Un très beau film québécois de Philippe Falardeau plein d'humanité grâce au grand acteur qu'est Fellag et à une bande d'enfants bluffant. Je m'attendais à une histoire un peu plus légère et drôle mais le film n'est pas très gai. C'est une belle rencontre entre un homme en reconstruction et une classe en reconstruction, les deux vont s'entraider pour oublier des périodes difficiles. Le film montre bien aussi les différents problèmes que rencontre l'éducation nationale dans nos sociétés occidentales. On regrette peut être cette fin soudaine mais Monsieur Lazhar est un très beau film qui vaut le coup d'oeil.
film boulversant, des acteurs incroyables, surtout les enfants, notamment celui qui joue le rôle de Simon. Dans une scène vers la fin du film il est tout simplement stupéfiant, j'ai jamais vu un enfant d'un age aussi jeune jouer aussi bien. Incroyable performance.
Rentré hier bien déçu par "Cherchez Hortense" (cherchez l'histoire !), je me réconcilie aujourd'hui avec le cinéma grâce à ce joli film canadien (dur de tout comprendre ! attention ...). Monsieur FELLAG apporte tendresse et gravité pour délivrer une leçon de vie poignante (vivre après la mort d'un être cher)qui fait écho au drame qui touche une classe de pré-ados (le suicide de la prof, pendue dans leur classe). Que ce cinéma là, humaniste et subtile, fait du bien ! ...
Très bon film, riche et profond, rien à avoir avec tous ces films superficiels. L acteur principal joue super bien, tres touchant et humain. Un seul reproche c est la fin, qu'on aurait aime comme happy end. la fin est triste, mais M.fellag est excellent
comme a son habitude Fellag est juste prodigieux et dans ce contexte de suicide de leur enseignante les enfants donnent une réplique juste et poignante.
"L'instit" version québécoise. Nul doute que ce mélo ravira le public féminin : ça cause beaucoup, on y évoque aussi bien le suicide que l'éducation, l'asile politique ou encore les relations amoureuses. Le personnage incarné par Mohamed Fellag est touchant. Enfin, la BOF s'avère pas mal du tout. Il y a aussi, bien évidemment, un dossier à charge. La première lacune de "Monsieur Lazhar" réside dans la faiblesse des dialogues. Le propos reste souvent creux. Ainsi, les belles phrases dispensées par le héros laissent songeur. En outre, l'intrigue manque de mordant, elle est tellement prout-prout qu'on finit par regarder sa montre. Pour finir, voir tous ces sales mioches se chamailler peut taper sur le système. Qu'on leur foute des baffes et on aura la paix. Sentiment global mitigé donc.
Un film généreux et touchant à l’image de son personnage principal qui explore avec finesse le deuil des enfants et la relation que qu’ils peuvent entretenir avec leur professeur et le rôle que ces derniers joue auprès de leurs élèves. Le film joue sur une large palette d’émotion tout en faisant constamment preuve de beaucoup de justesse.
Neuf mois, c’est la durée qu’il a fallu attendre entre la sortie du film dans son pays d’origine (le Canada, mais principalement au Québec) et une exploitation dans l’hexagone. Pourquoi avoir attendu tout ce temps pour nous faire découvrir cette magnifique et touchante fable humaniste ? Adaptée d’une pièce de théâtre (d’Evelyne de la Chenelière), Monsieur Lazhar (2011) nous plonge en cœur d’une école primaire de Montréal. Le suicide d’une enseignante contraint le proviseur de l’école à embaucher au plus vite un professeur pour la remplacer et choisit Bachir Lazhar, un immigré algérien. Si son intégration au sein de l’école se passe sans encombre, ses méthodes de travail ne passeront pas inaperçues (les jeunes élèves du primaire n’ayant jamais fait de dictée, ils sont rapidement désorientés). Philippe Falardeau réalise ici un magnifique drame brassant de nombreux sujets (des problèmes rencontrés dans l’éducation au Québec en passant par le suicide, de l’exil à l’intégration, etc), le cinéaste québécois à qui l’on doit Congorama (2005) nous offre ici une très belle œuvre, sincère, poignante et réaliste. Cet instituteur venant au secours de ses élèves traumatisés ne peut que vous émouvoir (les jeunes acteurs sont particulièrement touchants, mention spéciale à Sophie Nélisse). Quant à Mohamed Fellag (à l’émotion palpable), il porte le film sur ses épaules, brillant dans la peau de ce professeur amoureux de la langue de Molière. Le genre de professeur que l’on aurait tant aimé avoir au moins une fois dans son cursus scolaire. Pour la petite anecdote, le film fut nominé à l’Oscar dans la catégorie du Meilleur film étranger.
...Le tout est fait avec un tact et une sensibilité rares. Deux mondes qui se rencontrent, se télescopent, pour nous donner une très belle histoire qui nous voit sortir de la salle en larmes. D'un bout à l'autre, le metteur en scène arrive à nous tenir en haleine sans aucun pathos, ni facilités. C'est une émotion pure et simple qui nous assaille. A mille lieux de ce que peuvent nous vendre d'ordinaire les américains par exemple. Pour incarner cet enseignant algérien, Fellag s'avère être l’interprète idéal. Il est absolument parfait en Monsieur Lazhar... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-monsieur-lazhar-110107818.html
Il y a 6 ans, le réalisateur canadien Philippe Falardeau avait régalé les spectateurs de la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes avec un petit bijou intitulé "Congorama". Malheureusement, ce film n'avait pas réussi à trouver son public dans notre pays. 2 ans plus tard, "c'est pas moi, je le jure !" n'avait fait qu'une apparition au Festival d'Angoulême, non suivie d'une sortie nationale. Voilà qu'arrive "Monsieur Lazhar", couvert de prix dans moult festivals et présenté aux Oscars dans la sélection des meilleurs films en langue étrangère. Un film adapté de la pièce "Bashir Lazhar" d'Evelyne de la Chenelière et qui comporte 2 thèmes principaux : le système scolaire canadien et l'intégration d'un immigré. En l'occurrence, l'intégration d'un algérien venu spontanément se présenter pour remplacer une femme professeur qui venait, quelques jours auparavant, de se suicider dans sa classe. Pourquoi ce film m'a-t-il paru largement inférieur à "Congorama" ? Une évidence pour commencer : l'absence de sous-titres nuit considérablement à la compréhension du film ! Bien gentils, nos cousins québécois, mais, statistiquement, on ne comprend que la moitié de ce qu'ils racontent et, à partir de là, il faut essayer de reconstituer le reste. Par contre, aucun problème pour comprendre Mohamed Fellag, qui joue le rôle de l'immigré. Mais il n'y a pas que ce problème de langue. Il y a aussi le fait que, contrairement à "Congorama", qui était pétillant et enlevé, "monsieur Lazhar" souffre assez souvent d'une réalisation un peu mollassonne. Heureusement, il y a de temps en temps des scènes d'une grande force qui relèvent l'intérêt mais, globalement, on est en droit d'être un peu déçu par ce nouveau film de Philippe Falardeau.
Sympathique long métrage québécois qui s'apparente à une version longue de la série « L'instit » avec Gérard Klein. D'un point de vue cinématographique, « Monsieur Lazhar » est plutôt pauvre et ressemble plus à un téléfilm. Il ne faut pas attendre beaucoup plus de l'histoire même si elle reste mignonne et touchante. De bonnes intentions et de beaux sentiments ne suffisent pas à faire un bon film.