6087 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
168 critiques spectateurs
5
91 critiques
4
43 critiques
3
18 critiques
2
6 critiques
1
7 critiques
0
3 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 novembre 2012
Véritable encouragement au chauvinisme. Ode aux artistes, aux comédiens, à l'amour, à la vie, à la liberté et à Paris. Tout dans ce film est magnifique.
Paris 1828 sur le boulevard du crime. Ce boulevard parisien est bondé de théâtre où se joue des vaudevilles ; çà grouille de monde, d’artistes et de maraudeurs de tout poil. Dans cette foule vont se nouer et se dénouer des histoires d’amour entre scène et vie réelle. Garance et Baptiste en seront les acteurs principaux. Chef d’œuvre du cinéma mondial figurant dans le top ten des meilleurs films de tous les temps ; même s’il fût moqué par la nouvelle vague le trouvant vieillot. Ce film à tiroir ; plaidoyer contre l’occupation, histoire d’amour impossible, frontière floue entre la représentation et la vie réelle ; reste tout de même accessible par tous car porté par un thème universel et intemporel. Quatre hommes se battent pour obtenir les faveurs de la belle insoumise et libre Garance. Au premier rang de ses courtisans, Baptiste est un jeune insouciant, tendre et éperdument amoureux de cette femme inaccessible pour lui. Tant d’émotion passe dans le regard de celui joué par un comédien de théâtre phare de cette époque (Jean Louis Barrault). Un jeu hors pair aussi bien dans le mime que dans le parlant ; il rend un vibrant hommage à Chaplin mais aussi au taciturne Buster Keaton. Pour la réplique, la sublime Arletty offre un effet miroir dans l’expression de ses émotions à Barrault : un des couples majeurs du cinéma. Et pourtant cette idylle est impossible pour celle qui fuit dans la foule à chaque fois que sa liberté pourrait être entravée. Arletty verra sa carrière brisée suite à une histoire d’amour avec un officier allemand. La chasse aux collaborateurs ne l’épargnera pas ; elle qui considérait le cinéma comme son argent poche dira à propos de son histoire d’amour dans sa gouaille naturelle : « mon cœur est français, mais mon cul est international ». Pour ce film, Marcel Carné, déjà auteur de plusieurs chef d’œuvres (Quai des brumes, les visiteurs du soir, Hotel du Nord, Drôle de dames), s’associe avec un grand poête : Jacques Prévert. Rarement des dialogues ont autant acquis d’intensité visuelle dans un film où la voix (Fréderick est shakespearien) cherche à s’imposer par rapport au geste (Baptiste est un mime) : « vos gueules là haut, on n’entend plus la pantomime ». Les enfants du paradis porté par la prose de Prévert est un monument du dialogue cinématographique. Ce film concentre un nombre de réplique innombrable porté à la postérité ; peut être Audiard fît aussi riche. La mise en scène de Carné, entre théâtre filmé et réalité théâtrale filmée est élégante et surtout très intelligente. Par sa réalisation, la scène traduit la vie ainsi que la vie ressemble à la scène. Il nous perd entre scène et vie réel : où est le miroir et son reflet. Une des plus belles scènes du film est donc celle ou sur scène Baptiste s’aperçoit que Garance, en coulisse, est amoureuse d’un autre ; tout cela sur scène devant les yeux de la femme qui l’aime lui. Une mise en abyme de haut vol. Un délice de film que je revoyais pour la 3ème fois en 24 ans environ… 3 fois, 3 âges différents, 3 plaisirs différents mais toujours plus fort. Un incontournable.
un moment d'extase une copie magnifiquement restaurée un travail vraiment soigné merci d'avoir fait revivre un des plus beaux monuments de notre patrimoine
Chef d'œuvre du cinéma français, le film se caractérise par une beauté magistrale et des dialogues d'une beauté et d'une poésie jamais égalé. En nous racontant les histoires d'amour d'acteurs, Marcel Carné et Jacques Prevert nous entraîne dans le monde du théâtre avec une maîtrise parfaite du sujet. Une classiques qui ne vieillit pas et reste toujours aussi fort !
Présenté comme le meilleur film de tous les temps, je me suis dit que ça valait peut-être le coup. Et je peux dire que j'ai été grandement déçu. Le film est une pure merveille d'un point de vue technique : un film française qui reprend les code du film américain en y apporté notre touche nationale, le rendant purement fantastique. Cette immersion dans le monde du théâtre est franchement prenante et incroyable, on découvre tout le côté coulisse, à quel point cela peut-être difficile. Des décors somptueux et une mise en scène magistrale posent là les bases d'un film magnifique. Mais seulement magnifique. Car en effet, il y a beaucoup, beaucoup de défaut. Le premier, et sans doute le moins important, la musique : trop absente, pas assez marquante, presque transparente. Les seules moments où la musique est là, c'est l'orchestre qui accompagne ce qui se joue sur scène. Là, c'est sans fausse note : superbe et magique. Mais dès qu'on passe côté coulisse, y'a plus rien. Vraiment dommage. Deuxième fausse note, les acteurs : hors mis Jean-Louis Barrault et Pierre Brasseur, qui sont tous deux fantastiques, extraordinaire, exceptionnels ; le reste du casting fait pâle figure, et notamment les deux actrices principales : Arletty gaspille un rôle qui aurait pu être superbe, Maria Cassrès n'arrive pas à faire décoller un personnage potiche. Le reste du casting ne fait pas mieux, à part Marcel Herrand qui s'en sort lui aussi pas trop mal (mais il ne m'a pas vraiment convaincu). Bref, on a un immense décalage entre les deux principaux acteurs et le reste du casting, et ça nuit grandement au film. Dernier point négatif, le scénario. Autant, comme je l'ai dit plus haut, cette incursion dans le monde du théâtre est une vraie merveille, un bijou ; autant la romance au centre de l'histoire ne prend pas. Un classique triangle amoureux, accompagné de 3 satellites, qui ne convainc jamais vraiment. Tout est prévisible à l'avance, ça ne surprend pas, ça suit les codes du genre. Seule la fin vaut vraiment le détour. Les dialogues sont aussi grandement influencé par ce point négatif, restant trop classiques pour un tel film. Au final, les meilleurs "répliques" restent celles de mimes. Un film magnifique d'un point de vue technique, mais qui pèche malheureusement sur de nombreux points importants, nuisant à sa valeur. Les Enfants du Paradis restent néanmoins un film à voir pour tous, car c'est pas souvent qu'un film français atteint un tel niveau technique.
Nous avons affaire là à un beau film, un classique de comédie romantique, surtout porté par la prestation pour le moins théâtrale de ses interprètes. Hélas, la longueur de l'histoire finit par lasser à un moment, inévitablement. On notera surtout la qualité des dialogues écrits par Prévert. L'atmosphère générale et le cadre dans lequel se déroule l'action renvoient à une époque que Marcel Carné semble regretter. Un film nostalgique avant tout, donc.
Sous l’occupation, Marcel Carné a eu le culot de filmer ce plaidoyer de la liberté artistique en le tournant en partie en secret. Ecrit comme un vaste vaudeville mêlant à la fois le réalisme dramatique et l’onirisme romantique, ce magnifique hommage fait à quelques grandes figures de l’art théâtral Parisien du début du 19ème siècle bénéficie d’une qualité irréprochable tant dans ses dialogues, les répliques signés de Jacques Prévert faisant preuve d’un lyrisme enivrant, que sur l’aspect esthétique qui nous plonge dans un monde où seule la scène offre une façon de s’évader au peuple tiraillé par le pouvoir d’une bourgeoisie cynique et froide. Bien évidemment, les acteurs sont eux aussi pour beaucoup dans la magie que procure ce chef d’œuvre, puisqu’autour du charme magnétique les jeux de mimes de Barrault ou encore le jeu exubérant de Pierre Brasseur lui donnent autant de charme que d’humour.
alors c'est comme si on avait en cave un grand cru classé et qu'on attendait , et encore , avant de finir par l'ouvrir.Depuis l'âge adolescent que j'avais vu des bande annonces, des extraits , je connaissais par coeur ce film sans encore l'avoir vu , et enfin ! quelle claque , j'en ai encore des frissons et les larmes aux yeux ! subblime , magnifique , chef d'oeuvre absolu , il dépasserait presque la nuit du chasseur ou bien citizen kane dans mes favoris .Toute la quintessence de la vie est là dedans , en plus d'un hommage extraordinaire au théâtre , aux comédiens . la vie , le rêve mêlés , avec des dialogues de Prévert inoubliables et à savourer .un film qui vous réconcilie avec la vie ...
Dans la série "ausecoursjlaipasvu", il y avait Les Enfants du Paradis. Le meilleur film français de tous les temps. Sacrée pression ! Mais voilà qui est réparé, j'ai eu l'occasion de voir le film et l'exposition qui lui est consacrée dans la même semaine, et j'ai beaucoup aimé. Ce film est sorti en 1945, et je suis heureuse d'avoir pu le voir (même si c'est avec plus de 60 ans de retard) et, surtout, d'avoir pu l'apprécier. J'ai trouvé ce film incroyable. Chaque réplique est à sa place, j'ai failli en dire certaines alors que je n'avais jamais vu le film... J'ai aussi beaucoup ri, la bande originale m'a conquise, et le jeu des acteurs m'a captivée. Même si j'ai trouvé la seconde partie un peu trop longue, et que j'aurais souhaité un sort différent pour certains personnages, cela n'entache en rien mon amour pour ce film de Marcel Carné.
Un monument du cinéma français,encore bonifié par sa récente restauration.Les 3 heures passent à la vitesse de l'éclair,coupée en 2 actes:"le boulevard du crime" et "l'homme-blanc".En 1828,un mime,un tragédien et un écrivain déchu aiment tous les trois la même femme mystérieuse,Garance.Le film raconte le drame sentimental qui se noue,sur fond d'hommage au monde du spectacle des rues.On dirait un roman foisonnant du XIXème siècle.Marcel Carné inventait là le fameux réalisme politique,aidé en cela par les dialogues très affutés et spirituels de Jacques Prévert.Les deux étaient comme le ying et le yang.Ce duo donna toute sa splendeur à la pureté du mot art.L'élégance et le niveau de détail de la mise en scène impressionnent.Et les personnages aux destins contrariés sont inoubliables.L'hâbleur Lemaître,représentant du théâtre classique récitant du Shakespeare.Le timide Debureau,amoureux transi et fou de chagrin.L'escroc Lacenaire,charmeur,voleur et vengeur.Et bien sûr,Garance l'insaisissable,immortalisée par la gouaille d'Arletty."Les enfants du paradis"(1946)touche,émeut,provoque l'admiration et la tristesse.C'est un mille-feuilles d'émotions garantie.
Des histoires d'amour, de lutte des classes, des personnages historiques et d'autres imaginaires, tous très bien écrits, de bons dialogues, la voix d'Arletty, de somptueux décors, l'expression scénique de Jean-Louis Barrault, la mise en abyme du théâtre, une musique présente (et une restauration de qualité) : un film magnifique. Bon, si on veut vraiment titiller un peu, la première partie est un peu longue, le temps de présenter tous les personnages et leurs motivations, les interactions et le décor, et le second se présente plus comme un dénouement,le tout tournant autour de Garance. A avoir vu, sans aucun doute !
super film avec une première partie dans l'ensemble assez marrante où on nous présente divers personnages qui auront un rôle très important dans l'histoire de ce film. on nous présente un homme, fort simpathique, très dragueur nommé frédéric qui rencontrras une femme nommé "garance" pour qui il voueras un amour profond on nous présente ensuite un jeune funambule très talentueux appelé baptiste duquel se produit une difficile histoire d'amour; on apperçoit aussi un homme dit très classe, raffiné qui pourtant est un véritable monstre, un criminel, un tueur cruel qui plus que toute personne ne supporte pas la défaite on a la une floppé de personnages tous plus différents des uns des autres et je ne les ai pas tous présentés c'est une grande histoire d'amour qui prend plus d'ampleur dans la deuxieme partie bien qu'elle soit plus courte voila c'est un film qui, naturellement je le conseille à tout le monde qu'il faut voir au moins une fois dans sa vie si je ne lui ai pas attribué une meilleur note c'est parce que en général je ne suis pas trop fan de ce genre de film mais je dois avoué que celui-là m'a émue film à voir
Nom de Zeus ! Vu à la filmo en 4K (8 millions de pixels) le jour de sa diffusion sur Arté, quelle claque! Quel uppercut! Quel back kick 360 retourné... bref quel chef d’œuvre qui vient chambouler à tout jamais mon classement cinématographique français, moi qui croyais naïvement avoir une bonne culture cinématographique et qui n'avait jamais au grand jamais encore vu ce don du ciel, ça y est je peux enfin parler de cinéma... Le film est magnifique, drôle, émouvant et mérite tous les superlatifs tant l'ensemble en allant de la mise en scène, aux dialogues (quel régal ces dialogues de Prévert!) et sans oublier ces acteurs sublimes est un pur régal. 3H qui paraissent bien courtes... Vivement l'édition Bluray comme pour "le guépard".
Si je tiens bien mes comptes de banquier, c'est le second Carné que je vois. Le premier étant le quai des brumes que j'avais bien aimé. Le premier constat qui s'offre à moi c'est que les enfants du paradis, c'est toi, c'est moi, c'est nous (plus démagogique tu meurs comme formulation), on est là à voir le théâtre de la vie se dérouler devant nos yeux. C'est du théâtre, les dialogues de Prévert que j'aime beaucoup donnent à cette histoire un côté atemporel malgré que le film soit ancré dans une époque bien précise. L'histoire de ce film devient finalement complètement universelle : les amours contrariés. Parce que c'est de ça dont il est question, l'espoir d'aimer et d'être aimé en retour que l'on soit acteur prétentieux, malfrat, comte ou bien mime. On aspire tous à la même chose : être aimé par l'être que l'on aime. Seulement la vie vient se mettre sur le chemin de l'amour et finalement on se retrouve seul, ou bien oublié… L'histoire racontée par ce film est vraiment très belle, la mise en scène n'est pas non plus en reste, mais j'avoue que l'interprétation des acteurs ne m'a pas forcément touchée. Je les trouvais un peu froid. Et j'avais du mal à imaginer Arletty dans le rôle de la jeune et belle tant convoitée alors qu'on voyait les années sur son front qu'elle peinait à cacher. Du coup je n'y ai pas forcément cru. Ce drame aurait pu être déchirant, mais malheureusement le souci est là : je n'y crois pas forcément tout le temps. Arletty je ne la trouve pas vraiment belle, difficile alors de se convaincre que tous ces personnages lui courent après pour sa beauté. Peut-être les canons de beauté ont-il changé depuis 1945 ? Néanmoins il reste un scénario solide, triste, mélancolique avec une mise en scène habitée (je ne sais pas si ça se dit et si ça te pose un problème, je te zut). Et les dialogues, les dialogues, ils valent le détour, on a de très belles répliques, de très belles réflexions. Mais je ne suis pas forcément rentré dans le film autant que je l'aurai voulu.