The Revenant
Note moyenne
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2 214 critiques spectateurs

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ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2016
Un an presque jour pour jour après la sortie de Birdman et son succès critique et public, sans compter les Oscar, sort le nouveau film d'Alejandro Gonzales Iñarritu. The Revenant est d'ores et déjà l'un des films les plus attendus de l'année et grand favori de la prochaine cérémonie à statuettes. Je l'ai vu depuis quelques semaines et pour être honnête, il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Pas comme Birdman ou d'autres films du réalisateur mexicain avant cela. Certes, sa mise en scène est toujours somptueuse. Elle nous gratifie de quelques scènes dantesques qui nous collent au siège, surtout dans la première partie (la scène d'ouverture et la fameuse scène de l'ours). Certes, Leonardo diCaprio est formidable. Même s'il passe presque tout le film à grogner plutôt qu'il ne parle. Pour ma part, il était bien plus convaincant dans Le loup de Wall Street. Il rafle toutes les récompenses depuis le début de l'année et ne devrait pas rater l'Oscar cette fois-ci. Même si ma préférence irait plutôt à Eddie Redmayne pour un doublé. A ses côtés, Tom Hardy ne démérite pas et est vraiment très bien dans un rôle ingrat (nommé en second rôle). Le film restera par contre certainement comme le plus beau techniquement vu cette année. Tout est parfait des costumes à la musique, mais le must est la photographie. Les images, absolument splendides, sont tournées à la lumière du jour et devraient valoir à Emmanuel Lubeski un troisième Oscar consécutif après Gravity et Birdman. Malgré tout cela, il y a un petit (gros ?) trou d'air au milieu du film et on est alors à la limite de l'ennui. C'est même tout juste si on ne se croit pas dans un film de Malick (enfin un des trois derniers). Ça gâche un peu le plaisir. Pas cent pour cent satisfait donc, et même légèrement déçu par ce film qui s’annonçait comme l'évènement cinématographique de l'année. On ne fera pas la fine bouche malgré tout, The Revenant reste tout de même bien au-dessus de la production américaine moyenne. J'en attendais sans doute trop...
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 février 2016
Le plan séquence qui débute « The Revenant » est totalement immersif, incroyable et esthétique. Tellement parfait que l’on croirait une scène cinématique de jeu vidéo !
Avec Emmanuel Lubezki aux commandes de la photo, nos yeux prennent une leçon de cinéma que ce soit en plan rapproché ou en panorama.
On y retrouve forcément un peu de Terrence Malick, et pas uniquement visuellement, mais aussi au niveau des symboles, du lyrisme et par le côté spirituel. La comparaison s’arrête là : pour le reste, c’est une histoire de vengeance très violente, d’une âpreté totalement juste, qui montre les différents aspects de la conquête brutale du territoire Américain.
Même si elle n’est pas parfaite, la proposition Alejandro Iñárritu restera un chef d’œuvre et une expérience unique. Car si l’histoire peut sembler classique, elle bénéficie d’un dénouement original.
Le tout est magnifié par des acteurs tous impeccables, sans oublier le rôle quasi sans parole, magistralement interprété par Leonardo.
La violence n’est pas gratuite, cependant, la vision du film sera éprouvante mais l’effort sera pleinement récompensé et vous aurez le droit à des moments d’apaisement en contemplant la nature sauvage enneigée magistralement filmée.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 8 mars 2016
Je suis allé voir ce truc avec ma sheila. Heureusement parce que c'était insupportable et interminable.
Ce n'était pas censé être drôle mais entre deux assoupissements, certains passages nous ont beaucoup fait rire. J'aurais du me méfier mais j'avais oublié que Inarritu était l'immortel réalisateur de Birdman, la baudruche surcotée et pleine de vide qui l'avait fait passer ce michael Bay de seconde zone pour un intellectuel.
Di Caprio doit être vert. Obtenir un oscar pour ce magma informe dépourvu de dialogues dans un rôle où il passe la moitié du temps immobile sur une civière et l'autre à rouler des gros yeux, c'est un peu comme s'il l'avait obtenu dans un film muet sur l'homme invisible.
En parlant de muet, la bande son joue un rôle crucial. Toute ébauche d'action est ponctuée d'une musique atroce destinée à souligner que là, il va se passer quelque chose ou que Di Caprio va énoncer un mot définitif à travers ses dents serrées. On avait compris, merci.
L'histoire : honnêtement je n'ai toujours rien compris au scénario. spoiler: Une histoire de gentils trappeurs américains qui énervent de méchants indiens qui cherchent une gisquette comme n'importe quel Liam Neeson dans Taken, laquelle sheila s'est fait gauler par de méchants français, fourbes et aussi lubriques que DSK. Là dessus il y a un ours qui s'en prend au gentil Di Caprio parce qu'il en a marre de jouer dans un navet. Il y a aussi un méchant qui est très vilain mais aussi très bête car il a tout le temps d'éliminer le gentil mais il préfère juste l'énerver en butant son fiston. Il y a aussi un gentil qui se laisse berner par le méchant mais qui a bon fond et redevient gentil parce que tout ça est très évangélique, sauf les français qui ne pensent qu'à ça et donc c'est bien fait pour eux de s'être fait virer par les américains. Je remets ça sur le sujet car dans la rubrique "je réécris l'histoire", très tendance, on oublie vite avec inarritu que les grands fossoyeurs d'indiens ont été les américains et les espagnols, pas les français. On est à des années lumières d'Aguirre.

La psychologie des personnages : je la cherche encore. Tout est caricatural et grossier. Le seul acteur crédible n'est pas humain, ni animal, c'est l'ours de synthèse. La moindre intention est assénée avec la légèreté d'un mammouth comme le titre du film qui ôte tout commencement de suspens puisqu’il résume le synopsis en deux mots.
Le succès de cette série Z, dépourvue de tout intérêt et réalisé avec les pieds, est confondant. Il démontre les ravages d'un bon marketing lessive sur les masses.
The revenant et Birdman sont de la même veine, allant jusqu'à égarer la plupart des critiques professionnels mis à part Critikat à qui il faut rendre hommage.
Nul doute que ce film n'obtiendra qu'un succès mitigé lorsqu'il passera plus tard sur une chaine télé. Nul doute aussi qu'il tombera rapidement dans les oubliettes du 7ème art sauf à la rubrique Nanars trop drôles.
xlr8
xlr8

76 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2016
très bon film pour moi, long, beau, cruel. iñarritu se la joue avec ses plans séquences, ses contre plongées, ses ellipses, qui m'ont fait penses à malick. l'histoire est un survival doublé d'une histoire de vengeance. la nature et les hommes y sont implacables. hardy est un très bon salaud, et dicaprio un survivant ultime. peu d'action, peu de dialogues, pas d'humour, pas d'érotisme. ce qui fait l'attrait du film (et qui forcément en fera fuir certains), c'est la force de l'image et du son, qui dépayse totalement, on est loin du confort citadin, du monde civilisé. on se retrouve face à la cruauté de la nature, de l'homme...j'ai été envoûté.
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2016
Incroyable histoire de survie, de vengeance mais surtout une histoire vraie, aussi invraisemblable que cela paraisse. Inarritu, en maestro caméra à la main, offre à Leonardo Di Caprio un rôle sur mesure avec ce personnage de Hugh Glass, prisonnier d'un enfer blanc et animé par son unique quête de vengeance. L'histoire est folle c'est acquis, mais que dire des effets spéciaux et notamment l'attaque du grizzly ... Sidérants ... Au même titre que les maquillages par ailleurs, mais ce n'est pas tout, les paysages sont quant à eux somptueux et les scènes d'action immersives à souhait, en témoigne la scène d'entrée, d'une maîtrise totale et rappelant brièvement le débarquement du "Soldat Ryan". C'est un véritable régal pour les yeux, d'autant que le réalisateur mexicain a su s'entourer d'acteurs formidables, Di Caprio en tête, il livre une prestation plus vraie que nature, absolument imprégné de son rôle, on ressent d'ailleurs parfaitement les difficultés du tournage sur l'ensemble du casting qui donne vraiment le meilleur. L'excellent Tom Hardy nous offre une nouvelle fois une interprétation sans faille et plus étonnant, Will Poulter assure également, tout comme Domnhall Gleeson dorénavant coutumier du fait. Problème pour ma part, et c'est ce qui à mon sens empêche "The Revenant" d'accéder au rang de chef d'oeuvre, ça traine quand même pas mal en longueur, on a parfois l'impression qu' Inarritu, maniant parfaitement les plans, se regarde filmer, aussi talentueux qu'il soit, trop convaincu du génie de son bébé. Le rythme s'en trouve bien évidemment freiné mais plus grave, l'émotion ne passe guère, au même titre que l'empathie envers qui que ce soit. Dommage en outre que la bande annonce en dise beaucoup trop, ne laissant que trop peu de place à la surprise. On terminera brièvement avec une bande son efficace et une durée probablement mal dosée. Une réalisation parfaite donc, doublée d'interprétations formidables pour un voyage brutal et sans concession vers le chemin de la vengeance d'un Di Caprio bestial et envoutant. Oscar ou non, on s'en fiche pas mal finalement car le plus important pour nous, c'est que l'on passe un très bon moment de ciné et c'est bien là le principal.
Torrance1980
Torrance1980

21 abonnés 109 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 février 2016
Depuis son premier long-métrage (Amours chiennes), Alejandro González Iñárritu s’est affirmé dans l’industrie cinématographique comme l’un de ces artisans contemporains les plus doués.
Voilà maintenant quinze ans que le cinéaste mexicain, issu de cette nouvelle vague de talentueux réalisateurs sud-américains dont font partie entre-autre Alfonso Cuarón et Guillermo del Toro, gravite les différents paliers exigés pour atteindre les sommets espérés à Hollywood.
Après le succès de Birdman (quête initiatique fantasmée sur la psyché humaine et la reconnaissance artistique) et ses quatre Oscars (dont celui du meilleur réalisateur), Iñárritu continue à faire parler de lui, puisqu’il est candidat à sa propre succession pour son nouveau film.
Cette année, The Revenant arrive sur les écrans, entaché de nombreuses rumeurs, dont les médias se sont empressés de proliférer pour forger ce qui est d’ores et déjà « la légende du Revenant ».
Conditions extrêmes voir insoutenables (du moins pour certains techniciens qui ont décidé de quitter le navire en cours de route), mégalomanie de son réalisateur, performance engagée de l’acteur,… Tout cela alimente depuis déjà plusieurs mois une certaine effervescence qui se traduit tout autant par DiCaprio et son hypothétique Oscar que par son réalisateur qu’on attend au tournant après son triomphe « resurgere ».
Sans boniments, The Revenant est une vraie expérience sensorielle et purement visuelle, comme l’était déjà Birdman. Mais là où Iñárritu va encore plus loin, c’est dans le défi qu’il lance aux spectateurs. Car si The Revenant est un film à Oscars, il est loin d’être un film tout public et accessible à tous. Sous ses airs de Survival et de Rape and Revenge, deux genres empruntés au cinéma d’horreur, The Revenant est un film éprouvant, primitif et sanglant par moment.
Rien n’est épargné aux spectateurs, que ce soit la scène, désormais culte, de l’attaque du grizzli ou les nombreuses séquences de barbaries d’une rare violence (à cela, la scène d’intro reste la plus saisissante).
L’expérience est parfois harassante, mais elle en vaut son pesant d’or, tant le film regorge de virtuosités de par la maestria de sa mise en scène (Lubezki en course pour sa troisième statuette) et de par la richesse de son univers.
Cette nature qui reprend ses droits sur l’homme en l’espace de deux heures trente, hante de manière incessante le film, comme une entité aux pouvoirs divins. A la manière d’un Malick, le mexicain personnifie cette nature viscérale et congénitale. Ses nombreux plans hypnotiques et contemplatifs apparaissent à chaque fois comme de nouveaux coups de pinceaux, symboles iconographiques et oniriques des nombreuses formes que prend le personnage de Glass (DiCaprio), à l’image du phœnix qui renaît de ses cendres. Car si Glass réussi à survivre à ses nombreuses péripéties, c’est avant tout grâce à son unification avec mère nature. La nature devient homme et l’homme devient nature, parabole qui trouve tout son sens dans cette perpétuelle antinomie entre la sauvagerie et la civilisation de l’être, qui ici, tombe tel un château de cartes.
Et si l’homme décide de renier et de devancer la nature, il devient fourbe et avide comme Fitzgerald (Tom Hardy).
The Revenant, avant d’être conceptuel, se veut aussi être un produit avant tout formel et à ça, le long-métrage force l’admiration. Encore une fois, Iñárritu s’amuse à distendre la temporalité de son film à travers de longs plans séquences. Tout est sublime et parfaitement maîtrisé, la fluidité à laquelle il s’éprend à filmer ses scènes de batailles est ébouriffante. L’outil visuel est ici, au service des décors et de l’action qu’il capte et sans concession, The Revenant est certainement l’une des œuvres contemporaines les plus immersives qui soit.
Aujourd’hui, rien ni personne ne semble pouvoir arrêter Alejandro. G. Iñárritu, même pas Tarantino avec son The Hateful eight, qui plus que probablement devrait signer un doublé, ce qui serait une première depuis 1951. Pour ce qui est de Léo, cette fois-ci, c’est la bonne !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 mars 2016
Après une première scène de combat spectaculaire et réaliste, le film part dans des invraissemblances qui font qu'au bout d'une demi-heure, on n'éprouve plus aucune empathie pour cet homme souffrant. On ne peut pas accepter de croire en la possibilité de survivre à de tels évènements. Bref, j'étais venu voir un film réaliste sur la dure vie des trappeurs et je me suis retrouvé face à une réplique de Volvérine à qui tout peut arriver sauf la mort. Film à éviter. Je ne comprends pas l'unamité des critiques qui encensent ce film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 février 2016
Un retour triomphal à couper le souffle pour Leonardo DiCaprio qui, trois ans après « Le Loup de Wall Street », signe son grand retour tant attendu, et cette fois-ci devant la caméra du réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu. Immergé au cœur de l’Amérique violente et sauvage du 18e siècle, dans la peau de Hugh Glass, un trappeur grièvement blessé par un ours et laissé pour mort par un traître de son groupe, DiCaprio livre, comme à son habitude, une prestation sensationnelle, brillante et époustouflante, qui mérite enfin l’oscar tant convoité et qui serait totalement mérité ! Après toutes ces années, et depuis « Titanic », DiCaprio n’a cessé d’émerveiller les spectateurs, sans jamais faire fausse route. Dans « The Revenant », sa prestation, frappante et cruellement réaliste, émerveille encore une fois, tout comme celle de Tom Hardy, qui est exceptionnel dans la peau de John Fitzgerald, le traître. Will Poulter démontre enfin qu’il est capable de livrer une vraie prestation, une prestation convaincante, depuis son jeu d’acteur catastrophique dans le dernier opus de la trilogie « Narnia ». Domnhall Gleeson, quant à lui, livre une interprétation saisissante et excellente dans la peau de Andrew Henry. En plus du casting brillant s’ajoute une réalisation saisissante, spectaculaire, à couper le souffle, offrant des plans majestueux des paysages enneigés et montagneux du Missouri. Le scénario, inspiré de faits réels, prend aux tripes. Inarritu est admirablement bien parvenu à retranscrire la violence, à la fois physique et psychologique, qui régnée sur cette période sombre des Etats-Unis. Tourné uniquement en lumière naturelle, dénué d’un amas d'images de synthèse et de retouches numériques, le rendu est captivant, parfait. Malgré les 2h30 qui peuvent paraître longues, surtout chez Inarritu, soyez sans crainte, le film est parfaitement maîtrisé de bout en bout, et ne perd jamais le spectateur en cours de route. Les scènes d’action sont longues, renversantes et spectaculaires, permettant une immersion totale, pouvant parfois être choquantes d’ailleurs. En effet, Inarritu ne s’attarde pas sur des choses inutiles, mais au contraire, prend des risques intéressants, en approfondissant le plus possible ses personnages et les détails de sa mise en scène. De plus, la réalisateur ne s’abstient pas sur le sang, la violence, la mort et le gore. La scène finale, un poil prévisible, mais redoutablement intense, clôt cependant le film magistralement bien. Malgré quelques petites longueurs vraiment légères, The Revenant est un chef d’œuvre de plus dans la filmographie de DiCaprio, qui s’inscrit dores et déjà dans la liste des meilleurs films de 2016, et, personnellement, parmi les meilleurs films de tous les temps. Un western efficace et brillant.
Ewen Blake
Ewen Blake

189 abonnés 1 301 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 avril 2016
Où l'on apprend que spoiler: depuis Titanic Léonardo à fait des progrès énormes en natation en eau glacé
. Plus sérieusement j'étais resté assez insensible à l'ensensé Birdman malgré l'indéniable prouesse technique. C'est encore les mouvements de caméra qui frappent dans The Revenant : jamais je n'ai vu quelqu'un filmer comme Innaritu. L'attaque du camp par les indiens est d'une virtuosité unique. Le plan séquence qui enchaîne les situations personnelles tout en conservant une vision sur l'ensemble de la bataille est une des plus belles que j'ai vu depuis longtemps. La fameuse scène de l'ours est aussi assez unique et nous rappelle que pour créer action et tension il n'est pas nécessaire de faire exploser des immeubles par dizaine. On a l'impression de sentir le souffle de l'ours balayer nos cheveux tandis qu'il nous lacère le dos et que nos doigts raclent furieusement la mousse du sous bois. Il y a dans The Revenant du survival à la Bear Grills. Ces deux extraordinaires scènes mis à part j'ai aimé le voyage mais n'ai pas retrouvé l'éclat que laissait supposer l'avalanche de récompenses et critiques unanimes. Le propos est trop ténu, les ramifications de l'intrigue rares et les dialogues trop pauvres pour faire de ce film le chef d'oeuvre annoncé. Il n'y a spoiler: aucun suspense dans ces 3H30 consacrées à une vengeance dont l'issue ne fait aucun doute
.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 février 2016
Après le succès multi-oscarisé de Birdman, Alejandro González Iñárritu revient en force avec The Revenant, une prodigieuse immersion de 2h40 dans les contrées sauvages nord américaines du 19ème siècle. Un véritable voyage dans le temps pour une expérience cinématographique puissante, menée par un Leonardo DiCaprio plus animal que jamais… Époustouflant !
Nitquen57
Nitquen57

31 abonnés 348 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 février 2016
Bon, j'attendais ce film depuis à peu près ... hum ... 24237 mois, mais soit.

Alors certains diront que c'est surtout pour voir si la performance de DiCaprio mérite sa statuette, et à ceux là je répondrais "oui c'est vrai".

Mais pas que, car j'ai découvert le cinéma d'Iñarritu avec Birdman que j'ai adoré, parce qu'il y a Tom Hardy aussi, et enfin parce que pour moi DiCaprio mérite son Oscar depuis bien plus longtemps que The Revenant, mais bref.

Ce film est dingue, mais il n'est pas à mettre entre toutes les mains. C'est un film sur une vengeance où vous verrez des mecs, ou un mec, marcher dans la neige pendant 2h40.
Il n y a bien sûr pas que cela, mais c'est un film extrêmement contemplatif, un mix entre Terrence Malick et... ouais Terrence Malick.
Mais dans ce genre, contemplatif, lent, cru, parfois violent, ça larche parfaitement. Le film a une tronche à vous faire tomber de votre siège, avec une mise en scène, un cadrage, une bande-son absoluments dingues.
En plus de tout ça, les quelques scènes de combat présents, malgré les plans séquences, sont extrêmement fluides et réalistes. Certes les animaux en 3D font un peu tache, mais le long-métrage est sans doute l'un des plus aboutis que j'ai vu du point de vue esthétique.

Alors il semblerait qu'Iñarritu en ait un peu fait baver à ses acteurs avec les conditions climatiques et les horaires de tournage, mais le résultat est là et bien là.

Il en a d'ailleurs tellement fait baver à ses acteurs, qu'on se retrouve avec DiCaprio bien parti pour avoir sa statuette et Tom Hardy également nommé dans une autre catégorie.
Mérité ?
Pour DiCaprio, je l'ai vu dans The Revenant interpréter un personnage peu loquace, qui laisse tout passer par son regard, sa gestuelle, toujours penchée en avant, les dents serrées, le regard perçant, et je dois avoue que je l'ai vu avoir des expressions que je ne l'ai jamais vu avoir avant. Alors je n'ai pas vu Steve Jobs et The Danish Girl, mais pour le coup, la performance est plus que bonne.
Pour ce qui est du second rôle masculin, même si Tom Hardy est plus qu'excellent, avec son accent et son visage impassible et sournois tout du long, je le donnerais à Mark Ruffalo pour Spotlight, ou peut-être à Stallone pour saluer une si longue carrière.

Alors autant ne pas se le cacher, j'ai beaucoup aimé The Revenant, le réalisateur réussit à poser un rythme qui marche bien, mais le long-métrage souffre tout de même de quelques longueurs, on ne peut certes pas se détacher de l'écran, mais difficile de garder un intérêt maximal pendant 2h40 pour une histoire de vendetta personnelle dans la toundra.

Je recommanderais tout de même à ceux que ça intéresse et qui sont passionnés par les belles images de foncer voir cette oeuvre, qui montre une fois de plus qu'Iñarritu est un fumme à suivre.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 mars 2016
Une merveille. Plutôt qu un Revenge Movie je vois The Revenant comme un film sur l évolution et la sélection naturelle. Avec l histoire de ce trappeur laissé pour mort par ses compagnons après avoir été attaqué par un ours on va suivre le cheminement d un animal qui se traîne au sol guidé par son instinct de survie puis va petit à petit se redresser, se surpasser, évoluer... La nature est filmée d une manière admirable. La mise en scène d Inarritu est une merveille, sur la nature notamment filmée de manière très étudiée et apparaissant de manière très brute. La sensation de froid est saisissante de ce point de vue, comme lors de l attaque de l'ours The Revenant est une expérience physique, c est vraiment un film ou l on ressent les choses et où l on réagit de manière épidermique. J ai parlé de la scène de l ours mais il y a d autres moments incroyables comme la scène de l attaque du camp des trappeurs au tout début qui m a littéralement ébahi. Le tour de force du film est de maintenir l'intérêt et la tension après deux scènes aussi fortes et aussi marquantes. Comme lors de la sortie du personnage de Di Caprio de la rivière qui est absolument géniale. Di Caprio parlons en lui qui vient de recevoir son oscar pour ce film, qui livre une performance très physique se débattant dans l eau gelée ou tentant de se protéger du blizzard. Mais il ne faut pas oublier la nouvelle performance remarquable de Tom Hardy dans un rôle vraiment intéressant quitte par moment à voler la vedette. Les seconds rôles sont eux aussi brillants la aussi il n y a aucune faute de goût. Tout ça pour dire que oui The Revenant est un chef d œuvre. Un cinéma brute, à l ancienne dirigé avec maestria par un metteur en scène inspiré.
Béatrice L
Béatrice L

109 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 février 2016
Un film choc avec une histoire de survie qui tient en haleine pendant plus de 2h1/2. On se trouve au coeur de l'histoire, avec une caméra subjective qui nous donne la sensation de recevoir les flèches, d'être attaqué par un ours etc. Très impressionnant. Leonardo DiCaprio est génial bien que son rôle soit quasi muet dans le film. Ce film prend les tripes ((au sens propre et au sens figuré) et ne laisse pas indifférent. À voir !
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 février 2016
« The Revenant » est une expérience cinématographique comme je n’en éprouverai pas beaucoup cette année, je pense… Ce film, long de plus de 2h30, tourné intégralement en décors naturel est d’une intensité tout à fait exceptionnelle. Les scènes époustouflantes succèdent aux scènes époustouflantes, les plans sublimes succèdent aux plans sublimes, le suspens et l’émotion sont palpables dans chaque plans, c’est du cinéma de très grande qualité. D’abord, la réalisation d’Alejandro Gonzales Inarritù est une merveille de maîtrise : tout est soigné, tout est parfaitement filmé, parfaitement sonorisé, c’est un bonheur de cinéphile. Les scènes d’actions, filmées au plus près, sont ultra intenses : la scène d’attaque des indiens en ouverture mais surtout l’attaque de l’ours sont des moments de cinéma particulièrement fort : je ne sais pas comment il a filmé cette scène de l’ours mais le rendu est scotchant ! Mais il n’y a pas que les scènes d’actions qui sont magnifiquement filmées : des plans larges de paysages aux très gros plans, de la photographie léchée à l’utilisation super intelligente des sons naturels (la pluie, la neige, les rivières, le vent dans les arbres, tout est mis à contribution), du choix d’une musique à base de percutions dans les scènes d’action à celle, sublime, de Ryuichi Sakamoto pour les scènes d’émotion, il n’y a rien à redire à quoi que ce soit ou si peu. Les contrastes de lumière, les plans « à la verticale », ce film c’est un bonheur pour les yeux et les oreilles. Inarritù est un sacré réalisateur, on le savait déjà depuis son faux plan séquence géant de « Birdman » mais là, il rentre encore dans une autre dimension ! Du coté du casting, Tom Hardy (l’acteur qui monte, qui monte…) réussi une performance impressionnante dans le rôle de Fizgerald, une performance qui, dans n’importe quel autre film, aurait mérité toute l’attention. Dans n’importe quel autre film mais pas celui là parce que là, sa performance est écrabouillée, réduite en miette, éclipsée totalement par celle de Léonardo DiCaprio. Que dire sur sa performance qui n’ait pas été dit déjà ? Dans un rôle quasi-muet, il donne 1000% de lui-même dans chaque geste, dans chaque regard, dans chaque attitude. Ca ne devrait pas nous étonner, Léo se donne à 1000% dans chacun de ses rôles, je ne l’ai jamais vu en faire moins ! Je ne dis pas qu’il est le seul acteur américain d’aujourd’hui à pouvoir tenir ce genre de rôle, il y a beaucoup d’acteurs absolument formidables et talentueux à Hollywood, mais je me demande s’il n’est pas le seul à pouvoir seulement accepter ce genre de rôle. Tourner en extérieur, par des températures improbables, dévorer des poissons encore frétillants (comme Golum dans « Le Seigneur des Anneaux »), de la viande crue encore chaude, dormir dans des carcasses d’animaux morts (comme dans « L’empire contre-attaque), se trainer, baver, claudiquer, s’immerger dans des torrents glacés, rien n’aura été épargné à Léonardo dans « The Revenant ». Il est juste époustouflant, de la toute première scène à la toute dernière. Le film fait plus de 2h30 et au final, il y a assez peu de baisse de rythme. On aurait peut-être pu faire l’impasse sur les (trop) nombreuses scènes de rêves, un peu fumeuses, pleines de symboles, elles n’apportent pas grand-chose à l’histoire, elles permettent juste à Inarritù de se faire plaisir en filmant des plans oniriques. Mais à part ce petit défaut, le scénario tient en haleine jusqu’au bout, jusqu’à l’accomplissement de la vengeance. On est dans un western, mais dans un western de 2016 : pas de vrais gentils, pas de purs méchants, tout est entremêlé, imbriqué, complexe. Les indiens se massacrent entre eux, pactisent avec les trappeurs francophones ou les trappeurs américain, selon leur tribus et leurs intérêts. Les coupables ont des remords (enfin, pas tous quand même…), les victimes ont du sang sur les mains. Pas de manichéisme ou si peu, avec le rôle de Fitzgerald. C’est sale, c’est poisseux, c’est sanglant, c’est bestial mais dans un décor sublime. Le film ne s’arrête pas, comme on aurait pu l’imaginer, avec le retour d’entre les morts de Glass, il faut que la vengeance s’accomplisse, au-delà de la survie même. Car c’est évident que pour Glass, survivre n’est pas le but ultime, survivre n’est que l’unique condition pour se venger de la mort du fils. Le fait que Glass ait eu un fils avec une indienne et ait vécu un temps aux côtés des Pawnees donne un aspect un peu « racial » à cette histoire de trahison et de vengeance. Fitzgerald le considère comme un traitre et considère son fils comme un sous-homme, c’est une des clefs de son comportement envers Glass, ou tout du moins c’est suggéré par le scénario. Je ne sais pas si cela était très utile, au final, ça donne l’impression que tout est arrivé d’abord à cause de cela, alors que l’histoire aurait parfaitement fonctionné sans cet alibi « racial ». Mais comme l’histoire de Glass est tirée d’une histoire vraie dont je ne connais pas les détails, je ne sais pas si c’est un ajout hollywoodien pour faire « politiquement correct » ou si c’est véridique. Dans le doute, je prends le scénario tel quel et je l’accepte en bloc. En résumé, pour ceux qui ont le cœur bien accroché et l’amour du cinéma « The Revenant » est un film à ne pas rater, qui vous laisse cloué sur votre fauteuil à l’issu de la séance.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mars 2016
L'ouverture de "The Revenant" ne pouvait être plus catastrophique : on y voit Hugues Glass avec son fils et sa femme, dans une suite de scènes au ralenti, toutes écrasées par la lumière perçante de Lubezki. Ces souvenirs ou hallucinations reviendront plusieurs fois dans le film, tous aussi atrocement mis en scène. La réalisation, justement, pose problème dans ce dernier long-métrage d'Iñarritu dans la mesure où la virtuosité - qui s'exprime à travers de longs plans-séquences - ne parvient soit pas à capter les moments forts d'un point de vue scénaristique (que Glass mange un poisson cru pour survivre, ok, mais de là à le filmer pendant près d'une minute, il y a une marge) soit en échouant à mettre en place une stratégie d'immersion pourtant très vite clamée, comme le prouve la première attaque des indiens, assez forte dans son enclenchement (tant que les assaillants restent invisibles) mais dont l'intensité dégonfle très vite, la faute à une incapacité à trouver de la profondeur de champ dans le mouvement des personnages : à quoi bon cadrer serré quand on fait un plan-séquence ? La question est légitime et on pourrait y répondre en affirmant, certes un peu méchamment, que c'est un bon moyen pour le cinéaste de ne pas complexifier la scène, de ne pas la chorégraphier davantage en y ajoutant des ruptures et des revirements. Ici, seuls les coups pleuvent et presque jamais en plan large, une manière d'étouffer le spectateur, à défaut de l'immerger dans le combat. Décevant sur son programme immersif, excepté une belle séquence où Glass est pris dans une cascade pour échapper à ses adversaires, le film rencontre aussi un énorme problème de montage. Que les différentes péripéties qui touchent Glass soient inégales est déjà malheureux, mais le pire est sans aucun doute la partie de la "cohabitation" entre Fitzgerald et Bridger, les deux personnages entretenant un rapport manichéen (le capitaliste avant l'heure qui ne pense qu'à son argent contre l'innocent qui, lui, a une conscience et une dignité), incarné dans des dialogues poussifs, sommaires et explicatifs. Souvent lourd, comme dans ces élans de spiritualité, déjà ridicules dans les précédents films du mexicain, où la caméra s’élève ici très haut dans les nuages ou en se focalisant sur le sommet d'un arbre, pour surligner la mort du fils où pour succéder à des scènes barbares (invraisemblable tentative de copie du style malickien), le film démarre enfin au moment où Glass rentre au camp. Le duel est lancé et l'intensité croît soudainement, d'une part parce qu'Iñarritu casse ses plans-séquences et opte pour un découpage plus abrupte, d'autre part parce que le chassé est laissé hors-champ, une idée qui renforce le suspense de la traque. Et quand le plan-séquence revient (le combat final), il nous fait véritablement sentir toute la sauvagerie qui habite les deux hommes, une sauvagerie qui caractérise aussi l'Amérique de l'époque. Ce propos que tient le cinéaste sur un pays uni depuis peu, partagé entre des relations hostiles entre indiens et blancs mais aussi entre des rapports marchands entre ces deux mêmes parties, est vraiment intéressant, parce qu'il se distingue des nombreux westerns des années 50 qui ne nuançaient pas l'opposition entre les "sauvages" et les "hommes civilisés". Tape-à-l’œil et balourd (musique trop souvent présente), "The Revenant", qui n'est jamais aussi bon que quand il fait dans la simplicité (la rencontre entre Glass et un indien) ou dans la chasse à l'homme brutale et délaissée d'effets de style grandiloquents, est porté par un DiCaprio assez génial et parcouru d'un discours nihiliste parfaitement incarné sur la durée. Un film à voir, qui mérite toutefois d'être mis en question.
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