Hannah et ses soeurs
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John Henry
John Henry

127 abonnés 731 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 août 2020
Une farce, une longue et magnifique farce, voilà ce que c'est qu'Hannah et ses soeurs pour ceux qui cherchent à résumer le film rapidement. C'est du théatre de boulevard matiné d'un humour juif absurde à la louche. Rien de tout cela n'est sérieux, alors rions. Le cinéma de Allen, c'est un peu comme des vieilles pantoufles, indémodable, éternel, pas très beau, mais très confortable.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2019
Un vaudeville tendre et amoureux. L'humour est toujours présent et la ronde des amours fonctionne très bien avec cette touche de romantisme et de nostalgie sublimée par la musique.
mx13
mx13

284 abonnés 1 963 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2019
Relativement drôle et bien mis en scène. Woody Allen traverse les époques avec ses comédies dramatiques puissants en dialogues. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 3/5
Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 avril 2019
Woody Allen, c’est un nom qui fiat déjà toute une page de script. On peut s’attendre à du bavard et l’on ne sera pas déçu. Une histoire si bien pensée aux yeux de la majorité qu’on a tenté de lui faire courir le Pulitzer.

Avec Allen, il y a toujours un capharnaüm volontaire où il ne se fait acteur que pour se déprécier et n’ouvre les portes que pour reproduire un théâtre en extérieur. Une obsession si vivace qu’il a ni plus ni moins tourné dans l’appartement de Mia Farrow. Pendant qu’elle et ses enfants y vivaient.

À ce jour, ce film est à la fois le premier où je vois Carrie Fisher en-dehors de Star Wars, et le premier Allen qui ne me fait pas (plus) détester son plateau de tournage figé à travers les décennies et les rues de New York. Il peaufine son talent de formation des personnages, ces acteurs déconstruits puis reconstruits sur place comme s’ils avaient seulement changé de dimension pour se jouer eux-mêmes (sauf Michael Caine qui hérite de la moumoute et ne peut s’empêcher de rapprocher sa personnalité de celle de son réalisateur et ami).

Il constitue une histoire qui n’a pas l’air de flotter sur les vagues d’un naturel forcé, mais plutôt sur un support moelleux qui justifie la prégnance des petits soucis, autre manie parfois gênante du régisseur. Les évènements ne sauraient survenir autrement que dans l’emboîtement des personnalités. Il nous fait oublier où l’on est, ce que j’ai du mal à concilier avec le fait que, au-delà de ma critique et très subjectivement, je n’ai pas aimé l’histoire. Qu’un film me mette dans le doute est déjà une réussite.

Dans l’humour, il reste fidèle à lui-même, ce qui est particulièrement énervant là aussi car je n’ai jamais aimé cette affection pince-sans-rire et diluée qu’on doit saisir au vol. Pourtant, moitié subtil, moitié émaillé de culture, il a sa place. Se couvrant d’un ridicule moins grossier qu’à l’accoutumée, il s’autorise à se laisser paraître pour intellectuel en moquant la religion par sa bêtise à lui, sans qu’on perdît de vue l’argument.

Le micro-rythme des dialogues, celui qui gère les changements d’humeur et d’avis, évolue en direct et va et vient, un risque rentable témoignant du souci d’Allen pour le détail innocent ou grotesque qui va tout signifier. L’avis négatif est en fait beaucoup subjectif : je reprocherais les choix musicaux, l’abondance de dialogues, les petits problèmes qui prennent la tête du spectateur, la prégnance d’un familial hypocrite, la platitude des transitions visuelles (bâtiments et dinde de Thanksgiving ont le point commun de lasser vite) et la sempiternelle récurrence d’Allen dans son petit monde. Les bribes d’objectif là-dedans justifieront que je ne ferai pas d’éloge pulitzerien à Hannah et ses sœurs.

septiemeartetdemi.com
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2019
Quand on voit ce film, on se dit qu'Allen a beaucoup progressé depuis dans le rythme, la fluidité des dialogues, l'efficacité du scénario.
Mais l'histoire reste profonde (3 soeurs d'une famille artiste, dont 2 aiment le même homme), et un homme qui est l'ex mari d'une troisième. Certains dialogues sont drôles et le cheminement de Woody Allen face à la maladie puis la mort/la vie font réfléchir.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2018
Malgré quelques longueurs et l'excès de dialogues, cette comédie dramatique, écrite et dirigée par Woody Allen nous prend sous son charme. Son scénario (Oscar du Meilleur scénario original), nous conte l'histoire d'amours croisés entre trois sœurs. Il nous montre combien la vie de couple programmée est difficile. Heureusement les quêtes religieuses de Woody et son hypocondrie apportent la note d'humour nécessaire à ce film.
Woody Allen s'exprime aussi bien avec la musique qu'avec les mots ; il nous offre une superbe BO alliant classique et Jazz avec Cole Porter, Count Basie, Harry James ... Son casting est tout aussi séduisant avec un Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Dianne Wiest, émouvante dans son rôle de Holly, la sœur écrivain et chanteuse. Non oscarisées les deux autres sœurs sont interprétées par l'excellente Mia Farrow (Hannah) et la belle Barbara Hershey (Lee).
Michael Caine (Oscar du Meilleur acteur dans un second rôle) effectue, lui aussi, une belle prestation.
Cerise sur le gâteau avec la belle photographie de New York de Carlo Di Palma que l'on retrouvera dans Alice, Maudite Aphrodite ...
Nicolas L.
Nicolas L.

117 abonnés 2 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2020
Déjà vu plein de fois. Un des meilleurs Woody allen, sa grande période "Mia Farrow". Un comédie romantique mélangée au drame. Un hymne à la vie version Woody ! Et une des plus belles scènes de sa carrière est dans ce film.... Ça a un peu vieilli mais c'est comme le bon vin.
Ron Burgundy
Ron Burgundy

32 abonnés 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 janvier 2019
Ah la la on connaît la chanson pour ce qui est des films de Woody Allen pour celui ci c’est comme d’habitude le thème de l’amour les questions existentielles ici non pas un seul couple mais plusieurs histoires trois sœurs confrontées à leur problème personnelles
Rien de très marquant mais un bon Woody Allen
joelle g
joelle g

102 abonnés 945 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 septembre 2017
New York ...et trois sœurs.....Woody Allen aborde une fois de plus la complexité des relations humaines , amoureuses surtout.....son thème préféré....ambiance à la Woody Allen ......les années 80 ..un peu désuètes pour un film regardé en 2017....
Pour une fois il parle religion ....et se pose la question de la vie éternelle qui donnerait un sens à sa vie....
Legid
Legid

43 abonnés 717 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2017
Entre ses comédies plus originales comme La Rose Pourpre du Caire réalisé l'année précédente, Woody Allen revient toujours avec une nouvelle itération sur ses thèmes classiques que sont l'amour, les relations de couple l'adultère, le sexe.
Et mon avis reste quasiment le même quelque soit le film entre Annie Hall, Manhattan, Maris et Femmes, Anything Else en j'en passe, c'est bien trop répétitif et un peu lassant. Les thèmes sont régulièrement les mêmes et une grosse impression de déjà vu parsème le visionnage. On assiste toujours à ces même réflexions philosophiques et ces personnages tous un peu semblables de films en films interagissent entre eux pour un final assez attendu aussi.
Le seul différence vient des acteurs : ici Mia Fiarrow à la place de Diane Keaton et un petit rôle pour la regrettée Carrie Fischer. Woody Allen campe une fois encore son personnage d'artiste (à la télévision cette fois-ci) pris par ses névroses (un peu plus d'hypochondrie pour cette fois).
Une fois de plus, si le film n'est pas déplaisant à voir, il ne laisse qu'une impression de déjà vu.
Woody Allen, sur une partie de la filmographie, a beaucoup de mal à se renouveler et malgré sa longue filmographie, on peut le lui reprocher. Dommage pour cette fois !
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2017
Films sur l'amour, sous toutes ses coutures, dans ses plus beaux instants comme dans les fourberies les plus quotidiennes ... Hannah et ses sœurs est un long métrage qui met ses multiples acteurs en conditions pour s'illustrer, Dianne Wiest et Woody Allen sont à mes yeux les deux à qui le film permet de briller encore un peu plus que les autres. Une oeuvre chorale parfois un peu inégal, mais dans son ensemble bien accomplit, je m'attendais à autre chose pour être franc ... Sentiment familier puisque Manhattan m'avais déjà quelques peu laisser sur ma faim !
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2016
Au fond, cela n'a rien de très original et, en ce qui me concerne, ce n'est pas le meilleur film de son auteur. Reste que le cinéma de Woody Allen est souvent à part, ne serait-ce que pour le talent d'écriture exceptionnel de ce dernier, sa direction d'acteurs comme toujours remarquable (il faut dire : Michael Caine, Barbara Hershey, Dianne Wiest, Carrie Fisher, Max von Sydow ou Allen « himself », entre autres : ça aide) et surtout cette volonté constante de faire exister chaque personnage afin de le rendre attachant, du moins intéressant, et de le plonger au cœur du récit avec une aisance et une fluidité remarquables. Ce n'est déjà pas toujours évident avec un seul, alors là, avec une petite dizaine... C'est une œuvre qui, s'il était nécessaire de le faire, nous rappelle l'intelligence, l'humour et surtout la sensibilité de son auteur : en deux mots, « Hannah et ses sœurs » est un bon film.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 octobre 2015
Les adorateurs de Woody Allen citent en général 3 films comme sommets de l’œuvre du maître : "Manhattan", "Annie Hall" et "Hannah et ses sœurs". Bien que j’ai toujours considéré cette limitation un peu stupide (surtout au vu des excellents films qu’il nous a livré récemment comme "Minuit à Paris" ou "Blue Jasmine"), je comprends l’engouement pour "Manhattan" et "Annie Hall", tant ils résument l’état d’esprit du réalisateur tout en faisant preuve d’audace visuel. Je suis plus mesuré pour "Hannah et ses sœurs". Certes, on retrouve les névroses alleniennes habituelles avec ces héros en perpétuel questionnement sur le sens de la vie, de l’amour, de la mort, etc… On retrouve, également, ses terrains de jeux favoris, à savoir le couple en crise et la peur de la maladie (le réalisateur s’est réservé un nouveau rôle d’hypocondriaque savoureux). Enfin, le ton tragi-comique est toujours aussi bien distillé puisque Woody Allen parvient à dresser un portrait assez terrible de la vie de couple (la tentation de l’adultère, le désir qui s’effrite, le goût de l’inconnu et de l’interdit comme moteur…) sans pour autant renier son ton délicieusement décalé qui fait tout le sel de son cinéma (ses dialogues, assénées avec sa diction si particulière, ses cassures de rythme et son sens de l’absurde sont, sans surprises, les moments les plus dôles du film). Pourtant, Woody Allen est étonnement en retrait dans ce film qui est, avant tout, le portrait terriblement pertinent de trois sœurs (Mia Farrow, Barbara Hershey et Diane West), avec tout ce qu’un tel portrait suppose d’amour, de rancoeur et de non-dits. Et, là encore, le réalisateur frappe juste puisqu’il évite le piège du portrait manichéen (avec 3 sœurs affublées d’un seul trait de caractère, par exemple) et, grâce à la formidable interprétation de son trio d’actrices, brille par la subtilité de son propos… même s’il n’évite pas toujours l’écueil habituel de son cinéma (où on se pose tout de même beaucoup de question au point de rendre les dialogues, parfois, un peu artificiels). Les hommes ne sont pas en reste dans ce casting avec, outre Woddy Allen himself dans son emploi habituel, un Michael Caine surprenant en mari tenté par sa belle-sœur et un Max Von Sydow amusant en artiste intransigeant. Il est, d’ailleurs, intéressant de noter que, une fois de plus le réalisateur offre au public masculin un miroir assez peu reluisant de ses travers… preuve, s’il en était encore besoin, du ton définitivement féministe de la filmo du maître. Dès lors, quel est le problème avec "Hannah et ses sœurs" ? A mon sens, il s’agit de la mise en scène ou plutôt du choix de segmenter le film en plusieurs tranches de vie (effet appuyé par les cartons d’introduction), censées montrer l’évolution de la fratrie… sans pour autant se ménager un véritable fil conducteur. Dès lors, le film m’a paru un peu longuet et souvent bordélique dans sa structure… au point de ressembler, parfois, à un film à sketchs, alourdi par une utilisation trop appuyée de la voix off. Autre défaut plus involontaire, l’époque du film, à savoir le début des années 80, qui a assez mal vieilli (contrairement à des films plus anciens mais plus stylisé et, donc, moins marqué, tels que "Manhattan"). Enfin, plus anecdotique, le scène finale du film avec spoiler: un Woody Allen en pleine déclaration d’amour ponctué de baisers appuyés à sa nouvelle compagne m’a un peu désarçonné, tant l’image du réalisateur me parait à des années lumière d’un personnage sexué, (et ce malgré ses problématiques très sexuelles)
. "Hannah et ses sœurs" est, donc, certes, un bon film mais que je n’ai pas trouvé au niveau des chef-d’œuvres de Woody Allen.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 août 2015
Quelques notes de jazz, le générique défilant avec les acteurs dans l'ordre alphabétique sur un fond noir, puis une voix-off pour entrer dans la vie des personnages... On connaît la chanson et pourtant on ne s'en lasse pas. Woody Allen est un auteur merveilleux lorsqu'il s'en donne la peine, sachant allier finesse, humour, dramaturgie, cynisme et c'est bien souvent un régal que de se retrouver devant ses films, Hannah et ses soeurs ne déroge pas à la règle, bien au contraire même.

Ayant fini sa filmographie (comme réalisateur) de ses débuts jusqu'à la fin des années 1980, celui-là me donne l'impression qu'il clot un de ses âges d'or où il enchainait les pépites en se donnant bien souvent un rôle important. C'est celui du petit juif chétif et maladroit que l'on retrouve ici, doublé d'un côté hypocondriaque et, dans l'ensemble, il dépeint une galerie de personnages aussi passionnante que finement écrite, lui permettant d'osciller intelligemment entre drame et comédie et sachant donner de l'importance à tous les protagonistes (auxquels on peut rajouter New York, qu'il filme toujours merveilleusement) sans en sacrifier aucun.

C'est d'abord dans l'écriture (il recevra d'ailleurs l'oscar du meilleur scénario) que Hannah et ses soeurs est brillant, on trouve là un Woody Allen particulièrement inspiré, tant dans la description de ses personnages, que les liens qu'ils auront entre eux et les thèmes qu'il aborde. C'est autour du couple, de l'adultère, du bonheur mais surtout de la vie qu'il axe son récit, il a l'art de sublimer de simples moments de vies et les périodes d'inquiétudes et d'anxiétés que l'on peut y trouver ainsi que les problèmes auxquels on doit faire face. Il donne à son oeuvre un sentiment de temps qui passent et de l'importance de certains choix et questionnement, le tout avec finesse, intelligence et parfois humour et mélancolie.

Il filme des tranches de vie qu'il rend passionnant, mais surtout il nous fait passer par tout un éventail d'émotion, c'est à la fois beau, triste et profond et aucun personnage ne laisse indifférent, on s'y attache ou non mais ils sont tous intéressants. L'équilibre entre eux, les tons ainsi que les thématiques, est parfait et habile tandis que Woody Allen fait preuve d'une certaine tendresse envers ses âmes humaines naviguant dans une beau New York. Devant la caméra, les acteurs participent aussi à la réussite de l'oeuvre, sachant se faire oublier derrière son personnage, mention spéciale à Woody himself, Barbara Hershey et Michael Caine.

C'est durant une période particulièrement faste de sa carrière que Woody Allen livre Hannah et ses soeurs, chronique de plusieurs destins où il y aborde la vie avec tendresse, intelligence, humour et émotion, un régal et une pépite.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 septembre 2015
Avec « Hannah et ses sœurs » Woody Allen renoue avec le marivaudage introspectif qu’il avait un peu délaissé depuis « Comédie érotique d’une nuit d’été ». Bien lui en prendra car le film sera son plus gros succès depuis « Manhattan » (1979). Il se remet à nouveau en scène avec ses tourments métaphysiques clairement traduits par une hypocondrie envahissante et hilarante déjà subrepticement évoquée dans « Annie Hall » (1977), mais il choisit cette fois de se décentrer par rapport à l’intrigue principale qui concerne trois sœurs dont la vie sentimentale est largement compliquée par la difficulté de deux d’entre-elles Lee (Barbara Hershey) et Holly (Diane West) à se choisir une voie, se sentant un peu étouffées par Hannah (Mia Farrow) la seule qui a réussi dans le spectacle comme leurs parents eux-mêmes artistes professionnels à la retraite (Maureen O’Hara et Lloyd Nolan). Chérie de ses parents, Hannah qui subvient financièrement aux besoins de ses deux sœurs leur tend à son insu un miroir déformant où se reflète en permanence l’échec de leur vie. Nées dans une famille juive aimante, les trois sœurs ont su malgré tout conserver leur unité malgré le déroulement complexe de leur vies amoureuses dans lequelles Elliot (Michael Caine) le mari d’Hannah va un temps venir jouer le trublion en tombant amoureux de Lee. Avec ce tableau de famille pour le moins foutraque, Woody Allen comme toujours à l’écriture du scénario a réuni tous les éléments utiles à l’exposition de situations cocasses, qu’adroitement il présente en saynètes sous-titrées, entrecoupées des errements médicaux et existentiels de Mickey (Woody Allen) l’ex-mari d’Hannah. Ayant cessé sa collaboration avec Gordon Willis, Allen s’est adjoint les services de Carlo Di Palma opérateur italien (Rossellini, Antonioni, Monicelli, Pietri) qui l’accompagnera jusqu’à « Harry dans tous ses états » (1997) pour mettre en valeur sa ville chérie de New York de manière plus intimiste mais toujours au son des musiques de Cole Porter ou de Count Basie parsemées de quelques extraits du concerto n°5 pour clavecin en F minor de Jean-Sébastien Bach. Plus léger qu’ « Annie Hall » ou « Manhattan » dans lesquels Allen se penchaient avec nostalgie sur ses amours passées, « Hannah et ses sœurs » forme une sorte de continuité avec « Comédie érotique d’une nuit d’été » fruit de sa première collaboration avec Mia Farrow sa nouvelle muse. Michael Caine tout ravi de se trouver là nous gratifie d’un numéro de grande classe volant presque la vedette dans le registre comique à Allen. Il faut le voir tel un adolescent trop vieux dans son manteau mal ajusté faire en courant le tour d’un pâté de maisons pour croiser innocemment sa belle-sœur dont il s’est mis en tête de faire la conquête. Un Oscar du meilleur second rôle viendra couronner cette coupable escapade. Deux autres statuettes récompenseront le film (meilleur scénario et meilleur second rôle pour Diane West). Woody Allen est amoureux et il le fait transparaître dans son film, tous les petits tourments et incartades de chacun venant s’échouer en douceur dans un final où tout rentre dans l’ordre autour de l’éternelle famille réunie pour Thanksgiving. Il est vrai que tous nos petits déboires amoureux sont choses futiles comparés au vide éternel qui nous attend tous, comme nous l’a joyeusement (pas toujours) expliqué Allen à longueur de film.
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