Si tu tends l'oreille
Note moyenne
4,1
1513 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

89 critiques spectateurs

5
19 critiques
4
40 critiques
3
19 critiques
2
9 critiques
1
2 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 30 novembre 2019
L'incapacité de pouvoir définir sa vie au-delà du lendemain en s'enfermant dans l'imaginaire est une passe qui ne perd jamais son maintient sur toute la durée du film. Une innovation peu soulignée d'avoir réussi le tour de force de ne jamais désintéresser le spectateur d'une personnage principale définit par son absence d'objectif et son déni du temps qui passe, quelque chose de rendue possible par une utilisation judicieuse de petits enjeux et énigmes qui maintienne l'attachement du spectateur (Mais qui est Seiji ? L'amourette va-t-elle aboutir ?) avant de mettre un terme à la diversion pour la remplacer par les véritables questions qui ont été préparées durant la première partie et qui constituent de véritables problèmes dans la vie de Shizuku qui ne peut plus détourner le regard de la phobie qui a torturé tous les jeunes (qui n'a pas vécu dans la panique de ne pas savoir quoi faire de sa vie dans le futur ?). Une fois encouragée à prendre une voie, le film va constamment approfondir son rêve en la faisant plonger encore plus loin dans son mensonge intérieur pour qu'elle apprenne enfin à éclaircir son point de vue sur ce qu'elle vit, ce qu'elle veut et ce qu'elle ressent. Une ligne directive qui s'approprie à merveille avec l'absence quasi-totale de fantastique et qui prouve plus que jamais comment Ghibli recréer par magie la routine du quotidien. Le cadre parfait pour une petite histoire qui touche au plus profond de chacun les peurs de la rêverie et de la réalité.
Florent Blenck
Florent Blenck

20 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juin 2015
Si tu tends l’oreille est le seul héritage que nous a légué Yoshifumi Kondo, figure extrêmement prometteuse (ce que ce film ne fait que confirmer) du studio Ghibli, mort prématurément en 1998. Ce décès a d’ailleurs profondément marqué Miyazaki et Takahata, les fondateurs du studio, qui voyaient en lui leur successeur.
*
Ce coup d’essai en réalisation s’apparente heureusement à un coup de maître : l’animation est quasi-irréprochable, malgré le poids des années, et le thème abordé par le film se détache des autres réalisations du studio Ghibli : Kondo, à travers les deux héros de son film, dont l'une cherche à devenir romancière, l'autre à devenir un luthier talentueux, nous encourage à nous donner les ambitions de nos rêves et de ne pas gâcher notre talent. La musique se démarque également des autres compositions de Ghibli (habituellement abonné à Joe Hisaishi) avec un beau remix japonais de la chanson « Country Road ». Si des thématiques « classiques » comme le premier amour, le passage à l’âge adulte ou encore la transmission générationnelle sont aussi de la partie, elles prennent une tournure différente grâce à ce choix de sujet. En creux, le film laisse se dessiner les doutes de Kondo, qui s’identifie pleinement à son héroïne, anxieuse et fiévreuse à l’idée de réaliser son premier roman.
Le décès prématuré de Kondo vient tristement faire écho à cette nécessité de laisser son talent s’exprimer - comme le répète à plusieurs reprises le personnage du grand-père - et de ne pas laisser cette chance s’échapper.
Chaîne 42
Chaîne 42

221 abonnés 3 556 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 août 2020
Dessin animé de 1995 des fameux studios Ghibli. De vrais beaux dessins, l'ensemble est un réalisme un peu idylique mais pas tant que cela, c'est aussi une histoire pour adolescent mais pourquoi ce ne serait que pour les adolescents. Beaucoup de sensibilité et de poésie, peut être à certains moment cela peut paraître un peu lent mais ce n'est jamais surfait ou manquant de consistance. Il y a l'aspect d'être un peu prisonnier de la réussite mais l'on sait d'une part que c'est dans la culture japonaise plus qu'ailleurs et d'autre part cela ne restreint pas les aspects humains sincères qui sont retranscrits ici.
Jean G.
Jean G.

32 abonnés 478 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2015
Si tu tends l'oreille est un film d'animation bien trop méconnu, qui mérite toutes les attentions. Durant les quinze premières minutes, c'est vrai, je me suis dit : "à, voilà un studio Ghibli un peu en-dessous, plus lent, plus simple". Pourtant, dès que Shizuku arrive en haut de la colline, c'est l'émerveillement total. Avec un style particulier qui se démarque des chefs-d'oeuvre de Miyazaki ou Takahata, Yoshifumi Kondo raconte une histoire non seulement douce et attachante, mais reposante, drôle et parfois d'une beauté surprenante. Je m'attendais, vu qu'il n'était pas sorti en Europe avant ce début d'année 2015, qu'il s'agissait d'une oeuvre beaucoup plus discrète comme le début me le laissait croire, mais il n'en est rien. L'histoire du baron, et je pense que tout le monde est unanime à ce sujet, est si incroyable que j'en ai eu les larmes aux yeux devant les décors qui étaient, comment trouver le bon adjectif, splendide, somptueux, exceptionnels, déroutants. La musique est certes spéciale mais adaptée dans un registre plus doux qui va parfaitement avec l'ambiance générale. Donc même si monsieur Yoshifumi est à jamais lié à son premier et dernier film, il sera néanmoins lié à une oeuvre d'art personnelle, émouvante et poétique, bien plus "humble" (si je peux utiliser ce mot), réaliste et poétique que les autres créations du studio. Encore une fois, l'animation de Ghibli arrive à atteindre la perfection, sans fausse note et sans prétention.
Marcologie
Marcologie

48 abonnés 249 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 février 2021
L'histoire est assez simple, une jeune fille au collège, mais c'est cette simplicité qui fait tout le charme de ce film d'animation. Une poétique de la vie au Japon dans son quotidien et ses ambiances, appuyé par un très beau dessin. C'est un film des Studio Ghibli mais contrairement aux films de Miyazaki, on ne bascule pas dans le fantastique, même si par moment on en est proche. A voir en famille.
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 mai 2015
Si "Si tu tends l'oreille" se raccorde plus au genre du teen's movie, il trouve tout son intérêt quand il répand dans ces corps toute l'eau de la poésie. Loin d'être une fresque simpliste, c'est un conte très élaboré, une ode à l'amour, la connaissance, le hasard, et ce qui touche au mystique.

Le film suit la petite Shizuku, une jeune collégienne passionnée par la lecture qui dans une mystérieuse boutique d'antiquité, découvre l'existence de ceux qui vont changer sa vie.

Le film sort en 1995, trois ans avant le décès de son réalisateur, Yoshifumi Kondo dont il s'agit du premier long métrage. Un premier long métrage qui malgré les aires fantastiques que lui donne son affiche est d'une simplicité rare, dressant simplement un portrait féminin et doux d'une jeune fille dont la vie prend des virages et des visages, sans pour autant délaisser une richesse phare, une richesse, où le pur produit d'une imagination prodigieuse. Car ici, entre la musique, l'aspect visuel incontournable, la sympathie de chaque séquence, se glisse une magie quasiment inqualifiable et belle comme l'aube. Faisant également magnifiquement le mélange entre l'onirisme et la beauté du quotidien, un quotidien pas comme les autres ou la redondance de la bibliothèque devient quasiment invisible, et où le twist met à nu une beauté flagrante.
L'histoire est simple, peu innovante, mais belle, sans prétention, limpide comme un lac gigantesque qu'on traverserait à la nage en quelque seconde, mais aussi exaltante, comptant comme fidèle allié une animation transcendante.

Illumination du quotidien, révélation sur la sortie de l'enfance, douce brise pleine de personnalité… Simple et somptueux.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 avril 2015
C'est à Tama dans la banlieue de Tokyo que nous emmène Yoshifumi Kondo pour nous faire suivre Shizuku, une jeune collégienne passionnée de lecture qui va peu à peu voir une boutique d'antiquités ainsi qu'un mystérieux jeune garçon changer sa vie.

Yoshifumi Kondo réalise là son premier film, mais aussi son dernier, il mourra peu de temps après suite à un anévrisme, ce qui poussa Miyazaki à prendre une première retraite. Souvent perçu comme le successeur de celui-ci, il est le premier à réaliser un film pour les studios Ghibli excepté Isao Takahata et Miyazaki, et quel film ! Ici pas d'action, de fantastique, de guerre ou de conte de fées, mais des personnages ordinaires pour un simple, beau et touchant récit tournant autour d'une jeune adolescente qui va commencer à découvrir la vie, l'amour et devoir faire des choix importants.

Dès le début il nous introduit au cœur de la vie de cette jeune collégienne, donne beaucoup d'importance aux détails et nous intéresse de suite à sa vie de tous les jours et ses péripéties de jeune adolescente. Contenant beaucoup de bonnes idées, il livre-là un cocktail d'émotions où on est touché, on rit, découvre ou encore s'émerveille à ses côtés, en étant toujours juste, délicat et sans tomber dans le sentimentalisme béa ou le larmoyant. C'est la découverte de l'adolescence et le moment où l'on doit faire des choix importants que Kondo met en scène. Il nous raconte la vie de cette jeune fille tournants notamment autour de ce garçon mystérieux qu'elle va rencontrer, mais aussi de sa famille, amis et rencontre, tous consistants et intéressants.

Des séquences oniriques du livre jusqu'aux scènes de vie quotidienne en passant par celle plus musicale, il se montre ingénieux, brillant et marquant. L'histoire est simple mais il la rend belle et, sans commettre de fautes de rythmes, livre des moments aussi touchants que drôles ou poétiques. La musique accompagnant le récit est bien choisie et participe à l'atmosphère générale tandis que les dessins sont de grande qualité avec une certaine science du détail (notamment dans les intérieurs des maisons et appartement) et étant capable de nous offrir de magnifiques tableaux, donnant un vrai charme au film. .

Un film d'animation aussi beau que brillant, l'une des rares œuvres que j'ai revu très peu de temps après sa découverte tant elle m'a marqué. De manière aussi simple que belle, attachante et touchante, Yoshifumi Kondo raconte l'histoire de cette jeune collégienne en nous faisant passer par tout un éventail d'émotions.
Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 780 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 juillet 2020
SI TU TENDS L'OREILLE (1995): Shizuku est une collégienne passionnée de lecture, mais un jour elle s'aperçoit que la plupart des livres qu'elle emprunte à la bibliothèque sont toujours lus par un même personnage masculin. Mystère?....Un scénario intéressant sur les problèmes d'adolescence de cette petite fille, qui donneront lieu à des scènes burlesques aux situations cocasses et pleines d'humour. D'un caractère bien trempé, cette jeune fille curieuse et persévérante, cherchera son avenir en croisant des relations accueillantes qui ne ménageront pas ses émotions, mais avec le temps arriveront à construire son orientation. Un film sans grande réputation que je ne connaissais pas, mais les nombreuses critiques positives ont éveillé ma curiosité. Ici, une belle histoire parsemée de romance, de comédie, de poésie saupoudrée d'une légère fantaisie, suffiront à me faire passer un très bon moment. Une mise en scène très soignée, illustrée par une animation aux mouvements très fluides passant par de nombreux personnages aux silhouettes bien respectées, qui deviendront vite très attachants grâce à des expressions corporelles maitrisées, sans oublier se doublage de voix française fort bien réussi. Ceux-ci évolueront dans cette histoire sympathique, au rythme joyeux de l'agréable chanson "Country Road" à l'intérieur de magnifiques décors finement détaillés. Mais que devient Yuko et ses amours? Restez au générique de fin pour découvrir ce grain d'émotion supplémentaire. Une belle pépite de l'animation Japonaise du regretté Yoshifumi Kondo. Une adorable surprise..
kleun
kleun

11 abonnés 666 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 avril 2013
Il est de ces films où juste un regard nous permet de directement rentrer dans le scénario, celui-ci en fait parti. Il est très beau et très bien conservé au vu de son âge.
On suit notre petite héroïne dans sa vie quotidienne entre l'école, la bibliothèque, ses amis, sa famille. Il n'y pas d'actions, tout est dans l'émotion et la naïveté de la jeunesse.
Le gros désinvolte de chat m'a fait rappeler celui de la ma série fétiche : Orange Road
Ne vous fiez pas à la jaquette, l'animé n'est pas du tout féérique ou enchanteresse, loin de là. Il développe plutôt la vie de jeunes adolescents allant au bout de leur rêve.

Ps: Le chat "Baron" ressemble étrangement à celui du royaume des chats
shimizu
shimizu

13 abonnés 229 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 janvier 2013
C'est mignon à croquer, cette petite histoire d'amour de deux jeunes adolescents. On s'identifie, on s'attendrit, on s'émerveille. Si on est un peu fleur bleue, on versera même une petite larme. A ne pas rater pour les amateurs.
Sasuke R.
Sasuke R.

56 abonnés 296 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2013
Mimi wo sumaseba est certainement un des tous meilleurs films des studios Ghibli, il est aussi le premier long-métrage du studio à ne pas avoir été réalisé par Miyazaki ou Takahata (si l'on ne compte pas le téléfilm Umi ga kikoeru). C'est le regretté Yoshifumi Kondo, qui a participé entre autres à Kiki et à Omohide, qui réalise ce film tendre et plein d'humanité.
Le film raconte l'histoire d'une jeune adolescente japonaise, Shizuku, dont la passion est la lecture. Elle rencontre un jeune garçon qui a emprunté tous les livres avant elle. Les deux personnages tombent progressivement amoureux et essayent de réaliser leur rêve respectif : l'écriture pour Shizuku, et la fabrication des violons pour Seiji.
Mimi wo sumaseba touche tout spectateur ou spectatrice qui est capable de se remémorer les premiers émois amoureux de l'adolescence. Le film décrit également le thème de la recherche de soi dans une ambiance mélancolique mais pourtant fraiche et plein de vitalité.
Un film sur la joie de vivre, qui n'est pourtant pas sortit en France. Si vous aimez les Ghibli, pas de problème : le film saura encore une fois vous touché par son réalisme émotionnel.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 mai 2012
Ce récit des studios Ghibli fait parti des films "réalistes" (tout comme le Tombeau des Lucioles ou la colline aux Coquelicots). Que ça soit fantastique ou pas, ça reste du grand art avec de la très bonne musique (mention spéciale à "Country Road). Les personnages sont attachants et les situations sont belle un peu digne d'un film portant sur les sentiments des adolescents. D'ailleurs c'est un peu ça qui me dérange, je n'aime pas ce genre d'histoire, alors je trouve un peu kitsh voir cliché. Mais bon, ça reste quand même un film à voir pour les fans du studio.
perle de rosée
perle de rosée

104 abonnés 322 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juin 2021
Magnifique film d'animation qui séduira toute la famille. C'est plein de poésie et d'émotions. Réjouissant et émerveillant.
Kurisuteru
Kurisuteru

16 abonnés 24 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 avril 2023
Hors categorie, cet animé m'a séduit par sa fraîcheur .
Sensibilité et leçon de vie !

Bref, une petite perle à ne pas donner aux cochons
AdriBrody
AdriBrody

16 abonnés 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juillet 2023
On est loin des classiques Ghibli qui ont façonné le studio avec des messages environnementaux et sociaux très forts. Ici, avec "Si tu tends l'oreille", on a juste un film assez lent et mou dans lequel on suit une adolescente qui se questionne sur la vie sans véritable avancée de personnage. Tout n'est par ailleurs pas vraiment expliqué, la relation entre les deux protagonistes ne semble pas réaliste, ils ne partagent jamais de moment intime, on peine à croire que ce sont deux jeunes qui sont ensemble. Bref, un peu trop simplet pour un Ghibli en comparaison avec ce qui a déjà été fait.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse