Je ne savais pas trop de quoi allait parler Bernie et voyant le casting, je m'attendais à un film ultra lourd avec Jack Black des blagues de pet et tout ce qui va avec. Dans l'introduction on voit Jack Black s'occuper d'un cadavre pour montrer à des étudiants comment faire croque-mort, je voyais déjà les pires blagues arriver, mais en fait non. Le film est réalisé par Linklater et c'est sans doute le seul film de lui que j'aime un peu.
En réalité il a réussi à me surprendre, à proposer une histoire que je n'avais pas déjà vue mille fois sur un type qui serait la gentillesse même (avec un bon sens du commerce, faut pas déconner non plus) sans pour autant nous le faire détester, parce qu'il ne se place jamais réellement en victime. Il est victime, bourreau aussi, mais vu qu'on le voit plus au travers d'interview des gens qui l'ont connu et qui l'appréciaient on arrive à garder une image positive de lui, contrebalancée juste ce qu'il faut par celle qu'a le policier joué par McConaughey pour éviter que ça ne sonne trop comme hagiographie.
En somme l'écriture du film est plutôt intelligente pour réussir à raconter la vie de cet homme pas forcément banal.
Jack Black surjoue juste ce qu'il faut pour que ça soit un peu drôle malgré le tragique évident, ce qui donne ce petit ton décalé au film très plaisant.
Bref, j'ai trouvé ça sympa, étonnamment sympa même, le genre de petit film qui ne paye pas de mine.
L'interprétation de Jack Black est impeccable, la façon de filmer est originale (mi-film, mi-documentaire), le scénario est prometteur, mais une certaine paresse scénaristique et une approche trop légère du sujet viennent gâcher l'ensemble.
Attention, spoilers. Non, Bernie de Richard Linklater n'esst pas un remake de Bernie d'Albert Dupontel. Dans Bernie de Linklater, on suit l'histoire d'un homme, Bernie, qui va finir par commettre un crime. Le film est retracé comme un faux-documentaire, le long-métrage ayant été inspiré de faits réels ça passe plutôt bien. On nous explique en gros que Bernie est un mec très gentil, très sympa, et qu'au contraire sa victime était une des personnes les plus méchantes de la ville. Sauf qu'au final, tout s'inverse. Le gentil devient le tueur, la méchante devient la victime. Et ce qui m'a le plus intéressé dans le film c'est de voir comment la communauté restait fidèle à Bernie, incapable de le blâmer pour ce meurtre. C'est assez effrayant de voir comment autant de gens peuvent légitimer un crime, vouloir à tout prix l'innocence de ce mec qui a quand même commis des choses horribles. Le film trouve vraiment sa profondeur dans ces moments là, dans cet aspect communautaire à gerber.
Quand Jack Black vous émeut, on se demande si le monde tourne toujours bien rond, mais oui... Incroyable mais vrai, Bernie aura le mérite si ce n'est l'honneur d'offrir une prestation touchante et tout en sobriété à un nouveau Jack Black que l'on découvre de A à Z... Connaissant ses films comiques d'un niveau "certain et singulier", je m'attendais dès l'autopsie du début à avoir une pléiade de gags scabreux et d'un goût limité, mais non, première claque. Un Jack Black sérieux et interprétant comme il se doit un croque-mort accompagnant dignement un défunt dans sa dernière cérémonie. Et la suite ? Une blague stupide ? Absolument pas. De tout le film, j'ai été bluffée de rencontrer un tout autre acteur toujours bien à sa place, et sans en faire des tonnes. Ce croque-mort à qui il va arriver une tragédie qu'on lui pardonne presque avant même qu'il lait faite tant les circonstances étaient favorables et l'y poussaient, et sa descente aux Enfers... Sachant que le film s'inspire d'une histoire vraie, on en a des frissons et des pincements au cœur pour ce pauvre Bernie... Une (trop) rare fois où Jack m'a émue et m'a impressionnée de sobriété, et quand il chante sérieusement il est plaisant à écouter. Une histoire atypique mais vraie à découvrir.
Un détective privé , désabusé , proche de la retraite ( Michel Serrault évidemment ), une tueuse somptueuse, froide et déterminée ( Isabelle Adjani en toute liberté ) dans une histoire tortueuse à souhait . Claude Miller l’emprunte au roman de Marc Behm, « Eye of the Beholder » et confie l’adaptation à Michel et Jacques Audiard. Comme la recette du succès d’un film policier qui se dégage des références habituelles pour laisser à ses personnages des divagations scénaristiques concluantes . Voleuse et tueuse sous l’effet de la séduction, cette mystérieuse meurtrière est fascinante . A l’image du film. AVIS BONUS De nombreux chapitres aussi divers que bien informés, un plaisir de bonus Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
N'ayant rien à voir avec le "Bernie" réalisé par Albert Dupontel, ce "Bernie" réalisé par Richard Linklater est basé sur un fait divers et relate l'histoire de Bernie Tiede, aimable employé des pompes funèbres de la ville de Carthage au Texas. Généreux, impliqué dans la vie en communauté, Bernie soutient les veuves des disparus et finit par se lier avec l'irascible Marjorie Nugent. Leur relation devient si forte qu'il devient l'hériter principal de la riche vieille femme mais devenant insupportable, il finit par l'assassiner. Réussissant à cacher son méfait durant neuf mois, Bernie finira par être arrêtéalors que tous les habitants de Carthage le défendent, tant il est jovial et toujours serviable. De cette histoire, Linklater tire une comédie noire agrémentée de témoignages des personnages du récit pour lui donner du corps. Le résultat est tout au plus amusant mais séduit par la qualité de sa réalisation et par la façon dont le sujet est abordé. Jack Black y trouve un rôle introverti qui lui va très bien tandis que Matthew McConaughey se glisse dans les bottes d'un procureur arriviste et tenace. Si l'on ne retirera pas grand chose du film qui aurait pu être encore plus noir, il reste tout de même bien mené et amplement divertissant, petite satire au vitriol d'une communauté incapable de voir plus loin que le bout de son nez.
Tourné comme un documentaire et basé sur une histoire vraie si on en croit le générique de fin. Vue de France c'est une plongée passionnante dans l'Amérique du Texas et dans une histoire extraordinaire! Ne cherchez aucun rapport avec le Bernie de Dupontel : il n'y en a pas. Superbe.
Une histoire vraie vers la comédie ? Tout comme I LOVE YOU PHILLIP MORRIS, c'est énervant du début à la fin. D'accord, il y a du l'humour noir dans le cadre d'un faux reportage : rien qu'une perte de temps qui pique à ses yeux fatigués.
Le couple infernal Richard Linklater - Jack Black prend des risques avec ce film étrange et protéiforme, qui ressemble beaucoup à une énième pochade mais qui est bien plus profond et construit qu'à l'accoutumé. Même Jack Black, inspiré par l'histoire vraie à l'origine du scénario, navigue entre sobriété et euphorie, chose inhabituelle pour lui. L'entreprise n'est pas sans défauts mais le résultat final marque une étape importante dans la carrière de Jack Black. Bientôt dans un rôle dramatique ?
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1,0
Publiée le 1 juillet 2021
Je suis tombé sur Bernie en cherchant à regarder quelque chose lors d'une soirée avec ma femme. Ce film est une vraie camelote. Une demi-heure après le début du film Bernie tente de vendre un cercueil à un couple de personnes âgées avant le décès du mari dans le style humoristique typique de Jack Black c'est a dire nul. J'ai gloussé et je me suis dit que finalement ça allait peut-être mener quelque part. Une heure après le début du film ma femme et moi supplions que ce film ennuyeux et en bois se termine. Il n'y a aucun personnage auquel on s'attache et ce n'est en aucun cas une comédie. Le réalisateur tente d'alléger cette version sérieuse d'événements réels en demandant à Jack Black de chanter des gospels en lui mettant une drôle de moustache. Les habitants de la ville qui sont interviewés tout au long du film semblent être de vrais civils sans aucune expérience d'acteur ni aucune instruction du réalisateur pour divertir un tant soit peu le spectateur...
L'idée est pas mal. Assez original de parler d'un ouvrier de pompes funèbres. Jack Black est absolument exceptionnel dans son rôle, ça ne pouvait pas mieux lui aller. Il parle, il chante, il danse, il sait tout faire et je dirai même que son personnages est attachant. C'est le total contraire de Matthew McConaughey, qui est absolument insupportable. De toute façon, cet acteur a toujours été sur-côté. Bref, on ne peut pas dire que l'on s'ennuie pas et qu'on ne tourne pas en rond et je dirai même que des codes ont été volé à des séries TV (Malcolm, Modern Family et bien d'autres). On sait exactement comment ça va se finir et ça manque d'entrain mais bon, de là à dire que "Bernie" (même le titre à été volé au cinéma français) est navet, ce serait pousser un peu le bouchon. J'ai bien aimé ce côté Amérique retiré, au fin fond du Texas et la proximité avec tous les personnages de la ville. En fait, il n'y a pas grand chose d'autre à dire mais bon, on va dire que ça reste dans la moyenne. 10/20.
Dans une petite bourgade du Texas, Bernie est assistant croque-mort. Il est apprécié de tous et pour cause, c’est un véritable maître de l’embaumement. En se liant d’amitié avec une riche veuve que tout le monde méprise, il va peu à peu tomber dans une relation toxique…
Richard Linklater (Génération Rebelle - 1993) s’inspire d’un sordide fait divers survenu à Carthage au Texas, en 1996. Réalisé sous la forme d’un faux documentaire avec des éléments de fiction, le réalisateur met en scène une sympathique comédie qui mérite le coup d’oeil ne serait-ce que pour l’excellente interprétation de Jack Black (savoureux en thanatopracteur qui se retrouve impliqué dans une affaire criminelle impliquant une veuve acariâtre).
Un dispositif narratif qui détonne, sous la forme d’un “mockumentaire” et qui, à la longue, finit par devenir lassant et répétitif (une impression de tourner en rond), malgré l’excellence de ces interprètes. Le film a pu bénéficier d’une sortie (technique) assez inexpliquée en France, 14 ans (!) après sa sortie aux États-Unis, mieux vaut tard que jamais.
La petite ville de Carthage, dans l'est du Texas, a connu dans les années 90 un fait divers retentissant : Bernie Tiede (Jack Black), directeur adjoint de l'entreprise de pompes funèbres municipale, un homme charmant adoré de la communauté, a assassiné Marjorie Nugent (Shirley McLaine), une riche veuve acariâtre dont il partageait depuis quelque temps la vie. Richard Linklater, le réalisateur de "Boyhood", l'un de mes films préférés de la dernière décennie, a construit un film original à mi-chemin de la fiction et du documentaire. Il a demandé à des acteurs professionnels d'interpréter les rôles des différents protagonistes. Il a notamment confié à Matthew McConaughey le procureur bas du front chargé d'incriminer Bernie. Mais il a parallèlement recueilli le témoignage des habitants de Carthage, unanimement favorables à Bernie et enclins à le disculper.
Le résultat est désopilant. Il l'est d'abord à cause de la profession de Bernie, qui donne lieu à quelques scènes délicieusement malaisantes, comme la première où on le voit expliquer devant des étudiants en thanatopraxie les secrets de son art. Il l'est ensuite dans la relation qu'il noue avec l'horrible Marjorie, incarnée par Shirley McLaine qui a le défaut de ne pas être suffisamment antipathique pour un tel rôle à la Bette Davis ou à la Tsilla Chelton ("Tatie Danielle"). Il l'est enfin par sa morale, ou plutôt par son absence de morale : difficile de ne pas prendre fait et cause pour ce brave bougre de Bernie et ne pas espérer qu'il soit innocenté du crime pourtant sordide qu'il a commis.
Le problème de Bernie est qu'il tient tout entier dans le résumé que je viens d'en faire. Richard Linklater aurait pu souligner les ambiguïtés du personnage : Bernie n'a-t-il pas séduit Majorie pour mettre la main sur sa richesse ? n'avait-il pas prémédité son crime ? Séduit par son personnage, convaincu de sa candeur, le film ne creuse pas ces pistes qui, crédibles ou pas, auraient donné plus de profondeur à une histoire finalement trop lisse.
Inspiré d'un fait divers tragique, un vrai faux docu déglingué à l’humour noir savoureux, porté par un excellent casting, notamment un sublime Jack Black. 3,25
S'emparant d'un fait divers réel survenu au cœur du Texas, Richard Linklater brouille savamment les cartes entre comédie et drame, entre fiction et réalité, avec des personnages qui, comme souvent dans ce genre de true crime stories, restent énigmatiques jusqu'au bout. Et c'est aussi l'un des plus grands rôles de Jack Black.