Au départ je ne souhaitais pas voir ce film suite à beaucoup de mauvaises critiques. Bon finalement comme j'ai une carte illimitée je me suis dit : je vais me faire ma propre opinion. Je précise que je n'ai pas vu les REC 1, 2 et 3 donc je ne peux pas faire de comparaisons. Je sors de la projection et pour moi c'est un honnête film d'horreur, gore. J'ai adoré que l'action se passe sur un bateau et il y a un peu d'humour, du suspens, non franchement on ne s'ennuie pas, j'ai passé un très bon moment.
Voici enfin la conclusion promise par Jaume Balaguero et Paco Plaza à leur saga horrifique. Un quatrième opus qui s'est fait attendre puis-qu’avant de poursuivre l'histoire entamée dans les deux premiers films, Paco Plaza a tenu d'abord à revenir aux origines du mal avec un troisième épisode aux allures de Spin Off. Avec [REC]4, Jaume Balaguero reprend là où nous en étions à la fin du deuxième film pour un final annoncé comme apocalyptique.
L'idée d'envoyer Angela dans un bateau alors qu'elle menaçait dorénavant le monde entier est plutôt un parti pris étonnant. Au lieu de donner l'ampleur espéré à leur franchise Paco Plaza et Jaume Balaguero ont choisi d'opter à nouveau pour des huis clos : une cérémonie de mariage dans [REC]3 et maintenant un cargo russe dans [REC]4. On hésite entre le manque d'ambition ou le manque de budget pour justifier ce choix assez décevant.
Si [REC]4 Apocalypse abandonne lui aussi le Found Footage au profit d'un tournage traditionnel, Jaume Balaguera abuse de Shaky Cam pour donner un coté plus frénétique à toutes les attaques d'infectés. Les maquillages et les déluges de gore étaient pourtant suffisants pour faire un bon film de morts vivants. Avec ce procédé épileptique, le réalisateur rend certaines scènes totalement incompréhensibles et du coup totalement ennuyantes. Puisqu'on y comprend rien, on attend que ça passe sans se prendre au jeu ou avoir peur.
Le manque de frisson et de tension était déjà le gros problème de tous les précédents épisodes à l'exception de [REC]² qui développait intelligemment la véritable source du mal de cette franchise. Un terrible virus d'origine démoniaque qui laissait envisager un prolongement vraiment original entre film de mort vivants et film d'exorcisme. Dans ce quatrième opus, les scientifiques à la recherche d'un remède n'apporteront jamais de solution car Jaume Balaguero préfère miser tout sur des scènes d'action plutôt que sur la réelle résolution de l'épidémie.
Absente du troisième opus, Manuela Velasco rempile dans le rôle de la journaliste Angela Vidal. Une héroïne qui semble directement inspiré du personnage de Ripley (Sigourney Weaver) dans la saga Alien avec son petit marcel sexy ou d'Alice dans les films Resident Evil. La journaliste n'est cependant pas aussi téméraire et préfère souvent la fuite aux affrontements. Elle regarde beaucoup mais agit peu, à tel point qu'on pourrait se demander comment elle a réussi à survivre jusque là.
On verra à nouveau très vite quelques personnages du premier [REC] au début du film, mais en dehors de cela c'est un casting renouvelé que l'on trouve ici. Des acteurs espagnols pas franchement connus au delà des Pyrénées mais qui tient leur rôles. C'est le cas de Paco Manzanedo qui joue le militaire qui a sauvé Angela, Ismael Fritschi qui joue un grand fan de la journaliste pour la touche comique et Héctor Colomé, inquiétant scientifique dont on se demande quelles sont ses vraies motivations dans cette histoire. Enfin il y a tout de même Maria Alfonsa, seule survivante de [REC]3 pour une autre touche d'humour.
Tranchant avec ses deux premiers prédécesseurs, Rec 4: Apocalypse nous propose une suite efficace, bien qu'un peu moins nerveuse et tapageuse.
En effet, on aurait aimé une réalisation un peu plus originale pour savourer d’avantage les scènes d’attaque qui en plus de cela, sont bien trop peu nombreuses.
" Mmmmhh ... le film "Rec 4 : Apocalypse" est pour moi, une conclusion assez décevante de la saga "REC" .. Mmmh ... Certes, je me suis réjoui de retrouver l'héroïne des deux premiers opus : la journaliste Angela Vidal dans ce film mais j'ai été vite surpris de la voir isolée dans les couloirs du cargo avec des victimes mis en quarantaine eux aussi ... Un cargo dans la mer ? Mmmh ... Comme une partie du titre de ce film "Apocalypse" l'annonce, j'aurais préféré voir un zombie s'échapper de l'immeuble à Barcelone ... Bon ... J'ai été également de l'abandon total du "Found fountage", c'est à dire, d'une technique qui consiste à tourner avec une camera à la main, comme si en tant que spectateur, on se met dans la peau d'un cameraman ... C'était l'idée de base de la saga "REC" ... L'esprit "REC" s'est donc envolé .. Mmmh, dommage car le "Found fountage" dans des films d'horreur, amplifie des sensations de suspense, de peur et d'angoisse car on a l'impression d'être en direct et de ne pas être à l'abri de l'attaque des monstres ... En plus, je trouve les scènes montrant l'attaque des zombies, souvent agitées donc floues. Et du coup, on a moins peur, on est moins dégoutés ... La seule scène d'un cuisinier infecté écoutant la musique, est réussie car ses mouvements des yeux rouges me donnent mal à l'aise car on ne sait pas ce qu'il va réagir lorsqu'un collègue non infecté lui parle en retirant leur baladeur ! Brrr ! Mais bon ... on assiste à l'essoufflement de ce film d'horreur qui aurait du maitriser davantage des scènes pour déboussoler les spectateurs ... Mmmhh ... Le film "Rec 4 : Apocalypse" se laisse regarder, sans surprise en plus ! ... Voilà, c'est tout ... Mmmhh ! "
Je suis assez fan de Jaume Balaguero et de savoir qu'il y avait une vraie suite au très réussi REC me réjouissais grandement. Et finalement j'ai été très déçu, un film vide, sans intérêt. Le côté original a totalement disparu, tout est prévisible, trop facile. Au moins REC 3 m'avait fait rire. C'est du vu et revu, vous ne manquerez rien si vous le zappez. [08/20]
On reprend les mêmes et on recommence...pas. Co-réalisateur des [REC] 1 et 2, son collègue Paco Plaza ayant réalisé le 3, Jaume Balaguero s'éloigne complètement des origines de la série. Même si les 3 volets sont évoqués. En quittant l'immeuble de Barcelone, on bascule dans un banal film d'horreur et de zombies. Pour autant, cela se laisse regarder, mais on atteint aucun des sommets de frayeur et de terreur des deux premiers opus (enfin surtout du premier), et encore moins l'humour du troisième. Il paraît que celui-ci clôt définitivement la saga. Espérons le. Même si la fin peut laisser présager d'une suite...
Rec 4 Apocalypse n'est pas seulement l'opus de trop, il a le culot de ne proposer rien de consistant (niveau d'approfondissement et scènes solides : pataugeoire) et de vouloir laisser la porte ouverte à des suites, un aveu qu'il n'a pas conscience de sa nullité parfaite. On remet donc le couvert en déplaçant le huis-clos sur un bateau, et remettant toujours et encore la journaliste Angela en personnage principal, en y mettant en face une mamie flippante (oui : "ENCORE !"), en bâclant ses rôles secondaires en un paquet de bonhommes machos et bébêtes juste bons à tomber comme des mouches... Une resucée accomplie, on pense que le scénariste a vu un épisode de La Croisière s'amuse, et a trouvé que mettre l'immeuble sur la mer ferait illusion de nouveauté pour le spectateur moyen de film d'épouvante. Sauf qu'on est très peu fan de ce genre de suite qui n'en veut qu'au portefeuilles, et qui fragilise nettement notre envie d'aller voir lesdites suites, si elles sortent un jour. Ici, vous pourrez déjà forger votre opinion avec des effets spéciaux imbuvables (le singe-zombie, le "ver infectieux"), des effets de surprise que l'on voit venir à cent mètres ("Mais ne te colle pas au hublot...et voilà."), une Manuela Velasco (la journaliste Angela) qui n'y croit clairement plus (mais peut-on lui en vouloir ? Rien ne va dans cet opus, on en arrive à être content de voir son jeu vide de toute envie, tant qu'il nous redonne à voir autre chose que les affreux effets numériques), une invasion de zombie qui s'appuie sur la fadeur de son casting ("Ah il est mort ? C'était qui, déjà ?") avec quelques-uns qui se retiennent pour le pire (celui qui défend bec et ongles Angela, sans qu'on ne comprenne jamais son acharnement...). Jamais ce quatrième opus ne nous donne l'impression d'en avoir quelque chose à faire de son spectateur, d'autant plus celui qui aura apprécié (et reconnu tous les ressorts identiques) du premier. On reste assez consterné par ce Rec 4 qui ose préférer lancer une bouteille à la mer pour démarrer des nouvelles suites, plutôt que de ramer pour se sortir de ce naufrage à pic.
Publiée le 13 novembre 2014 ( par Michel Crotti ) A réserver aux amateurs "Epouvante - Gore - Hémoglobine - Angoisse" Bref c'est costaud. 4ème opus, pas le plus triste... on est dans la suite de l'incendie du n°2 à Barcelone, et la survivante : Angela Vidal (Manuela Velasco) nous emporte dans le tourbillon de la menace fantôme.. à bord d'un cargo où les cachettes sont innombrables...... les couloirs exigus sont propices à l'action....et c'est sur .. l'heure et demie du film ... passe très très vite..... et promesse annoncée d'un 5 pour bientôt, que nous ne manquerons pas..... !! **
Après deux premiers opus excellents et un troisième raté et oubliable, Rec 4 s'annonce comme la conclusion de la saga. Et bien franchement c'est à peine meilleur que le 3, et encore... Comment peut on si bien commencer une saga et la terminer ainsi ? Le scénario est mal écrit, les acteurs sont mauvais, les scènes d'action sont filmées avec les pieds (la caméra bouge tout le temps, on voit rien), l'héroïne, Angela Vidal, pour laquelle j'avais une certaine sympathie dans le 1 devient une fille complétement hystérique et ne fait que gueuler pendant tout le film et la dernière image du film se veut "gros cliffhanger" mais ça tombe complétement à plat et en plus c'est moche. Ce qui sauve le film (même si c'est un bien grand mot que dire "sauver") c'est l'endroit où se déroule l'intrigue (je trouve l'idée du cargo plutôt sympathique), les maquillages (vraiment bien faits, et c'est heureux pour un film de ce genre) et le personnage de Nick auquel on s'attache assez rapidement vu que le reste du casting arrive vite à nous gonfler. Pour le reste, c'est cliché à mort, mal fait et mal joué. Voilà la saga Rec ! Ou comment démarrer en trombe et exploser en plein vol. En définitive, c'est du 50-50 : deux premiers films très bons et deux derniers films très mauvais. C'est vraiment dommage car c'est une saga qui avait du potentiel (je ne dis pas que l'on aurait pu en tirer 10 films non plus) mais les bases étaient solides et mélanger religion et virus était une très bonne idée. Malheureusement, les réalisateurs et scénaristes Jaume Balagueró et Paco Plaza se sont perdus en chemin... Dommage.
Après un 3 ème épisode décevant, Rec 4 remonte un peu le niveau mais ne parvient pas à la hauteur des deux premiers. Le film perd de son côté stressant et oppressant au profit d'une film de zombie à la 28 jours plus tard pas forcément mauvais, mais loin de Rec 1 et de son suspens pesant. Une saga qui se conclut pas forcément de la meilleurs des manières, mais qui ne sombre pas totalement non plus.
Malgré quelques clichés héroïques franchement inappropriée et des facilités scénaristiques évidentes ce 4eme opus, comme me 3eme, remplit son contrat de divertissement sans soucis et se permet même un retournement de situation bien senti dans son sprint final. Mais bon on espère quand même que ce train fantôme zombiefique est le dernier d'une saga qui se dénature petit à petit... En bref, la saga "Rec", certes imparfaite, est tout de même largement supérieur à son infecte pendante hollywoodiens imaginé par le nulissime Paul Ws Anderson
C'est dommage que le 4ème volet ne suit pas le style qui faisait la force de la saga [REC] (pour le 1er et le 2d film). Comme pour le 3ème volet, le film part dans quelque chose de complètement différent. Ici on a plus un film de type "zombie" avec quelques passages gores mais rien ne fait peur et il n'y a pas vraiment de surprises ! Il y a pas mal d'action mais le scénario est très basique.
Après un médiocre 3ème volet, spin off inutile des deux premiers films, la saga revient donc à une véritable suite des deux premiers films, bouclant ainsi la "vraie" trilogie REC, centrée sur le personnage d'Angela. Le troisième film n'est cependant pas oublié et ce film en constitue également la suite, bien que plus centré sur la continuation de REC 2. Depuis le précédent volet, le procédé du found foutage est abandonné et la saga ne s'appelle plus REC que parce que c'est la suite des premiers volets.
L'histoire donne un peu plus de précision sur la propagation du virus, sur les liens entre l'Eglise, le démon et les médecins et les trous de l'intrigue sont bouchés. Cela dit le film n'est pas parfait pour autant, le film qui s'intitule Apocalypse et laisse présager à un World War Z hispanique n'est en fait qu'un énième huis clot horrifique. Mais ce qu'il perd en originalité, REC 4 le gagne en efficacité, en décidant, l'effet de surprise étant passé, de plus s'orienté actioner horrifique que film d'épouvante. Angel devenant carrément un ersatz de Sarah Connor et Ellen Ripley.
Cet ultime (?) volet est donc un film efficace, inférieur aux deux premiers volets mais bien meilleur que le troisième, qui réussit à conclure la saga de manière correcte, tout en laissant la possibilité d'un cinquième volet qui partirait lui sur des territoires bien différent. Mais au cas où ce film ne verrait pas le jour, il constitue une fin correcte.
Dernier opus de la saga, ce Rec 4 se distingue assez nettement de ses prédécesseurs car on a le droit à un film réalisé classiquement et non plus en found footage comme cela a pu être le cas dans le premier volet, faisant ainsi sa renommée. Toutefois, avec son propre style, ce Rec 4 retrouve une atmosphère angoissante et claustrophobique et nous délivre 1h30 durant un flux maintenu d'angoisse et d'horreur mais tout public tout de même. Ainsi, même si la réalisation n'est pas parfaite, l'histoire est prenante et la surprise de dernière partie nous maintient en haleine ! Un bon spectacle donc, différent des premiers mais une réussite si on le regarde indépendamment des autres.