Dans ses précédents films, Whit Stillman nous avait plutôt habitué à une étude sociale des moeurs d'un groupe donné (les jeunes bourgeois on va dire). Dans Damsels in distress, il y a quelque chose de différent par rapport à ses anciens longs métrages, on est plus dans une étude sociale, on est dans un campus movie mais complètement décalé. Les personnages principaux sont des personnages qu'on a peu l'habitude de voir, on a du mal à vraiment les cerner, mais le film est vraiment réussi sur cet aspect là, c'est que le réalisateur parvient vraiment à garder une sorte d'atmosphère complètement dingue et intrigante pendant son oeuvre. C'est bien écrit, bien interprété et mine de rien j'ai regardé ce film avec beaucoup de plaisir, les dialogues sont vraiment sympa, bref c'est une vraie bonne surprise.
En plaçant ses habituels héros bourgeois dans un milieu universitaire en complet décalage avec leur vision du monde, Stillman s’offre quelques effets comiques très efficaces, mais son film pèche parfois par un soupçon de condescendance (les « frat-boys » sont moqués de manière un peu gênante à mon goût) et surtout par un rythme qui s’étiole progressivement. Tout le style de Whitman réside dans ses dialogues aussi verbeux que brillants et, si on y est sensible (c’est mon cas), Damsels In Distress reste un objet agréable, à la fois pop et mélancolique, assez proche du cinéma de James L. Brooks. Greta Gerwig s’en tire très bien, mais je ne peux m’empêcher de regretter le débit et le flegme de Beckinsale, seule capable d’électriser le texte particulièrement dense de Whitman.
j'ai vraiment loupé quelque chose...je n'ai pas eu les clefs pour décrypter ce film à la fois curieux, daté, et dont l'humour est sûrement au 24ème degré, mais pas de chance j'avais arrêté les cours au 23ème niveau...ça a le mérite d'être une oeuvre ovni, mais avant de les diffuser, c'est mieux d'avoir les modes d'emploi...
S'il faut apprécier le verbeux pour s'approprier Damsels in Distress, il est bon de garder en tête que son goût de la dérision le justifie. Non sans vanter son ambiance surannée, il joue habilement de dialogues atypiques érigés contre la décadence maintes fois évoquée par ailleurs.
Impression bizarre après ce film, je sais pas trop quoi en penser.... il est vraiment original en tout cas! L'interprétation est très bonne. Le scénario nous laisse la liberté de le prendre un peu comme on veut. Je ne sais pas trop ce qu'il faut en ressortir à part un point de vue original sur la jeunesse des universités américaines. Entre Puritanisme et débauche, il faut choisir son camp. Et ce film est la démonstration de ce choix, on peut voir les deux façons d'appréhender la fac.... On se laisse aller ou on s'enferme dans ses principes, apparemment pas de compromis! A voir par curiosité, il n'est vraiment pas comme les autres ce film...
Le film raconte des épisodes de la vie de 4 à 5 jeunes filles sur un campus universitaire américain. Celles-ci se donnent pour tâche, entre autre, d'aider leurs congénères et d'éviter leur possible dépression et de passage au suicide. Seulement, elles-mêmes ont aussi des faiblesses psychologiques et sentimentales.
Assez bon film, qui se suit sans ennui, d'autant plus qu'il y a pas mal d'humour, de jeunes actrices talentueuses, et des dialogues plus intelligents qu'on pourrait le croire. Il y a peu d'action mais beaucoup de discours, ce n'est pas toujours très réaliste (vie dans un campus américain), mais c'est assez bien vu psychologiquement pour des futures jeunes américaines. Ce n'est pas niais, (rien à voir avec American Pie), et même parfois assez intellectuel. Une bonne surprise.
Un OFNI inclassable qui déconcertera, voire rebutera, une bonne partie du public. "Damsels in distress" (2012) ressuscite un genre méconnu, la campus comedy, soit une version cérébrale et décalée de "Mean girls"... Autant dire que cette oeuvre n'est pas conçue pour plaire au plus grand nombre, à l'instar de son réalisateur francophile Whit Stillman, dont le dernier tournage datait de 13 ans! Honnêtement, après quelques minutes de film, malgré un générique rétro délicieux, on se demande bien comment un tel sujet va bien pouvoir nous passionner pendant plus d'une heure trente. Et puis, peu à peu, on se laisse bercer par les dialogues ciselés, par l'humour décalé, et par les tenues élégantissimes des comédiennes. A ce sujet, précisons que "Damsels in distress" repose grandement sur sa troupe d'actrices charismatiques (bien secondées par une galerie de mâles souvent pathétiques et drôles) : Greta Gerwig évidemment, mais aussi Megalyn Echikunwoke, Carrie McLemore, et ma préférée Analeigh Tipton, dont on avait pu apercevoir la grâce innocente et le maintien impeccable dans "Crazy, stupid, love". spoiler: L'observer se laisser convertir au sexe anal par respect des croyances de son boyfriend est un vrai bonheur.
Un mot sur la mise en scène de Stillman, précise et efficace, au charme rétro et à l'atmophère visuelle de soap opera, ce qui ne manquera pas de surprendre au départ. Une oeuvre très originale donc, inclassable et intemporelle, où l'on parle de Truffaut et où l'on écoute The Real MacCoy, ne peut pas être complètement mauvaise...
Ce film est basé sur un discours anachronique voire délirant, et la fraicheur des actrices comme Greta Gerwig (29ans). Cet humour décalé est tombé à plat; je n'ai rien vu d'original ni de drôle, juste une histoire de campus, quelque réflexions philosophique tordues, auxquelles les américain s'essayent lourdement dans leurs films, à défaut de budget. Quelques sympathiques références à la France de la part de l'auteur émaillent le film.
Comédie sans grand intérêt qui se veut drôle et raffiné mais qui en fait est d'un ennui mortel. En effet on suit pendant 1h30 les états d’âmes et les tribulations d'une bande de BCBG snob qui passent leur temps à blablater sur tout et n'importe quoi. En plus de cela le film propose une esthétique vintage pas très réussi, seul point positif : la présence de l'excellente Greta Gerwig.
Il est rassurant de voir que la sagesse populaire l'emporte encore une fois sur le snobisme de certains de ces dieux de la presse qui voudraient nous faire prendre des détrusors (vides) pour des lumignons. Les commentaires les plus avisés (entre 0,5 et 2 étoiles) ayant déjà été fait par nombre de quidams à-priori pas plus crétins que les-dit commandants de nos loisirs, je n'ajouterais qu'une seule chose: Tout çà... pour çà ?
Un petit bijou du cinéma américain. Ce film reprend tout les codes d'une comédie classique ( Campus américain, bande de filles dont l'une qui ce fait initier aux "codes" de l'université) pour mieux les réinterpréter. Les dialogues sont fins, les références nombreuses on a envie de rejoindre les personnages dans leur folie. A noter Greta Gerwing qui illumine le film de son charme si peu conventionnel.