Une dépression programmée, un isolement peu à peu enclencher pour une descente en enfer inéluctable. Une affiche aussi culte dans le genre qu’un visuel sombre et clair sur le personnage qu’elle renferme, Eli Roth (« Hostel »…) et & Jon Watts (« Spider-man Homecoming & No way home »…) livrent ici
un récit d’horreur psychologique cruel aussi remarquable qu’implacable sur la « vraie légende du clown », une origin story macabre, sinistre et meurtrière sur le symbole de l’amuseur d’enfants. Un amuseur en devenir persécuteur qui se dévoile au travers de ce déguisement traditionnel s’imprégnant peu à peu de la peau de sa victime. Andy Powers incarne donc ce père à la mission « délicate » de remplacer l’artiste temporaire de cette joyeuse petite fête d’anniversaire qui, par la suite, deviendra cette créature démoniaque, ce possesseur d’âme qui va l’isoler, le mutiler moralement jusqu’à le transformer en ce démon du quasi moyen-âge scandinave. Un jeu simplement parfait si bien par la . que par l’acteur qui, dans sa plus belle sincérité, s’engouffre peu à peu dans ce mal incarner, voyant son corps et son âme livrer en tout point à ce démon. Première fois d’ailleurs et c’est là l’originalité, qu’un démon nait par l’impression direct du corps, très habile manière de cacher un manque financier tant qu’il y à perfection visuel et jeu percutant. Un costume aussi traditionnel que vieux mais tellement classe, le vénitien au service de l’horreur, le spectacle au service de l’angoisse. Elizabeth Whitmere incarne l’épouse d’abord conquise par la rescousse de son mari avant le passage à la peur, l’angoisse et le stress constant. Chaque scène ou elle découvre peu à peu les changements sont parfaitement menées jusqu’à l’apogée, offrant un face à face détonnant. Christian Distefano ou la première cicle de choix de notre démon, le symbole de ce pour quoi le clown à été créer, le symbole d’innocence ici traquer et châtier pour croitre sa puissance. Equivalent du croque-mitaine, notre clown n’à qu’un but, s’emparer de son âme en le manipulant assidûment. Peter Stormare (« Prison Breack »…) en « sauveur » et informateur forçant la main livre une course contre la montre pour délivrer au plus vite notre agent immobilier en proie. Sincère dans le stress livrer à ses camarades de plateau, il parvient aisément à jouer avec notre patience. Enfin sur les plans technique et visuel, inutile de dire la perfection complète, si bien de la métamorphose physique que mentale, maquillage totalement maîtriser, une photo simple du genre mais non amateur, un immense final complètement barrer ou le look final est d’une abomination totale mais parfaite, rien que le détail du sang multicolore est d’une sincère ingéniosité.
Un récit psychologiquement barrer qui fait froid au corps, un cast incroyable et un récit superbement penser, un classique du genre parfaitement maîtriser sur tous les bords malgré une ultime scène légèrement et rapidement faite.