Pour son deuxième film derrière la caméra Roschdy Zem adapte et s'approprie un fais divers assez récent qui a fait couler beaucoup d'encre. Je n'avais pas été très convaincu par son premier film Mauvaise foi. Ici il ne convainc pas plus, ni en tant que metteur en scène, ni en tant que scénariste. Sa réalisation est très académique, très sage. Le scénario est d'un parti pris flagrant et nous impose d'emblée l'innocence de l'accusé. Même si les faits sont troublants et que l'enquête semble avoir été bien bâclée. La distribution sauve le film. Et Sami Bouajila en tête, qui trouve là un de ses meilleurs rôles. Et heureusement, car son interprétation inspirée et la force de l'histoire, même moyennement traitée, arrivent à nous donner tout de même une belle émotion. A voir donc pour l'acteur, autrement attendez le passage télé. Le film a d'ailleurs l'air d'avoir été fait pour elle...
Cinq ans après l'honorable "Mauvaise foi", le comédien Roschdy Zem reprend la caméra et, bien qu'il s'en défende, réhabilite à lui tout seul le bouc-émissaire Omar Raddad. L'exercice très scolaire n'apportant aucune plus-value à ce honteux pastiche de justice, on saura se contenter de la parfaite interprétation de Sami Bouajila.
Avant d'aller voir Omar m'a tuer on peut fortement craindre le pensum moralisateur et démonstratif, ou le film à thèse rigoureux mais pénible.
La (bonne) surprise n'en est que plus agréable. Car si le film est bien clairement à décharge, il ne néglige pas la finesse, ni l'exploration psychologique des personnages.
Comme beaucoup de commentateurs avant moi,... suite de la critique ici : http://chris666blogsallocinefr.over-blog.com/article-omar-tuer-82274311.html
En tant que réalisateur, Roschdy Zem signe, en 2011, son deuxième long-métrage qui aborde l'affaire Omar Raddad. Plus que l’enquête et le procès, qui sont traités de manière subjective, le cinéaste s’intéresse surtout à la mécanique judiciaire ayant entraîné l’inculpation d’un jardinier marocain pour le meurtre d’une femme âgée. On évacuera l’approche partiale de l’auteur dans cette affaire criminelle (jamais véritablement résolue) pour s’intéresser à l’aspect artistique du produit. Et là, il y a des hauts et des bas. Si la prestation de l’acteur Sami Bouajila reste vraiment impressionnante, celle de Denis Podalydès est moins convaincante. La mise en scène demeure quant à elle vive et nerveuse permettant de nous happer dans ce récit très humain. Bref, un film dénonçant la discrimination et les défaillances de la Justice mais dont l’approche très engagée finit par desservir le propos.
Omar m'a tuer est un film de Roschdy Zem sorti en 2011. Ce long métrage laisse un sentiment un peu mitigé. Porté par deux acteurs excellents dans leur rôle (Sami Bouajila dans le rôle d'Omar Raddad et Denis Podalydès dans le rôle de Vaugrenard qui mène la contre-enquête), ce film souffre d'une réalisation bien trop scolaire, assez classique pour ce genre de faits divers. L'ensemble est agréable à suivre, bien filmé, mais il manque un souffle, une force qui ne sont pas injectés dans le récit. Le long métrage souffre également d'un parti pris un peu trop partial : les scénaristes ne remettant pas en cause l'innocence du jardinier, seul ce prisme est traité, jusqu'à l'excès, donnant un film un peu court qui aurait peut être mérité un peu de nuance (même si aboutissant à la même conclusion). Un film qui aurait pu être plus grand, plus fort, surtout vu l'ampleur qu'a pu avoir cette affaire et l'investissement de ses principaux interprètes. Dommage.
c'est un film pas mal d'accord c’est un sujet intéressant mais désoler pour cette erreur judiciaire on en a vite fait le tour on est juste désoler pour ce brave homme qui est très bien joue d'ailleurs ce sujet merite t'il 1h30
A un moment dans "Les ensorcelés" de Vincente Minelli, Kirk Douglas dit en parlant du film qu'il vient de réaliser (Je cite de mémoire) " Le scénario est bon, les décors sont bons, les acteurs ont superbes mais le film est nul."
J'ai eu le coup de coeur de la semaine. Il m'a fait pleurer, Omar. Ah, c'est magnifique. En plus, après la projo, au coin de ma rue, je les ai vus, on me les a présentés ! J'ai vu Sami Bouajila qui est génial, qui joue le coeur à vif le malheureux jardinier accusé du meurtre de sa maîtresse parce qu'il savait pas bien parler français. Il aimait cette femme, mais ça fait rien, on l'a accusé. Paf, pouf. Et j'ai vu le vrai jardinier, le vrai Omar. Il était là aussi. J'ai été émue comme jamais. C'est bien le cinéma ! Et grâce à Laurent [Ruquier], J'ai des bonnes émotions, des grandes émotions. On va faire une analyse de l'ADN qui a été retrouvé. Et alors là il va être innocenté. Merci Dieu et Allah.
O.Raddad a été jugé coupable par la justice. Est-ce au cinéma d'essayer de rectifier des décisions de justice ? Pour qui connais bien le dossier, cet homme est coupable. Pour vous forger un avis objectif après avoir vu le film : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/affaire-omar-raddad-45-minutes-de-75268
Belle prise en main pour Roschdy Zem qui signe un compte rendu de séance sans pouvoir en dire plus sur cette affaire qui a déjà tournée en boucle sur nos postes. On vit la frustration jusqu'à la tentative de suicide et la peine d'une vie déchirée, enlevée. L'interprétation de Sami Bouajila y est pour beaucoup mais la structure et son montage également.
Un film qui manque vraiment de densité sur une affaire à la fois unique et particulièrement touchante. Dommage parce que Sami Bouajila campe un Omar Raddad très convaincant.
Ce film est tout simplement un scandale. Il fait passer les policiers Français pour des incompétents et le juge Djian pour un profond raciste. Ce n'est pas vraiment bien joué non plus. Je mets une demi étoile pour l'acteur principal qui sort légèrement du lot. J'étais en furie après avoir vu ce film. Je vous invite à lire le livre du capitaine qui a mené l'enquête. Vous allez retirer quelques étoiles après ça.. Ce film devrait être interdit car il propage de la haine anti-français juste pour faire de l'argent. Si c'était Michel Dupond au lieu de Omar Raddad il n'y aurait jamais eu de média autour de cette affaire et encore moins de film.
Film biaisé, où comme par hasard les preuves accablantes ne sont ni données ni expliquées. Omar est coupable et a bénéficié de discrimination positive car il est maghrébin.
J'aimerais bien que quelqu'un prenne le temps de m'expliquer l'utilité d'un tel film. Oui bien sûr persuadée en tant que citoyenne lambda de l'innocence d'Omar Rayad en même temps cette affaire est tellement absurbe... Mais je me demandais bien ce que la réalisation relatant le sujet pouvait m'apporter de plus. Et puis le parti pris complaisant de Zem qui n'est pas à sa place de regard en retrait du réalisateur, ça en devient presque déplacé. Évidemment qu'un emprisonnement à tord brise une vie. Reste le travail de reconstitution mené moyennement par Denis Podalydès... Malheureusement la présomption d'innocence n'existe plus quand on est jugé coupable. On va se satisfaire de la prestation tout en retenue de Sami Bouajila méconnaissable, quoi que parfois trop forcée niveau accent. Bref sous fond de discrimination en faire-valoir, on constate qu'Omar n'a sûrement pas eu le bagage nécessaire pour se défendre. Celà ne rend pas pour autant le film intéressant. On ne cherche même pas à savoir qui est le vrai coupable et plus important encore, qui était la victime, balayée après trois tirades de dialogue avec une voisine. C'est bien de rivaliser avec les films d'investigations policières, mais quand on utilise un ton dans la prétention de démêler le vrai du faux en ne faisant presque pas d'exclusivité... Ça ne donne pas grand chose au final.