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    80 jours
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "80 jours" et de son tournage !

    Deux idées, une histoire vraie, un film

    Née dans l'esprit de Jon Garaño, l'idée du film lui est venue d'une authentique histoire vécue, par deux de ses connaissances. Rejoint ensuite par José Mari Goenaga, il a développé le scénario autour de deux idées, deux envies fortes : raconter une histoire d'amour lesbien sur plusieurs années, et faire tourner des personnes âgées, trop peu visibles dans le cinéma d'après lui.

    Coller au basque

    A l'origine, le film devait refléter le quotidien de gens qui parlaient à la fois basque et espagnol. Mais José Mari Goenaga et Jon Garaño ont rapidement été confrontés aux problèmes que ces multiples langues causaient, notamment pour l'exploitation du film (sous-titres à ajouter, doublage...). Pour faciliter la production, et notamment pour que la télévision régionale apporte son soutien au projet, le duo s'est finalement décidé à ne tourner 80 jours qu'en langue basque.

    Répartition des tâches

    Pour être plus efficaces, José Mari Goenaga et Jon Garaño se sont répartis les tâches durant le tournage. Alors que le premier était avec les acteurs en train d'affiner le jeu et les déplacements, le deuxième s'occupait de la technique. Une méthode loin de fonctionner totalement, chacun finissant par donner son avis sur le travail de l'autre, ce qui, d'après eux, n'aida pas à améliorer l'ambiance générale.

    Casting sauvage

    Devant la particularité des premiers rôles, le casting des actrices principales a été particulièrement difficile pour les deux réalisateurs. Les interprètes devaient à la fois avoir un certain âge, mais aussi pouvoir jouer en langue basque. Si le rôle d'Axun fut vite attribué à Itziar Aizpuru, l'équipe a dû organiser des castings de personnes non-professionnelles pour dénicher l'incarnation de Maïté, Mariasun Pagoaga, pour laquelle 80 jours est donc une première expérience cinématographique.

    Tout pour y croire

    Les dialogues du film furent réécrits pour correspondre aux façons de parler des deux actrices principales Itziar Aizpuru et Mariasun Pagoaga. De plus, les réalisateurs ont énormément fait travailler les deux actrices ensemble, afin d'obtenir une aisance et une spontanéité entre elles, chose primordiale pour la crédibilité du film.

    Toute première fois

    80 jours est le premier long-métrage de cinéma des deux réalisateurs, jusqu'alors abonnés aux documentaires télévisuels, aux courts-métrages ou à l'animation. C'est d'ailleurs l'un d'entre eux, José Mari Goenaga, qui a réalisé le programme Supertramps, mélange de décors réels et d'animation par ordinateur, qui fut nominé au Goya (équivalent des César espagnol) du Meilleur Film d'Animation en 2005.

    Lean et Eastwood en référence

    Lors de l'écriture du scénario, les réalisateurs ont revu quelques films traitant d'amour lesbien. Mais plus encore, c'était la question de l'infidélité qu'ils voulaient faire prévaloir. Ils se sont donc inspirés d’œuvres déjà existantes, telles que Brève Rencontre (David Lean, 1945), son remake Falling in love (Ulu Grosbard, 1984), et Sur la route de Madison (Clint Eastwood, 1995).

    Production amicale

    Le film fut financé par Moriarti, une société de production créée par les deux réalisateurs José Mari Goenaga et Jon Garaño, et quatre de leurs amis, au début des années 2000.

    Coqueluche des festivals

    Malgré sa timide exploitation (8 semaines au Pays basque, puis quelques écrans à peine à Madrid), 80 jours est loin d'être passé inaperçu. Le film est même devenu un champion des festivals, participant à près de 100 d'entre eux, et repartant primé à 28 reprises ! Parmi ce joli palmarès, on peut retenir ses prix du Jury aux Festivals d'Arras et d'Annonay, son Prix du Public, du Meilleur Scénario et d'Interprétation Féminine au Festival Espagnol de Toulouse, et ses participations à ceux de San Sebastian, Montréal, Chicago ou Hambourg !

    Basqu'elle le vaut bien

    Production, réalisateurs, acteurs, lieux de tournage... Tout, dans 80 jours, semble être basque. Une sorte d'exception dans une région pourtant attirée par le cinéma. Pour une superficie de plus de 20 000 kilomètres carrés (le nombre exact est encore sujet de litige) et une population de 3 millions d'âmes, le Pays basque, coincé entre l'Espagne et France, est une région offrant de multiples décors (montage, mer, plaine), et qui a fourni quelques grands noms du cinéma espagnol et français. Parmi eux, la grande figure Montxo Armendariz, le jeune Julio Medem, le français Safy Nebbou ou le loufoque Álex de la Iglesia. Forte de ses talents qui, malheureusement, "s'enfuient" en raison des difficultés liées au financement de leurs films, la région basque a décidé de réagir et a commencé à s'ouvrir à des coproductions avec d'autres pays, comme la France ou la Grande-Bretagne, pour porter des projets se déroulant à l'intérieur de ses terres, comme ce fut le cas avec The Backwoods de Koldo Serra en 2006, porté par Gary Oldman et Virginie Ledoyen.
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