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Teresa L.
21 abonnés
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4,0
Publiée le 18 mars 2013
Très grand réalisateur, Feyder fait passer une histoire assez rocambolesque par une mise en scène au cordeau, soutenu dans sa tâche par un scénario complètement barge qui au terme de la première tirade se détraque et ne produit que du malheur. Arletty s'y rend magistrale en deux scènes et le dialogue est d'un haut niveau constant. L'un des meilleurs films de Feyder sans doute.
Rien de bien notable à souligner dans ce film , en dehors de la belle présence de Françoise Rosay; Un film fade, vu qu'actuellement cela ne manque pas on peut s'en priver.
Du très bon cinéma francais. La mise en scène de Jacques Feyder est profonde et brillante, et les personnages puissants. Difficile en effet de rester insensible devant celle belle et triste histoire, aux dialogues minutieux et profonds. Les acteurs sont tous épatants, notamment Francoise Rosay, immense ici. C'est un très beau moment de cinéma que nous offre Pension Mimosas.
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3,5
Publiée le 30 septembre 2019
Drame semi-mondain comme on les aime où l'on voit une femme de croupier, tenancière d'une pension (les Mimosas), adopter un enfant qui deviendra un voyou! Ce très beau classique de Jacques Feyder du milieu des annèes 30 s'inscrit dans une ligne naturaliste! Bien qu'on ne puisse pas le comparer à la puissance de "L'Atalante" de Vigo, il n'en est pas moins un travail fort honorable, l'une des meilleures rèussites de Feyder (son chef d'oeuvre restant "La Kermesse hèroïque"). Cette "Pension Mimosas" nous vaut ègalement une remarquable interprètation de Françoise Rosay, dans le rôle de la directrice d'une maison clandestine de jeu! Signalons pour finir les dècors particulièrement rèalistes de Meerson qui eurent une part importante au succès du film! A dècouvrir absolument...
Le drame se joue dès l’enfance, en l’occurrence dans la première partie prometteuse… Mais dès lors où il revient, cela devient lassant car on passe de rencontres en rencontres et de déception en déception. On ressent même le train-train quotidien de la pension où le héros, plutôt agaçant, erre sans se soucier de ceux qui l’aiment.
Un drame sobre et touchant qui explore les liens ambigus entre une femme mûre (interprétée par la formidable Françoise Rosay) et un jeune homme sans repères qu’elle a élevé comme son fils. 2,75
Le film a d'abord le ton de la comédie. Le couple Françoise Rosay-Alerme, tenanciers de la pension Mimosas qui fait face à un casino et qui ne semble occupée que par de pittoresques joueurs, nous amuse au long d'un préambule qui s'achève avec une ellipse de dix ans. Leur filleul chéri a grandi et les ennuis commencent. Le film est à ce moment incertain. Drame de la pègre, avec de mauvais garçons et une Arletty faubourienne qui fait une pige ? Le film prend finalement la tournure d'un drame sentimental et psychologique ; et c'est plutôt bien fait pour un film des années 30. Il y a de la finesse dans la direction d'acteurs de Jacques Feyder, dans les dialogues de Charles Spaak et dans la composition de Françoise Rosay, laquelle est le personnage prépondérant, celui qui détermine l'intérêt et la singularité du sujet. La relation entre la marraine et son filleul de retour à la pension devient centrale et elle est pertinente. Les regards et les silences de Madame Noblet témoignent d'une interprétation qui veut se détourner d'un pathos facile. Raison de plus pour regretter cette conclusion pour le moins maladroite et irréaliste, peu conforme avec ce qui précède.
Arletty est bien créditée au générique mais son rôle est hélas anodin, nous sommes quand même gâtés par la distribution féminine avec une Françoise Rosay qui crève l'écran et qui porte le film et avec une Lise Delamare très bien en canaille vénale. Le film est fort parce qu'il montre des personnages très complexes, il n'est que de voir les rapports de Rosay avec son fils adoptif. Dommage que la distribution masculine soit un niveau au-dessous. Dommage aussi cette fin bâclée avec une facilité de scénario tirant le film vers l'incroyable et une scène finale où le trait mélodramatique est exagéré à l'excès. Malgré tout un bon film qu'on pend plaisir à regarder.
Un puissant mélodrame qui démarre sur la Côte d'Azur, avec une description intéressante du milieu des casinos et des petits hôtels modestes, pour faire une escale à Paris, celui des des bistrots mal fâmés et des petites frappes, avant de revenir dans le Sud sous des hospices à priori plus ensoleillées, à défaut d'être plus joyeuses. Intéressante relation entre la "belle mère", qui a accueilli pendant quelques années un enfant dont le père était en prison, et celui ci devenu adulte. D'après la maîtresse de ce dernier, les attentions de ladite "belle mère" ne seraient pas dues qu'à un sentiment maternel. Croustillante composition d'Alerme, acteur Raimuesque. Sa relation avec le fils adoptif évoque parfois celle de César et Marius. Fin légèrement trop mélodramatique, comme on les appreciait à cette époque là. Un bon Feyder.
Ce film a terriblement vieilli. Le scénario est mollasson et la réalisation convenue. Ce film a récemment été restauré, ce n’était vraiment pas la peine…