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real-disciple
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5,0
Publiée le 8 février 2011
Voilà ce qu'on appelle un vrai film, du vrai cinéma. Raoul Walsh nous saisit au siège à chaque instant par une réalisation incroyablement travaillée, une intrigue prenante et dont la tension ne faiblit jamais, des acteurs charismatiques dont James Cagney fascinant et machiavélique, la troublante et lunatique Virginia Mayo, l'inoubliable Margaret Wycherly mère possessive du bandit ou encore l'excellent Edmond O'Brien policier incarnant un faux détenu afin de coincer la bande de malfaiteurs et sa tête. En cela c'est peut être un des plus grands films noirs du cinéma, et du cinéma. Vu au cinéma de minuit, merci pour ce chef d'oeuvre malgré l'horaire tardive.
Après l'attaque d'un train qui aura coûté la vie de deux convoyeurs, un gang, emmené par le gangster Cody Jarrett, se retrouve soupçonné par la police. Pour y remédier, Cody Jarrett va se faire accuser d'un délit mineur...
Braquant tout le long sa caméra sur Cody Jarrett, gangster psychopathe qui n'a d'amour que pour sa mère, Raoul Walsh signe avec L'enfer est à lui un film de gangsters brillant et placé sous le signe du complexe d’œdipe. Il dresse un portrait aussi fascinant que sombre de cet homme, un gangster violent en proie à des névroses et à de fort dilemmes intérieurs. Malgré tout, il arrive à nous faire ressentir de la compassion et même de l'attachement envers lui, malgré ses actes criminels et la façon dont il traite les autres membres du gang.
Brillant, notamment par sa qualité d'écriture, Walsh n'oublie pas de dresser le portrait de toute une galerie de personnages consistants gravitants autour de lui, participant à la mise en avant de sa folie. Il nous emmène dans divers chemins scénaristiques parfois inattendus pour terminer sur un final explosif, ce qu'il maîtrise à merveille, sachant, tout le long, retranscrire la particularité des personnages. Si Walsh s'intéresse énormément à la psychologie de Jarrett, il n'en oublie pas l'efficacité avec des scènes d'action superbement réalisées et une oeuvre parfaitement bien rythmée.
Il instaure une atmosphère crépusculaire, sombre et cruelle vraiment prenante, et met en scène un univers noir où l'on trouve folie, meurtre, manipulation, trahison et amour qu'il retranscrit à merveille. Il orchestre son récit avec brio, sachant être efficace tout en exploitant bien le contexte et mettant en avant la folie de Jarrett et les éléments qui vont le pousser à bout. James Cagney livre une remarquable composition, fait ressortir toute l'ambiguïté et les dilemmes de son personnage et nous fait très bien ressentir la façon dont son amour pour sa mère lui dicte ses choix.
Brillant de bout en bout, L'enfer est à lui bénéficie de la maîtrise de Raoul Walsh qui orchestre là un film de gangsters sombre et crépusculaire mais surtout passionnant tout le long et emmené par un formidable James Cagney.
Michel Ciment, éminent directeur de la rédaction de la revue de cinéma "positif" citait " l'enfer est à lui" parmi ses préférés de l'histoire du cinéma. Je ne peux qu'approuver son choix, car on a ici affaire à un des plus importants films de gangsters qui aient été réalisés. Porté par un James Cagney, ( lancé au cinéma par le même Walsh dans "l'ennemi public") particulièrement impressionnant ici, le film ne souffre d'aucun temps mort, voire de plan superflu. Walsh réalise ici un de ses meilleurs opus, au côté de " l'esclave libre". Tout cinéphile qui se respecte verra "l'enfer est à lui" au moins une fois dans sa vie. Il est vraisemblable que le personnage incarné par joe Pesci dans "casino" de Scoserse s'est inspiré du jeu de Cagney. Le titre original "white heat" que j'aurais traduit par "chaleur blanche" est plus évocateur. Le casting est parfait. On notera la présence de Virginia Mayo, actrice hollywoodienne très sexy, atteinte d'un léger strabisme.
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4,5
Publiée le 12 novembre 2019
Souvenons nous de cette oeuvre maîtresse du film noir qui passa relativement inaperçue lors de sa sortie en 1949! Le thème du complexe d'Oedipe est magistralement illustrè par un Raoul Walsh en pleine possession de ses moyens! D'un ahurissant James Cagney, alors au sommet de sa carrière, incarnant avec tout le talent qu'on lui connait un jeune gangster, malade mental, que sa mère encourage dans sa volontè de puissance dèmesurèe! Une performance saisissante, peut-être la plus puissante de l'acteur! Souvenons-nous aussi comment Cagney malmène dans cet « enfer walshien » la sublime Virginia Mayo qui s'acoquine avec Steve Cochran! Vous l'aurez compris, difficile d'oublier le personnage de Cody Jarrett, la quintessence de la colère masculine qui ne demande qu'à exploser! En parlant d'explosion, le final dans l'usine à gaz est du très grand cinèma...
Tombé dessus absolument par hasard je me rend compte que "L'enfer est à lui" a une excellente réputation et semble aussi considéré par beaucoup comme un chef d'oeuvre ultime dans son genre ( polar noir, gangster ) . Après dix minutes je me rends compte que c'est bien un très bon film, la simple interprétation de James Cagney donne le ton . Il sera d'ailleurs un des piliers face a la qualité global du métrage .
Son jeu d'acteur est juste immense, gangster sans répit teigneux violent, un acteur qui maitrise clairement son rôle comme s'il était ancré dedans . La simple scène ou il fait une crise dans la cantine de la prison suffit a prouver l'immensité de son jeu d'acteur .
On retrouve ensuite les codes des polar noir, braquages, violence, amour, rivalités, des flics etc .. Le tout dans une super réalisation et un rythme assez bien soutenu, on ressent bien une chose c'est que "L'enfer est à lui" a été un film influant sur les futurs films de gangster comme "Bonnie and Clyde" d'Arthur Penn, Les Affranchis de Martin Scorsese et bien d'autres encore .
On passe d'un braquage de train, d'une filature bien sympa, a la prison mais le film a mes yeux un petit soucis, c'est un poil trop long. Dans tout ça j'ai sentis que la plupart des scènes étaient a rallonge et ceci mène inévitablement a quelques longueurs, 1h50 qui aurait pu en être que 1h30 et ceci m’empêche malheureusement de lui mettre un beau 4/5 qui lui était largement le bienvenu .
Bref malgré ce petit soucis que je semble être le seul a avoir ressenti "L'enfer est à lui" est un vrai film de gangster brutal, féroce et percutant muni d'excellente interprétation et d'une bonne réalisation, un film intemporel .
White Heat un film de gangster bien réussi. Il m'a permis de découvrir James Cagney et franchement je ne suis pas déçu, il est très bon dans ce rôle de gangster aliéné. Par contre la BO de Max Steiner et trop "épique" et "pompeuse". Chapeau au scénaristes, le coups du camion-citerne/cheval de troie c'était très bien trouvé.
Raoul Walsh réalise avec "L'enfer est à lui" un film d'action à l'ancienne hyper efficace et dans un 2eme temps une vrai trame psychologique s'étendant tout au long du récit. A l'inverse d'un "Public ennemy" ou d'un "Little Cesear", le film de R.Walsh prime à la fois sur l'action et sur l'étude préscise du personnage principal. Dans les 2 films cités précédament, le gangster était définie simplement, seuls ses faits méritaient l'attention, l'ascension et la chute n'était que le fil conducteur qui permettait l'éclatement de la violence. Efficace mais basique, donc guère passionnant. Ce que cherche Walsh dans "L'enfer est a lui" c'est justement là où les autres films péchaient. Trouver au protagoniste une psychologie aussi conséquente que ces actes. Un état d'esprit qui nous permetterai de comprendre pourquoi le malfrat agi ainsi. "White heat" répond superbement a ces questions sans jamais s'envoler dans le drame émotionnel. Ce qui m'incite à dire que Walsh reussi là un coup de maitre tout a fait fabuleux et qu'il impose son film comme une des meilleurs productions de gansters. Vient aussi s'ajouter l'impresionnante interprétation de James Cagney tout en tension et en impulsivité. La scène dans laquelle il apprend la mort de sa mère est subtile du point de vue de la mise en scène et ensuite complètement chaotique quand Cagney se met a crier. "L'enfer est a lui" ne cesse de balancer entre inventivité visuel et idées de réactions symboliques qu'il finit par se démarquer des autres films policiers de l'époque.
un homme découvre les affres d'une vie "commune" et réagit contre l'apparent complot dont il est victime..: Premier des films à l'intérieur duquel Hollywood expérimenta ses thèses naturalistes, on est tout de suite accroché par ce polar-culte ou les auteurs ont fort collé à la réalité, semants des détails ici & là, en dépit de plusieurs invraisemblances.
Un classique du film noir mais qui parvient a mixer les genres. Un scénario intelligent et bien ficeler avec un personnage mythique Cody Jarrett un des premiers psychopathe a apparaître cinéma et il est très bien interprété par James Cagney. La fin du film est vraiment bizarre quasi fantastique.
Je connaissais déjà Raoul Walsh pour quelques westerns, c'est dans un autre domaine que je voyais cette fois-ci une de ses œuvres et je n'ai pas été déçu. Tourné à la fin des années 40 ce film n'a pas vieilli, on peut remarquer beaucoup de modernisme dans la mise en scène, il y a vraiment beaucoup de qualités. James Cagney, que je ne connaissais pas avant, est très impressionnant dans son personnage de gangster névrosé. Le scénario est excellent, les rebondissements ne manquent pas. Un chef-d'œuvre du genre, à découvrir c'est certain.
Titanesque polar de la fin des années 40 que j'ai littéralement admiré. Prestation d'acteur hors normes de la part de James Cagney, avec son visage de diablotin possédant un regard de renard rusé a vous glaçer d'effroi. Exaltant dans une scène grandiose , celle où il apprend la mort d'un être chair en mangeant, qui m'a cloué sur place et m'a mit une énorme chair de poule , James Cagney au premier rôle a un jeu d'acteurs dans ce film évidemment immense. Secondé par Edmond O'Brien très étonnant lui aussi en flic infiltré & Virginia Mayo en femme de gangsters ,très belle , le jeu de Cagney n'en est que de plus renforçé. Mise en scène de Raoul Walsh au rythme effrené qui ne laisse aucun répis au spectateur comme à nos personnages, ambiancé par une bande originale des plus détonante et intrépide qui s'allie au maximum avec ce genre de film noir, ce film atteint des sommets dans le genre. Les travellings et plans très propres de Walsh en résulte une réalisation majeure du cinéaste, bien que je n'ai pas vu jusqu'à présent d'oeuvres de lui. Alors "The White Heat" , chef d'oeuvre du film noir de gangsters ? Incontestablement, un énorme oui , bien qu'il soit encore bien plus que cela...
Un scénario dense pour un film d’une grande intensité dramatique conduit de manière magistrale sur un rythme haletant et sans aucun temps mort : Des malfrats sans scrupule, des trahisons à n’en plus finir, des poursuites automobiles, des meurtres menés par un truand psychopathe interprété de manière remarquable par James Cagney, incroyable de cynisme, de cruauté, de démence et qui donne au film toute sa puissance.
Un des grands classiques du film noir. Une mise en scène au couteau, un James Cagney prodigieux, des vrais personnages avec leurs forces et leurs faiblesses. A voir impérativement.
Fin des années 40, Raoul Walsh tourne un film noir comme on les affectionnait dans les années 30. Rien de nouveau donc pour l'époque mais un film suffisamment efficace sur le plan de la mise en scène, du scénario et de l'interprétation pour être aujourd'hui un classique du film noir qui fonctionne toujours autant.