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_Royal_
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3,0
Publiée le 28 septembre 2011
Histoire sympathique mais un peu facile dans laquelle se mêlent réalité et fiction, folie et pas folie, rêve et pas rêve, souvenir et pas souvenir, fantasme et pas fantasme, mais pourquoi tous ces mots n'ont-ils pas de contraire ? Bref, toutes ces choses si aisément confondues grâce à la magie du cinéma et du montage foireux, la double personnalité, les hallucinations, le film dans le film dans le rêve dans le scénario du film dans la vrai vie dans le film dans un rêve ... et pour en rajouter encore, on multiplie à l'infini les twist semi-ending ... et ça fatigue ... c'est fou ce que ça fatigue.
magnifique thriller qui monte en puissance en même tan que l'héroïne amorce sa descente aux enfers. Le sujet et les effets de style sont parfaitement maîtrisés!Preuve que les animés nippons peuvent traiter tout les sujets sans rougir face aux productions hollywoodienne !
Ce film d'animation asiatique traite d'un sujet assez délicat, celui du dédoublement de la personnalité. Tout d'abord, la qualité du dessin est plus que correct, notamment dans les scènes de poursuites qui ne sont pas vraiment faciles à réalisées. La protagoniste est touchante et on se demande parfois quelle est la partie réelle ou non. C'est le genre de chose que j'affectionne tout particulièrement, ou l'on se questionne sans arrêt pour comprendre le déroulement du scénario. On a le droit parfois à quelques passages plus que torrides et surtout sanglants, très réussis dans l'ensemble, mais se qui justifie parfaitement l'avertissement pour moins de 12 ans. Le dénouement est des plus profonds et déroutant, on ne sait plus ou donner de la tête. Dès le départ, je n'était pas vraiment emballé mais je dois dire que plus le temps avançait plus j'étais impliqué et intéressé. Cela se termine en apothéose. A découvrir, surtout que l'œuvre n'est pas particulièrement connue. 14/20.
Perfect Blue. Tout d'abord, pourquoi ce titre ? Par simple symbolisme Droogie ! Le bleu représente la pureté, et donc, il faut entendre par ce titre "pureté parfaite". Comment te parler simplement de ce film si complexe ? Je pense que la tâche ne sera clairement pas aisée. Tout d'abord, commençons par dire que le film est plus proche d'une Princesse Mononoké que de Kiki la petite sorcière (deux films de Miyazaki). Il est donc à prévoir de se plonger dans un univers sombre, angoissant, et assez malsain (même si, je dois bien l'avouer, la comparaison avec Mononoké est franchement osée... Je voulais dire par-là que le film n'est pas destiné au petit frère).
Une chanteuse de girl's band se voit proposer de plaquer sa carrière musicale pour devenir actrice. Poussée par l'un de ses agents, elle entreprend donc de se lancer dans le cinéma. Mais cet abandon soudain de la musique provoque la colère de ses fans, dont un s'avérant à la fois mystérieux et dangereux. Quand Mima, la protagoniste, se connecte sur le fan site qui lui est dédié, elle découvre que chaque détail de sa vie est épié et relaté sur le site. Puis, les personnes travaillant avec elle se font tour à tour assassiner...
Perfect Blue est la définition parfaite de ce que doit être le thriller psychologique. Angoissant, perturbant, étonnant et déroutant. Le film ne laisse rien au hasard, et conduit finement le spectateur vers un stade d'incompréhension que celui-ci doit dépasser et résoudre, rappelant de ce fait un certain David Lynch. Si les dessins, assez vieillis, peuvent dérouter au premier abord, ils apportent selon moi une autre dimension au métrage, en lui donnant une approche esthétique collant tout à fait à l'urbanisme sale d'une grande ville aux ruelles dans lesquelles il vaut mieux ne pas foutre les petons. Glacial et définitivement culte, le film est un conte pour adulte traitant la folie et la métaphore schizophrénique.
Il nécessitera obligatoirement plusieurs visionnages afin de prétendre capter l'intégralité du film, qui pourtant est de courte durée (1h18). J'ai pu lire au dos de la jaquette qu'un critique stipulait que : "Si Hitchcock avait réalisé un film pour Disney, celui-ci aurait été Perfect Blue." J'ai trouvé la chose non-loin de la vérité, sauf que le film va encore plus loin qu'Hitchcock, car, certes, plus moderne, mais donnant un tueur se référant certainement à Norman Bates, avec une noirceur plus diabolique tout au long du film. Pas étonnant qu'Aronofsky se soit inspiré de Perfect Blue pour son superbe Black Swan... Du très grand.
"Perfect Blue" est indubitablement ce que "Seven" reste dans son domaine, à savoir une référence en la matière. 1er long métrage du regretté et déjà cultissime "Satoshi Kon", il reste un film d'animation très adulte et globalement époustouflant. Sombre, violent, psychotique et dépeignant un "Japon" qui voue un culte pour ses idoles parfois de manière flippante et exagéré (On pense aux fameux "Otaku") le film ménage un suspens très efficace qui brouille les pistes et l'esprit torturé de l'héroïne principale. Et le final à la "Psychose" mettra tout le monde d'accord, nous sommes bien en face d'une oeuvre maîtrisé de bout en bout. Quand le "Manga" flirte efficacement avec le "Thriller", le résultat donne précisément "Perfect Blue" !
mouais, j'ai pas trouvé ça très intéressant, alors il y a de l'idée, c'est bien fout comme il faut, toujours cette frontière réel/imaginaire comme dans ses autres films, mais je trouve que ça ne prend pas. L'animation c'est déjà un procédé qui n'est pas réel, alors parler de l'irréel alors que ce que l'on voit ne l'est pas, je pense que Kon se trompe de support. Et puis lorsque l'on a compris (je ne dirai pas quoi pour éviter le spoil) le film devient quand même assez vite redondant et lourd, toujours avec les mêmes procédés un peu vide. Lorsque Lynch fait presque la même chose dans INLAND EMPIRE je trouve que ça nettement plus de sens de le faire à la camera DV, de l'étaler sur presque 3heures, d'être dans un univers malade, de ne rien comprendre. Je trouve Perfect Blue un peu plat et simple.
Grand artiste de l'animation japonaise,qui nous a malheureusement déja quittés,Satoshi Kon savait remarquablement emboîter ses récits comme des poupées russes,et créer de véritables thrillers psychologiques.L'héroïne de "Perfect Blue",Mima,en a assez d'être une pop star au sein d'une girls band.Elle décide de devenir actrice.Si passer au-delà des préjugés n'est pas chose aisée,Mima est harcelée par un fanatique inquiétant,et commençe à avoir du mal à discerner la réalité de ses fantasmes.Et c'est ainsi que Kon,orfèvre du chausse-trappe et de la paranoïa,plonge à tête rebroussée dans la psyché de Mima,tout en évoquant les dangers de l'adulation obsessionnelle.On dépasse le stade de l'animé mature,pour une leçon de cinéma.Les plans évocateurs et le dessin détaillé sont autant d'indices pour reconstituer le mystère.Mima est-elle folle?schizophrène?dépressive?Kon crée le malaise lors de scènes intenses et dont on ne connaît pas le degré de vérité,comme le tournage du viol,ou les meurtres ignobles de ceux qui approchent trop Mima.Le graphisme et l'animation sont relativement simples,pour laisser place à cette histoire retorse,proche du cinéma live.Aronofsky s'en est largement servi d'inspiration pour son "Black Swan".Une pépite des studios Madhouse.
Depuis que je me suis lancée à la conquête des films japonais, j'ai toujours eu l'impression qu'ils osaient tout. La violence physique n'est rien à coté de la violence morale, il ne faut pas se fier à l'affiche du film, l'intensité règne dans les personnages et dans le scénario extrêmement bien ficelés (en vrai puzzle, il faut savoir être patient dans ces thrillers psychologiques...) et non dans une violence que l'on pourrait croire exacerbée. Si Perfect Blue vous plaira, il ne faudra pas passer à côté de Paprika. Ces japonais savent nous faire tourner la tête sans nous laisser septique à la fin du film, là est leur génie!
Certes, sur certains points, l'animation peut vraiment laisser à désirer ... les personnages "figurants" sont aussi inertes que le décors, et ont rarement un visage ... mais bon. "Perfect Blue" n'en demeure pas moins un film sublime, bénéficiant d'un scénario et d'une réalisation grandiose. Satoshi Kon met en place une intrigue hitchcockienne à la manière de De Palma, en en reprenant ses thèmes habituels (le voyeurisme, la scyzophrénie, la paranoïa ...) et parvient à atteindre sa superbe lors de quelques scènes d'anthologie (comme la scène de viol, dont l'extraordinaire montage atteint un niveau de virtuosité inouï). Un thriller hallucinant de maîtrise et de noirceur et vraiment riche ... malgré ses défauts graphiques.
Original, haletant, Perfect Blue nous plonge dans un univers à la fois violent, psychologique et effrayant ! Assez banal au premier abord, il devient véritablement intéressant à partir de sa seconde moitié ! Un petit bijou à voir et à revoir, rien que pour la qualité de l'animation, et le travail accordé aux personnages !
Vraiment pas accroché du tout. Car l'univers avec cette musique de M**** ne me plait pas du tout. C'est fait pour des filles de 16 ans j'ai l'impression. Dommage car bcp en parle comme un excellent film donc doublement déçu. à éviter surtout si vous avez déjà vu l'excellentissime Tokyo Godfather.
Critique acerbe de l'industrie du divertissement, Perfect Blue est un film visionnaire, bien maîtrisé, qui tient le spectateur en haleine jusqu'à la fin. Premier coup d'essai de Satoshi Kon...mais coup de maître assurément! une must de l'animation japonaise!
Après « Millennium Actress » et « Paprika », Bouzi Bouzouf va commenter une autre réussite de l'animation de feu Satoshi Kon, qu'il a revue l'autre jour, à savoir « Perfect Blue », le premier long métrage du réalisateur. Si un premier film est toujours un peu altéré par quelques maladresses, « Perfect Blue » échappe complètement à ce principe. Satoshi Kon frappa en effet un grand coup en livrant cette première oeuvre complexe mais hyper maîtrisée, sorte de De Palma animé qui montra superbement qu'un film d'animation pouvait être autre chose que des historiettes cucul la praline pour têtes blondes de bourgeois (suivez le regard de Bouzi Bouzouf, là, qui se pose sur la firme de la souris aux grandes oreilles). Toujours est-il que Bouzi fut sacrément impressionné quand il vit pour la première fois (le film a été distribué chez nous un an après sa sortie au Japon, au cinéma qui plus est ; s'il était sorti aujourd'hui, il est fort à parier que nous l'aurions découvert en France qu'aux alentours de 2020, et en DVD), quand il vit pour la première fois ce thriller labyrinthique et ses mises en abime vertigineuses, qui raconte l'histoire de Mima, une jeune chanteuse pour ados en chaleur (les vieux pervers l'adorent sûrement aussi) qui, un beau jour, plaque la musique pour entamer une carrière d'actrice qui se veut plus consistante. Mais voilà : ce changement de cap ne va pas plaire à certains fans qui se mettent à harceler la jeune femme à tel point que celle-ci va perdre peu à peu la tête... Selon l'éditeur du DVD, « Perfect Blue » traiterait du phénomène des otakus (les fans obsédés par leur passion). Bouzi trouve cela trop restrictif. Pour lui, PB est un beau film sur la femme qui, en évoquant ce moment délicat où celle-ci doit quitter l'univers idyllique qu'elle s'est forgé pendant son enfance (cf. Mima en tutu rose) pour le monde quasi antinomique de l'âge adulte (cf. Mima avec du sang sur le visage), dit la chose suivante : devenir une femme se fait dans la douleur.