Monsieur Lazhar
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Alain D.

744 abonnés 3 449 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 août 2024
Comédie dramatique écrite et parfaitement dirigée par Philippe Falardeau. Son histoire nous offre quelques scènes très intenses. Elle nous conte l'arrivée au Canada de Bachir Lazhar UN émigré venant d'Algérie où les problèmes le mettent en danger. Seul, déraciné et déboussolé par son entrée dans une culture et un environnement nouveaux pour lui, il va trouver un poste d'enseignant.
La directrice et certains parents vont se plaindre de ses méthodes d'enseignement impliquant trop la psychologie à ses élèves.
Le enfants sont adorables et Mohamed Fellag est très convaincant dans la peau de Bachir.
Dois-Je Le voir ?

412 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 janvier 2025
Qu'est-ce que j'aime le cinéma québécois !

Pas facile d'enseigner alors que sa prédécesseure, c'est suicidé. Dans ce contexte particulier, Bachir fait ce qu'il peut afin d'aider ces élèves traumatisés. Un large panel de thématiques est abordé. Bien entendu, il y aura le milieu scolaire avec la relation entre le professeur et ses élèves. Leur douleur suite au suicide de leur précédente enseignante est déchirante. Alors que celle-ci se transforme par moment en haine, Bachir doit savoir trouver les mots. Tout cela avec le carcan de l'administration ne facilitant pas toujours les choses.

Monsieur Lazhar parle aussi de sujets sociétaux comme l'exil, le choc culturel, et le rapport à la mort de manière plus globale.
Chris58640
Chris58640

261 abonnés 835 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 septembre 2012
Je ne pense que du bien de ce très beau film, nominé aux Oscars dans la catégorie « meilleur film étranger » en 2012 et couvert de prix dans les festivals francophones du monde entier. Je n’en pense que du bien parce que, tout simplement, il ne n’a pas la prétention de faire passer un message simpliste ou une morale facile sur un sujet qui s’y prêterait pourtant facilement. Il y a dans ce film et dans son scénario quelques moments franchement bouleversants qui ne sombrent jamais dans le pathos ou le larmoyant, il y a beaucoup de retenue dans ce film, qui traite avant tout de la confrontation des enfants avec la mort violente, de la culpabilité et du deuil. Il y a aussi de très beaux moments d’humour tous légers enveloppés dans de la tendresse (le coup du dictionnaire ou de la dictée sur Balzac). Pas de happy end non plus, mais plutôt une belle fin qui serre la gorge sans trop en faire là non plus. Le casting est formidable chez les enfants d’abord, très naturels même dans les scènes difficiles. Mais Mohamed Fellag, acteur algérien relativement connu mais très sous-employé par le cinéma francophone trouve là un sacré rôle. Tout en retenue, oscillant toujours entre la joie de vivre et la détresse, il compose un professeur qui cherche à soigner ses propres traumatismes en soignant ceux de ses petits élèves, que le monde entier autour refuse de voir pour ce qu’il est. Ses méthodes d’enseignement « à l’ancienne » en font un personnage décalé : dire à des petits élèves de 11 ans « c’est extrait de « L’écume des jours » de Balzac que vous connaissez surement », c’est drôlement mal connaître les enfants de 11 ans d’aujourd’hui, de Montréal comme d’ailleurs ! Mais son obstination à vouloir parler de la mort avec les enfants alors que tous les autres adultes nient l’ampleur du traumatisme rend son personnage encore plus décalé que ses expressions désuètes et ses dictées balzacienne ! Le film, assez court, passe comme un éclair et quand le générique de fin arrive à l’écran, on se sent comme orphelins de ce professeur si particulier. On va passer sur les toutes petites déceptions du film, les toutes petites lacunes, les personnages sur lesquels on aimerait en savoir plus (comme cet enfant malingre et migraineux qui cache quelque chose, mais le sujet n’est qu’effleuré) ou les intrigues nouées et dénouées trop vite, comme la relation très légèrement ambigu de Bachir et sa jolie collègue Claire. Mais qu’importe ces petites scories, « Monsieur Lazhar » est un vrai beau moment de cinéma, avec des vrais morceaux d’accent québécois dedans, la cerise sur la gâteau !
Requiemovies
Requiemovies

241 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2012
Certains films, attendus et/ou à la réputation déjà avancée, ici nomination aux Oscars (meilleur film étranger), moisson de Genie Awards (Les Césars québécois), ont la saveur particulière et délicate de leur cheminement à l’international avant une sortie française. Le film est, comme Monsieur Lazhar, trop attendu en raison des échos et retours critiques positifs qui l’entourent.
On s’attendait donc à être touché, on en ressort ému.
Car si le film de Philippe Falardeau ne s’élève pas par son originalité, il n’en demeure pas moins un drame touchant, parsemé de légèreté, autant par la composition de haute tenue des comédiens que par la qualité de son scénario.
Son histoire justement, est remarquable, forte, d’une construction théâtrale intense et maîtrisée. La surprise est d’autant moins impressionnante quant au générique de fin, on s’aperçoit que c’est l’adaptation d’une pièce, Bachir Lazhar d’Evelyne de la Chenelière. A défaut de connaître l’œuvre originale, on peut affirmer que la version cinématographique est de grande qualité.
Si les thèmes abordés sont nombreux, on ne les citera pas pour ne rien déflorer du film, ils se mixent avec une agréable facilité et délicatesse dans l’ensemble du récit. Certes, des thèmes empruntés ici et là dans d’autres films, mais l’ensemble garde une force omniprésente. On pourra tout juste reprocher une surenchère de thèmes dramatiques dans un même long-métrage mais cela serait cacher la force délicate qui se déploie tout au long du film.
Tout n’est donc pas parfait dans cette dramaturgie mais cela suffit à emporter le spectateur dans de nombreux élans poétiques, de tolérance, de compréhension et d’écoute de l’autre, et ceci par le récit, représentation de plusieurs générations et nationalités.
Si la mise en scène classique mais légère, sans pour autant flirter avec le téléfilm, associée à la justesse de son scénario, est la partie forte de ce bloc, c’est à partage égal d’une interprétation en retenue et touchante de la totalité d’un casting, dont Mohamed Fellag serait la pièce maîtresse.
C’est ici que le film réussit son tour de force, centrer l’ensemble des intrigues principales et secondaires sur un seul personnage quand on véhicule plus d’informations par des faits et gestes que par des mots. Ces derniers étant à chaque fois, délivrés et mesurés afin de procurer un effet majeur, autant dans l’histoire que pour le spectateur. Immergé au plus fort du récit, on découvre alors la réussite de composition de chaque rôle, à ce titre les enfants sont saisissants de crédibilité.
Sous la forme d’un thriller dramatique léger, l’enjeu de Monsieur Lazhar n’est pas d’entourer la fin d’un mystère abscons et mystérieux, on se doute du dénouement final, mais de dégager quels chemins nous allons parcourir et comment se dessine l’évolution des personnages principaux.
Le film se ferme alors en donnant des réponses à toutes les questions posées, là où la métaphore des mots au détour d’un poème et d’une réalisation discrète prend tout sons sens, pour en ressortir, tout simplement émus.
http://requiemovies.over-blog.com/
kibruk
kibruk

197 abonnés 2 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2016
"Monsieur Lazhar" est un film à la thématique riche et à la réalisation subtile. Les acteurs, adultes et enfants, sont remarquables, on ne s'ennuie pas, et l'émotion sait poindre quand il faut sans tomber dans le pathos et les bons sentiments. Encore un film québécois à recommander.
JeremGar
JeremGar

133 abonnés 1 581 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 mai 2013
Non, je n'ai pas peur de le dire, "Monsieur Lazhar" est certainement l'un des meilleurs films qu'il m'ait été donné de voir en ce début d'année 2013. Renversant, bouleversant, touchant et à la fois pur et drôle, tous les ingrédients y sont mêlés pour faire de cette adaptation un chef d'oeuvre. Les personnages sont merveilleusement bien écrits et sont parfaitement joués par les acteurs. On s'attache à ce personnage central exilé qu'est Bachir Lazhar, joué par Fellag, et surtout à ces deux enfants joués par Sophie Nélisse et Emilien Néron. "La classe, un endroit d'échange, d'amitié, de tenue et d'apprentissage", tout est dit dans cette phrase donnée par Bachir Lazhar dans le film. On assiste à un soulèvement personnel de cette classe qui semble abîmée et attristée par la perte de leur ancienne enseignante. Cette année chamboulera certainement à tout jamais la vie de ces pré-adolescents. Excellent !
nikolazh
nikolazh

76 abonnés 1 060 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 septembre 2012
Un jolie petit film qui mérite vraiment d'être vu, réussissant sur un terrain ultra balisé (le film de prof) à tirer son épingle du jeu en évitant le pathos facile, sans être pourtant dénué d'émotion. On est ici un peu dans le constat amère (la position difficile des profs dans l'école et leur rôle "d'éducateur" qui n'existe pour ainsi dire plus alors que ça devrait être le centre de leur travail) et même si l'histoire ne creuse pas trop ce sillon, il est suffisamment exploité pour que l'ensemble fasse réfléchir. La part belle est donnée aux enfants, tous extra, et les expressions québécoise typiques avec leur franc parler ajoute une atmosphère rafraîchissante.
jaja77
jaja77

75 abonnés 1 326 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2012
film simple sympa avec de l'émotion. un très bon jeu d'acteurs de monsieur lazhar et des enfants.on voit bien que le professeur adore son métier et les enfants vu comment il enseigne avec de bonne méthodes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 5 septembre 2012
Un film un peu lent mais tout en finesse sur l'arrivée et le séjour d'un professeur algérien dans une école québecquoise suite au suicide d'une enseignante. Lui a un lourd passé qui l'a conduit à se réfugier et demander l'asile au Québec. Les élèves sont secoués par la mort de leur enseignante et certains d'entre eux s'en sentent responsables. La pédagogie de Monsieur Lazhar est en net décalage avec ce que les élèves ont connu jusque là, mais un peu à la fois, sa gentillesses doublée d'une fermeté "à l'ancienne" et d'une grande sensibilité va séduire et convertir les enfants, puis les guérir de leurs angoisses. C'est beau, c'est subtil, tout en émotion et, de plus, c'est admirablement joué par un Fellag et de jeunes acteurs absolument excellents et bouleversants. Seul reproche : des sous-titres auraient été souhaitables, tant le "Joual" québecquois est parfois dur à comprendre... Et puis la fin m'a un peu déçu. J'aurais préféré quelque chose de moins réducteur et de plus positif. A voir, sans réserve.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 septembre 2012
Magnifique petit film de vie :'). Même avec l'accent québécois, on s'y fait (même si j'ai eu l'impression de moins comprendre qu'avec un film anglais *sort*). Big up pour les deux gamins principaux (toute la classe en fait), ils sont géniaux, ils font authentiques, ils sont super mignons *_*. C'est drôle, tragique, touchant. Ça change tout simplement. Ce n'est pas tant un film sur la violence à l'école qui n'est qu'un prétexte (même si c'est un vrai débat de société) pour toucher l'intégration sociale et l'approche de la mort à tout âge. Et sur ce dernier point justement, ils ont fait des merveilles. L'acteur principal joue en toute subtilité, j'apprécie de voir des gens bons dans ce monde ^^. Il en manque. Et surtout des profs qui ont une vraie vocation et qui ne sont pas là juste pour profiter des avantages sociaux mais pour dispenser un vrai savoir et léguer quelque chose. C'est utopique ?
Kévin L.
Kévin L.

17 abonnés 316 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 septembre 2012
Monsieur Lazhar est porté par des interprètes justes, une réalisation sobre pour une histoire vrai, honnête et optimiste malgré un sujet plutôt lourd... Le film évites les clichés et propose une réflexion intéressante. Divertissent et attendrissant et sans prétentions.
Caine78

7 780 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 septembre 2012
Incontestablement, malgré quelques bonnes inspirations, « Monsieur Lazhar » ne mérite pas un quelconque prix de mise en scène (et pourtant il en a eu un!), ni de scénario (et pourtant il en a eu un aussi!), et encore moins de nomination à l'oscar du meilleur film étranger (vous ne devinerez jamais : il en a eu une aussi!). Passé ces quelques constatations, ne soyons pas non plus hypocrites en boudant notre plaisir. Car c'est un très agréable moment de cinéma que j'ai connu pendant 90 minutes, simple, modeste, mais touchant et parfois drôle, à l'image de son émouvant personnage principal. On a beau trouver parfois la démarche un peu « gros sabots », force est de reconnaître qu'elle est plutôt efficace, et que l'on suit avec intérêt ce curieux héros, notamment dans son relationnel avec ses collègues, mais surtout avec les enfants. Certaines sous-intrigues ont beau être légèrement forcées, on croit en revanche dur comme fer à ces cours rafraîchissants et très humains, sensible plongée dans une classe de primaire marquée par le deuil, à laquelle plusieurs enfants apportent un supplément d'âme. L'œuvre doit enfin beaucoup à Mohamed Fellag, magnifique mélange de tendresse, de timidité et d'obstination, au point de se confondre presque totalement avec cet étonnant Bachir Lazhar... Le résultat ne restera pas forcément dans les mémoires, mais il n'en aura pas moins été instructif et salutaire : un joli film.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 septembre 2012
Philippe Falardeau, à défaut de mise en scène originale, parvient rendre terriblement touchante cette rencontre, à portée universelle, entre un réfugié politique en manque de repères et une classe de jeunes enfants québécois aux caractères éclectiques. La candeur de ces personnages, chacun pourtant vivant à leur façon un deuil douloureux, rend leurs interaction tour à tour émouvantes et hilarantes. Un ton jouant donc bien entre des sentiments contradictoires, d’autant que le scénario ratisse un grand nombre de thèmes tel que l’intégration sociale, les méthodes scolaires et une amourette. Un défi multiple difficile mais réussi grâce à une réalisation pleine de sobriété et au jeu plein de retenue de Fellag dont l’émotion est contagieuse.
Christoblog

924 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2012
L'académisme est-il soluble dans l'émotion ?



Voilà la question qu'on peut légitimement se poser après avoir vu le film du québécois Philippe Falardeau. Parce qu'autant le dire tout de suite, il est difficile d'imaginer une façon de faire un film qui soit en apparence plus simple que celle-ci, une approche des sentiments plus pudique ou un jeu d'acteur plus convenu.



Le film possède donc tous les attributs pour se faire dégommer par le critique moqueur et mauvais esprit... la suite ici : http://0z.fr/Gesrr sur Christoblog
L'AlsacienParisien

689 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 septembre 2012
Adapté d'une pièce de théâtre monologuée, "Monsieur Lazhar" raconte l'histoire d'un immigré algérien, encore meurtri par un passé douloureux, qui vient enseigner face à des élèves traumatisés par le suicide de leur institutrice. Le film de Philippe Falardeau est un pur bijoux de réalisme et de délicatesse. Ayant pour thèmes la résilience, l'intégration (qui est tout à fait différent du statut d'immigré en France) et la guérison par les mots, "Monsieur Lazhar" traduit avec humour et intelligence, un regard sur la vie et la mort d'une grande justesse. La réalisation, par le thème de l'immigration, s'attarde sur l'existence de l'Homme qui en subit les répercussions. Par son histoire, sa manière d'enseigner, son rapport aux autres, on y découvre une sensibilité, un passé pas encore cicatrisé qui lui permet de dialoguer et de comprendre l'état psychologique de ses élèves. On comprend parfaitement pourquoi le film a été nominé cette année aux Oscar dans la catégorie du meilleur film étranger : la qualité de la réalisation et des jeux d'acteurs sont saisissants. Les élèves sont des petits professionnels doués et poignants et répondent parfaitement au traumatisme que subissent les enfants dans cette situation. Pareil pour Fellag qui rend tout son texte captivant par une voix douce, ludique et rassurante. Bien que ce soit un film ayant pour décor l'école, le niveau de réalisme et la gravité dramatique de l'histoire s'adresse concrètement à un public adulte. Quelques scènes sont étonnantes de justesse et mettent la barre des émotions très haut. Ce film, bien que dramatique, fait un bien fou à regarder!
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