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Topaze87
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5,0
Publiée le 22 avril 2023
Un chef d'œuvre du cinéma français de Julien Duvivier. Une très belle reconstitution de la casbah d'Alger de Jacques Krauss. Jean Gabin parfait dans le rôle du gangster trahi par ses sentiments, des seconds rôles du tonnerre Charpin et Saturnin Fabre en tête. Un étonnant Lucas Gridoux en inspecteur. Ce film est d'une beauté extraordinaire et il s'en dégage une atmosphère totalement unique. Je le conseille très vivement à ceux qui ne l'auraient jamais vu.
Pépé le Moko m’a surtout touché comme le portrait d’un homme enfermé dans un lieu qui le protège autant qu’il le condamne. La Casbah n’est pas seulement un décor : c’est le vrai piège du film, un refuge devenu prison, un labyrinthe vivant dont Pépé ne peut plus sortir. Le drame ne vient pas seulement de la police, mais de ce désir de fuite, de Paris, d’une autre vie possible. Gaby représente tout cela à la fois : moins une femme fatale qu’un souvenir, une échappée, presque une nostalgie qui prend corps devant lui. Le film a beau avoir vieilli, notamment dans sa représentation très datée et caricaturale de l’Algérie, il garde une puissance romanesque assez folle. Le scénario est simple, parfois même secondaire, mais l’atmosphère emporte tout : les ruelles, les toits, les dialogues fleuris, cette impression d’un monde fermé sur lui-même. J’ai été bluffé d’apprendre que la Casbah avait été reconstituée en studio, tant l’artifice devient ici une vraie force d’immersion. Julien Duvivier réussit à faire d’un lieu un destin, et c’est ce qui donne au film sa mélancolie si particulière. Et puis il y a Jean Gabin, immense, capable d’être à la fois caïd, enfant perdu, séducteur, chef de bande et homme déjà usé : seul, même avec du monde autour. Pour moi, c’est l’un de ses plus grands rôles, porté par un romantisme noir qui rappelle pourquoi Gabin reste peut-être le plus grand acteur de l’histoire du cinéma français.
si ce mélo pleurnichard a pu plaire à cette époque où on sortait du ciména muet. iil a vraiment très mal vieilli. tous les acteurs sont mauvais, gabin en tête. .Tous ces "caÏds " et autres indics surjouent en permanence. ils font des tonnes de mimiques, comme s'ils n'avaient pas compris qu'avec le ciné "parlant" il n'y a vait pas besoin d'en rajoueter autant Ce film me fait penser aux romans phtoos que sortait "nous deux " dans les années 1950. rien à garder et surtout pas la fin calamiteuse ...
Pépé le Moko et l'un des premiers grands rôles jouer par Jean Gabin. Ce film malgré les années reste une très belle œuvre cinématographique. Et quand on voit ce film et la performance d'acteur Jean Gabin on comprend ça très belle carrière par la suite.
Direct dans le vif du sujet je vais dire que les gangsters ont bien changé. Il fait très fleur bleue.. et donc ça enlève sans doute du crédit au film je trouve.
Du reste, la réalisation est magistrale pour l'époque et on est plongé en Algérie, on y croit à fond.
Je note le passage de Fréhel, et le passage de la chanteuse évoquant sa vraie vie est bouleversant , merci pour cela.
Autre destin tragique, celui de l'actrice principale associé aussi à Gabin dans gueule d'amour. Le couple fonctionne à merveille.
En fait les acteurs sont vraiment bons et le film se laisse regarder très facilement.
Voilà un film auquel je n'ai pas réellement accroché. J'en retiens principalement deux scènes :Celle du traître qui joue très bien les pris au piège et qui se sait condamner. Son cri de panique est véritablement déchirant ! Et la scène finale interprêtée par Jean Gabin. Je trouve les scènes de Casbah magnifiques, la caméra sait capter notre attention du début à la fin. Le jeu des acteurs fait parfois surjoué de mon point de vue et le policier m'a beaucoup agacé. J'ai apprécié les tenues mais le scénario ne m'a pas accroché ni les personnages. J'ai regardé pour Jean Gabin, essentiellement
si la fin est un peu conventionnelle et s'inscrit dans la tradition du mélo, le reste du film se situe plus dans une veine naturaliste et décrit avec un certain réalisme (sans l'édulcorer ni tomber dans l'exotisme facile)le milieu semi interlope de la casbah d'Alger. la description de ce milieu qui n'existe plus est d'autant plus intéressante et poétique qu'elle date de l'époque et donc n'est pas reformatée par rapport à notre mentalité d'aujourd'hui. Bien sûr on pourrait être choqué par l'utilisation du mot nègre et le personnage du métèque fourbe incarné par Dalio qui peut évoquer certaines idéologies d'avant guerre qui ont amené à la catastrophe. Mais on ne peut suspecter ( sans tomber dans l'anachronisme et le politiquement correct ) le metteur en scène de verser dans ces idéologies dans la mesure ou il est manifestement plus proche affectivement du petit peuple de la casbah qu'il décrit avec une certaine tendresse que des bourgeois venant s'encanailler qu'il ridiculise dans le film.
Un bon film francais qui contient quelques ingrédients des films noirs avec le personnage principal pris au piège, la femme fatale, la casbah oppressante. Seulement, l'ambiance n'est pas très noire, meme quand Régis (Charpin) se fait coincer par la bande à Pépé (Gabin).
Sinon à noter les très bons dialogues signés Henri Jeanson. Et en prime Fréhel qui reprend une de ses chansons.
Un chef d'oeuvre, qui inspira notamment "Casablanca".La reconstitution en studio de la Casbah algérienne crée une atmosphère accablante, très évocatrice qui n'aurait probablement pas été mieux rendu si elle avait été filmée en décors naturels.
Le film consacre Gabin comme héros tragique du réalisme poétique, un rôle qu'il monopoliserait dans presque tout le cinéma français des années 30 l'interprétation globale est d'ailleurs excellente. Le chanteur Fréhel apparaît dans une des scènes du film, entonnant les paroles d'une de ses propres chansons jouées sur un phonographe, "Java au son de l'accordéon".
Quel beau film découvert dernièrement en l'empruntant à la bibliothèque... Malgré une misogynie assumée dès le début du film qui m'a dérangé, je dois avouer que ce film à bien des qualités. Un Jean Gabin absolument excellent dans son jeu, l'actrice Mireille Ballin est juste éblouissante, le plan sur elle à la fin du film quand elle est dans le bateau rend bien justice à sa beauté. Les dialogues sont percutants, est remarquable aussi le personnage de Slimane et la relation très intéressante qu'il développe avec Pépé. Scène très réussie du meurtre vengeur de l'indic d'Alger Regis notamment. Ce film à très probablement bien mérité le surnom de scarface français.
Je regrete que pour des films telle l'histoire de pépé le moko dont les faits sont véridiques, les identées des veritables et authentiques personnages ne sont révélées. Il est vrais que dans le contexte politique de l'époque coloniale la chose eu été imponsable et peut étre méme contre nature. Il se trouve que je suis le petit fils du véritable inspecteur Slimane de son vrais nom IRATNI Amar Ben SLIMANE Kabyle natif natif de la ville de Tizi-Ouzou.
Se distinguant par son ancrage (folklorique) dans la casbah, cette histoire de gangster traqué par une police impuissante prend des airs de film noir grâce à la fascination réciproque entre un charismatique Jean Gabin et une insolente Mireille Balin dont le coup de foudre initial (aussi bien mis en scène que les apparitions de Pépé) se double d'une complicité due à une origine similaire leur permettant de voyager ensemble dans leurs souvenirs et au-delà de la prison dorée du héros. Même si certains personnages jouent un rôle stéréotypé, le rythme de dialogues habiles ou la justesse des manipulations confère une certaine profondeur à ces acteurs de tragédie interlope. Très plaisant!
Avec Pépé le Moko, Julien Duvivier façonne l’une des grandes figures tragiques du réalisme poétique français, où le romantisme criminel se confond constamment avec le sentiment de l’enfermement. Jean Gabin impose une présence magnétique et lasse, donnant à Pépé une mélancolie fataliste qui dépasse largement l’image du simple voyou charismatique. La Casbah devient sous la caméra de Duvivier un véritable labyrinthe mental, à la fois refuge protecteur et prison étouffante, filmée avec une atmosphère moite et presque irréelle. Pourtant, derrière cette puissance visuelle et cette élégance tragique, le film paraît parfois prisonnier de certains stéréotypes exotiques et d’un lyrisme sentimental un peu appuyé. Une œuvre fondatrice du cinéma français d’avant-guerre, portée par un immense souffle mélancolique, mais dont le romantisme fataliste peut aujourd’hui créer une légère distance.