Enfin ! C'est que je commençais à désespérer concernant un éventuel choc cinématographique en cette année 2013 bien fadasse, et rien que pour cela, j'applaudis haut et fort le dernier film de Park Chan-wook. Il est donc encore possible de se montrer audacieux, inspiré, vénéneux, provocant... Je commençais vraiment à avoir des doutes et suis ravi que le cinéaste coréen vienne les dissiper avec une telle aisance, mais surtout un tel brio concernant aussi bien la technique qu'une histoire tout sauf aimable. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas ressenti de tels frissons, mais surtout une jubilation à suivre cette héroïne « destroy » au milieu de personnages tout aussi torturés et malsains. « Stoker » ne pourrait pourtant être qu'un bel exercice de style, il ne l'est jamais par la puissance des événements, une totale absence de morale et un univers visuel en parfaite adéquation avec le propos de l'œuvre, à l'image d'un dénouement aussi brillant que savoureux. Enfin, le film est l'occasion de voir Mia Wasikowska confirmer son talent hors-norme dans un rôle pourtant très délicat, remarquablement entouré par Matthew Goode et une Nicole Kidman que l'on avait pas vu aussi fascinante depuis longtemps... Une claque, une vraie : un indispensable.
Pour aimer "Stoker", il faut accepter que la forme - inventive jusqu'à l'outrance, constamment surprenante - puisse primer sur le fond - un scénario méta-hitchcockien et trop faussement compliqué pour son bien de Wentworth Miller - d'un film. Si l'on accepte de jouer le jeu avec Park Chan Wook, ex réalisateur passionnant dont l'heure de gloire semble bien passée, et qui loue ses services de brillant esthète du malaise et de l'excès à l'occident, alors "Stoker" peut se révéler fascinant, voire roboratif tant les thèmes traités sont riches (troubles de l'adolescence, transmission du mal dans les gènes, ivresse de la manipulation, sans parler évidemment de la famille, lieu de toutes les perversions)... Par delà la beauté de l'image (Park Chan Wook a amené avec lui son équipe. ..) et l'élégance absolue de la mise en scène, le succès artistique de "Stoker" repose largement sur l'interprétation fascinante de Mia Wasikowska et surtout de Matthew Goode, impeccable en un Uncle Charlie qui fera honneur à Joseph Cotten. On n'en dira pas autant de Nicole Kidman, à jamais défigurée par la chirurgie esthétique, et lourdement caricaturale, tirant le film vers la vulgarité à chacune de ses apparitions !
Un secret de polichinelle en guise de suspens, et des images qui se chevauchent pour donner un genre, l'histoire banale est au-delà des limites du pénible.
Je me souviens très bien de mon énorme déception avec "Le dernier rempart" de l'excellent Kim Jee-woon, qui pour sont premier film en Amérique, avait complètement rater sont changement de pays, comme souvent d'ailleurs, l'exportation de talent se fait très mal. Tout sa pour en venir au fait que j'étais terriblement sceptique au résultat de "Stoker" et de sont premier film en dehors de sont pays pour Park Chan-wook, je doit avouer qu'à la fin du film je n'en revenais toujours pas du résultat. Le film est excellent surtout grâce à une ambiance totalement bluffante qui nous plonge dans un univers très particulier mais surtout dérangeant, malsain et pervers. La qualité de la photographie et de certains plans sont vraiment magnifiques, les acteurs également sont tous très bon. J'ai était pris dans l'ambiance du début à la fin et je doit avouer que j'ai vraiment passer un bon moment. Une agréable surprise.
Surpuissant. Magistral. La lenteur du début m'a ennuyé franchement mais quelques détails m'ont intrigué. Et le tout n'est dévoilé que petit à petit laissant ces détails en bouche comme des hors d'oeuvres. D'autres détails plus importants s'ajoutent pour former l'entrée. Et peu à peu tout se déroule par suggestion et laisse le spectateur faire les liens d'un festival de malsain irrésistible. Lorsque l'on comprend ce -ou plus précisément ceux- à quoi on affaire, la tension est déjà conséquente et le dénouement ne déçois pas. Une perle de raffinement et d'orfévererie
Stoker est tout humeur et accumulation, aboutissant à certains moments cathartiques vraiment imprévisibles. Sur la surface, il y a une ombre d'un doute Hitchcockienne de style, conte sur l'affection indésirable d'un oncle mystérieux, mais il s'avère également être un conte tordu venu d'un autre age.
Stoker est le genre de film que vous voulez posséder, de regarder encore et encore et d'étudier le placement de la caméra excentrique, le mouvement et comment il vous affecte émotionnellement. Le langage cinématographique classique a été corrigé depuis la première moitié du 20e siècle et le langage cinématographique moderne peut être si frénétique que c'est rafraîchissant de voir un cinéaste audacieux créer des tensions et la peur sur des choix délibérés de rythme lent plutôt qu'un chaos de coupes rapides. 3/5
Un beau film esthétique glaciale qui complète la filmographie du réalisateur avec succés. Tout de meme trés en deça dans l'histoire de ses oeuvres majeures tels qu' Old boy ou lady vengeance. Sympa sans plus.
Film intéressant par son univers, son histoire et sa mise en scène. Mais malheureusement ça pêche par son ennui malgré tout et le fait qu'on se doute à des kilomètres de certains faits du film. Bon, je n'avais pas tout deviné et j'ai aimé certains plans de la fin mais il m'a manqué quelque chose ! Intrigant tout de même.
Ce film est un tableau. Il faut en apprécier le style et la mise en scène, les symboles et les teintes, plus que sa signification superficielle. Un film qui n'a pas peur d'assumer ses longueurs et qui finalement raconte une histoire qui pourrait tenir en 30 minutes dans un film plus accessible. Cependant, l'accent mis sur les détails, sur chaque élément de chaque scène, chaque émotion... Le réalisateur sait montrer se qu'il veut montrer à ceux qui font attention à ce qu'ils voient. les autres n'y verront sûrement, et malheureusement, un film ennuyeux et qui en fait trop. Stoker est un exercice de style qu'il convient donc de ne regarder qu'en sachant se que l'on s'apprête à voir.
Un thriller morbide et angoissant qui porte l'accent sur une jeune adolescente, en quête d'identité suite à la mort de son père, et sur la relation quasi-incestueuse que cette dernière va entretenir avec son oncle, un homme aux multiples secrets... Dans une ambiance glauque et feutrée, l'histoire de la famille Stoker nous est contée avec un esthétisme impeccable...
Stoker s'apparente à une sorte de masturbation pseudo-intellectuelle dont raffolent souvent les critiques professionnelles, où un réalisateur et un scénariste brassent beaucoup d'air pour finalement pas grand chose. Oui, car si l'ambiance glaciale est réussie, l'intrigue manque cruellement de substance si bien qu'au bout d'à peine 45 minutes, on sature déjà complètement de ne voir aucun développement intéressant se profiler, d'autant que cette histoire évolue, du début à la fin, dans un faux rythme propice à l'ennui, qui finit inévitablement par gagner le spectateur au fil des minutes. La narration est confuse et le montage parfois brouillon ne fait qu'accentuer ce sentiment, bien que les transitions soient souvent magnifiques. Quant à la réalisation, elle est pénible à cause de trop nombreux mouvements de caméra qui parasitent le déroulement de l'action.
Fascinant, enivrant dans sa trame et son esthétisme, Stoker se prédestinne malgré tout à la déception. Perdant de son éclat par cette lenteur, ces interrogations, ou encore son final assurement restreint, le film reste en vain subtil et ambigu. Une reussite névrotique pour ce thriller (il va s'en dire) plutôt psychologique !