Festen
Note moyenne
4,0
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306 critiques spectateurs

5
89 critiques
4
123 critiques
3
50 critiques
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27 critiques
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11 critiques
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6 critiques
Trier par :
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 2 février 2012
Sujet très sensible dans un film qui alterne la délicatesse et le grossier. Ulrich Thomsen énorme.
illuminati
illuminati

28 abonnés 311 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 janvier 2012
Bon c'est pas mauvais, il y a même un petit coté ''utilité publique'' mais franchement c'est parce-que je suis retombé sur la fiche que je poste ma critique, sinon c'est le film auquel je ne pense jamais !
matt240490
matt240490

98 abonnés 1 070 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2016
Mis en scène par un certain Thomas Vinterberg, à qui l'on doit également le récent Loin de la foule déchaînée, Festen est ce que l'on appelle un métrage atypique. Car à la manière du Prénom, il se complaît à transformer le calme en tempête, sous ses airs de huis-clos, avouant pour le coup un plaisir coupable à voir le monde brûler. Drame familial par excellence, le métrage sorti fin des années 90 suscite rapidement l'intérêt, entre une mise en scène pragmatique, le jeu d'acteur (notamment Ulrich Thomsen, moins jeune dans Banshee) voire l'enchevêtrement inextricable des situations toujours plus tordues. Un spectacle des plus délectables...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 décembre 2011
Absolument excellent... Aux premières images j'aurais parié un bras que c'etait un Lars Von Trier mais pas du tout.
Bon là il s'agit de l'homme face à sa propre meute... Le thème de la censure familiale, de la justice "naturelle" qui peut se dérouler au sein d'une famille, est vraiment superbement exploité. J' ai bien aimé le côté authentique de l'image, type caméscope. Pour le côté "coup d'éclat" c'est réussi... Quelle famille... De barbares!!! Toutes les familles ont pas des histoires aussi lourdes au Danemark quand meme??? Je plaisante. Seul hic le demarrage pouvant rebuter mais surtout ne pas s'y fier...
FILM A VOIR
Ps: trouvez pas que l'acteur black qui a trop la classe, ressemble à B. Obama???C'est peut être bien lui en fait...:)
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 1 décembre 2011
Bon la première chose qui dérange dans ce film : c’est le visuel formidablement laid, qui ne sert absolument pas l’histoire. Je trouve qu'avec un scénario pareil, il aurait fallu une atmosphère esthétiquement parfaite afin de faire ressortir les dysfonctionnements de cette famille. Ensuite, l’inceste est un sujet qui porte évidemment une charge émotionnelle et dramatique très forte, et avec lequel il est facile de mettre le spectateur mal à l’aise. Mais c’est un sujet faussement facile. Il ne suffit pas selon moi de citer des faits (même si le premier discours du fils est assez bien fait) pour rendre compte de toute la complexité du sujet. Il faut installer une ambiance crédible autour de ce traumatisme. Et là les personnages ne sont pas assez travaillés : on ne peut pas traiter d’inceste et rester autant en surface dans la psychologie des membres de la famille. Le frère cadet, beauf et raciste, est simplement too much, la sœur est beaucoup trop lisse et les grands-parents des héros étonnement absents. Bref, on a là un sujet très riche que je trouve un peu gâché par la facilité : "on va parler d’inceste, sortir des p’tits détails crus au milieu d’un beau dîner, tout ça caméra à l’épaule parce qu’on est des intellos et ça va le faire", sauf que non ça le fait pas, il aurait fallu rajouter un peu de psychologie et de crédibilité là-dedans.
ermite71
ermite71

17 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 novembre 2011
Une critique difficile à écrire, tellement on est pas sûr de ce que nous laisse ce film original. Oscillant entre complicité familiale (fraternelle) et lavage de linge (très) sale en famille, on ne sait trop qu'en penser. Visuellement d'abord, le film est original, sans esbrouffe, grace au concept Dogma95 faisant la part belle au réalisme.Mais surtout le film est dérangeant, nous mettant mal à l'aise même dans les scènes légères. Après un début de film très calme et qui peut pour certains apparaître comme ennuyeux, tout s'emballe dès le repas. Regardez ce Festen, et faites vous votre idée.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2011
Je dois avouer que ce genre de sentiment pour un long métrage m'était rarement arrivé par le passé. La première partie est longiligne et assez vide autant par le fond et par la forme mais le seconde change tout. Tout parait si normal que finalement, on est surprit par se qui arrive, par ses déclarations fracassantes, par ce sentiment de gêne et de mal être. Le sujet est tabou dans toutes les familles et je suis bien placé pour en parler car les secrets de famille ont toujours fait partie intégrante de ma vie, à mon grand désarroi. Lorsque je vois "Festen", je me dis que cela aurait pu être moi (sans pour autant avoir vécu exactement la même chose) et que par conséquent, je ne peux être que touché par ce film. La façon dont le tout est filmé nous rappelle le documentaire et nous met dans une totale immersion. Le style scandinave est une nouvelle fois mis à l'honneur avec une bonne approche et de l'efficacité à tous les points. Les acteurs sont bons, le scénario est bien ficelé mais surtout réaliste et le reste est tout aussi bon. Cependant, je regrette que la fin soit un peu trop longue, elle aurait pu être tronquée et plus forte. J'entends par là plus percutante. En outre, je ne m'attendais vraiment pas à un tel revirement de situation et cela m'a donné clairement l'envie de voir une autre œuvre de ce réalisateur. J'allais être réellement plus dur avec ma critique et finalement j'assiste à un drame qui m'a prit aux tripes. On est passé pas loin du chef-d'œuvre. 14/20.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 novembre 2011
Ce film est passionnant.... On ne ressort pas indemne... Une réelle claque...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 octobre 2011
"Festen" ou le premier film adoptant les règles du Dogma95 crées par Lars Von Trier et Thomas Vinterberg visant à construire des films allant à l'encontre des superproductions hollywoodienne (même si il est clair que le cinéma de Von Trier et Vinterberg ne s'est jamais apparenté à n'importe quel forme de blockbuster, avec ou sans Dogma). Caméra portée à l'épaule, Vinterberg nous entraîne dans une réception familiale ou la satire est poussée jusqu'à l'extrême.
Petit résumé: lorsque Helge invite toute sa famille à fêter ses 60 ans, son fils Christian va tout faire pour le condamner d'un acte tragique qu'il a commis des années plus tôt.
Rien que ça. Ainsi, l'on se retrouve embarqué dans un thriller qui allient suspense et mouvements de caméra à en vomir. Il faut le noter, Vinterberg est moins à l'aise dans le maniement de sa caméra que son ami Von Trier, chose qui gêne dès le début mais ou on fini par s'habituer.
Le récit s'articule donc autour des rapports tendus entre les membres de cette petite famille (en gros, tous des crevards mis à part quelque uns). Entre les gueules d'enterrement de petits bourgeois choqués de la provocation du fils, les excès de colère du frère et les langues de vipères, Vinterberg gagne en réalisme dans les rapports sociaux entre les protagonistes et c'est là que se tient la force du récit.
"Festen" est une oeuvre sobre, âpre dans lequel s'affrontent deux générations opposés, à la base l'une étant la victime de l'autre et dont les rôles finissent par s'inverser, s'achevant dans un feu d'artifice mêlant rédemption et vengence. Premier coup réussi pour le Dogma95.
yoyo114
yoyo114

53 abonnés 480 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 septembre 2011
Festen, loin d’être un film d’auteur inaccessible, est tout simplement une immense claque. Un des premiers films, et un des seuls, à avoir été réalisé selon les préceptes de Dogma95. Si le film sort du lot, c’est grâce aux nombreux paris audacieux que Vinterberg a décidé de relever. D’abord, le film est tourné caméra à l’épaule. Et pourtant, hormis la première minute assez indigeste, Festen se regarde sans nausée, sans mal de crâne. La conséquence de cette habile manière de filmer est, pour le spectateur, une immersion totale dans l’histoire, avec beaucoup plus de puissance que n’importe quel effet spécial. Pourquoi cette immersion ? Il est nécessaire, bien entendu, de saluer le jeu d’acteur, remarquable, de Henning Moritzen, Thomas Bo Larsen, Ulrich Thomsen, et Paprika Steen, tous absolument géniaux. Rarement on n’avait vu des acteurs aussi inspirés pour jouer la vie quotidienne, les petites rancœurs familiales. Mais l’immersion est surtout due à ce que Festen ressemble terriblement à un reportage familial. Les petits fragments de vie que l’on filme pour avoir des souvenirs (Nouvel an, excursion, fête de famille). Car oui, on peut voir Festen comme une fête de famille anodine filmée par un des invités. Anodine, jusqu’à ce que les secrets de famille ressurgissent. A nouveau, le réalisateur se montre audacieux. Pas de flashbacks pour montrer les viols, les incestes, la pédophilie, etc… Tout se passe ici et maintenant, comme le veut la charte de Dogma. Ce n’est pas nouveau : les mots ont plus de poids que le visuel. Le suggéré est plus terrible encore que l’explicite. Seulement, ces vérités sont de plus en plus oubliés par les cinéastes. Dans une période où l’on repousse un peu plus chaque année la perfection des effets spéciaux, Festen rappelle que rien ne remplacera jamais le vrai jeu d’acteurs et le suggéré. Dans une ambiance à la Chabrol, le film s’enfonce un peu plus dans l’horreur, et, alors que l’on découvre progressivement que le père est un immonde obsédé sexuel pédophile, les invités continuent à manger, comme si de rien n’était. D’abord stupéfait, le spectateur est amené à se poser la question : Comment réagirions-nous ? Les invités de Festen représentent l’homme occidental, persuadé que l’horreur est loin, très loin de son petit cercle civilisé. Si bien que quand l’horreur se présente à lui, il préfère détourner le regard, continuer à vivre comme si de rien n’était. Les invités sont tous des Candide, fuyant la guerre pour continuer à croire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est sans doute lors de cette scène finale que notre envie de vomir atteint son paroxysme : quand le père reconnaît les actes criminels qu’il a commis, mais que personne ne réagit. Personne ne quitte la table, personne n’appelle la police… Festen n’est sans doute pas le film à regarder tous les jours, mais en quelque sorte, il est nécessaire. La question que l’on se pose à la fin du film : Etait-il obligatoire de pousser aussi loin le mauvais goût, est-ce une vraie réflexion, ou une envie de choquer ? Car il vaut mieux vous prévenir : Old Boy a côté, c’est du petit lait. On ressort retourné de Festen. A voir une fois, mais sûrement pas deux !
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 13 octobre 2014
J'aime voir au cinéma des films qui parlent de la vie, mais avec méchanceté, qui la montre dure et amère, sans concession, avec une grande violence. Je pensais trouver ça dans Festen. Bon déjà le premier truc qui frappe c'est que Vinterberg copie la mise en scène de Lars Von Trier (mais en pas bien). Après peut être que c'est pas LVT le premier à faire ça, j'en sais rien, mais toujours est il que ça frappe, telle une évidence en voyant le film. Hommage débile ou réalisateur sans personnalité, à vous de juger.
Et dire que certains osent comparer le début de Melancholia à Festen.
Mais bordel que c'est laid, j'ai rarement vu un truc aussi moche, autant de m'enfoutisme dans un film. J'ai l'impression qu'un gosse de 5 ans (sans doute avec une maladie le faisant bigler) a décidé de voler la caméra à son papa et de filmer un repas de famille de consanguins. Il suffit pas de filmer n'importe comment pour faire film de famille. C'est le même prétexte débile que Cloverfield "oh lol c amateur dc je filme n'importe cmt lol", des coups de pieds dans le visage, oui.
La famille c'est quelque chose qui parle à tous les êtres humains, qu'on en ait ou pas, qu'on l'ait perdue, qu'on lui ou parle ou non, on sait tous ce que c'est et on a tous des rapports qui nous sont propres avec elle, même si bien souvent on trouve toujours la même chose, des secrets, jalousies etc.
Voir un film comme Saraband, ou bien Sonate d'Automne de Bergman où une famille va régler ses comptes, ça m'émeut, ça m'émeut pourquoi ? parce que les situations sont vraies, Bergman arrive filmer ses personnages de manière à ce qu'on s'identifie à eux (aussi détestables qu'ils puissent être), à leurs problèmes, et en même temps on craint que ces situations nous arrive un jour. Il arrive à parler de choses universelles, réveiller des craintes en nous.
Bon déjà la famille de Festen ne me parle en rien du tout, j'ai l'impression de voir une bande de beaufs qui mériterait qu'on leur crache à la gueule plutôt que de passer 1H40 de film avec eux. Le réalisateur n'arrive pas à estimer ses personnages, si lui même ne les estime pas, comment peut on leur donner de l'intérêt pour nous spectateur ?
Dans Melancholia lorsque LVT filme cette famille qui ne tient plus ensemble, il va chercher un regard au travers d'un raccord, il prend le temps à certains moments de poser sa caméra, d'écouter ce que le personnage a à dire, du coup ce personnage existe. Dans Festen c'est du raccord de bazar, bien tape à l'oeil, ultra rapide, s'en foutant qu'il y ait 15 contre jours dans la scène, hop hop de toute façon je fais un chef d'oeuvre parce que je suis un génie…
Les personnages sont tous des caricatures d'êtres méprisables, et pas des vrais êtres méprisables, impossible de s'émouvoir ou de s'indigner devant leur frasques et leur débilité notoire.
Dans un conte de Noël, Henri, le personnage d'Amalric, mauvais garçon et tout, il existe, il vit, il a une personnalité, là c'est juste des gens qui gueulent à longueur de journée, pour des trucs dont je me contrefous royalement.
Je sens une écriture à la va vite, qui n'a pas pris conscience de ce qu'est vraiment une famille de comment la capter, où justement le mec aurait dû arrêter de gigoter sa caméra, essayer de capter une atmosphère, passer de tables en tables, voir les discussions, ça aurait été bien plus intelligent, plutôt que de nous servir cet exercice accablant de nullité.
J'ai tenu quarante minutes avant de m'emmerder ferme devant ce bidule aussi moche, vain, con, qu'inutile.
GabbaGabbaHey
GabbaGabbaHey

241 abonnés 1 583 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 août 2011
"Festen", le film pionnier du mouvement "Dogme 95", suivi de près par "Les Idiots" de Lars Von Trier. Il s'agit d'un film exceptionnel en certains points, la mise en scène fait preuve d'une certaine virtuosité, d'un talent remarquable de la part Thomas Vinterberg qui avec un budget ridicule et aucune utilisation d'artifices, un montage relevant du strict minimum, des lieux de tournage limités parvient a faire une réalisation d'une qualité surprenante ! Un grand repas d'anniversaire qui se passe en famille et qui se retrouve déstabilisé par l'avanie du fils, racontant a haute voix pendant un discours que lui et sa sœur ont été violés par leur père... Il s'agit d'un film assez intéréssant, montrant la fragilité d'un groupe et critiquant avec une certaine justesse la bourgeoisie (la façon dont cette grande famille se retrouve prisonnière de la cérémonie et du terrible secret dévoilé fait beaucoup penser au cinéma de Luis Bunuel, et surtout a "l'Ange Exterminateur").
peypino
peypino

54 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 août 2011
toute la rigueur du climat de ce pays dans cette oeuvreglaciale aux couleurs pourtant chaude !...
une oeuvre dramatique qui met les pieds dans le plat et les petits plats dans les grands!
telement brut et sans pitié pour le spectateur que j'ai longtemps cru que c'etait un lars von trier!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 août 2011
Très bon film de Thomas Vinterberg (dont je poursuis la filmographie à rebours, après avoir été ravi par Submarino), une histoire magnifiquement torturée de viol père-enfants, raconté et vu par les enfants eux-mêmes âgés à l'époque narrative de la trente-quarantaine. L'originalité de Festen tient dans le parti-pris quasiment "idéologique" de sa réalisation, puisque Festen est, avec le délicieux Les Idiots de Lars von Trier, le premier film «labellisé» Dogme95. Co-fondateur du mouvement avec Lars von Trier, Vinterberg suit donc ici à la lettre les principaux (pas tous, faut pas déconner) des dix critères du "Dogme"; pour léger rappel, notamment caméra à la main ou à l'épaule, format standard en 35 mm, pas d'éclairage surajouté, pas de son qui ne soit produit «dans l'image» et réciproquement.... Le résultat est quand même réussi je trouve : l'oeil n'est plus omnipotent, stable, assuré, il est humain, tremblant, perspectiviste ; mieux, l'oeil n'est plus neutre, «objectif», il est subjectif, désireux, vicieux parfois, partial toujours. Ce que recherche le Dogme95, c'est évidemment un retour au «réalisme» (selon le mot savoureux de Robbe-Grillet, tout artiste a «sa» conception du réalisme et de la réalité qu'il oppose aux réalismes des autres ; mais enfin, on comprend le sens de réalisme ici : moins de fards, moins d'effets spéciaux et d'artifices de toutes sortes versus les saloperies américaines, davantage de vérité grisâtre, de «vraie vie» comme l'on dit pourtant si horriblement...).
Bref, première séquence absolument décalée : un homme, Christian (Ulrich Thomsen), marche seul sur une route champêtre traînant avec lui des bagages. Rien à l'horizon, ni derrière ni devant. Une voiture s'arrête, un second homme le salue chaleureusement – on comprend qu'il s'agit du frère de Christian, id est Michael (Thomas Bo Larsen) – et fait dégager sa femme et ses deux enfants de la voiture pour continuer la route avec son seul frère, qui ne bronche pas. Le début ne ressemble à pas grand-chose, une espèce de trou noir par lequel le réalisateur veut rompre toute convention et engager son spectateur vers «autre chose», comme un mixte entre humour au millième degré, méchanceté gratuite, et absurde. C'est ce qui plaît ultimement dans ce Festen, au fur et à mesure que les pièces de l'intrigue trouvent leur place dans la grande machinerie méphistophélique imaginée par Vinterberg : c'est drôle par décalage, c'est absolument terrifiant de cruauté, c'est novateur dans la réalisation. L'histoire se déroule dans un château, un château familial, et réunit toute une «cour» d'amis et de parents à l'occasion des soixante ans du paternel-patriarche, Helge (Henning Moritzen). Si l'on saute l'introduction - qui a, comme on l'a déjà expliqué, pour finalité de casser tout horizon de sens préétabli plus que d'introduire le film –, Festen est un huis clos, et un huis clos extrêment bourgeois, avec toute une ribambelle de soubrettes et autres cuisiniers pour servir Helge et sa femme. Sous ce couple patriarchique, on trouve quatre enfants, dont les relations et les caractères vont progressivement dérouler l'excellente intrigue de Festen.
1) La morte-présente : sur le modèle de la figure pascalienne, portant absence et présence : mode d'être intermédiaire, quasi de mort-vivant, de visible/invisible. Comme le Dieu caché, elle est d'autant plus présente qu'elle est absente, une sorte de poids mort que tous les personnages supportent mal, mais à intensité variable, avec du moins au plus : Michael, qui n'en a rien à f*** et n'est même pas allé à l'enterrement de sa soeur, la jeune soeur Helene (Paprika Steen) très marquée, son Helge le père, bouleversé lors de son discours inaugural, et enfin Christian, effondré, sûrement le personnage le plus proche de la défunte, et lié au carré avec elle par la sordide affaire de viol paternel... La morte-présente forme le coin invisible du quadrièdre, que les trois enfants encore vivants complètent ; elle représente le pôle du secret – sous la forme d'une chasse au trésor enfantine, un jeu que pratiquaient également Christian et Helene : c'est Helene qui trouve une lettre de la défunte au terme d'une chasse au trésor assez macabre - message voilé par tout un tas d'indices, et message dévoilant le secret morbide du viol. La morte-présente figure aussi le pôle du non-dit, de ce que l'on sait mais que l'on doit cacher et occulter sous le sceau du remords, de la honte et de l'infamie : la morte présente est aussi silence discourant, silence trop pesant qui dit, qui parle, qui révèle. Silence qui annonce sa propre libération.
[...]
Réalisation impeccable, présence irréprochable des acteurs. Film marquant, réussi, et intelligent : Festen enveloppe son intrigue noire dans une forme alléchante, novatrice et habile. 17/20

La critique complète sur le Tching's Ciné bien sûr :
http://tchingscine.over-blog.com/
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 août 2011
Horriblement joussif.
Le dogme doit y être pour beaucoup dans l'atmosphère.
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