoquent des épisodes amoureux. Sans le savoir, les lieux et les femmes sont les mêmes. Les évènements se frôlent, les incidents pour l'un ont de l'incidence sur l'autre. Une histoire de badinages entremêlés, merveilleusement noués dans un scénario intelligent et fin. Son cinéma peut parfois être lourd et ennuyeux, ici c'est tout l'inverse. Un vrai bonheur.
Chez Hong Sangsoo, les personnages exercent des métiers qui ont rapport avec le cinéma : ainsi les deux amis qui conversent et échangent leurs souvenirs et leurs expériences sont-ils dans Hahaha réalisateur pour l’un (émigré au Canada de retour en Corée du Sud) et critique pour l’autre. Mais leurs conversations copieusement arrosées de rasades d’alcool ne portant pas tant sur l’art qui les réunit que sur la force des sentiments et leur vision des femmes. Si cette thématique, une fois encore, n’est guère nouvelle chez Hong Sangsoo, elle s’accompagne ici d’un dispositif plus sophistiqué articulé autour de la mise en abyme, de la juxtaposition de trajectoires qui se frôlent, se côtoient ou se recoupent, semant une agréable confusion pour le spectateur. Cette orientation ludique et malicieuse désarçonne comme elle tempère la mélancolie tenace qui étreint les hommes du film, alors que les femmes semblent moins velléitaires, plus promptes à prendre leur destin en main et à opérer les choix nécessaires (quitter un petit ami, par exemple). Le cinéma de Hong Sangsoo se caractérise également par l’absence de toute explication, de mise en situation des personnages. L’environnement (métier, amis, habitat) ne sert en définitive que de simple contexte pour mettre en relief les tourments bien réels exposés et analysés sans fin lors de très longues conversations qui se terminent en général en soûlographies. On sait aussi combien l’ivresse chez le cinéaste confine à l’art de vivre, ou plus exactement au seul recours envisageable pour fuir quelques instants la dure réalité. Sous ses dehors bavards et en apparence frivoles, l’œuvre de Hong Sangsoo révèle en creux désarroi et mal-être. Une alchimie parfaitement réussie entre légèreté et grâce, qui produit des moments de pur bonheur, inattendu et imprévisible, tout en parvenant à rendre accessibles et lisibles des enchevêtrements sinueux et complexes. Cette apparente facilité, fruit d’une construction minutieuse et expression d’un talent qui ne cesse de s’affirmer, séduit et enchante. On quitte la salle ravis et ragaillardis.
Bof, que dire.... J'ai un peu dormie pendant la séance... mais n'ai rien perdu de l'histoire puisqu'il n'y en a pas. Partie avant la fin. Un côté sitcom avec des personnages fades... un film sans intérêt.. qui me rappelle les petits mouchoirs. C'est presque moche, pas drôle et ça tourne en rond.
L'amiral Yi Sun-sin ( 1545-1598 ), héros national de la Corée, apparaît en songe à l'un des personnages. Il lui conseille 1) de regarder le monde avec ses propres yeux. 2) d'écrire un poème chaque jour. 3) d'éviter tout ce qui est triste et déprimant. Telle est l'une des séquences les plus marquantes de HA HA HA - c'est aussi le titre coréen - réalisé par Hong Sang-soo, metteur en scène qui passe pour un Eric Rohmer du Pays du matin calme. Dans son film, on couche un peu, on mange souvent, et surtout on prend des cuites carabinées qui expliquent pour une bonne part des comportements assez singuliers. Eh oui, la Corée du Sud est au top-niveau en matière de consommation d'alcool. Cela dit, HA HA HA reste un film plaisant, dominé par l'interprétation de Moon So-ri. Cette artiste éblouissante mérite à elle seule le déplacement.
Voilà un metteur en scène coréen que je ne connaissais pas (il doit en rester encore beaucoup !). Hong Sangsoo est, apparemment, déjà une valeur sûre du cinéma coréen. Son film est à la fois très léger et futile tout en nous interrogeant sur l'amour et les rapports hommes-femmes. La mise en scène est intéressante et ludique, les acteurs tous convaincants. Les deux personnages principaux se racontent leurs vies en flash-backs, images figées et noir et blanc alors que les scènes du passé sont en couleur et très animées. Un petit de mal à mettre tout en place au début et à savoir qui est qui. C'est un peu agaçant mais très vite tout devient fluide et on s'attache aux personnages. C'est frais, rythmé, on ne s'ennuie pas. La fin arrive vite malgré la durée et on ne s'est pas ennuyé. Par contre, je ne savais pas que les coréens buvaient autant ! Tous les personnages passent leur temps à picoler et à se pochetronner tout le long du film ! Au final on a quelque chose de très agréable, léger, très drôle mais jamais idiot. Aussi réussi sur la forme que sur le fond. Un belle petite surprise.
Les aventures et mésaventures amoureuses de quatre jeunes gens aux réactions souvent puériles et parfois ridicules. Des scènes ponctuées d'alcool de riz ingurgité à intervalles réguliers. Je ne suis pas arrivée à être en accord avec ces personnages amers qui m'ont plutôt irritée, je dois dire. J'ai eu l'impression de tourner en rond avec ce film. Au final, beaucoup d'ennui. Peu convaincant, pour ma part.
Un film coréen très "nouvelle vague" et donc très futile dans sa volonté de simplement prendre l'air du temps. Un film d'atmosphère, mou, au charme désuet qui ravira uniquement les amateurs du genre.