Une déception certaine : dialogues lourds et explicatifs, rebondissements téléphonés, situations convenues : trop de choses sonnent faux dans ce mélodrame psychologique doublé d'un polar manqué. Jalil Lespert rate son essai de mise en scène, en dépit d'une séquence finale réussie. Reste Benoit Magimel, un peu plus profond qu'à son habitude, et deux actrices (Isabelle Carré et Audrey Tautou), convaincantes bien que sous-utilisées.
Il manque un peu de nerf ou de détermination au réalisateur pour choisir entre le mélo lacrymal et le thriller mystérieux. On se perd, comme souvent dans les téléfilms français, entre de multiples pistes qui s'avèrent n'être que des voies de garage, entre des caractères stéréotypés et des dialogues redondants avec l'image. Isabelle Carré, Audrey Tautou tirent leur épingle du jeu. Un montage plus nerveux aurait peut-être évité qu'on se désintéresse de cette histoire au bout d'une demi-heure.
Comment se construire ou se reconstruire alors même que le doute plane, que les questions qui vous rongent restent sans réponse? Une thématique familière à Olivier Adam, dont Jalil Lespert nous propose ici une vision tout en sensibilité, n'oubliant pas de faire un peu de place autour de Benoît Magimel (impeccable) pour permettre, avec ses rôles secondaires, d'accentuer son propos intelligemment. Il y a bien quelques impasses et des éléments de l'histoire éludés sans trop comprendre pourquoi, mais le résultat final, s'il est de facture classique, convainc sans peine.
Une belle mise en scène de la part de Jalil Lespert qui filme avec force les paysages dépouillés et avec pudeur les personnages esseulés, déboussolés, voulus par Olivier Adam. Touchant.
Adapté d'un livre, ce drame couvre à la fois la façon dont un mari gère la disparition de sa femme avec ses enfants, l'adaptation à une nouvelle vie (Paris vers Bretagne) et la reprise des relations avec son frère. Benoît Magimel incarne très bien cet homme en souffrance. Pas inoubliable mais typique de ce qu'on fait plutôt pas mal en France.
Certains jours, je devrai me fier à mon intuition. Dès que j'ai vu la bande annonce "des vents contraires", j'ai bien senti l'ennui, le film pas vraiment emballant mais emballé comme une vague superproduction française avec tout un tas de chouettes acteurs, accompagnés d'enfants craquants et sur un scénario d'Olivier Adam, auteur reconnu et adulé. Et le résultat est conforme à l'impression : vraiment pas terrible. Vous me direz : "Oui, mais y'a Audrey Tautou, tout de même ! - Oui, mais elle disparaît dès la première minute pour réapparaître de temps en temps, en rêve, quand son mari (Benoît Magimel) a trop le cafard de ne pas savoir ce qu'elle est devenue. (Nous, on a déjà fait notre deuil, mais bon, on n'était pas marié avec elle) - Et Ramzy Bédia, il n'est pas formidable dans son premier rôle dramatique? - Non, pas transcendant, il n'a pas assez de scènes pour tirer son épingle du jeu et son histoire tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. - Et Isabelle Carré ? Et Antoine Duléry ? - Ils sont très bien, comme d'habitude, mais ils ne suffisent pas à sauver l'oeuvre." Ce film n'est pas un polar, mais il aurait pu en être un, tous les éléments y sont. Comme ils n'intéressent pas le réalisateur, le spectateur est prié de se pencher au chevet de cet homme très malheureux et d'admirer tous ses nombreux tourments : solitude, culpabilité, colère, dégoût et j'en passe. Cela aurait pu nous émouvoir mais c'est simplement plat. A trop vouloir éviter le mélo, tout devient lisse, sans saveur. Les personnages secondaires passent dans une suite de scènes dont on voit pas tout à fait l'intérêt, plombant un peu plus la narration. Et je ne parle pas de la fin (ceux qui iront voir le film et qui ne seront pas encore endormis ou sortis risquent de m'en vouloir), elle nous tombe dessus sans qu'on s'y attende, pour nous surprendre, mais c'est raté, on est déjà en train de se demander ce que l'on va faire à manger ce soir et si finalement on ne mangera pas les restes du poulet... La fin ici : http://sansconnivence.blogspot.com/2011/12/des-vents-contraires-de-jalil-lespert.html
SOUS LE SABLE. Une commode à plusieurs tiroirs, dont certains sont vides. Une succession de personnages plus ou moins intéressant. Le vent l'emportera, tout disparaîtra.
Bon film français dans son ensemble. B.Magimel est convaincant dans ce rôle de père livré à lui-même après la disparition de sa femme. Le reste du casting est bon. La réalisation est bonne mais manque de rythme et d'intensité par moment.
Une histoire bien menée et qui de part son sujet même (la disparition) préserve un suspense - certes maigre - qui à le mérite de servir de fil rouge et de tenir l'ensemble, porté par des personnages touchants et bien construits et interprétés par des acteurs convainquant. En prime vous verserez quelques larmes à la fin. Un "joli" drame propre et bien mené, à défaut d'être original ou surprenant.
la bande annonce me donnait envie d'aller le voir mais j'ai été quand même déçu.film qui est trop lent mais sinon je trouves la performance de benoit magimel superbe en père sensible solitaire par la disparation de sa femme et ses enfant aussi joent bien.de beaux paysages aussi.sinon le reste sans plus.le film est sauvé graçe à benoit maginel. je lui mets donc juste la moyenne.
Sincèrement, on a du mal à entrer dans ce film et à y croire. Pourtant l'idée était bonne au départ mais alle a été gâchée, trop vitre traitée, comme un télé film ...
Bon film glauque pour depressif chronique. Apres 1h20 de galere ca se termine moyennement bien. Le jeu d'acteur est bin mais c'est triste a se tirer une balle. Pour les fans du genre
Se voulant être un mélodrame avec du pathos en veux-tu en voilà, le film de Jalil Lespert se fracasse sur l'acteur campant le rôle principal, Benoît Magimel. L'acteur est incapable de rendre bouleversante l'histoire par son jeu (incapable d'incarner, comme souvent le problème numéro 1 de Magimel). Ensuite, le scénario est faible et la mise en scène est digne d'un téléfilm. Très rapidement, on se met à subir "Des vents contraires", lisse et prévisible, l'ennui nous gagne. Pas grand chose à retenir de ce second film de Lespert, même pas la beauté des paysages de Saint-Malo !
Je n’ai pas retrouvé dans le film les passages du livre qui m’avait le plus touchés. Le film ne verse pas dans le larmoyant mais ne bouleverse pas non plus. La réalisation laisse toute liberté aux acteurs et là, réside tout le mérite. Benoît Magimel s’en sort plutôt bien surtout dans les scènes avec les enfants. Bouli Lanners est excellent tout autant qu’Antoine Duléry et Isabelle Carré. Ramzy Bédia, une belle surprise. Et Lubna Azabal, vraiment trop rare. En fait, une certaine déception alors que j’avais espéré un film plus fort et poignant. http://cinealain.over-blog.com