Enfin ! C'est que je commençais à désespérer concernant un éventuel choc cinématographique en cette année 2013 bien fadasse, et rien que pour cela, j'applaudis haut et fort le dernier film de Park Chan-wook. Il est donc encore possible de se montrer audacieux, inspiré, vénéneux, provocant... Je commençais vraiment à avoir des doutes et suis ravi que le cinéaste coréen vienne les dissiper avec une telle aisance, mais surtout un tel brio concernant aussi bien la technique qu'une histoire tout sauf aimable. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti de tels frissons, mais surtout une jubilation à suivre cette héroïne « destroy » au milieu de personnages tout aussi torturés et malsains. « Stoker » ne pourrait pourtant être qu'un bel exercice de style, il ne l'est jamais par la puissance des événements, une totale absence de morale et un univers visuel en parfaite adéquation avec le propos de l'œuvre, à l'image d'un dénouement aussi brillant que savoureux. Enfin, le film est l'occasion de voir Mia Wasikowska confirmer son talent hors-norme dans un rôle pourtant très délicat, remarquablement entouré par Matthew Goode et une Nicole Kidman que l'on avait pas vu aussi fascinante depuis longtemps... Une claque, une vraie : un indispensable.
Park Chan-Wook aux Etats-Unis... En général, un brillant auteur asiatique qui s’expatrie en terre américaine, ça donne rarement des spectacles qui me plaisent. Bon, là, première satisfaction : maître Park ne s’est pas dévoyé en franchissant le Pacifique. Pour ce qui est de la réalisation, j’oserais même dire qu’il s’est bonifié. Le rythme est, je trouve, davantage maîtrisé que dans ses réalisations coréennes et, surtout, le montage est sublimement nerveux et aussi remarquablement inventif. Et j’insiste là-dessus, parce que l’histoire narrée aurait pu grandement se prêter à l’embourbement et pourtant ce « Stoker » se défait vraiment de ces contraintes avec maestria. Bref, « que de compliments jusqu’à présent, et pourtant il n’est pas allé au-delà de trois étoiles l’ami batracien… » : voilà ce que vous vous dites sûrement à cette étape de mon propos. C’est vrai : mon plaisir face à ce "Stoker" a eu ses limites. Et justement, c’est au niveau de l’histoire que le bas blesse. Non pas qu’elle soit indigente : au contraire. Insidieuse et sulfureuse, la tournure de cette intrigue avait tout pour me plaire. J’étais aux anges durant toute la première heure. Mais c’est peut-être justement parce qu’elle est montée trop haut que j’ai mal vécu la descente opérée par la seconde moitié. Contrairement à "Old Boy", ce "Stoker" laisse un petit peu son sujet lui glisser entre les pattes et le final sombre – malheureusement je trouve – dans quelque chose de très basique qui casse toute la subtilité mise en place précédemment. Alors, au final, ça reste un spectacle qui m’a plu, et que je conseille aux amoureux de ce cinéma de la transgression, mais qui m’a quand même tellement laissé sur ma faim que je ne peux m’empêcher de nourrir une certaine déception. Arh ! C’est dur parfois d’être exigeant…
Ca faisait longtemps que je voulais voir Stoker, et c'est chose faite. Youpi. Le pitch me donnait bien envie, surtout que ça ressemblait beaucoup à l'ombre d'un doute d'Hitchcock, avec encore un oncle Charlie. Mais ce qui est étonnant c'est que les deux films prennent deux directions complètement opposées, enfin je ne vais pas en parler. Et justement, je trouve que le scénario dans Stoker est finalement moins stimulant que celui dans Hitchcock. Park Chan Wook a une mise en scène très maniériste ici dans Stoker, probablement pour retranscrire le côté un peu autiste du personnage principal (Mia Wasikowska, très peu convaincante). Le film est globalement bon mais plus il passe, moins il l'est, ce qui est souvent un problème quand même. Le film peine à ménager un grand suspense et une fois que la première partie se termine le film n'a finalement que peu d'intérêt. Bien mais très inégal.
Un film assez intriguant. La présence de Nicole Kidman, le lieu et le thème du deuil nous fait d'abord penser aux Autres d'Amenabar mais le récit est très différent. Park Chan-wook nous offre un thriller psychologique plus troublant qu'effrayant. L'auteur de Old boy crée un climat où règne une violence latente qui nous interroge sur le rôle réel de chaque personnage dans les différents évènements qui se déroulent pendant et avant le film. Enfin, il faut saluer l'interprétation des acteurs et plus particulièrement de Mia Wasikowska, troublante à souhait.
Stoker est tout humeur et accumulation, aboutissant à certains moments cathartiques vraiment imprévisibles. Sur la surface, il y a une ombre d'un doute Hitchcockienne de style, conte sur l'affection indésirable d'un oncle mystérieux, mais il s'avère également être un conte tordu venu d'un autre age.
Stoker est le genre de film que vous voulez posséder, de regarder encore et encore et d'étudier le placement de la caméra excentrique, le mouvement et comment il vous affecte émotionnellement. Le langage cinématographique classique a été corrigé depuis la première moitié du 20e siècle et le langage cinématographique moderne peut être si frénétique que c'est rafraîchissant de voir un cinéaste audacieux créer des tensions et la peur sur des choix délibérés de rythme lent plutôt qu'un chaos de coupes rapides. 3/5
Amourette, à deux balles, sinon quel suspence? de l'ennuis, OUI à en revendre ! Mais ce n'est que du thriller pour une femme (dans ce film) qui tombe dans les fillets d'un jeune et qui comme une petite ado, clame sa liberté de son mari fraichement mort! Et la fille qui oscille entre délaissement total de sa mère qui cherche l'aventure, et de la perte de son père avec qui elle avait des liens fort, et comme dans les romans à l'eau de rose cherche à combler ce vide ailleurs... Waw! super thriller!!! On sait tout d'avance, rien ne surprend, sous peu qu'on ait encore envie de faire l'insurmontable effort de deviner !!!!!
Un oncle malade mentale qui se tape sa belle-soeur après avoir tué son frère et est amoureux de sa nièce, le réalisateur et le producteur ont leurs places à l'asile! Encore un film pour tordus avec une propagande de l'inceste, j'en voie beaucoup ses derniers temps dans les films on se demande bien à quelle fin...
L'intuition était bonne par le réalisateur nippon de faire un personnage central au sens décuplé mais très mal exploité lors de la suite du film. On n'y comprends plus rien au fil des minutes jusqu'à un ennui total au milieu du film. Le jeu d'acteur collectif est médiocre malgré le talent à n'en pas douter de la jeune Mia Wasikowska . Seuls la réalisation et la scène finale permettent de ne pas réduire ce film à un zéro pointé. A manquer avec tous les prétextes possibles.
Film lent, ennuyeux, mais surtout très dérangeant et pénible. On comprend la grande névrose de l'oncle Richard (ce qui s'est passé durant son enfance et ensuite la vie qu'il a eu jusqu'à la mort de son frère) et aussi les raisons pour lesquelles il commet de tels actes mais sincèrement c'est un film malsain.
Gros gros gros navet , j'avais tres envie de le voir et qu'elle ne fut pas ma déception au vu de ce scénario complètement nul , mou , incompréhensif . Une daube mal joué , des acteurs nullissimes , si vous voulez faire chier et archi chier pendant 1h40 regardez le !
Comme son héroïne India qui emprunte les pièces vestimentaires de ses proches pour se composer une sorte d’armure, Park Chan-Wook emprunte aux grands cinéastes anglo-saxons quelques effets de style ou savoir faire pour composer un film si ce n’est dérangeant (un peu quand même), pour le moins très paradoxal. On pense (c’est une évidence pour tous) à Hitchcock dans cette structuration de mécanique bien huilée et glacée qui semble ne pas pouvoir s’enrayer. L’ombre de Haneke et son Funny Games U.S rôde aussi sur quelques scènes… Il arrive même à supplanter Peter Greenaway en matière d’esthétisme visuel, adoptant avec malice des cadrages surprenant et sublimes au niveau pictural, architectural. Comment ne pas y voir également une admiration pour Gus Van Sant… Avec notamment la scène de la douche, très proche de celle de Paranoid Park, mais totalement en opposition avec cet espiègle contre-pied final en matière de culpabilité… On pourrait continuer cet inventaire tant les références sont nombreuses. Nombreuses, ici ne voulant pas dire plagiant.
Chan-Wook, pour son premier film aux états-unis, se place dans un contexte réel. A l’inverse d’un Wong Kar Wai avec son « Blueberry nights », voire même d’un Wenders avec son « Paris Texas », il ne mâche pas ses images. Il n’idéalise pas une Amérique révée, ne l’auréole ni de néons poisseux, ni de romantisme exacerbé. Park Chan-Wook reste lui-même, avec ses contrastes, ses fulgurances et ses interrogations.
On lui reproche une intrigue simpliste, à cela on pourrait rétorquer que le contenu (l’histoire) vaut moins que le contenant (le sens qu’il donne à son propos par la représentation de ce destin implacable). Et ici, c’est tout son savoir-faire qui s’exprime, avec force et passion. Il dépasse le simple cadre du film classique et s’inscrit dans une démarche d’ascétisme artistique. On pressentait déjà cela avec « Je suis un cyborg », hélas le film était un peu plus maladroit.
Mais, le talent n’est pas une fin en soit. Stoker ne serait dans ce cas qu’un objet filmé, certes somptueusement mise en image, mais désincarné. L’interprétation joue un rôle essentiel et le choix de Mia Wasikowska est irréprochable. Elle apporte à India toute l’effervescence et la perversion voulue. Seule « vivante » face aux autres acteurs dont le jeu théâtralisé souligne à merveille leur destin de marionnette. En incarnation de l’archange du mal, elle est bluffante !
Stoker est un film déconcertant, magnifique, horrible, prodigieux, nauséeux… On en ressort éviscéré et émerveillé ! En un mot Stoker est simplement génialissime !