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Un visiteur
2,5
Publiée le 17 décembre 2008
Avis plutôt mitigé après le visionnage de Le 3ème homme... S'il y a bien des choses à se mettre sous la dent en terme d'esthétique et d'ambiance, je garde un sentiment général de non satisfaction et, pire que tout, d'un ennuie assez sévère sur la fin.
Cette ennuie arrive principalement avec la longue, TROP longue, scène de la fuite dans les égouts... Elle m'a plus fait penser à une course poursuite Benny Hillesque que course pour la survie de sa petite personne. Et cette scène a réellement brisé totu le reste et tout ce qui a pu être construit. L'autre gros regret, c'est le fait que le film soit venu et estampiller "avec Orson Wells"... Ok... D'accord... Bof... Non, po vraiment ! Mais son apparition reste quand même imposante. Cet homme arrive, par son simple visage, à montrer un charisme énorme.
Sinon, bin l'histoire de cet Américain arrivant à Vienne d'après guerre, découvrant son ami/hébergeur et se lançant dans un enquête pour comprendre le pourquoi du comment et totu simplement confuse. L'enquête n'est pas claire et demande un peu de concentration avec des galeries de personnages pareillement confus et peu intéressant.
C'est plus finalement l'aspect de la présentation historique du Vienne d'après guerre qui apporte un attrait au film. La gestion des langues Allemande / Anglaise est bizarre.
Bon, ça fait beaucoup de critique totu ça, noyée dans quelques compliments. J'en garderais pas un grand souvenir mais accorderais tout de même 2 étoiles...
C’est un film véritablement porté par ses personnages parfaitement typés, sans caricature, ni emphase. C’est une page de l’histoire de l’après-guerre que Green retranscrit en investigateur averti. Le suspense, toujours tendu sur le fil de l’énigme, n’est jamais haletant, et sa caméra en rajoute dans la concision quand au moment de la révélation elle détourne l’objectif pour laisser filer un chat. Mais un chat, ça se faufile et ça vous révèle alors bien des choses …. Une légende du septième art, un condensé de la technique cinématographique qui magnifié par le noir et blanc (chapeau à la photo de Mr Robert Krasker), donne à ce récit d’après-guerre une dimension quasi fantastique.
Avis bonus Là encore que du bon entre la découverte de Vienne, le commentaire de Graham Green, et toute l'histoire du film dont la fameuse énigme autour d'Orson Welles ... Pour en savoir plus
Un film magnifique, servit par de brillant acteurs. La scène dans la grande roue et la course poursuite dans les égouts sont tout simplement fabuleuses...
Ce film mythique qui dépeint la Vienne en ruine – physique et morale – de l'après-guerre est superbement porté par ses trois acteurs principaux : Joseph Cotten, Alida Valli et bien sûr Orson Welles. Carol Reed aborde ici avec force les thèmes de l'amitié, de l'amour, de la trahison et se demande jusqu'où un homme est prêt à aller pour la défense de ses valeurs. Il dépeint surtout la bassesse de l'âme humaine, comme souvent intensifiée pendant les périodes troubles de l'histoire. Formellement époustouflant, le long-métrage est truffé de mouvements de caméras superbes, de jeux de lumière extraordinaires et de plans magnifiques. Et la scène finale spoiler: de course poursuite dans les égouts labyrinthiques de la ville est absolument culte. Grand Prix du Festival de Cannes en 1949.
Alors que je m'attendais à un chef d'oeuvre, je dois avouer que je suis légèrement déçu par "Le Troisième Homme". Le scénario est bon, l'histoire est vraiment intéréssante, mais j'ai trouvé que l'intrigue a mis trop de temps à se mettre en place. Les 10 premières minutes, avec l'arrive de Joseph Cotten, puis la découverte de son amis "mort", c'est intéressant et c'est bien fait, mais il a fallut attendre l'arrivé de Orson Welles pour que le film devienne vraiment captivant, c'est à dire à 40 minutes de la fin du film, et c'est vraiment dommage. Bien évidemment entre temps ce n'est pas soporifique, ça reste intéressant, la mise en scène de Reed est vraiment excellente, Vienne est magnifique et le rendu à l'écran est parfait. L'atmosphère cauchemardesque, prenante et sombre est adéquate à cet univers de corruption et dévastation. Les acteurs sont bon, notamment Joseph Cotten. Un bon film, techniquement réussi et dans l'ensemble intéréssant et passionnant, sublimé par une atmosphère prenante, malheureusement j'en attendais un peu trop...
Le Troisième homme frappe surtout par sa beauté, mélangeant le baroque et l’expressionnisme. Si l’on tarde à découvrir le visage du troisième homme, le premier nous saute immédiatement aux yeux, il s’agit de celui de Vienne occupée, ravagée par la guerre. Le second est celui d’Anton Karas, sous la forme de l’inoubliable musique qu’il composa. Dans un premier temps, par sa gaieté, celle-ci paraît complètement décalée dans la lourde atmosphère des ruines bombardées. En réalité elle exprime parfaitement l’ironie morbide de ce troisième homme et, au final, traduit de manière splendide l’enfermement et l’absurdité ambiante qui confine à la folie.
Je ne pensais pas qu'un film au scénario Harakiri existe et pourtant tel est le cas. Qui est ce troisième homme ne tiendra pas la route le brave Orson figurant au générique et tardant à apparaître à l'écran. Dommage. Sinon, c'est noir blanc, il paraît que l'image est travaillée et que les acteurs sont immenses. Si vous l'dites.......
Ce film d'espionnage qui met en scène Orson Welles ( Harry Lime) recherché par Joseph Cotten (Holly Martins) dans les bas fonds de Vienne au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, m'a plutôt donné l'impression d'être surestimé du fait que cette histoire reposant sur un mort imaginaire, n'apparaît pas forcément de nos jours comme extraordinaire, ni spectaculaire. L'intrigue où on devine très rapidement que Harry Lime est le troisième homme n'est pas si compliquée qu'elle y paraît. Cependant, l'inéluctabilité du déroulement de l'histoire à travers un jeu du chat et de la souris, au cours de laquelle un défunt supposé apparaît au beau milieu de ce film noir, a nulle doute marqué émotionnellement le public de l'époque, à l'instar des principaux thèmes que ce thriller aborde puisqu'il s'agit de l'irrationalité de l'homme, de trahison que ce soit en amour, en amitié ou au niveau du code moral, ainsi que de montrer la séduction du mal. Orson Welles pour cet aspect, interprète Harry Lime un être effroyable par son cynisme, son manque totale de scrupules et d' humanité, qui continue de rendre aveugle et amoureuse une femme ne réalisant pas ce qu'il est, tan disque son vieil ami Holly Martins, homme loyal qui se sent trahi et déçu, est confronté à un choix moral. Ajouter à cela, une esthétique poussée dans un décor crépusculaire, accompagné d'une musique d'Anton Karas et la scène mythique se passant dans les égouts, on peut alors comprendre pourquoi ce film réalisé sur un scénario du romancier Graham Greene a eu autant d'impact à l'époque et obtint la Palme d'or du Festival de Cannes en 1949. Par ailleurs, le succès du film fut tel qu'il fit l'objet par la suite d'adaptation de nombreuses nouvelles sur les aventures de Harry Lime et d'une série télévisée de la BBC qui dura de 1959 à 1965.
Le Troisième Homme est un classique très intéressant. C'est vraiment la quintessence du film noir. Les décors viennois sont très beaux et le fait que tout le monde parle allemand nous plonge dans l'incompréhension du personnage principaux. La mise en scène relève du chef-d’œuvre (par exemple : filmer de côté pour apporter du mystère au film). Le travail de lumière, pour ce film en noir et blanc est impressionnant spoiler: (notamment lors de la scène où Lime se révèle) . spoiler: La scène finale dans les égouts est captivante . Orson Welles est excellent En revanche, la musique de cithare, bien que légère et enjouée n'est pas vraiment en accord avec l'ambiance noire du film (c'est un choix que je ne comprends pas trop). Mais en dehors de ça, c'est un très bon film.
Sur invitation de Harry Lime, son ancien ami d'études, Holly Martins, auteur de romans de western, arrive en Autriche, à Vienne. A peine arrivé, il a juste le temps d'assister aux obsèques de son ami, prétendument tué dans un accident de voiture. Dans cette Vienne de l'après Seconde Guerre mondiale encore en ruine et divisée en différents secteurs d'occupation alliés, Harry Lime aurait participé activement à la vente de médicaments contrefaits : la pénicilline qu'il aurait vendu sur le marché noir. Troublé, Holly Martins va mener son enquête.
Ce film ça fait des années que je voulais le voir, j'en attendais beaucoup, surtout parce qu'il y a Welles en fait et je dois dire que la déception a été à la hauteur de l'attente. Le début m'a pas mal fait penser à Laura, une personne morte et on tente de se renseigner sur les circonstances de sa mort (après les points communs s'arrêteront là), mais je dois avouer que je m'y suis désintéressé assez vite. Sans doute parce qu'on sait que Lime est vivant vu qu'il est joué par Welles et je n'attendais qu'une chose, qu'il arrive. Et il se faite attendre le bougre. J'ai suivi cette intrigue sans forcément m'y passionner, je trouve qu'il manque quelque chose pour unifier le choix de la ville, la musique pour le moins surprenante, l'intrigue et la très belle mise en scène de Reed. Séparément c'est très bien, mais le tout ensemble, je sais pas, ça ne m'a pas du tout convaincu. J'ai vu un bon film, certes, mais voilà, je n'ai pas été transporté et je suis le premier à en être navré.
Et finalement Welles arrive, d'abord avec juste un petit plan sur son visage et là, j'espérai que mon intérêt pour le film remonte, j'ai adoré ce plan où Welles ne sachant que faire se met à sourire, puis ce jeu d'ombre. C'est vraiment très beau. Mais encore une fois ça me semble un peu factice, je ne suis pas dedans. Et il en sera malheureusement ainsi durant tout le film pour moi. J'ai beau aimer la mise en scène, le jeu de Welles, je me dis que l'histoire aurait peut-être pu être amenée autrement.
Reste que quelques scènes avec Alida Valli qui dégagent quelque chose (une belle femme bien filmée, forcément) et surtout le plan final. Celui-là, j'ai vraiment adoré. C'est typiquement le genre de plan où je me dis : "putain faut que ça finisse comme ça et qu'il n'y ait plus rien après, ça serait juste parfait". Et on a vraiment une très belle fin.
Je tiens aussi à signaler que rarement un petit décadrage de la caméra n'aura aussi bien rendu que dans ce film. Mais bon… Finalement… J'ai aimé sans adorer… déçu…
Le 3e homme est un excellent film noir. Pour moi il n’y a vraiment rien à redire, c’est un métrage brillant. Déjà ce que j’ai apprécié c’est sa modernité. L’usage de la musique par exemple, est ici très moderne. A l’inverse de beaucoup de films de cette époque qui l’employait surtout dans un générique très conventionnel, ici elle a vraiment un style particulier et est employée à propos dans le métrage. Idem, la réalisation est hyper-inventive, avec des plans étranges, souvent tordus, en plongée ou contre-plongée. Elle est dynamique, et magnifie les décors qui sont remarquables. Le réalisme de cette ville de Vienne juste après-guerre, à moitié dévastée, quelle super idée d’avoir choisi ce cadre et de l’avoir si bien mis en valeur ! Les égouts, les hôtels magnifiques, les intérieurs rocailles, les rues interlopes, la grande roue, le film est un festival de superbes décors, portés par une photographie aux petits oignons, qui donne une ambiance quasi-expressionniste au métrage. Vraiment, sur la forme, rien à redire ! Côté interprétation c’est très solide également. Joseph Cotten trouve un bon rôle qu’il porte avec conviction. J’ai particulièrement apprécié son personnage et la relation qu’il entretient avec Alida Valli et son personnage, à contre-courant de ce que l’on pouvait attendre. C’est une excellente surprise, et les acteurs la rendent d’autant plus savoureuse ! Toutefois je dois avouer qu’en dépit de leur interprétation et de l’excellence des seconds rôles, dès qu’Orson Welles apparaît à l’image il pique la vedette ! Il est l’un des arguments majeurs de la seconde partie du métrage, imposant son physique charismatique sans difficulté. Le scénario est parfait. Le rythme est très prenant, surtout dans la première partie, l’enquête est rigoureuse et rondement menée, il y a des touches d’humour et des répliques piquantes distribuées à bon escient le long du métrage. J’ai apprécié également l’entremêlement entre le polar, le film noir et le film historique, puisque l’affaire rejoint également une réalité historique dont le scénariste d’ailleurs avait été témoin à Vienne. A noter donc la progression singulière de la romance dans le film qui saura surprendre les amateurs d’histoire d’amour ! Pour ma part le 3e homme est typiquement le genre de métrage hyper efficace qu’on peine à voir. Tout est parfaitement aiguisé. On sent souvent un bon film au fait qu’il n’y a pas un personnage de trop, un personnage mal écrit, et là, c’est exactement ça, même le moindre valet à une écriture. Rien n’est laissé au hasard, et au bout du compte, un petit chef-d’œuvre, assurément. 5